Je suis Fassbinder

Je suis Fassbinder
De Falk Richter
Mis en scène par Stanislas Nordey, Falk Richter
Avec Stanislas Nordey
  • Stanislas Nordey
  • Emmanuelle Béart
  • Laurent Sauvage
  • Thomas Gonzalez
  • Éloïse Mignon
  • Théâtre du Rond-Point
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 33,00
À l'affiche du :
5 avril 2019 au 28 avril 2019
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 20:30
Réservation de tickets

“Ce qu’on est incapable de changer, il faut au moins le décrire.”
Rainer Werner Fassbinder

Metteur en scène et auteur d’une quinzaine de pièces, Falk Richter, né en 1969, est artiste associé à la Schaubühne à Berlin. C’est en 2007 que Stanislas Nordey a découvert son écriture. Enthousiasmé, il a alors réuni un groupe de comédiens pour travailler pendant six mois sur l’intégralité de ses textes. De là est né Das System, créé au Festival d’Avignon 2008. En cosignant ensuite My Secret Garden, inspiré par le journal de l’auteur, ils ont inventé une façon de créer un spectacle “à quatre mains”, au fil des répétitions, en dialogue avec les acteurs.

Ils partiront cette fois de Rainer Werner Fassbinder, un artiste décisif dans le parcours de Falk Richter. Du théâtre alternatif aux films à succès de la fin de sa vie, Fassbinder ne cessa jamais d’être une figure underground, restant fidèle à son thème de prédilection : la transgression – politique, sexuelle. Son œuvre ne s’est donnée aucun interdit, ne s’est jamais autocensurée.

Travailler sur cette matière, pour Falk Richter et Stanislas Nordey, c’est aussi interroger notre monde: qu’est-ce que faire du théâtre aujourd’hui ? Que peut-on, ou non, s’autoriser ? Je suis Fassbinder est un titre générique, un point de départ. À partir de là, tout est possible.

 

Note rapide
8,3/10
pour 5 notes et 4 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
20%
4 critiques
Note de 8 à 10
80%
Toutes les critiques
26 mai 2016
9,5/10
115 0
Un choc théâtral. Un choc tout court.

Cette pièce est tout. Drôle, sérieuse, émouvante, captivante, bordélique, sublime et qui nous laisse bourrés de réflexions, de doutes sur nous mêmes, sur la société, sur les hommes et les femmes.

J'avais eu le même choc avec "Répétitions" de Pascal Rambert, avec déjà le génial Stanislas Nordey, qui nous interpellait lors de sa partie finale, comme il le fait à la fin de la pièce, mi-Nordey, mi-Fassbinder, mi-Richter (ça fait trois mi, donc plus que 1 mais bon...). Ce choc, c'est celui d'être emporté pendant 2 heures, sans une seconde d'ennui, captivé par le texte, la mise en scène, les acteurs, emporté à 100% dans une énergie rare, dans une aventure où le texte reste ancré dans votre tête longtemps après, précisément, clairement, comme avec le texte de Rambert.

Comme le dit Nordey/Fassbinder, il faut bien que quelqu'un s'y colle, en 2016, au théâtre, pour nous alerter, nous faire réfléchir, bouger, réagir.

C'est fait avec élégance, provocation, humour, et c'est sublime.
Un spectacle rare, à voir absolument.
Stanislas Nordey est indispensable au théâtre. Nous en verrons d'autres, j'espère.
Il faut louer Falk Richter pour le texte. L'équipe technique pour les décors, les lumières, les jeux avec les écrans, les caméras.
Et enfin des acteurs ! Laurent Sauvage, puissant, drôle, charismatique comme jamais, exceptionnel.
Judith Henry, Thomas Gonzalez, Eloïse Mignon, exceptionnel également.
Et Stanislas Nordey, comédien et metteur en scène de de cette pure merveille.

C'est ça, j'espère, le théâtre du XXIème siècle: Nordey, Rambert, Jolly, et bien d'autres.
Alors, que faire? Y retourner, bien sûr !!
20 mai 2016
9/10
108 0
A partir d’une séquence de « l’Allemagne en automne » (la fameuse et sidérante scène de dialogue de Fassbinder avec sa mère au sujet du régime politique qu’elle trouverait idéal), Falk Richter transpose le climat politique d’alors à celui de l’Europe actuelle face à ses arrivées de migrants.

Au fil de la pièce il s’efforcera sans cesse de relier les thématiques des films de Fassbinder aux événements d’aujourd’hui.

Si on appartient à la génération qui s’est vautré entre 13 et 18 ans sur les frères aînés des tapis blanc à poil long qui parsèment le plateau, si on a vu ses parents retapisser le salon de papier peint à ellipses psychédéliques en dégradé d’orange ; si on a vécu ces années terrifiantes allant des JO de Münich, cette fête indécente qui continuait alors qu’on assassinait des sportifs parce qu’ils étaient juifs, aux exactions de la Rote Armee Fraktion en passant par le choc pétrolier, et le début du chômage massif, cette époque où il n’y avait que 3 chaines de télé qui arrêtaient d’émettre vers minuit ; si c’est dans ces années là qu’on s’est forgé sa vision du monde et une conscience politique, si on a vécu en même temps que Fassbinder, mort quelque jours avant nos 20 ans : on trouvera ce parallèle un peu facile et artificiel voire superficiel.

Une fois ceci posé, le texte balaye large, allant du raccourci politique confinant à la malhonnêteté intellectuelle, jusqu’aux propos démagogiques et sentencieux en passant par la paresse du manichéisme.

Le texte relève à la fois de la thèse socio-politique (« de l’expansion médiatique de la haine sur les réseaux sociaux et son influence sur le climat politique »), de la critique historique sur la construction de l’Europe, de ce qui pourrait être une auto-analyse de l’auteur lorsqu’il aborde ce qu’est devenu l’homme européen, son rapport aux femmes, ou du manuel de la seule conduite possible à adopter en tant que citoyen de cette Europe.

Ça fait beaucoup ! On aurait envie de lui dire : Falk, il aurait fallu choisir… mais Falk ne veut pas choisir, il nous balance sans précaution en pleine gueule son sac bourré de mots et d’images et en cela il est très Fassbinderien.

On entraperçoit cependant qu’il a senti cette lourdeur, d’où les quelques notes trop rares où il prend de la distance avec lui-même et son écriture par le rire et l’autodérision à travers le personnage Stan/ Fassbinder/ Richter.

Qui trop embrasse souvent mal étreint et on frise l’indigestion : ne sachant pas très bien si le sentiment de KO qu’on éprouve à la fin provient de ce mélange excessif ou du feu d’artifice visuel, auditif et émotionnel qui l’a accompagné.

A cela Richter pourrait répondre qu’il ne fait pas du théâtre politique ou didactique, qu’il reste seulement un capteur de l’air du temps, et qu’il n’a fait que décrire l’époque, encore plus foutraque que son texte ; cela relève à notre sens du déni, son texte ne se contentant pas de décrire cet air du temps puisqu’il le qualifie (en l’occurrence de nauséabond) or, qualifier est éminemment politique .

La plus belle fille du monde ne pouvant donner que ce qu'elle a, la démarche d’écriture de Falk Richter marque ainsi les limites de ce qui peut être mis en scène : de l’écriture dans l’immédiateté, voire l’urgence ne peut donc résulter qu’à une représentation à hauteur, fulgurante, brouillonne, décomplexée, épidermique, provocante, agaçante par son manque de recul, poignante d’émotion brute.

Nordey suit alors le mouvement par sa mise en scène qui s’adresse à la part adolescente qui perdure en nous, rejetant comme inutile tout ce que qui pourrait constituer un théâtre d’introspection déconnecté de l’instant présent. Il fait alterner tout ces sentiments, scènes déclamatoires intenses, scènes de troupe réalistes et drolatiques, scènes poignantes, le tout entrecoupés d’intermèdes musicaux (magnifiquement interprétés par Thomas Gonzales) cassant le rythme, surfant ostensiblement sur la nostalgie, et avec une énergie incroyable, un rythme calibré, des acteurs aiguisés.

Judith Henry, parfaite et nuancée, sait manier un point de tragédie dans le rôle d’une Europe malade, fatiguée mais toujours superbe et toujours arrogante.

Thomas Gonzales, dans le rôle de l’amant déjanté et bouc émissaire du cinéaste Fassbinder /Stan, ose tout avec un naturel confondant, jouant la décomplexion et la décadence avec justesse et sans excès caricaturaux.I

Laurent Sauvage, dont la seule présence sur la scène est dévorante, reproduit admirablement la mère de Fassbinder dont on pensait le naturel indépassable : il en devient pus crédible que le modèle.

Face à ces grands fauves , Eloise Mignon, plus effacée, défend néanmoins très bien son territoire .

Et Stanislas Nordey, sans vampiriser par sa présence ces acteurs superbes, nous offre un très beau morceau de bravoure à la fin de la pièce ou en tant que Fassbinder / Stan, il interroge le spectateur avec une distance intelligente.

Au final cela donne une pièce « animale », premier degré, brute de décoffrage, une sorte d’énorme théatro-clip efficace qui efface le reste. On se laisse gagner par cette joie brute, cette mélancolie assumée, cette rage adolescente, cette culpabilité énergique, cette peur créatrice. Il n’en restera pas forcement quelque chose de structuré ou fondamental pour nos vies intellectuelles mais une marque intense comme une cicatrice d’enfance dont on ne se souvient plus des circonstances mais qui nous rappelle qu’on a eu 10 ans.

Je crois que j’ai adoré ; l’espace d’une soirée ma petite voix intérieure agacée, blasée, cynique et ricanante s’est tue ; même si elle crie très fort au moment où je rédige ces lignes.
19 mai 2016
10/10
254 0
Une baffe en pleine figure !

Vous visualisez le concept de baffe théâtrale en pleine figure ?
Eh bien, c'est encore plus que ça !

Mais avant de développer cette véritable claque que j'ai reçue hier à la Colline, je vous propose de remonter le temps jusqu'en 2007.
2007 : Richter, Nordey : la rencontre !
De cette rencontre va naître une façon d'inventer un spectacle à quatre mains, avec un texte qui se « fabrique » au fil des répétitions, en interagissant avec les comédiens.
« Je suis Fassbinder » participe de cette méthode.

Tout part en effet de Rainer Werner Fassbinder, cet artiste underground tout au long de sa vie, en marge de toutes les bien-pensances, et qui compte tant pour Falk Richter !

La problématique de la pièce est clairement exprimée dans la note d'intention du dossier de presse : « cette pièce est un titre générique, un point de départ. A partir de là, tout peut arriver. »

Et tout arrive.

Falk Richter, l'auteur, et Stanislas Nordey, le metteur en scène-comédien, nous convient à une répétition sur le plateau de la Colline.

Le théâtre dans le théâtre. Encore. Toujours.

La volonté de ces deux-là est de reprendre le questionnement de Fassbinder posé dans son film « L'Allemagne en automne », datant de 1978, époque où le pays est confronté au terrorisme : « Comment lutter contre l'état d'urgence, les mesures sécuritaires, grâce à l'art en général et le théâtre en particulier ? »

Pendant deux heures, dans un décor très années 70, ils vont nous confronter à cette question.

Tout d'abord, la peur, la haine de l'autre sont exposées. Autour d'une table. Dans une discussion digne du Café du Commerce...
La peur de ces « Arabes et ces Noirs » qui viennent soi-disant envahir le continent, la peur de ces migrants qui viennent soi-disant « violer nos femmes » le soir du jour de l'an, à Cologne...
(Laurent Sauvage, dans le rôle de la mère de Fassbinder est extraordinaire !)

Puis l'actu est rappelée, des deux côtés : il y a les « Je suis Charlie », et les « Je ne suis pas Charlie », qui annoncent que la peur va changer de côté.

Ensuite est exposée cette vision de l'Europe, qui devient de plus en plus sécuritaire, de plus en plus xénophobe, de plus en plus tentée par la montée des néo-fascismes, avec des personnages peu recommandables qui utilisent la peur des peuples pour arriver à leurs fins. (Suivez mon regard...)

« Ce qu'il nous faudrait, c'est un bon et gentil dictateur », dit à un moment l'un des comédiens.

Ces tableaux terrifiants mais si justes de nos sociétés malades et actuelles vous font vous poser bien des questions : où j'en suis, moi, face à tout ça ?, qu'est-ce que je ferais si.... ? , quelle est ma contribution à lutter contre tout ça ?, etc, etc....
Rarement la fonction cathartique du théâtre ne m'a parue aussi bien amenée, aussi bien intégrée, aussi nécessaire.

D'autant que Richter et Nordey se servent de la métaphore du théâtre, du metteur en scène « dictateur », des comédiens soumis et qui ont besoin d'être dirigés, pour développer leur propos.

Mais on rit beaucoup, également : les contradictions exprimées par les personnages, certaines scènes (on parle évidemment beaucoup en ce moment de celle où Thomas Gonzalez fait tournoyer (habilement) sa zigounette) sont hilarantes !
Clin d'oeil aux provocs parfois un peu gratuites de Fassbinder....

Les cinq comédiens nous amènent, grâce à ce texte très actuel, (on ne pourrait faire plus contemporain) à réfléchir, à nous interroger, à nous positionner.

Le noir final arrive.
Noir ? Non !
Il reste une télé allumée. BFMTV...
La peur distillée. En permanence.

Un spectacle intense, nécessaire, indispensable, salutaire, salvateur !
Voilà à quoi sert le théâtre !

Vous ai-je dit que j'avais reçu hier soir une énorme baffe ?

Et que ça fait un bien fou ?
14 mai 2016
9,5/10
123 0
Dans un appartement au décor sommaire mais très seventies, autour de la table, Rainer et sa mère débattent avec ferveur sur le nazisme au 21ème siècle, le terrorisme, le fascisme, la politique et par extension la situation actuelle de l’Europe, les émigrés et tout ce qui fait notre actualité.

Ils tentent aussi de faire la distinction entre viol et agression sexuelle. Il s’agit en fait de reproduire une scène d’un film de Fassbinder où il interrogeait sa propre mère. Derrière Stan/Rainer (fabuleux Stanislas Nordey d’une justesse inouïe) et la mère (impressionnant et touchant Laurent Sauvage), un grand écran retranscrit en gros plan et en direct leur débat. Plusieurs fois, Laurent interpelle directement Stan qui le fait alors reprendre à coups secs de « Rainer ! ». Ils tâtonnent mais avancent, comme dans la vie. Dans la scène suivante, l’un des moments les plus percutants de l’écriture incisive de Falk Richter, Judith Henry investit le plateau : « Je ne suis pas une utopie, je suis une réalité » clame-t-elle avec pugnacité.

Elle est l’Europe et en dresse un portrait fulgurant au micro où les « je suis » se succèdent. Puis, debout sur la table, elle poursuit en s’imposant : « Je suis l’art, je suis Beethoven, Debussy, Wagner. Je suis Shakespeare, Molière, Sartre. Je suis le Louvre et le Festival d’Avignon. Je suis un patrimoine mondial. ». Enfin, avec le renfort des autres acteurs, le passage choral prend du poids et la parole se fait plus poignante en revenant sur les attentats contre Charlie Hebdo, ceux perpétrés en terrasse, la peur du quotidien, Daesh, la Grèce, le mariage pour tous, les camps de réfugiés à Dresde... Le passé fusionne avec le présent pour décrire un inévitable futur même si le dessein reste de pouvoir le changer. Cela peut créer le malaise en nous forçant à regarder ce reflet dans le miroir de la réalité : « Je suis l’Europe et personne ne sait ce que ça signifie » mais c’est tellement nécessaire.

La pièce se poursuit dans une belle fluidité avec des tableaux sur la retranscription d’interviews de Fassbinder, des extraits textuels des Gouttes d’eau sur pierres brûlantes ou les sublimes Larmes amères de Petra von Kant. Tout converge dans la même direction : la peur et l’Europe en état d’urgence. Des portraits sont disposés un peu partout sur le plateau qui passe d’un appartement ordonné à un chaos. Les pourquoi deviennent plus présents : « Pourquoi voyons-nous la proximité de l’autre comme une menace ? Pourquoi même en amour nous restons toujours seuls ? Nous sommes comme des personnages de Tchekhov. ». C’est d’ailleurs cette vision que Christiane Jatahy avait retenue pour son formidable What if they went to Moscow ? présentée dans cette même salle du Théâtre de la Colline.

Les acteurs expérimentent le texte, souvent attablés alors qu’au sol se trouvent des tapis duveteux qui pourraient adoucir la dureté de leur constat. Ils sont ici, ensemble et cela ne mène nulle part par moment mais c’est bel et bien une magnifique allégorie de l’Europe qui prend forme.

Fassbinder était une icône pour Falk Richter. Le cinéaste aux allures de figure transgressive laisse des œuvres politiques et engagées auxquelles il refusait toute forme d’interdit. Que reste-t-il de cela aujourd’hui ? Qui admirer ? Qui prendre comme modèle, comme exemple ? Peut-on tout dire, tout montrer ? En janvier 2015, « Je suis Charlie » se voulait le leitmotiv de toute une société touchée par le terrorisme au cœur même de la culture et du pouvoir médiatique. En mai 2016, au Théâtre national de la Colline, Je suis Fassbinder poursuit ce déchirant portrait d’une Europe épuisée et confuse en appréhendant la création et la pensée du cinéaste allemand mort en 1982 en parallèle du monde actuel dont nous avons un irrépressible besoin d’entendre ce qu’il est devenu.

En conclusion, face public, Stanislas Nordey nous regarde. Comme sur le ton de la confidence, il s’interroge, il nous questionne. Il se montre pertinent en exposant les raisons qui seraient favorables pour détruire cette société ou prendre Fassbinder comme modèle. Car finalement, « dans l’art, que faut-il taire vu le contexte ? ». L’Europe, alors dans une situation d’urgence, ne peut trouver d’autre réponse que dans l’art.

L’angoisse, la terreur et la peur qui nous dévorent doivent s’exprimer. Et après nous avoir fait rire en jouant avec souplesse et ingéniosité avec son sexe, Thomas Gonzales nous émeut aux larmes en entonnant d’une voix grave, sensuelle et profonde le bouleversant Mad World, dans un tableau final d’une grande beauté picturale.

Rire plutôt que de pleurer. Le système de défense est vieux comme le monde mais il se révèle efficace une fois de plus dans ce spectacle proche du manifeste. Je suis Fassbinder est une pièce nécessaire qui s’inscrit dans une démarche d’urgence nous ramenant à l’essentiel.

Le théâtre a ce pouvoir incroyable de nous mettre des claques monumentales en nous renvoyant à notre propre questionnement, à nos peurs aussi et à une réalité parfois douloureuse à regarder en face. Le texte de Falk Richter qu’il met en scène avec Stanislas Nordey est un véritable uppercut théâtral avec toute sa splendeur paradoxale : ça fait mal autant que ça fait du bien.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor