Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde
  • Théâtre de la Contrescarpe
  • 5, rue Blainville
  • 75005 Paris
  • Place Monge (l.7)
Itinéraire
Billets de 13,50 à 26,00
À l'affiche du :
8 octobre 2019 au 22 avril 2020
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:00
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Erik Satie est parmi les compositeurs les plus énigmatiques de l'histoire. Excentrique, novateur, indépendant, sa personnalité et sa musique peuvent être abordées de mille façons.

En 2011, Nathalie Duong, Denis Chouillet et Vincent Bouchot ont proposé leur portrait de Satie à partir des ses écrits et sa musique : cinq émissions sous le titre Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde, que nous vous proposons à réécouter à l'occasion du 150e anniversaire du compositeur.

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Toutes les critiques
11 mars 2020
8/10
1 0
Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde
Ecrit et mise en scène par Laetitia Gonzalbes.
Laetitia Gonzalbes à travers une fiction surprenante, troublante et captivante nous dresse un portail d’Erik Satie. Nous sommes dans une clinique psychiatrique à Honfleur, ville de naissance d’Erik Satie le 17 mai 1866.
Un affolement règne un pensionnaire vient de s’échapper. Arrive une jeune infirmière en charge de s’occuper d’un patient qui semble l’inquiéter et la préoccuper. Ce personnage attendu n’est autre qu’Erik Satie, la barbe en pointe, le pince-nez de travers et le sourire un peu moqueur.
Le dialogue qui va s’ensuivre entre cette infirmière et son patient nous mène à la rencontre de ce grand homme avant-gardiste, poète et fantaisiste dont la musique nous émeut et nous transperce.
Nous partons à la rencontre de sa vie (Montmartre, Arcueil...), de ses amis (Debussy, Cocteau, Picasso …) de Suzanne Valadon sa brève mais intense passion, de sa musique (les Gymnopédies, les Gnossiennes ou les morceaux en forme de poire …)

La réalité et la fiction se côtoient. C’est vivant, dynamique et captivant.
Par intermède la musique d’Erik Satie nous réjouit et nous émeut.
Les décors sont élégants et raffinés, en arrière-plan défilent belles et caricatures de Saki évoquant les différents protagonistes.
Elliot Jenicot interprété avec grand brio Erik Satie, sa gestuelle et ses mimiques, son jeu nous ravissent. Anaïs Yazit , la sensibilité à fleur de peau nous émeut.

Agréable moment de théâtre
9 déc. 2019
8,5/10
1 0
Un sujet difficile allégé par une mise en scène poétique et magnifiquement interprétée par un duo de choc.
Illusion ou chemin de vie, on se laisse emporter quand Erik Satie, ami de Debussy, conte sa vie, ses "boire" et déboires, à sa jeune infirmière très attentive.
Beaucoup de légèreté, de la gaieté, un clin d'œil au cinéma muet à la Chaplin et au final, que d'émotion...
C'est absolument divin, de par la mise en scène, les jeux de lumières, la bande dessinée qui passe sur l'écran et les costumes.
Ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot compose ici un magnifique duo avec la jeune et talentueuse Anaïs Yazit.
3 nov. 2019
7/10
1 0
Sur scène, deux comédiens virtuoses. D’un côté, nous avons l’ancien pensionnaire de la Comédie Française, Elliot Jenicot. Je me souviens encore de sa performance époustouflante dans « Les enfants du silence ». Le retrouver est un véritable plaisir. Son costume avec le chapeau melon, la moustache barbichette et les petites lunettes sans oublier le parapluie nous montre un homme assez singulier. C’est normal puisqu’il est enfermé dans un asile psychiatrique. Du moins, on essaie de nous le faire croire par un habile stratagème. C’est l’infirmière qui va permettre de délier le fil du passé pour nous proposer un voyage tout en musique. Un rôle magnifiquement interprété par Anaïs Yazit.

Une discussion et lien de confiance se créent entre eux. L’étrangeté de l’artiste s’affiche avec pudeur et dérision. Tout se dévoile avec beauté grâce à une mise en scène dynamique, inventive et délicate. Le duo joue mais aussi chante, danse, fait de la musique. Ils sont accompagnés de musique qui sublime les émotions. En parallèle, sur l’écran derrière eux s’anime un personnage caricaturé d’Erik Satie assez drôle, des lettres parfois en forme de poire, des notes qui s’envolent… Tout contribue à créer une ambiance chaleureuse et fantastique d’une rencontre improbable et mystérieuse. Le public ne s’y trompe pas sur la qualité remarquable de la représentation car encore ce soir le spectacle se joue à guichet fermé. Une bulle savante de magie et d’onirisme on l’on plonge avec plaisir et ravissement. Que demander de plus ?
2 nov. 2019
7,5/10
1 0
Erik Satie, je n’allais pas manquer un spectacle sur un de mes compositeurs favoris, je n’ai pas été déçue ! Pensez donc, les Gymnopédies, les embryons desséchés, les gnossiennes, et de jolies mélodies “je te veux” ou l'inénarrable “Allons y chochotte” !

Mais sommes-nous vraiment face à ce génial compositeur ? comment se fait-il qu’il donne un autre nom à Anna ? Enfin, de toutes façons Monsieur Satie, binocles sur le nez, parapluie, chapeau melon et barbichette se lance dans l’évocation de sa vie, dansant, prenant des poses, aidé par la jeune femme, ces deux-là s’amusent bien !

Cet original se moque des conventions, sa musique manque de forme ? bon et bien il composera trois morceaux “en forme de poire” ! Un humour dévastateur ce Satie vous dis-je ! Iconoclaste, se prenant au sérieux, pas vraiment, en tout cas brocardant certains de ses confrères, et la critique n’en parlons pas ! Sa vie amoureuse ? “Biqui” Suzanne Valadon, rejeté par elle, il compose “Vexations”...

Sur un livret de Cocteau, le décor et les costumes de Picasso, musique de Satie, le ballet “Parade” sera créé par Diaghilev, les critiques seront virulentes. Satie baigne dans un “bouillon de culture”, il est à l’origine du groupe des six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre), ses compositions jouées dans le monde entier, chantées et toujours au répertoire des artistes lyriques.

Biographie ludique et décalée, grâce à l’interprétation géniale de Elliot Jenicot, qui investit le personnage, douceur et sensualité avec Anaïs Yazit. La projection d’un film d’animation aurait beaucoup plu à Satie, la mise en scène de Laetitia Gonzalbes est créative, en forme de… peut-être !
1 nov. 2019
8/10
2 0
« Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » de et mise en scène par Laetitia Gonzalbes au théâtre de la Contrescarpe est une fiction ensoleillée, troublante, qui a pour prétexte Erik Satie.

Dans un décor tout blanc où le noir sera présent, nous sommes dès le début saisis ; saisis par cette surprenante intervention d’un infirmier d’un hôpital psychiatrique qui demande du renfort suite à l’évasion d’un patient.
Puis entre sur scène une infirmière, toujours pas d’Erik Satie me direz-vous. Nous qui sommes venus écouter un témoignage sur sa vie commençons à nous poser des questions…
Ah enfin Erik Satie entre sur scène avec en musique de fond sa première Gymnopédie qui me bouleverse à chaque fois au plus haut point, et nous écoutons alors un dialogue surréaliste entre l’infirmière et le compositeur : un univers qui m’a fait penser à Ionesco.
Et la phrase du flyer de Xavier Delette : « sommes-nous prêts à accepter un autre qui ne fonctionnerait pas comme nous ? » commence à avoir du sens…

Un dialogue entre cette jeune infirmière bienveillante Anna et le compositeur doté d’un pince-nez toujours un peu de travers et d’une barbe en pointe, à la stature longiligne, aérienne, qui dévoile petit à petit la vie d’Erik Satie à la folie, la sensibilité exacerbées depuis cet hôpital d’Honfleur, ville de sa naissance…Hasard du lieu ou un rendez-vous programmé !?

Le compositeur aux œuvres intemporelles, comme celles de ses Gymnopédies, ses Gnossiennes et ses morceaux en forme de poire dont vous découvrirez une très belle calligraphie sur un écran témoin de sa vie, se livre sans réserve.
En tous cas une progression dramatique intéressante, parfois inquiétante, qui nous fait découvrir, si vous n’êtes pas un aficionado d’Erik Satie, sa vie, son œuvre, ses colères, les témoins de son parcours comme Debussy à qui il aimait envoyer des piques, ou encore Cocteau, Picasso, Ravel et tant d’autres…sans oublier son amour pour l’artiste peintre Suzanne Valadon. Mais aussi un rapport patient – praticien ciselé où la vie et le deuil se mêlent.

Une fiction très originale, très documentée, entre un personnage réel et inventé où les tics et la gestuelle des personnages ont une importance primordiale dans leur évolution, dans leurs jeux. La fin de cette fiction, très surprenante, au rebondissement théâtral, ne manquera pas de vous toucher. Une fin à fleur de peau qui laisse place à un beau soleil apportant une fragilité réconfortante.

La mise en scène de Laeticia Gonzalbes est rythmée, fluide, légère, et met nos deux comédiens en phase dans leurs corps, dans leurs danses, aux gestes très précis. Ils sont habités par leurs personnages, et nous plongent avec beaucoup d’humour, d’émotions, dans la vie de ce virtuose dont la musique ponctue les dialogues avec délices ; une musique adaptée et interprétée par Tim Aknine et David Enfrein.
Les vidéos, les illustrations de Suki sont le troisième personnage. Elles sont magnifiques dans leurs graphismes, comme ces lettres adjointes de vrilles qui permettent aux plantes grimpantes de s’accrocher sur leur support.

Elliot Jénicot est un Erik Satie tout à fait remarquable. Son jeu millimétré et très expressif nous emporte dans un tourbillon de fantaisies à la légèreté rieuse.
Quant à Anaïs Yazit elle joue une infirmière, en toute simplicité, avec une émotion, une fragilité, palpables. Son grain de voix donne une belle couleur à son personnage empreint de gentillesse qui cache un désir intense de liberté.

Alors n’hésitez pas, laissez-vous séduire par les mots d’Erik Satie toujours à la recherche de son parapluie…
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor