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Le Malade Imaginaire, avec Daniel Auteuil

Le Malade Imaginaire, avec Daniel Auteuil
De Molière
Mis en scène par Daniel Auteuil
Avec Daniel Auteuil
  • Daniel Auteuil
  • Théâtre de Paris
  • 15, rue Blanche
  • 75009 Paris
  • Trinité (l.12), Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 28,00 à 73,00
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Argan est un parfait hypocondriaque. Cet homme a une santé de fer, ce qui ne l’empêche pas de se croire très malade.

Des médecins se succèdent chez lui pour lui prescrire d'improbables traitements. Veuf, il a épousé Béline qui n'attend qu'une chose : la mort de son mari pour hériter. 

 

Retrouvez Daniel Auteuil dans Le Malade Imaginaire, une des pièces mythiques de Molière.

 

Le Malade imaginaire est la toute dernière comédie écrite par Molière. C'est une comédie-ballet jouée au Théâtre du Palais-Royal en 1673 par sa troupe.

Jean-Baptiste Poquelin est décédé à la suite d'un malaise pendant la quatrième représentation du Malade Imaginaire.

Daniel Auteuil était excellent dans la pièce Nos Femmes, d'Eric Assous. Dans Le Malade Imaginaire, il se met lui-même en scène.

Il avait déjà mis en scène plusieurs pièces de théâtre, comme L'Envers du Décor de Florian Zeller. 

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La critique de la rédaction : 5/10. Avis très mitigé à la sortie du Théâtre de Paris.

Un classique dont le premier acte est plombant. D’interminables tirades, une situation qui met énormément de temps à se mettre en place, une intrigue de mariage arrangé moins bien ficelée que dans d’autres Molière.

Avec ces lumières très faibles sur scène, je n’ai pas pu m’empêcher de piquer du nez.

Je trouve que la pièce ne devient intéressante qu’en deuxième partie, à la chanson des deux amoureux, qui donne enfin du rythme et ce grain de folie si longtemps absent.

Faut-il aller voir cette adaptation du malade imaginaire plus qu’une autre ? Je n’en suis pas sûr. La mise en scène n’a rien d’exceptionnel. Le jeu d’acteur est bon mais ni Daniel Auteuil, ni ses acolytes ne transcendent leur personnage.

Quant au décor et aux costumes je les ai trouvé assez laids.

Mieux vaut aller découvrir une version à un prix plus raisonnable.

Note rapide
Toutes les critiques
6 avr. 2019
1,5/10
1 0
Un ensemble très décevant, inaudible, des longueurs et les tirades tant attendues massacrées.
3 mars 2019
6,5/10
9 0
Argan est bien portant mais il se croit malade et pas qu’un peu… Pour toujours avoir un médecin sous la main, il veut marier sa fille Angélique à Thomas Diafoirus, jeune médecin, mais Angélique aime Cléante… Heureusement qu’il y a Toinette la servante qui va aider les jeunes amoureux.

Daniel Auteuil joue Argan et met en scène sans surprise de façon classique ce Malade imaginaire : plutôt sobre, sans fioriture, sans effet clinquant et en mettant en avant Argan et surtout sa peur de la maladie et de la mort. C’est un homme traqué par les miasmes que nous découvrons dans la première scène : Compter ses médecines et ses lavements le rassure. Bien sûr, il n’est pas malade tant que ça puisqu’il part souvent dans des colères noires se levant de son fauteuil tel un diable, il est sanguin le bougre ! J’ai beaucoup aimé les lumières de Jean-François Robin qui soulignent les différentes scènes et les jolis costumes de Charlotte Betaillole qui contribuent à l’aspect classique de la pièce.

Daniel Auteuil nous fait rire (avec son bonnet de fourrure de guingois), nous émeut (j’ai adoré la tendresse et le jeu avec sa fille cadette Louison), et quand Argan prend conscience de sentiments de ses proches, on voit la compréhension et d’autres sentiments mêlés qui se peignent sur ses traits. Il est bien entouré sur scène, notamment avec le couple Angélique et Cléante : Victoire Bélézy (déjà remarquée dans les jumeaux vénitiens la saison passée) et Pierre-Yves Bon. Ces deux-là forment un bien joli duo. Toinette, jouée par Aurore Auteuil entame son rôle avec peut-être un peu de surjeu mais trouve bien vite le bon ton : impertinente quand il le faut, manipulatrice par moment et tenant tête au maitre de maison.

Seul point d’amélioration : il faut parler plus fort car par moment il faut tendre vraiment l’oreille pour comprendre ce qu’il se dit et je n’étais pas loin de la scène.
Afficher les 3 commentaires
10 févr. 2019
4/10
11 0
J’ai une relation toute particulière au Malade Imaginaire. C’est l’un des premiers Molière que j’ai vus quand j’étais petite – je devais avoir quelque chose comme 5 ou 6 ans. Mes parents avaient réservé à la Comédie-Française et j’avais vraiment très envie d’y aller. Seulement voilà : j’étais malade. On m’a donc mise face au chantage suivant : pour aller au Français, je devais mettre un suppositoire – chose que je refusais jusque-là. Et bien, devinez quoi ? Je suis allée au théâtre, j’ai vu la pièce, et je ne saurai jamais qui, du maudit suppositoire ou du génial spectacle, m’aura guérie le temps de la représentation. Depuis, à chaque Malade que je vois, je ne peux m’empêcher de penser à cette anecdote et d’espérer que je retrouverai le même enthousiasme qu’enfant devant cette pièce. Mais ce soir, devant ma profonde indifférence à ce qui était joué, je me suis sentie cruellement adulte.

Argan est hypocondriaque. Il redouble de médecines, de clystères et autres lavements pour vaincre cette maladie qu’il s’imagine prête à le tuer. Autour de lui, personne ne s’inquiète véritablement : sa femme attend qu’il passe l’arme à gauche pour lui soutirer tout son argent, sa fille Angélique s’éprend de Cléante et aimerait en faire son époux, sa servante Toinette ne s’apitoie pas sur son sort et sert les intérêts de sa jeune maîtresse, intriguant pour favoriser ce mariage. Mais Argan ne l’entend pas de cette oreille et aimerait lui faire épouser Thomas Diafoirus, un futur médecin, lui permettant de faire entrer quelqu’un de la Faculté dans sa famille…

On l’attendait tellement, le Malade de Daniel Auteuil. Il ne faisait aucun doute que le rôle était fait pour lui. Mais il a été trop paresseux, et sur la mise en scène, et sur la distribution, faisant passer à la trappe la quasi-totalité du texte de Molière. L’auteur résiste comme il peut mais on entend finalement très mal ce qu’il a à nous dire, et, chose que je pensais impossible devant cette pièce : on s’ennuie. Sa mise en scène ne témoigne d’aucune idée, sa direction d’acteurs est quasi-nulle, et on en vient presque à se demander pourquoi il voulait monter un tel texte et non pas un one-man show. Pire encore : il ne se contente pas seulement de gâcher presque volontairement des effets comiques intrinsèques au texte, il nous prive en plus de la scène finale de l’assemblée des médecins, censée être chantée sur des airs de Marc-Antoine Charpentier…

C’est un mauvais pari, car on approche d’une rentabilité nulle pour une partition qui contient des moments que je pensais inratables. Et pourtant ! La scène de Thomas Diafoirus, dont le souvenir de ma première rencontre est gravé dans ma mémoire – et dans mes zygomatiques – est lente, longue, profondément ennuyeuse. Il a choisi Gaël Cottat pour incarner le futur époux censé être absolument repoussant pour Angélique ; or Gaël Cottat est un bel homme, bien fait de sa personne à l’air plutôt sympathique. La seule idée de la scène consiste d’abord à lui mettre une écharpe que son père lui enlèvera, ensuite à le faire parler très près des autres personnages. Et hop, envolé, tout le potentiel comique de cette illustre scène. D’ailleurs, personne n’a ri.

La plupart des scènes suit malheureusement ce modèle. On en sauvera une ou deux, notamment la scène entre les deux amants, Angélique et Cléante, qui est touchante même si on la sent encore un peu fragile. On reconnaîtra aussi que Daniel Auteuil a quelques fulgurances et qu’il lui suffit parfois de lever un sourcil pour créer le rire dans la salle. Mais je n’ai ri que trois fois, et toujours sur des cabrioles, jamais sur le texte – qu’il ne semble pas totalement maîtriser, d’ailleurs. Il cabotine un peu pour notre plus grand plaisir, mais on n’entend véritablement ni Argan, ni Cléante, ni Angélique, ni Diafoirus, ni Béralde…

Ni Toinette. Aurore Auteuil est peut-être la plus grosse erreur de casting de ce spectacle. Un coup d’oeil à sa fiche Wikipedia me permet de vérifier que ce Malade Imaginaire signe sa quatrième apparition au théâtre seulement. On en vient presque à croire que si son père ne la met pas en scène, personne ne le fera. Et on le comprend. Je ne pensais pas qu’on pouvait autant rater la scène du poumon, les lançant les uns après les autres sans aucune variation comme s’il s’agissait de faire passer la scène le plus rapidement possible. Objectivement, cela a quelque chose de touchant de se dire que le père privilégiera sa fille au bon déroulement de son spectacle. Mais subjectivement, quand on est spectateur, on s’enquiert plutôt de sa qualité. Surtout quand les places montent jusqu’à 73€.
8 févr. 2019
5,5/10
4 0
Excellents acteurs, bonne mise en scène, mais les voix sont inaudibles dès le 5ème rang !
Inacceptable pour de tels acteurs !
À quand faudra-t-il mettre des micros ?
1 févr. 2019
9/10
38 0
3 et 2 qui font toujours 5...
Et 5 qui ne font toujours que 10 !

Pour autant, ce ne sont pas par ces mots que va commencer ce Malade imaginaire.
Non, ce sera la cadette Louison qui .... Et je n'en dirai pas plus ! C'est une belle surprise qui attend d'emblée le public.

Comme Daniel Auteuil a bien fait de jouer la carte du classicisme !
Ici, nous assistons à une version de très belle facture du chef d'œuvre de Molière, dans une mise en scène plutôt « traditionnelle », mais qui atteint parfaitement les objectifs que M. Poquelin s'était fixés.
Pas de surprise de mauvais goût, pas de gadgets inopportuns et gratuits, pas de désastreux effets de mode. La scénographie assez sobre de Jean-Paul Chambas est très réussie, et je me dois de ne pas oublier de mentionner les très belles lumières de Jean-François Robin.

Auteuil a compris que le personnage d'Argan n'est pas un pitre, un bouffon.
C'est avant tout un homme qui croit souffrir. Un homme qui a peur de la mort.
A cet égard, son beau portrait sur l'affiche du spectacle est très révélateur.

Le metteur-en-scène-comédien a su placer le curseur au bon endroit : ni trop ni trop peu. Oui, il nous fera rire, mais il va beaucoup nous émouvoir, ce personnage hypocondriaque.

Pour nous faire comprendre qu'Argan n'est pas si malade que cela, il a trouvé deux moyens dramaturgiques infaillibles.
Ce sera un Argan très sanguin ! Auteuil se lance souvent dans des envolées presque lyriques qui le font rougir au plus haut point. Avec son bonnet de fourrure sur la tête, on dirait parfois le vizir Iznogoud au visage carmin, trépignant à faire trembler le sol.

Et puis, à un certain moment, il enlèvera robe de chambre et chemise.
Sans faire offense à la plastique du comédien, force est de constater à l'évidence que ce corps est un corps en très bonne santé ! Ce n'est pas un torse de souffreteux, un torse rongé par un quelconque mal.

Le comédien sera parfois glaçant, notamment dans la scène avec le toujours excellent Alain Doutey jouant son frère en costume XVIIIème, en référence au siècle des lumières.
Cette scène est très, mais alors très réussie. Deux grands artistes se donnent la réplique. Un sacré moment de théâtre.
Daniel Auteuil sera également un père très tendre, très émouvant.

Il a su s'entourer d'une troupe d'épatants comédiens, et notamment de jeunes comédiens.
A commencer par Victoire Bélézy, qui me ravit de plus en plus.
La saison passée, elle était une formidable Rosaura dans Les Jumeaux Vénitiens de Carlo Goldoni, mis en scène par Jean-Louis Benoît.
Elle est cette fois-ci une parfaite Angélique, toujours on ne peut plus juste, toujours crédible. On croit totalement à son personnage de jeune femme obligée de se soumettre à son père.

Je vous conseille vivement de la regarder lorsqu'elle n'a pas de texte. C'est un vrai bonheur.
Sa scène avec son père « mort » est toute en retenue et en subtilité, loin de tout effet de grosse cavalerie que l'on peut souvent constater.

Son duo avec Cléante / Pierre-Yves Bon fonctionne à la perfection. Les deux jeunes acteurs sont véritablement très bons.

Coup de chapeau également au Thomas Diafoirus de Gaël Cottat. Celui-ci joue le benêt avec semble-t-il une vraie délectation. Il est très drôle !

Les interprétations respectives de ces trois jeunes comédiens m'ont ravi.

Aurore Auteuil, que je n'avais jamais vue sur un plateau de théâtre, campe une Toinette telle qu'on se l'imagine bien, truculente, avec le verbe haut, tenant la dragée haute à son maître. Là encore, c'est une interprétation tout à fait classique mais ô combien percutante, la comédienne ne ménageant pas sa peine.

La pièce glissera quelque peu vers le burlesque, avec un Argan de plus en plus désespéré notamment face à un féroce M. Purgon.

La scène finale, très réussie elle aussi, lorgnera alors vers la Comedia Del Arte, avec masques et costumes adéquats.

On l'aura compris, ce Malade imaginaire est très efficace et fait mouche auprès des spectateurs.
J'en veux pour preuve les applaudissements nourris et mérités qui attendent les comédiens au moment des saluts.

Molière peut être satisfait.

Juro !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor