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La Ménagerie de Verre (Poche)

La Ménagerie de Verre (Poche)
De Tennessee Williams
Mis en scène par Charlotte Rondelez
Avec Charles Templon
  • Charles Templon
  • Cristiana Reali
  • Félix Beauperin
  • Ophelia Kolb
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets à 24,00
À l'affiche du :
4 septembre 2018 au 6 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:30
    • 21:00

Puisant au plus intime de sa propre vie, dans une histoire insignifiante et très locale, Tennessee Williams construit avec La Ménagerie de verre une oeuvre universelle, subtilement déceptive, parlant de la perte et du deuil, de la permanence en nous de ce qui a disparu.

La Ménagerie de verre se déroule dans un petit appartement de Saint Louis et met en scène trois membres de la même famille, les Wingfield : une mère, Amanda, abandonnée par son mari, un fils, Tom, poète et employé dans une usine de chaussures, une fille, Laura, fragile, solitaire et qui collectionne de petits animaux en verre.

À ce triangle s’ajoute un quatrième personnage extérieur : Jim, jeune collègue de Tom, invité le temps d’une soirée.

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La critique de la rédaction : 6/10. Nous n’avions jamais vu cette pièce de Tennessee Williams, que nous ne connaissions que de réputation et nous avons été un peu déçus.

Pourtant les quatre personnages sont forts, ont des traits de caractère qui les rendent attachants. Cristiana Réali, Ophelia Kolb, Charles Templon jouent bien. Félix Beaupérin apporte une touche de fraîcheur à son entrée en scène.

Nous avons regretté que l’histoire, même si elle ne manque pas d’intérêt, soit si lente. Les scènes s’étirent, les dialogues se répètent parfois. Heureusement que la mise en scène dynamise un peu l’action, surprend par moment.

30 minutes plus courte, nous aurions sûrement été séduits.

Note rapide
7,3/10
15 pour 15 notes et 12 critiques
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Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
47%
8 critiques
Note de 8 à 10
53%
Toutes les critiques
14 nov. 2018
8/10
2 0
Une très belle "Ménagerie de Verre" .

Nous sommes dans la tête de cette jeune femme. Je n'avais jamais vu la pièce sur scène. J'ai vraiment voyagé.

La mise en scène est onirique, délicate. Belle scénographie dans un lieu exigu. Les comédiens sont formidables. Seul petit regret , le décalage avec l'âge réel du rôle pour la fille. Elle me semble un peu âgée pour Laura bien qu'elle soit exceptionnelle. On serait peut-être encourager plus ému si elle avait 25 ans. Mais cela ne nous empêche nullement de passer une très belle soirée.

Encore une grande réussite du Théâtre de Poche.
4 nov. 2018
8/10
5 0
Très belle mise en scène avec une troupe d'acteurs bluffante même si l'acteur qui interprète le rôle de Tom (Charles Templon) et aussi celui du narrateur, pèche par un manque de naturel, en particulier, au tout début de la pièce. Il utilise trop des "trucs" d'acteur et nous prive d'une prestation plus naturelle.

C'est très bien dit, bon phrasé mais on n'est pas séduit par son jeu. En revanche, il se rattrape lorsqu'il est en conflit avec sa mère et leurs altercations sont très bien rendues. On y croit. C'est moins joué beaucoup plus crédible. Chapeau bas pour Christiana Réali, sublime en mama dépassée qui cherche à donner le change en société. Elle est géniale lorsque le galant de sa fille se présente chez elle et qu'elle lui sort le grand jeu. Tenesse Williams lui sied à merveille. Elle avait été également bluffante dans la Rose Tatoué qui s'était joué il y a peu au théâtre de l'Atelier. Je suis également convaincue par l'acteur qui interprète le galant de Laura, le très doué (Félix Beaupéron). Lui, pour le coup, a un jeu tout en touches, très naturel et nous séduit autant que peut l'être Laura. Je ne le connaissais pas mais il est vraiment très bon dans le rôle de Jim.

J'ai d'ailleurs été davantage séduite par la deuxième partie de la pièce avec l'entrée en scène de Jim que par la première. Plus étouffante. Enfin, j'ai retrouvé l'actrice Ophélia Kolb, que j'avais déjà pu apprécié dans la pièce de Chloé Lambert, la Médiation. Pièce que j'avais adorée à l'époque. Le Théâtre de Poche continue de nous régaler avec ses programmations. Pour notre plus grand plaisir.
24 oct. 2018
8/10
9 0
Vivre son rêve, est-ce vivre sa vie ?

A cette question, Tennessee Williams apporte, avec La ménagerie de verre, une vision bien personnelle du sujet. En effet, en suivant le quotidien d’Amanda, Laura et Tom Wikfield, c’est bel et bien sa propre enfance sur laquelle l’auteur lève le voile. Une histoire émouvante qui jette le spectateur au cœur du fragile équilibre, tant financier qu’émotionnel, de cette famille. Une famille brisée par le départ d’un père dont l'ultime trace d'existence se résume à une photographie, en noir et blanc, placardée sur un pan de mur. Une famille qui ne vit plus à l’unisson. Trois êtres se croisant quotidiennement, chacun accroché à ses rêves.

Amanda, la mère, nostalgique du passé fantomatique de sa jeunesse luxueuse et mondaine. Elle refuse le présent et fait peser sur ses enfants le poids de ses espoirs. Un espoir de réussite qu’ils ne peuvent qu'accepter.
Laura, la fille, craignant le monde extérieur et rêvant un imaginaire parfait, digne d'un conte de fée Une chimère aussi fragile cependant que les petits animaux de verre dont elle fait la collection.
Tom, le fils, les pieds ancrés dans une réalité qui l’accable et qui le détruit. Il rêve d’horizons lointains, d’aventures. Il rêve de laisser ce rôle de chef de famille qu'il n'a pas voulu pour juste vivre pour lui.

Perdus dans un ailleurs, les trois se sont absentés du présent …

La ménagerie de verre est un huis-clos psychologique très fort, dont Tom, le narrateur, est le fil rouge. Sous le prisme de son regard, cette famille se dévoile. Les sentiments sont exacerbés, les colères sont violentes. Pas d’action, tout repose sur la parole. Le texte ne laisse pas indifférent. Sans action, impossible de rattraper la moindre erreur, les comédiens doivent donc être parfaits. En l’espèce, ils sont … magnifiques.

Cristiana Reali, la mère, avec un jeu toujours à fleur de peau, émouvante et triste. Ses répliques prennent aux tripes.
Ophélia Kolb incarne une Laura fragile et attachante, oscillant entre folie et raison, d’une justesse impressionnante.
Félix Beaupérin, dernier personnage à entrer en scène, donne à voir un Jim que le destin n’a pas épargné. Star du lycée à l’avenir prometteur, il a échoué et pourtant n’en paraît pas malheureux, car il a confiance en lui. Il est la touche de vie de la pièce, celui qui vient apporter un souffle nouveau dans le quotidien statique des Wikfield. Son duo avec Ophélia Kolb est particulièrement émouvant.
Enfin, je n’aurai qu’un mot pour dire ce que je pense de Charles Templon : excellent. Dès le début de la pièce, la force de son regard vous happe. Difficile de s'en détacher. Il montre une palette de jeu passant du rire à la colère en un claquement de doigt. Brillant.

Quelle leçon de théâtre nous donne ces quatre comédiens. Félicitations ! Les nombreux applaudissements qui ont félicité les prestations n’étaient pas usurpés.
Une belle histoire, de beaux talents … Que demander de plus.
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7 oct. 2018
6,5/10
9 0
Cette pièce est un petit peu trop lente. Elle s’etire un peu et pourrait être facilement raccourcie ce qui donnerait du dynamisme à certains moments.

Les acteurs sont très bons et jouent juste.
La scénographie pourrait être un peu plus actuelle mais elle fonctionne bien.
22 sept. 2018
7,5/10
10 0
Au Poche-Montparnasse, la ménagerie de verre invite le spectateur à s’immerger dans le salon d’une famille américaine des années 30. Le père de famille, parti, a laissé à la charge de Tom sa mère Amanda et sa sœur Laura, légèrement handicapée et maladivement timide. Il travaille en usine pour les faire vivre et invite à dîner chez eux Jim son collège et ami qui le temps d’une soirée, déréglera ce petit monde.

La mise en scène très réaliste de Charlotte Rondelez établit dès le début un rapport privilégié entre le spectateur et Tom, narrateur de cette histoire. Dans ce rôle, Charles Templon est un Tom plein de contradictions qui navigue entre douceur et violence, tiraillé entre son devoir envers sa famille et l’envie de suivre le même chemin que son père. C’est avec joie que je retrouve sur scène cet acteur découvert plus jeune dans une série télé. Son jeu a mûri et pris de nouvelles nuances.

Dans le rôle de la mère pleurant sur son glorieux passé, Cristiana Reali resplendit autant qu’elle étouffe sans le vouloir ses deux enfants par sa détresse. Dans le rôle de Laura, Ophélia Kolb sonne impeccablement juste. Par sa finesse de jeu, elle arrive à rendre la maladresse de son personnage tour à tour touchante et amusante. Ses intonations, ses rires, ses flottements donnent de l’épaisseur à son personnage au demeurant si fragile et malhabile. Enfin Félix Beaupérin dégage sur scène une belle énergie juvénile. C'est son entrain et sa fraîcheur qui viendront perturber cette famille en mal de vivre.

C'est la première fois que je vois cette pièce de Tennesse Williams. Bien que le texte finisse à mon sens en queue de poisson- j’aurais voulu suivre les personnages plus longtemps- l’univers recréé par les acteurs et les costumes offre un moment d’évasion et de divertissement au spectateur. Il se dégage de cette pièce un quelque chose de suranné fort agréable et doux !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor