Le roi des pâquerettes

Le roi des pâquerettes
Mis en scène par Benoit Lavigne
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets à 30,00
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Calais, 25 juillet 1909. Louis Blériot, industriel, passionné d’aviation s’apprête à relever un défi historique : traverser la Manche en aéroplane.

Mais rien ne se passe comme prévu : une météo capricieuse et la présence de son rival le bel Hubert Latham ne lui laissent aucun répit.

S’engage alors une véritable course contre la montre pour être le premier à relier l’Angleterre par les airs et ainsi entrer dans l’Histoire. Suspens, intrigue et émotion sont au cœur de cette épopée humaine à découvrir en famille.

Pour la première fois sur scène, le récit de la plus fabuleuse aventure de la conquête de l’air, la traversée de la Manche par un pionnier de l’aviation.

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3 critiques
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Toutes les critiques
15 déc. 2021
8/10
1
C’est la folle et passionnante épopée des pionniers de l’aviation qui voit triompher Louis Blériot dans la première traversée de la manche en avion.

On s’y croirait tant les comédiens nous font vivre avec fougue et passion la soirée qui précède cet exploit. Tous les acteurs de cette comédie dégagent un tel enthousiasme et un tel dynamisme que l’on est emporté par leur fougue. Ce n’est pas Maxence Gaillard mais bien le personnage qu’il incarne qui est avec nous sur scène.

On peut souligner la mise en scène de Benoit Lavigne qui donne un rythme effréné à cette pièce dans un agréable décor. Je pense que l’on tient là « un incontournable » à voir par tous les publics.
11 déc. 2021
7/10
1
.../...
Un bel intérieur, une jolie chambre d'hôtel, un gramophone et l'on entend la voix de Fragson, la vedette de l'époque, qui nous chante "Ah viens dans mon aéroplane", chanson légèrement grivoise !

A l'extérieur, pluie et vent, et nos trois personnages ne sont pas mécontents de découvrir la chambre louée. L'homme boite, c'est Louis Blériot, accompagné de sa charmante femme Alice, et de Ferdinand son mécanicien. C'est le grand jour, Blériot est prêt pour l'aventure, la traversée de la Manche dans son aéroplane, la météo ne lui est guère favorable... Tout n'est pas perdu, Ferdinand a de bonnes nouvelles, le temps sera clément pour le départ, le fermier ne souffre plus de ses rhumatismes ! La seule ombre au tableau, s'appelle Hubert Latham, et il a bien l'intention de remporter le challenge.

Que se passe-t-il dans la tête de nos héros ? Louis n'est plus aussi sûr de lui, il est très exigeant et par malchance Ferdinand a oublié d'acheter une boussole, comment se repérer au-dessus de la mer ? Et puis il y a cette peste de journaliste, Charles Fontaine, qui s'accroche à tous les râteliers pour avoir un bon article. Latham est fringuant, il aime la vie et surtout la fête et les femmes, son point faible ! Alice essaiera de faire en sorte qu'il ne puisse pas partir, mais tout ne se passe pas comme prévu...
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12 nov. 2021
9/10
2
La conquête du ciel vous attend au Lucernaire. Il est de ces pièces qui réunissent tout un tas de qualités et celle-ci en fait partie : le texte, le jeu d’acteur, la mise en scène, le rythme, tout concourt à une belle réussite !

Louis Blériot, industriel, passionné d’aviation s’apprête à relever un défi historique : traverser la Manche en aéroplane. Et nous suivons les dernières heures avant qu’il ne s’élance au-dessus de l’eau. On observe avec beaucoup d’intérêt cette belle équipée humaine et technique. On est littéralement embarqué dans cette folle aventure, le rythme est effréné, les portes claquent, les comédiens virevoltent et la tension monte jusqu’au fameux départ. L’envolée finale au sens propre comme au sens figuré nous fait vibrer d’émotion.

Tout est parfait : La mise en scène de Benoit Lavigne, avec finesse et efficacité, accompagne ces cinq acteurs et actrice de haut vol. La création lumière de Denis Koransky est également très réussie. Quant à la scénographie d’Angéline Croissant et les costumes de Sophie Mayer, ils sont particulièrement soignés et participent beaucoup à nous mettre dans l’ambiance.

N’hésitez pas à venir vous évader avec cette troupe. Émotion, humour et dynamisme sont au rendez-vous.

Une petite pépite !
29 oct. 2021
8,5/10
11
Un manche pour traverser la Manche !

Oui, mais pas n’importe quel manche…
Le manche à balai du Blériot XI, avec à son bord l’inventeur-pilote éponyme, envolé en ce matin du 25 juillet 1909 du hameau des Baraques, près de Calais, puis atterrissant trente-cinq kilomètres plus loin, à savoir dans les environs de Douvres, au-delà du Chanel...

Un Louis Blériot surnommé par l’opinion publique « Le roi des pâquerettes », pour avoir, avant cet exploit, cassé pas mal de bois au contact de la terre ferme…

C’est cette nuit et ce début du jour que nous racontent Bérangère Gallot et Sophie Nicollas, dans cette pièce passionnante. (Et je n’utilise pas seulement cet épithète « passionnante » en raison de mon brevet personnel de pilote…)

Passionnante d’un premier point de vue dramaturgique, car les deux autrices ont réussi à nous mettre en mots et en images deux moments très particuliers.
La nuit précédant l’exploit. Et l’exploit en lui-même.

Dans la première partie, un parti-pris très judicieux va nous permettre de parfaitement comprendre les tenants et les aboutissants de cette incroyable traversée, avec en particulier le contexte dans lequel Blériot se trouve, que ce soit la dimension humaine, technique ou encore familiale de ce contexte-là.

Ce procédé dramaturgique consistera à mettre en scène différents scènes et dialogues entre les personnages.
Blériot, bien entendu, mais également son épouse Alicia, ou encore Ferdinand Colin, son mécanicien, Hubert Latham, le grand concurrent et Charles Fontaine, un journaliste.

Grâce à des dialogues épatants et très pertinents, nous comprenons aisément ce qui s’est joué, avant cette nuit, et tout les ressorts qui vont aboutir à cette glorieuse aube du 25 juillet.
Coup de chapeau également pour nombre de détails techniques très précis, qui démontrent combien Melles Gallot et Nicollas maîtrisent leur sujet.

Dans la seconde partie, tous les comédiens raconteront, et de quelle façon, l’exploit en lui-même.
Blériot a revêtu sa combinaison bleue et ses lunettes d’aviateur, Fontaine a son drapeau tricolore, Alicia tremble pour son mari en vol, Ferdinand Colin s’inquiète pour le moteur de l’ingénieur Anziani, et le play-boy-pilote Hubert Latham s’en veut terriblement de ne pas s’être réveillé assez tôt.

Tout ceci fonctionne à la perfection.

Bien entendu, ces mots ne serviraient pas à grand-chose sans les comédiens et leur metteur en scène.

Le patron des lieux, Benoît Lavigne, à son habitude, signe une mise en scène très alerte, sans temps morts, avec un art consommé du placement des corps dans un espace clos.
Il dirige ce quintet de comédiens avec une vraie précision et des choix judicieux.

Cinq comédiens qui vont nous prouver une nouvelle fois leur grand talent.
Cinq comédiens que l’on connaît bien pour les avoir déjà pratiquement tous applaudis, notamment dans la pièce Et si on ne se mentait plus .

Maxence Gaillard réussit à nous montrer un Blériot à la fois exalté, conquérant, mais également en proie au doute et au désespoir, à deux doigts de renoncer.
Les deux versants du personnage sont aussi crédibles l’un que l’autre. La progression, subtile, est d’une totale justesse.
Tout comme la narration du célébrissime vol. Je n’en dis pas plus.

Lauriane Lacaze est une formidable Alicia Blériot.
La comédienne fait sienne la fameuse maxime « Derrière chaque homme célèbre se cache une femme ».
Melle Lacaze nous dépeint parfaitement cette femme admiratrice de son mari, quitte à le bousculer en le poussant dans ses derniers retranchements. (Ne manquez surtout pas son regard, lorsqu’elle nous dit suivre des yeux son mari en vol.)

Mathieu Rannou nous fait beaucoup rire, en journaliste tel qu’on espère n’en plus rencontrer…
Ses entrées répétées, ses ruptures, son côté un peu Bouzin chez Feydeau, tout ceci ravit les spectateurs.

Ferdinand Colin, le mécano, est interprété de bien belle manière par Guillaume d’Harcourt, qui avec fougue et maestria campe ce passionné, sans qui « le patron » ne serait rien.
J’ai été totalement séduit par sa composition d’un type un peu bourru, au grand cœur, victime d’une certaine ingratitude. (Là encore, je me garderai bien d’aller plus avant…)

Et puis last but not least, Emmanuel Gaury nous joue le concurrent play-boy avec beaucoup d’engagement et de passion.
Sa première adresse au public est particulièrement réussie.
Sa scène dans la jungle (si si…) est d’une drôlerie éprouvée. On en redemanderait presque !

Je ne voudrais pas manquer de saluer la belle scénographie d’Angéline Croissant et les costumes très réussis de Sophie Mayer.
Et puis à la création sonore, Michel Winogradoff nous permet de nous souvenir du célèbre tube de Georgel « Dans mon aéroplane ».

Voici donc un spectacle des plus réussis, qui revient de façon épatante sur un exploit du début du siècle dernier, et qui nous rappelle au passage combien nous sommes redevables à cet homme.
Un pionnier visionnaire. Louis Blériot.

Venez donc vous aussi au Lucernaire vous envoler dans un ciel qui ne sera peut-être pas le septième, mais qui vous procurera néanmoins bien des émotions.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor