Le Prénom

Le Prénom
De Matthieu Delaporte, Alexandre de la Patellière
Mis en scène par Bernard Murat
Avec Marie-Julie Baup
  • Marie-Julie Baup
  • Florent Peyre
  • Lilou Fogli
  • Sébastien Castro
  • Jonathan Lambert
  • Théâtre Édouard VII
  • 10, place Édouard VII
  • 75009 Paris
  • Opéra (l.3, l.7, l.8, RER A)
Itinéraire
Billets de 31,00 à 75,00
À l'affiche du :
7 septembre 2018 au 6 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:30
    • 17:00
    • 21:00
Réservation de tickets

Quelle joie ! Vincent, jeune quarantenaire, va devenir papa. Ces soir, il va dîner chez Elisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un vieux copain.

En attendant Anna, son épouse qui ne rate jamais une occasion d'être en retard, on l'interroge sur sa future paternité dans la bonne humeur générale...

Mais quand on demande à Vincent s'il a déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans l'embarras.

 

La première représentation de la pièce de théâtre Le Prénom était en 2010. Elle était notamment jouée par Patrick Bruel, Valérie Benguigui et Guillaume de Tonquédec et a remporté le Molière de la comédie.

Son succès était tel qu'elle a été adaptée au cinéma en 2012.

Depuis Le Prénom, Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte ont écrit de nouvelles pièces, qui n'ont pas toujours rencontré le même succès, comme Un Dîner d'Adieu et Tout ce que vous Voulez.

Bernard Murat met en scène cette pièce. Il est également le directeur du Théâtre Edouard VII.

Florent Peyre, Sébastien Castro et Jonathan Lambert qui jouent dans cette pièce sont des humoristes en plus d'être comédiens.

 

9

La critique de la rédaction : 7/10. Un bon moment de théâtre.

J’apprécie beaucoup le texte de cette comédie à succès, adaptée dans un film très réussi avec une superbe distribution. J’allais donc voir Le Prénom avec la peur d’être un peu déçu, de ne pas être surpris par les dialogues que je connais déjà bien.

Finalement, j’ai passé une soirée agréable grâce à ces acteurs qui jouent plutôt bien. Ils ne révolutionnent pas leur rôle en l’interprétant de manière très similaire à leur prédécesseur mais c’est efficace et plaisant.

Pas de révolution non plus dans la mise en scène et le décor. J’ai eu l’impression de revoir le film avec des visages différents.

Comme d’habitude au Théâtre Édouard VII le prix est élevé mais si vous êtes prêts à vous couper un bras vous passerez une bonne soirée.

Note rapide
Toutes les critiques
21 sept. 2018
6,5/10
1 0
C'est évidemment moins bien, non pas parce qu'on connait le texte mais parce que les comédiens sont moins bons. Mais on prend plaisir à retrouver cette comédie qui fonctionne encore sans avoir pris de ride.
Le jeu des comédiens est très inégal ;
Lilou Fogli semble ne pas savoir pourquoi elle est là. F. Peyre n'a pas la stature et la palette de jeu de Bruel. Jonathan Lambert nous ressort ses personnages de Ruquier notamment dans ses mimiques de tics un peu grotesques.
Positivement Sébastien Castro s'est emparé de son rôle d'une autre manière, bien à lui, qui le rend tout à fait attachant et drôle.
Mise en scène classique sans surprise mais sans fausse note.
Une bonne soirée, des rires, mais pas de surprise.
16 sept. 2018
3,5/10
2 0
Qui ne connaît pas Le Prénom ? Pour ceux qui, comme moi, auraient manqué la version théâtrale, un film a été tourné à la suite de son succès permettant au texte de se faire connaître, et ce pour mon plus grand bonheur.

Car Le Prénom est un film que j’adore, que j’ai vu plusieurs fois et qui fait partie de mes classiques : pour ses répliques uniques, pour son casting royal, pour son histoire rocambolesque. Redécouvrir Le Prénom au théâtre aurait donc dû être synonyme de bonne soirée. Mais il n’y a qu’un Prénom, et il ne se joue pas à l’Edouard VII cette saison.

Babou et Pierre ont invité des amis pour le dîner : Vincent, le frère de Babou et meilleur ami de Pierre, sa femme, Anna, enceinte de plusieurs mois, et Claude, leur ami d’enfance. Vincent, qui arrive bien avant sa femme, a sur lui une photo de l’échographie du matin qu’il montre à ses amis, avant de leur faire deviner le prénom qu’ils ont choisi. Seulement voilà, ce prénom-là n’est pas habituel. Il dérange. Il dérange tellement qu’au-delà de la dispute qu’il va engendrer directement, ce sont plusieurs cassures, plusieurs révélations qui vont s’enchaîner au cours du dîner, qui va exploser de toutes parts.

C’était peut-être trop tôt. Trop tôt pour reprendre ce succès auxquels sont associés de grands comédiens populaires : Patrick Bruel, la regrettée Valérie Benguigui ou encore Guillaume de Tonquédec. Trop tôt pour parvenir à les effacer derrière les différents personnages. Trop tôt pour planter, dans un même cadre, des comédiens si différents. Mais trop tôt aussi pour lancer le début des représentations. J’ai eu le sentiment d’un spectacle inabouti, dans lequel les comédiens cherchent encore leurs marques.

Ce fut l’occasion aussi de me rendre compte que la partition du Prénom n’était pas si géniale que je me l’étais figurée : elle ne résiste pas à une distribution inégale. C’était finalement davantage un film d’acteurs qu’un film d’auteurs. A travers cette représentation, j’ai pu voir les limites d’un texte que je connaissais bien, et qui était probablement sublimé d’une part par les comédiens qui l’interprétait, mais également par un montage au cordeau éliminant chaque blanc qui, même infime, aurait pu s’avérer très pesant.

Ce qui m’a le plus frappée, c’est sans doute l’absence de cohésion au sein du groupe. J’ai bien conscience que le montage du film permettait sans doute de renforcer l’atmosphère amicale qui y régnait, mais j’aurais apprécié qu’un semblant de lien social fasse son apparition sur la scène du Théâtre Edouard VII ce soir-là. Cela manque cruellement à la pièce qui n’arrive à dégager ni tension ni émotion. La situation elle-même semble reposer sur du vide. Je n’ai pas cru que les personnages qui m’étaient présentés étaient une bande d’amis d’enfance. Plutôt des comédiens perdus qui avaient vu la lumière sur le plateau et s’y étaient dirigés.

Cela commence avec Florent Peyre. J’ai bien conscience que passer derrière Bruel, c’est difficile. Je m’étonne d’ailleurs de ce choix de distribution : donner un rôle si marquant à un comédien qui n’a jamais mis les pieds sur une scène de théâtre me laisse perplexe. Dès la voix off initiale, on sent qu’il y a un couac. Qu’il n’aura pas les épaules pour porter le rôle de Vincent. Et cela ne rate pas : calquer un sourire ironique sur son visage pendant 2 heures ne suffit pas à incarner ce personnage. Celui qui se voudrait maître de cérémonie devient simple figurant – et cela fait un personnage en moins.

Cela continue avec R. Jonathan Lambert qui incarne Pierre. Lui a choisi le cri comme seule composition. D’ailleurs ce n’est que la couturière, et sa voix est déjà cassée. Je crains le pire pour la suite. Rien ne s’arrange avec l’entrée en scène de Lilou Fogli : la voix mal posée, le visage figé, l’allure empruntée, le comédienne ne parvient pas à s’en sortir avec ce rôle ingrat – et voilà encore deux personnages en moins.

Mais c’est Marie-Julie Baup qui m’a retournée le coeur. Marie-Julie Baup, que je suis depuis plus de 5 ans maintenant, que j’adore, que je vois sans cesse se renouveler, a livré ce soir-là une prestation incompréhensible. Je mettrais en cause la direction d’acteur qui la fait chouiner en permanence sans que la situation ne l’exige, mais je reste déçue par l’ensemble de la composition, qui donne lieu à un moment de bravoure qui tombe complètement à plat – et cela fait un nouveau personnage en moins.

Cela s’adoucit finalement avec Sébastien Castro. Difficile, pourtant, de passer derrière Guillaume de Tonquédec qui a fait de Claude l’un des personnages les plus touchants du film. Si Castro n’arrive pas à atteindre le même degré d’émotion, il parvient quand même à effacer l’image du comédien qui le précède pour proposer sa propre interprétation de Claude – il fait un peu du « Sébastien Castro », il est vrai, mais tient malgré tout sa composition jusqu’au bout, cohérente, convaincante.
12 sept. 2018
8/10
2 0
« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris… » oui, mais le père Hugo n’avait pas prévu le choix du prénom !

Vincent est invité à dîner par sa sœur Babou et Pierre son beau-frère, tous deux enseignants, Claude un ami d’enfance, musicien est invité également. Anna la femme de Vincent est bien entendu en retard, et ma foi elle ne va pas être déçue…

Vincent annonce à sa famille le prénom choisi, parce que c’est un garçon, l’échographie faisant foi.
Le prénom est nom seulement vieillot mais surtout a été porté par Hitler !

Et là tout démarre dans une folie douce, Pierre devient carrément hystérique, insultant envers Vincent, Babou est sonnée. Claude n’ose rien dire comme d’habitude. Mais Anna arrive pendant le combat de coqs et prend au premier degré les réflexions de Pierre.

Babou et Pierre ont deux enfants, Myrtille et Appolin... on se croirait dans une émission pour enfants, mais non, ils ont bien choisi les prénoms, hors du commun bien entendu et surtout pas dans le calendrier des saints !

Voilà comment une mauvaise blague plombe l’ambiance !

Règlements de compte en famille, non-dits, secrets enfouis, le déballage commence, on rit jaune, mais après tout, qui de nous ne se reconnaîtrait pas dans ces portraits peu flatteurs.

Le texte est toujours actuel, les comédiens sont parfaits et investis dans leurs personnages. On s’amuse beaucoup de leurs déboires !

Une bonne soirée à partager entre amis et en famille (mais si ! mais si !)
10 sept. 2018
7/10
2 0
J'ai passé un très bon moment malgré une distribution un peu inégale :-)
Mais rien à dire, ce texte est toujours aussi savoureux !
9 sept. 2018
7,5/10
7 0
En général, revoir une pièce que j’ai déjà vu, c’est un exercice assez délicat pour moi car je sais que je ne vais pas être surprise et embarquée par l’histoire alors en plus une comédie (que j’ai beaucoup aimé certes) avec la même mise en scène et le même décor où seule la distribution change, ce n’était pas gagné.

Mais c’était une soirée particulière :
- C’était le soir de la couturière du Prénom avec une nouvelle distribution dont Sébastien Castro et Marie Julie Baup
- C’était la soirée de rentrée des Théâtres Parisiens Associés qui réunissait un joli groupe de blogueurs passionnés
- C’était aussi le soir de mon anniversaire

Bref que des éléments stimulants !
Inviter un groupe de blogueurs lors d’une couturière c’est périlleux car il peut y avoir des accrocs, le spectacle n’est pas encore rodé mais l’expérience de l’équipe aux manettes (Bernard Murat à la mise en scène comme il y a quelques années) a fait la différence et ce fut une belle soirée.

On se retrouve donc dans le même salon qu’il y a 8 ans pour une soirée entre amis qui va déraper dans les grandes largeurs : tout commence par la révélation du prénom du bébé à naitre de Vincent (Florent Peyre) et Anna (Lilou Fogli) qui sont invités chez Babou (Marie-Julie Baup) et Pierre (Jonathan Lambert), il y a aussi Claude (Sébastien Castro) un ami des deux couples. La tempête va se déchainer : vérités blessantes et mauvaise foi sont au programme.

Connaissant l’histoire écrite par Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, je me suis concentrée sur le jeu des comédiens et ils m’ont eu ! Je me suis laissée embarquer progressivement et au final j’ai bien ri. Rire, c’est ce qui permet de bien vieillir : « Que les rides de l’âge me viennent à force de gaité et de rire » écrit Shakespeare dans le marchand de Venise et il avait déjà raison !
Le principal c’est de passer un bon moment ! Cette nouvelle équipe relève le gant avec dynamisme.
Il y a Marie-Julie Baup (excellente dans Papa va bientôt rentrer) bonne maitresse de maison qui voit son buffet marocain voler en l’air. Elle est sensible et à fleur de peau, un délice je vous dis !
Lilou Fogli (que je ne connaissais pas assez) est la future maman qui va tenter de calmer les esprits avec charme et douceur.
Sébastien Castro (je ne parle que son hilarante prestation la saison passée dans ‘C’est encore mieux l’après-midi’ mais je pourrai en dire bien plus) est la ‘Prune’. Ce rôle lui va comme un gant, jouant avec brio la partition comique, il sait aussi provoquer l’émotion et il en impose à ses camarades d’un regard ou d’un geste.
Florent Peyre, celui par qui la soirée va partir en sucette, assume ce rôle haut en couleur avec une voix forte et moults gestes du type sûr de lui.
Pour finir, Jonathan Lambert m’a surprise, je ne savais pas ce qu’il pouvait apporter à la pièce car je ne le connaissais que peu et il m’a fait rire aussi ! Cependant, je pense qu’il faudrait poser un peu plus sa voix car j‘ai peur qu’il nous fasse une extinction de voix sous peu. Il crie beaucoup alors qu’il pourrait moduler sa voix afin de reposer ses cordes vocales.

Bref une comédie qui va sans doute devenir un ‘classique’ comme les pièces de Ray Cooney ou de Jean Poiret avec tous les ingrédients pour passer un bien bon moment !
L’échange convivial qui a eu lieu avec les comédiens après la couturière nous a permis de nous rendre compte qu’ils se sont beaucoup investi pour cette pièce et ça c’est un signe qui ne trompe pas.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor