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  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • Paris 1er

Le Tartuffe

Le Tartuffe
De Molière
Mis en scène par Galin Stoev
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 41,00
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Orgon et sa mère, Madame Pernelle, ne jurent que par Tartuffe, qui se dit dévot et vit à leurs crochets. Les autres membres de la famille partagent quant à eux le sentiment de la suivante Dorine, scandalisée par l’emprise de l’homme d’église sur son maître. Ils vont tout entreprendre pour convaincre Orgon que Tartuffe est un hypocrite de la pire espèce.

Rien n’y fait, ni les mises en garde du beau-frère Cléante, ni les supplications de Mariane – la fille promise en mariage à l’imposteur.

Il faudra toute la ruse d’Elmire, sa femme, pour qu’Orgon ouvre enfin les yeux sur les desseins de Tartuffe. Au moment d’être chassé de la maison, ce dernier brandit un acte de donation qui en fait le nouveau propriétaire. Et seule une intervention royale, véritable Deus ex machina, sauvera la famille de la ruine.

 

Le Tartuffe ou l’imposteur est une comédie en vers en 5 actes de Molière jouée pour la première fois au Château de Versailles en 1664. Elle se moque de certains des dévots (personnes dévouées à Dieu), de leur hypocrisie ou de leur ridicule.

Louis XIV, qui avait apprécié la pièce, interdit à Molière de la jouer publiquement sous les conseils de l'archevêque de Paris, Hardouin de Péréfixe, lui reprochant de donner une mauvaise image de la dévotion et des croyants.

 

Note rapide
6,5/10
pour 7 notes et 5 critiques
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4 critiques
Note de 4 à 7
71%
1 critique
Note de 8 à 10
29%
Toutes les critiques
7 avr. 2016
7,5/10
73 0
L’œuvre est respectée dans cette mise en scène de Galin Stoev. L'anachronisme vestimentaire m'a un peu choqué de prime abord mais finalement c'est une manière intelligente et inventive de souligner les différences de mœurs.

La distribution est de grande qualité.
Claude Mathieu (madame Pernelle), Anna Cervinka (Mariane), Elsa Lepoivre (Elmire), Nâzim Boudjenah (Valère) et Denis Podalydès (Cléante) jouent à la perfection. Michel Vuillermoz (Tartuffe) trouve une nouvelle fois un rôle qui lui va à ravir même si au final son personnage est assez peu présent.

Mention particulière à Didier Sandre qui joue un Orgon particulièrement attachant dans ses contradictions.
28 mars 2016
6,5/10
135 0
Voici donc la reprise au Français de cette mise en scène du Bulgare Galin Stoev.
En effet, cette version avait été créée lors de la saison 14-15.

Autant le dire tout de suite, cette mise en scène m'a paru bien sage, bien lisse, sans aspérités.
Ce Tartuffe ne proposera pas de grandes questions existentielles sur sa vie, sa quête, ni de grande analyse philosophique ou psychanalytique sur son besoin de tromper son prochain.
Non, Ce Tartuffe-là fait figure d'un petit escroc de bas étage qui est là pour faire ce qu'il a à faire.
Un point c'est tout.

Il est même parfois très drôle quand il se déshabille et laisse voir ses bas noirs plus ou moins plissés.
Un "gag" qui n'est pas poussé plus avant....
Dommage, d'ailleurs. Ca aurait pu être un axe très intéressant.

Heureusement pour cette production, Michel Vuillermoz est là pour donner de l'éclat au personnage, pour le mettre en valeur.
Un éclat froid, parfois glaçant.
Mais encore une fois, je n'ai eu envie ni de plaindre ni d'être choqué par ce Tartuffe, ni d'avoir aucun sentiment envers lui, d'ailleurs...
D'autre part, pourquoi est-il suivi en permanence par un serviteur tout en noir ?
Allégorie de la noirceur du personnage ? Mystère....

Curieusement, c'est surtout sur la famille accueillant en son sein le serpent noir que Stoev semble avoir porté toute son attention : il s'agit pour lui de décrire le véritable chaos qui règne au sein de cette maison.
Et il est vrai que plus de chaos, ça ferait trop !

Heureusement pour lui, le metteur en scène a à sa disposition les très talentueux comédiens de la maison de Molière.
Les femmes surtout.

Elsa Lepoivre campe une merveilleuse Elvire.
Dans sa robe de brocart rouge et or, elle joue la scène "du sacrifice" de manière somptueuse, avec tout le côté abandon volontaire et abnégation devant ce perfide dévôt .

Mais une nouvelle fois, c'est bien l'épatante Cécile Brune qui tient le haut de l'affiche avec sa Dorine parfaite, qui n'hésite pas à dire leur fait aux hommes de la maison.
Quelle comédienne !

A noter également la scène très drôle où Mme Pernelle (la matriarche) jouée par Claude Mathieu, tombe en pâmoison lorsqu'elle se rend compte de la supercherie.

On remarquera également la belle interprétation de Didier Sandre, le "petit nouveau" pensionnaire, dans le rôle d'Orgon.
A noter que cette saison, c'est Denis Podalydès qui prend la place de Serge Bagdassarian dans le rôle de Cléante, le frère et oncle de la famille.

Côté décor, dans ce grand salon bourgeois, de grands miroirs apparemment sans tain laissent parfois voir des "techniciens" qui semblent gérer les personnages, un peu comme des marionnettes.
Le final arrive, avec des espèces de grosses têtes en carton pâte.
Un peu comme un cheveu sur la soupe, à mon avis.

On sort de la salle Richelieu avec un sentiment mitigé.
Et si cette pièce de Molière méritait mieux ?
27 mars 2016
8/10
87 0
Tartuffe se fait passer pour un dévot mais n’en est pas moins homme. Il vit aux crochets d’Orgon et de sa mère, Mme Pernelle, qui ne jurent que pas lui. Cependant, le reste de la famille est plus réservé sur ses bonnes intentions et se range du côté de Dorine, la suivante, qui a bien compris l’imposture de cet hypocrite. Alors hypocrisie ou dévotion ?

Chacun tente de faire ouvrir les yeux d’Orgon qui s’enquiert davantage des dernières nouvelles de Tartuffe que des problèmes de santé de son épouse. Mais il faudra beaucoup de ruse et d’énergie pour enfin démasquer l’intrus et préserver l’honneur de la famille qui n’aurait pu éviter la ruine sans une intervention royale, tout comme ce fut le cas pour Molière qui a bénéficié du soutien de Louis XIV pour sauver sa pièce, petit bijou d’écriture.
Pour Galin Stoev, Tartuffe « révèle les conflits et les paradoxes de la nature humaine. Il permet d’observer les va-et-vient entre confiance et manipulation, raison et fanatisme, volupté et spiritualité, toutes ces oscillations qui définissent la part intime de notre humanité. ». C’est pourquoi il enferme les personnages dans un huis-clos où les spectateurs sont les voyeurs d’un jeu de dupes, de tromperies et de dissimulations où les masques tomberont rapidement quand la cellule sécuritaire de la manipulation implosera.

Malheureusement sa mise en scène, en costumes d’époque, reste très lisse et classique. Cependant, Galin Stoev a su s’entourer d’une talentueuse distribution avec à sa tête un Michel Vuillermoz étonnant en Tartuffe séducteur bien que peu présent. Néanmoins il est irrésistible dans la scène où Elmire (fabuleuse Elsa Lepoivre) tente de le piéger. De son côté, Didier Sandre fait des merveilles dans la peau d’Orgon. Lui qui veut unir sa fille Mariane (convaincante Anna Cervinka) à l’imposteur qui ferait ainsi son entrée officielle dans la famille, il est incroyable de justesse, surtout face aux affronts de la suivante Dorine (étincelante Cécile Brune qui décidément ne cesse de nous enchanter). Caché sous la table, il découvre l’attitude du faux dévot « vous épousiez ma fille et convoitiez ma femme » et démêle « la vertu d’avec ses apparences » avec brio. Denis Podalydès est également remarquable dans le rôle de Cléante, le beau-frère d’Orgon. Quel bonheur de voir ces membres de la troupe du Français s’emparer avec une telle grâce de l’œuvre de Molière ! Seul regret : celui d’un parti pris de monter ce classique de manière très classique et stricte, sans donner une nouvelle couleur ou un nouveau regard sur la pièce et la psychologie des personnages qui détiennent chacun un message fort qui aurait pu trouver écho dans notre société actuelle.

C’est en somme un Tartuffe plaisant qui se donne à voir actuellement à la Comédie-Française mais sans réel éclat ni relief malgré une impeccable distribution pour cette œuvre très classique qui aurait pu bénéficier d’un traitement plus profond et plus affirmé.
22 févr. 2016
5/10
45 0
Ce n'est pas ma pièce préférée de Molière.

La version qu'en propose la Comédie Française n'est pas non plus ma préférée, malgré une énorme performance de la troupe.
27 sept. 2014
5/10
80 0
Pari manqué pour Galin Stoev. Presque dix ans après la version de Marcel Bozonnet, le metteur en scène bulgare s’empare de Tartuffe, classique des classiques (pièce la plus souvent représentée au Français depuis sa création).

On avait connu un Stoev inspiré, notamment dans son Liliom la saison passée à la Colline. On le retrouve perdu, autant par manque d’ambition que par un rôle-titre bien trop fantoche… Michel Vuillermoz s’égare dans une partition farcesque alors que Didier Sandre s’impose en Orgon d’une dignité admirable.

Cohérent dans sa vision lugubre de la pièce, Stoev signe cependant un travail plat et sans grande envergure malgré des fulgurances poignantes.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor