Louise au Parapluie

Louise au Parapluie
  • Théâtre du Gymnase
  • 38, boulevard de Bonne-Nouvelle
  • 75010 Paris
  • Bonne Nouvelle (l.9)
Itinéraire
À l'affiche du :
10 septembre 2019 au 31 octobre 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:30
    • 20:00
    • 21:30
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Ce n'est pas parce que Louise a passé toute sa vie en usine à enfiler des baleines de parapluie qu'elle n'a pas d'opinion sur la vie et la société. Et c'est ce qu'elle va prouver à son fils Antoine, ex-sportif devenu Youtuber, en décidant de se présenter aux prochaines élections municipales de sa commune.

Des élections mais surtout la reconquête d'un fils pour Louise, avec la complicité de Jacqueline, sa collègue et nouvelle amie, devenue leur trait d'union.

 

 

Myriam Boyer y incarne avec la bienveillance qu'on lui connaît Louise, une ouvrière pleine de bon sens, qui réalise qu'elle n'est plus en accord avec ce qu'est devenue la société, et plus particulièrement avec son fils, Antoine, ex sportif Youtuber, qui « passe ses journées à se filmer sapé comme un feu rouge pour gagner sa vie ».

Antoine (Guillaume Viry) se moque de l'engagement soudain de sa mère et la défie de s'inscrire aux élections municipales.

Qu'à cela ne tienne ! Avec l'aide de sa copine Jacqueline, (Prune Lichtlé) Louise décide de se présenter aux élections municipales de sa commune.

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Toutes les critiques
16 sept. 2019
8/10
1 0
Sur scène, une cuisine vintage et deux personnages réunis autour d’une tarte aux prunes. Louise et son fils. Lui est fagoté d’un horrible survêtement rouge dont les étiquettes pendouillent. Elle le regarde incrédule et blasée.

Au début j’ai pris peur : cette première scène de “ménage” tire un constat sur les défauts de notre temps, la course à l’influence sur les réseaux sociaux et tous les maux modernes de la génération dont je fais partie sont passés en revue par cette mère qui prend le chou à son fils et se désole de son job d’influenceur. Mais passée cette introduction un peu lourde (quoi que juste…), une autre pièce débute, qui raconte avec une infinie bienveillance le réveil d’une femme à la reconquête de sa liberté, de ses convictions et de la fierté dans le regard de son fils. À ce moment là, la Myriam Boyer que je connais, que j’admire et que je suis d’une pièce à l’autre depuis quelques années prend vie. Elle donne à son personnage de Louise, ouvrière dans une usine de parapluie, une force et une sensibilité qui éveille chez le spectateur un sentiment de complicité et de tendresse. On voudrait tous, sans exception, que la Louise au parapluie réussisse son entreprise, se fasse élire maire de sa ville pour faire changer les choses et entraîne à sa suite tout son entourage dans une quête du mieux.

On croit à ce personnage car Louise incarne le “looser” qui sur l’espace de la scène pourrait réussir là où il échouerait dans la vraie vie. Il y a aussi de ça dans les rôles de Myriam Boyer : un fond d’humanité sincère, une amitié pour les outsiders, les laissés pour compte, les invisibles. Elle leur donne corps et voix- et donc légitimité. De plus, Myriam Boyer a le tempérament d’une femme qui met ses camarades acteurs en avant. Guillaume Viry dans le rôle du fils me laissait au début assez dubitative. Mais avec l’exigence que l’on sent dans son jeu, Myriam Boyer porte ses complices à montrer ce qu’ils savent faire. La pièce prend alors plus de force. On sent une équipe, un équilibre autour d’elle se crée et le niveau en devient plus égal au fur et à mesure que la pièce se déroule.

Je suis ressortie avec le chatouillis d’une émotion et le sentiment d’avoir vécu un moment de qualité, de présence et de douce nostalgie. Puisse Myriam Boyer nous donner encore longtemps cette satisfaction et mettre d’autres jeunes acteurs sur la voie de la réussite !

Un moment de comédie humaniste et généreux que je recommande.
16 sept. 2019
8/10
2 0
Première pièce de notre rentrée théâtrale après deux mois d’arrêt (très longue attente) et quelle jolie surprise... une pièce touchante sur cette ouvrière qui créé des parapluies et qui contre l’avis de son fils décide de se présenter aux municipales.
Une pièce émouvante sur les relations mère fils aussi.
Un bon moment une rentrée prometteuse je l’espère
14 sept. 2019
8,5/10
3 0
« Louise au parapluie » de et mise en scène par Emmanuel Robert-Espalieu au théâtre du Gymnase Marie Bell est une comédie d’actualité sur fond de tendresse.

Le parapluie continue son petit bonhomme de chemin contre vents et marées au théâtre du Gymnase Marie Bell.
Autant le dire tout de suite, je ne suis pas objectif, j’aime Myriam Boyer, j’aime sa présence sur scène, j’aime son jeu. Elle a une délicatesse dans son jeu qui vous retourne, qui vous captive.
Après l’avoir applaudie dans « Misery » au théâtre Hébertot avec son complice Francis Lombrail, où avec conviction et tout en finesse elle jouait une psychopathe, je me faisais un plaisir de la voir une nouvelle fois dans ses aventures et je n’ai pas été déçu.

Myriam Boyer a de la poésie dans la voix, quand elle évoque avec passion les parapluies qui passent entre ses mains, pour enfiler les baleines.

« Un parapluie c’est comme une fleur, la fleur s’ouvre sous le soleil et le parapluie s’ouvre sous la pluie… »

Un métier qui n’a rien de passionnant en soi mais qui a le mérite de remplir la marmite et d’éduquer son fils qui maintenant vole de ses propres ailes, mais dont le vol surprend plus d’une fois cette mère qui a bien du mal à comprendre les nouvelles technologies : follower, Youtube, Instagram, Twitter, Facebook, j’en passe et des meilleures.
Certes, une ouvrière qui n’a pas fait l’ENA, mais cela n’a en rien supprimé sa capacité de réflexion et son pouvoir d’analyse, bien sain au demeurant.
Sa logique est imparable et quand elle décide presque sur un coup de tête de se lancer dans l’aventure des municipales, son but n’est pas de faire de la politique mais de rendre la vie des ses concitoyens, excusez-moi je veux dire de ses amis, plus belle. Son slogan pour sa campagne : « Plus belle la vie ». Un engagement qu’elle prendra avec sa copine d’atelier Jacqueline, un nom surprenant pour son fils, quoique…

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des grandes écoles pour savoir quand il faut réparer une route, des travaux dans une école, ou encore bien d’autres choses qui facilitent la vie de tous les jours des hommes et des femmes, qui comme elle, se lèvent chaque matin pour contribuer, s’impliquer dans la vie de la commune : tout simplement être utiles.
Beaucoup de « politiques » devraient aller voir cette pièce et tirer profit de la sagesse de Louise.

D’ailleurs son fils, ex-sportif de haut niveau, un lancer de marteau qui finira par lui tourner la tête, reconverti dans la vente de « sa personne » sur internet, dans un premier temps dubitatif, hostile, à l’engagement de sa mère, finira par comprendre ses motivations profondes et sera un pilier à ses côtés pour mener à bien sa destinée.
Une destinée qui lui réservera à lui aussi bien des surprises : les chiens ne font pas des chats !

Dans un langage simple, qui ne veut pas dire simplet, dans un langage sensible où Myriam Boyer y met toute son émotion, une émotion voulue par Emmanuel Robert-Espalieu qui a mis en scène sa pièce avec la légèreté non pas d’une baleine mais d’une plume.
Dans une bienveillance où l’humour sera présent (dans un autre registre, un humour grinçant que j’avais apprécié au théâtre Tristan Bernard dans « C’était quand la dernière fois ? » avec Virginie Hocq et Zinedine Soualem ), il nous accompagne sur le chemin de la réflexion du bien-être de vivre ensemble en compagnie de Myriam Boyer, de Guillaume Viry qui joue sincèrement un fils attachant, à l’écoute de sa mère même si son hésitation première laissera place à l’amour qui lui porte ; et puis pour clore ce trio enthousiasmant, il y a la copine, le rayon de vie à la motivation sans failles, jouée par la solaire Prune Lichtlé.

Une comédie humaine pleine de bons sens à la Balzac qui mérite votre détour.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor