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La Rivière

La Rivière
De Jez Buttherworth, Pierre Griet
Mis en scène par Jérémie Lippmann
Avec Nicolas Briançon
  • Nicolas Briançon
  • Anne Charrier
  • Emma De Caunes
  • Studio des Champs Elysées
  • 15, avenue Montaigne
  • 75008 Paris
  • Alma Marceau (l.9)
Itinéraire
Billets de 23,00 à 53,00
Evénement plus programmé pour le moment

Tout commence lors d'une partie de pêche à la truite dans une cabane de pêcheur isolée.

Celle d'un homme et de sa nouvelle petite amie par une nuit sans lune. Au fil de l'eau, il devient évident que rien n'est ce qu'il paraît être...

Alors que les souvenirs se confondent avec le désir, la vérité devient de plus en plus insaisissable.

La rivière parlera-t-elle ?

 

Un mystère, qui enveloppe un homme, sera-t-il élucidé ? Seule la rivière connaît la vérité.

Cette pièce vous attrape comme une proie et vous aurez encore l'hameçon dans la bouche, quand le rideau tombera...

 

Nicolas Briançon est un metteur en scène et acteur de théâtre. Il a récemment joué dans La Vénus à la Fourrure et met actuellement en scène Voyages avec ma Tante (Molière 2015 de la mise en scène).

Emma de Caunes est une actrice et animatrice télé de 39 ans qui a joué dans de nombreux films et plusieurs pièces de théâtre.

 

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La critique de la rédaction : 6/10. Une pièce très intrigante qui nous tient en haleine tout du long. Sans être totalement emballés nous avons trouvé qu'elle avait son originalité.

Un amoureux de la nature, pêcheur passionné, emmène son amie dans sa cabane au bord d'une rivière (très joli décor). Le couple semble avoir une relation idyllique mais elle ne s'avèrera peut-être pas si unique que ça...

Les scènes se succèdent et le mystère s'agrandit autour de cet homme et son passé. Dans le même lieu, il a l'air de revivre plusieurs fois la même histoire d'amour. À moins que notre interprétation soit mauvaise ? Il faudra prendre son mal en patience pour le savoir.

Dommage que les dialogues ne nous fassent pas ressentir grand chose, ils manquent souvent d'intérêt et nous décrochons à plusieurs reprises. Les mots ne nous émeuvent pas plus que cela, heureusement que le très bon jeu d'acteur nous maintient éveillés.

La fin n'a pas été aussi époustouflante que nous aurions pu l'attendre, néanmoins, nous sortons du théâtre avec des questions à élucider, l'envie d'en discuter, de trouver les clés...

Une pièce pas désagréable, atypique, mais nous n'avons pas été conquis non plus. Nous ne la recommanderions pas, ni ne la déconseillerions aux spectateurs qui sont tentés par l'expérience.

Note rapide
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
11 févr. 2016
8,5/10
150
1
Une très bonne pièce d'une grande originalité. La mélodie de la rivière continue de trotter dans ma tête...

Décors et mise en scène sont parfaits. Les acteurs sont excellents : gros coup de cœur pour Anne Charrier... Nicolas Briancon est bon, très...
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Meilleure critique négative
14 févr. 2016
1/10
202
0
Bon, pour commencer, je ne comprends vraiment pas ces éloges... On n'a pas du voir la même pièce. C'est gênant et indigeste. (apparemment la VO est top... J'ai du mal à y croire mais bon.)

Les coups de foudre ne s’expliquent pas. Conquis à New-York...
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Toutes les critiques
17 mars 2016
8,5/10
145 0
A la lecture des critiques, je regrettais d'avoir pris une place pour cette pièce décrite comme inintéressante, longue et incompréhensible. J'étais déçue d'avance d'être déçue par une pièce avec Nicolas Briançon, qui m'a toujours fascinée en tant qu'acteur ou auteur de théâtre.
Ne m'attendant donc à rien, mais surtout à tout, dans une salle à moitié vide, les premières minutes s'écoulent comme le flot d'une rivière paisible.

Un décor incroyable, deux personnages, l'histoire est lancée.
D'où viennent-ils ? Depuis quand se connaissent-ils ? Qu'y a t-il derrière ce jeu de séduction, glacé comme l'eau de la rivière et lourd comme leur passé qui nous est encore inconnu ?

Même lieu, même homme, autre femme. Les mêmes questions, pourtant.
Avec en plus, celle du temps qui passe. Est-elle la première ? La dernière? Que s'est-il passé ?

Les acteurs sont absolument formidables, d'une sincérité sidérante. Nicolas Briançon, comme d'habitude est parfait. Ses longues tirades sur la pêche à la truite de mer, nous emportent, nous restons suspendu à son fil...

Et la rivière, inéluctablement, continue de couler. Comme la vie et les amours, finalement.
13 mars 2016
2/10
139 0
C'est dans une salle au 2/3 vide que je m’installe, enthousiaste, dans cette jolie salle de la Comédie des Champs Élysées, à quelques minutes du lever de rideau.

Sur scène on aperçoit une partie du décor derrière un rideau bleuté du plus bel effet. Derrière ce rideau une femme (Clara HUET), élégante, est assise sur un rocking-chair en train de lire pendant que les spectateurs s’installent. Elle y restera jusqu’au début de la pièce où elle se lèvera, sans un mot, pour venir s’installer… dans le public. Énigmatique début ! Oui mais voila, très vite LA RIVIÈRE nous perd dans ses eaux troubles et c’est déconcerté, consterné et passablement agacé que l’on ressort de cette partie de pêche avortée.

Un homme (Nicolas BRIANCON) emmène sa nouvelle petite amie (Emma DE CAUNES) pour une partie de pêche (à la truite, c’est important) dans une cabane de pêcheur isolée. Mais la jeune femme disparaît et alors qu’il se décide à appeler la police elle réapparaît… sous les traits d’une autre femme (Anne CHARIER)…

Un beau mystère en perspective, parfaitement orchestré par une scénographie léchée qui permet de créer une atmosphère angoissante. Ce qui frappe d’entrée c’est le très joli décor, immense, authentique. J’ai rarement vu décor aussi majestueux et esthétique (mention spéciale à Jacques GABEL), à tel point que je me serai vraiment cru en pleine forêt dans une cabane de pêcheur. Cette ambiance mystérieuse est rehaussée à l’aide d’effets lumineux, visuels (type vidéoprojections) et sonores bien sentis (la musique de Christophe JULIEN est magnigique). De ce point de vue on a clairement affaire à une production de qualité !

Mais cette scénographie réussie ne sert finalement qu’à compenser un texte d’un ennui abyssal. Si le pari est gagné sur la forme, je ne suis pas loin de penser qu’avec LA RIVIÈRE on est à deux doigts de toucher le fond. Je n’ai rien compris. L’homme revit-il la mort de son amour de jeunesse au travers ses échecs amoureux successifs ? S’est-elle noyée ? Que l’homme nous cache-t-il ? Assistons-nous à deux histoires de rupture en parallèle? Où l’auteur JEZ BUTTHERWORTH veut-il en venir ? Quel est le message ? Y-en-a-t-il seulement un ? Suis-je trop con pour comprendre ? A vouloir cérébraliser son propos l’auteur m’a perdu. D’autant que l’intrigue n’avance pas (d’ailleurs il n’y en a pas vraiment), ne résout strictement rien et que les dialogues ne nous aident pas à comprendre puisqu’ils sont d’une platitude sans nom (pour preuve un – trop – long monologue de 7-8 minutes sur la truite d’eau de mer, je vous laisse imaginer le supplice). J’ai donc décroché à plusieurs reprises, d’autant que la musique est si douce par moment qu’on s’autorise à piquer du nez. Ça devait être une pièce sur l’amour (du moins c’est comme ça qu’elle a été vendue lors de la promo) mais on se retrouve avec une pièce sur la pêche à la truite (d’eau de mer), soporifique et indigeste.

Il faut néanmoins saluer la très belle prestation de Nicolas BRIANCON qui tente tant bien que mal à donner vie à un texte creux et qui porte la pièce sur ses épaules. Emma DE CAUNES joue sobrement (tristement ?) sans faire des étincelles et si Anne CHARRIER amène plus d’énergie à son personnage n’en demeure pas moins qu’elle ne m’a pas convaincue non plus. Quant au personnage de Clara HUET, autant être honnête, il ne sert à rien. A titre informatif il faut savoir que la pièce a eu un succès important à Broadway avec Hugh JACKMAN dans le rôle principal… Ça me laisse perplexe et je m’interroge : ou l’adaptation française de Jérémie LIPPMANN est complètement ratée ou c’est une fraude intellectuelle théâtrale de type affaire Dussaert… Toujours est-il que j’étais parti pour me baigner dans la rivière, que j’y ai trempé l’orteil mais que ses eaux m’ont tellement refroidi que je suis reparti dépité avec ma serviette. Impossible pour moi de me détendre sur les berges de cette rivière insipide.
6 mars 2016
6/10
180 0
Une pièce étrange et mystérieuse. On sort de là avec 1000 questions.

A-t-on compris et finalement, y avait-il quelque chose à comprendre? Libre à chacun d'interpréter les choses. C'est sûrement intentionnel de la part de l'auteur mais ce sentiment d'incertitude, voire d'incompréhension, a pour moi, été déstabilisant. Le décor est très bien, même si les vidéos de truites mêlées au caractère authentique de la cabane du pêcheur sont un peu surprenantes.

Une pièce à découvrir donc pour se faire son propre avis.
17 févr. 2016
8/10
137 0
L'atmosphère qui se dégage de cette pièce est surprenante et envoûtante.

Le décor de la cabane en bord de rivière, qui y participe fortement, est superbe.
Dès le début, nous sommes plongés dans un mystère et invités à le comprendre sans être totalement pris par la main. Les scènes s'enchaînent avec une grande fluidité, servies par des éclairages subtils et une mise en scène inspirée.

Cerise sur la gâteau : l'interprétation habitée de Nicolas Briançon.
14 févr. 2016
1/10
202 0
Bon, pour commencer, je ne comprends vraiment pas ces éloges... On n'a pas du voir la même pièce. C'est gênant et indigeste. (apparemment la VO est top... J'ai du mal à y croire mais bon.)

Les coups de foudre ne s’expliquent pas. Conquis à New-York par La Rivière, Jérémie Lippmann a cru dénicher la perle rare. Pas de chance, ce thriller aquatique signé Jez Butterworth est un coup d’épée dans l’eau. Sous ses allures vaporeuses et nocturnes de conte fantastique, le spectacle s’embourbe dans les eaux fangeuses d’un imbruglio incompréhensible. Le pauvre Nicolas Briançon sort les rames pour sauver la pièce du naufrage, sans y parvenir. La Comédie des Champ-Élysées boit la tasse.

Une jeune femme admire le soleil couchant un soir d’été aux côtés de son amant, un pêcheur bourru. Le couple discute truites, se taquine, avant de succomber aux étreintes charnelles. Profitant d’une nuit sans lune, ils partent à la chasse du fameux poisson mais la maîtresse disparaît mystérieusement. L’homme se dépêche d’appeler la police mais la femme réapparaît. Sauf que ce n’est plus la même…

Naufrage théâtral
Avec La Rivière, on ne sait jamais dans quelles eaux nager. Vers quelles rives Jez Butterworth veut-il nous embarquer ? Un Dom Juan en plein marécage ? Un polar aux temporalités perturbées ? Une réflexion philosophique sur l’art de pêcher la truite ? On ne vient sûrement pas au théâtre pour assister en direct à un lecture de « Chasse et Pêche » ; l’intrigue est aussi fine qu’un fil de pêche. Il n’y a rien à jouer dans ce texte. L’histoire du trauma originel (lié à la mort de son premier amour, noyé) impossible à surmonter et obligeant le pêcheur-séducteur à revivre sans cesse la même relation aurait pu être séduisante à creuser. Seulement, l’entrechoquement du passé et du présent ne marche pas et l’impression d’une redite remonte cruellement à la surface.

Pour tenter de combler le néant abyssal de la pièce, Jérémie Lippmann se paye un décor monumental et réaliste : le travail de Jacques Gabel est remarquable de précision, on se croirait réellement dans une cabane en bois typique. Pour une fois, la vidéo ne fait pas trop tâche, elle crée en surimpression une atmosphère un brin inquiétante et onirique. Cependant, la combinaison des deux surcharge le plateau et entraîne un sentiment d’étouffement.

Les trois comédiens se démènent comme ils peuvent dans cette boue informe : l’assurance virile et troublante de Nicolas Briançon apporte un soupçon de suspense ; Anne Charrier est impeccable dans le rôle de la revenante délurée et fragile ; Emma de Caunes enfin, se montre trop apprêtée pour convaincre.

En somme, la pêche aura été maigre. Plutôt que d’aller dégoter des pièces sans intérêt de l’autre côté de l’Atlantique, Jérémie Lippmann aurait pu continuer dans le sillage de son excellente Vénus à la fourrure. On sort consternés du théâtre, et même l’envie de se préparer une bonne truite n’est guère alléchante…
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor