Le lien

Le lien
De François Bégaudeau
Mis en scène par Panchika Velez
Avec Pierre Palmade
  • Pierre Palmade
  • Catherine Hiegel
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 10,00 à 54,00
À l'affiche du :
22 janvier 2019 au 20 avril 2019
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 20:30
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Ils discutent. Cette mère et son fils parlent, le problème ne vient pas de là.

La mère croit qu’ils se parlent, le fils n'est pas d'accord. Parler, pour elle, est aussi simple que ça, mais lui en veut davantage. Le fils est compliqué, le fils coupe les cheveux en quatre.

Le fils est un intellectuel, le simple ne lui va pas. Il se lève pour partir, et ne part pas. Que ça lui plaise ou non, il est bien né d’une mère… 

Mais alors comment défaire ce lien indéfectible ?

 

François Bégaudeau est un écrivain de 47 ans, déjà auteur de plusieurs pièces de théâtre.

Pierre Palmade est un acteur, auteur et humoriste de 50 ans. L'an dernier, il jouait son one man show Aimez Moi. Au théâtre, il avait un rôle dans Home en 2015.    

Catherine Hiegel est une actrice de 72 ans. Elle a gagné deux Molières (2007, 2011).

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La critique de Floriane (rédac' AuBalcon) : 6.5/10. François Bégaudeau nous offre avec Le lien un texte émouvant et incisif.

Le lien commence avec une scène banale, un repas de famille, entre un fils et sa mère. Entre les deux la communication n’est pas facile, il suffit d’un rien, d’une anecdote trop longue pour que tout dégénère. Pour que les non-dits éclatent, pour que la rancoeur apparaisse. Qui n’a jamais rêvé de ça, pouvoir tout dire, se vider de ses haines et de ses peurs ?
Oui, mais à quel prix ? Est-ce que le lien restera ?

C’est avec justesse que Pierre Palmade et Catherine Hiegel nous déroulent cette histoire, quelques fois révoltante, antipathique ou encore faisant éclater un amour pudique.
On passe par toutes les émotions, un peu trop par moments et on a plus le temps de faire le point, de suivre le fil car notre esprit vagabonde dans nos propres tourments.

La mise en scène un peu trop classique nous a déçu. On aurait aimé qu’elle soit plus forte et vienne contrebalancer le texte en lui apportant une autre vision. C’est dommage.

Le revirement de fin est un peu décevant, presque trop attendu. On aurait aimé quelque chose de radical qui nous fasse gamberger un peu plus.

A ne pas manquer, pour voir le très bon jeu des acteurs et y découvrir un texte fort.

Note rapide
6,9/10
pour 8 notes et 7 critiques
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3 critiques
Note de 4 à 7
50%
4 critiques
Note de 8 à 10
50%
Toutes les critiques
3 févr. 2019
8,5/10
1 0
"Le lien" est une pièce à la fois drôle et touchante qui évoque la complexité des relations familiales. La mise en scène nous plonge au départ dans un moment tout à fait banal (un déjeuner entre une mère et son fils), puis on se laisse porter au fil de la pièce par un dialogue saisissant qui donne à l'histoire un ton plus émouvant et peut nous questionner sur notre propre rapport aux autres.

Les répliques sont directes, à l'humour mordant parfois. Le jeu des acteurs est vraiment excellent.

Un spectacle très agréable malgré une fin un peu décevante.
2 févr. 2019
8/10
5 0
« Le lien » de François Bégaudeau au Théâtre Montparnasse dans une mise en scène de Panchika Velez est une rencontre mère-fils autour d’un déjeuner qui au premier abord peut sembler tout à fait banale mais qui cache en réalité un profond besoin de reconnaissance de la part du fils.

Un repas sans originalité comme bien d’autres mais justement un de trop, dans lequel la mère Christiane, retraitée de la poste ne porte pas l’attention à la personne de son fils Stéphane, écrivain, qui la revendique. La fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase…
La mère parle, parle, parle et le fils écoute jusqu’au moment où il n’en peut plus.
Un repas qui dégénère en règlement de compte, un repas où toutes les vérités vont éclater au grand jour, un repas où le fils va énumérer sa litanie de reproches : son armure.
La vérité, mais chacun a sa vérité, chacun a sa perception de la situation, de la vie. On peut donc légitimement se poser la question : qui a raison ? Qui va remporter le match, car il s’agit bien d’un match où alternativement chacun gagnera sa manche ; mais dans un match on doit avoir un vainqueur…enfin peut-être…
Une mère qui ne voit en son fils que son petit garçon qu’elle continue de tenir par la main et qui a un complexe d’infériorité vis-à-vis de son fils qu’elle pense intellectuellement supérieur.
Un fils avec une intelligence du verbe face à une mère avec une intelligence du cœur.

Mais pour commencer quel est ce lien ?
Est-ce un lien fusionnel, maternel ? Qui semblerait légitime entre une mère et un fils, un enfant ou s’agit-il tout simplement du lien ombilical dénué de tout sentiment ?
Une interrogation prenante sur ce lien filial avec son cocktail d’émotions et d’humour.

Une histoire particulière qui commence à vous nouer l’estomac quand le fils prend la parole, une boule au ventre qui va grossir et vous brûler intérieurement pour finir par exploser et déclencher les larmes.
Une autre question sous-jacente, certainement pas voulue par l’auteur mais qui se pose pour beaucoup d’entre nous : comment ose-t-il s’adresser de la sorte à sa mère qu’il n’appelle même pas maman ?
Question de génération, d’éducation ? Autre débat, autre thème mais ce n’est pas celui qui nous préoccupe dans cette pièce.

Une pièce avec un texte dont les propos peuvent sembler anodins mais d’une extrême violence. Un texte ciselé finement, qui décrit habilement les rouages de cette relation.

Un Pierre Palmade surpris et ravi d’avoir été choisi par ce monstre sacré de Catherine Hiegel. Un albatros aux ailes qui traînent, qui a du mal à se mouvoir avec ses déhanchés résiduels d’humoriste mais qui peut être touchant par ses attitudes, ses revendications dont certaines sont légitimes face à Catherine Hiegel d’une sobriété aussi impressionnante dans ses silences que dans ses paroles, accompagnée d’une économie de mouvements reposante.
Elle nous donne, en toute modestie, une très belle leçon de théâtre au service d’un texte, d’un auteur.
Et pour donner un peu de légèreté mais tout de même de profondeur, intervient comme un arbitre de ce match la voisine Françoise jouée tout en bienveillance par Marie-Christine Danède.

Une mise en scène de Panchika Velez fluide qui laisse sa part « d’improvisation » à ces deux fortes personnalités dans un espace temps et de lieu maîtrisés.
Le décor de Claude Plet dans des lumières de Marie-Hélène Pinon met en valeur cette mise en scène et le jeu des comédiens.

Une pièce forte en émotions dont on ne sort pas indemne mais qui selon son propre vécu aura une portée, une signification différente : en cela une interrogation sur soi très intéressante.
Selon, vous retiendrez l’humour corrosif des joutes verbales ou la difficulté de communication, de compréhension, d’écoute de l’autre.
Qui gagne cet affrontement ? …une réponse au Théâtre Montparnasse…
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9/10
1 0
... Un texte superbe qui interroge avec humour. Des comédiens en verve qui jouent magnifiquement. Un spectacle agréable et intéressant à ne manquer sous aucun prétexte.
30 janv. 2019
6/10
3 0
Je n'ai pas accroché à l'histoire : je n'ai pas trop su quoi comprendre et le revirement de situation m'a paru peu réaliste.

Les acteurs interprètent parfaitement leur rôle respectif.
28 janv. 2019
6/10
4 0
La relation familiale est une source intarissable d’inspiration théâtrale. Elle peut faire rire ou peur ; passionner ou émouvoir. Avec Le lien, François Bégaudeau choisit d’explorer celui, plus ou moins tendu, d’une mère avec son fils. Un lien d’amour et de haine entre ce fils, écrivain reconnu ne supportant pas la médiocrité du monde qui l’entoure et exigeant que chaque parole prononcée soit digne d’intérêt, et cette mère, dont le simple plaisir est de passer un peu de temps avec lui. Deux visions radicalement opposées ne pouvant que mener au conflit. Ce que va rapidement engager le fils. Il va se livrer à un véritable règlement de compte. La confrontation est brutale. Toutefois, est-il vraiment la victime qu’il se croit être ? Est-il exempt, lui, de tout reproche ?

Le postulat de départ de cette pièce est, nous le voyons, universel. En effet, qui n’a pas quelque chose à reprocher à quelqu’un de son entourage ? Le lien devrait donc parler à tous … et pourtant, pour ma part, je suis resté à l’écart de ce repas familial.

Entendons-nous, les comédiens ne sont pas en cause. Catherine Hiegel joue à merveille cette mère dépassée par la situation, subissant les tirades assassines de son rejeton sans en comprendre le fondement. Pierre Palmade campe plutôt pas mal ce fils imbu de sa réussite, facilement abject et supportant difficilement que le monde cesse de tourner autour de lui. Un tandem électrique adouci par l’arrivée de l’amie de la famille, Marie-Christine Danède, pleine de douceur et de jovialité. Le trio fonctionne.

Mon vrai problème a été l’histoire. Plusieurs fois au cours de la pièce, mon esprit s’est évadé et s’est longuement interrogé pour essayer de comprendre où nous allions. En vain. Le message de la pièce m’est passé complètement à côté. . Le retournement final ne m’a pas aidé à mieux saisir la situation. Dommage.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor