Dix ans après, avec Julien Boisselier, Bruno Solo, Mélanie Page

Dix ans après, avec Julien Boisselier, Bruno Solo, Mélanie Page
De David Foenkinos
Mis en scène par Nicolas Briançon
Avec Julien Boisselier
  • Julien Boisselier
  • Bruno Solo
  • Mélanie Page
  • Théâtre de Paris
  • 15, rue Blanche
  • 75009 Paris
  • Trinité (l.12), Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 33,00 à 43,00
À l'affiche du :
21 janvier 2020 au 29 février 2020
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 16:30
    • 21:00
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Au bout de combien de temps faut-il présenter son meilleur ami à la femme qu'on aime ?

Faut-il dîner tous les jeudis soir avec Bernard et Nicole ?
Les gens pauvres s’aiment-ils plus longtemps que les riches ?

Peut on choisir son successeur quand on quitte sa femme ?
Un écrivain est-il forcément plus drôle qu’un assureur ?
Faut-il rompre avant ou après le dessert ?

À toutes ces questions, Mélanie Page, Bruno Solo et Julien Boisselier apportent une réponse au Théâtre de Paris.

 

Mélanie Page et Bruno Solo jouaient déjà ensemble dans la comédie très distrayante L’Heureux Elu, d’Eric Assous.

Julien Boisselier était excellent dans la comédie La Médiation au Théâtre de Poche-Montparnasse.

 

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La critique de la rédaction : 5/10. Pas convaincu par l’expérience de voir cet auteur que j’apprécie écrire pour le théâtre.
Dix Ans Après démarre plutôt bien. Le synopsis ne donnait pas trop d’idée d’à quelle sauce serait mangé le spectateur. La situation du couple qui reçoit un ami perdu de vue est amusante, les premiers dialogues font mouche.

Hélas, les scènes suivantes mélangent fadeur et absurdité. Jusqu’à remplacer mon sourire et mon espoir de passer un bon moment par de l’ennui.

Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier jouent bien.

J’espérais également davantage d’audace dans la mise en scène de Nicolas Briançon.

Assez déçu.

Note rapide
5,7/10
pour 9 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
67%
3 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
9 févr. 2020
8,5/10
1 0
Une pièce vraiment drôle. Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier sont excellents. Nicolas Briançon nous a habitués à de meilleures mises en scène mais bon... Peut-être que je deviens difficile et exigeante !
Allez-y pour un vrai moment de détente. La salle Réjane était pleine et le public conquis...
7 févr. 2020
10/10
1 0
« Dix ans après » de David Foenkinos au théâtre de Paris, salle Réjane, dans une mise en scène de Nicolas Briançon est une comédie douce amère sur la conjugaison de l’amitié dans le rapport amoureux.

David Foenkinos aime le danger que représente l’immédiateté du texte joué sur une scène, comparé au roman qui s’assimile à la vitesse de son choix.
Dans un roman vous pouvez revenir en arrière alors que dans une pièce il faut suivre, sans la lâcher, l’intrigue qui se déroule sous vos yeux.
Quoique David Foenkinos aime badiner sur les deux tableaux et se permet de jouer avec le temps pour vous faire entrer dans une troisième dimension libérant ainsi tous les fantasmes.

Un texte qui dans une toute première approche fait penser au trio célèbre de « Trahisons » d’Harold Pinter dont j’avais vu une excellente version au Lucernaire.
Mais l’humour décalé de David Foenkinos prend le dessus sur la dramaturgie pour en extraire toute la saveur d’un plat mitonné avec ses répliques ciselées qui font mouche à chaque fois emportant la salle dans des rires incontrôlés, et c’est cela qui réussit cette entreprise.
D’ailleurs Nicolas Briançon en a compris toute l’importance et dans sa mise en scène a su tirer profit de la subtilité, des nuances du texte tout comme il l’avait fait avec son « Canard à l’orange ».
Dans cette montée dramaturgique aux allures surréalistes, jongler avec les mots est un exercice périlleux : il faut avoir une équipe d’équilibristes au diapason pour réussir le numéro et c’est le cas.

C’est devant une salle pleine que s’ouvre cette comédie où nous voyons un couple se préparer à accueillir, pour dîner, un ami perdu de vue depuis dix ans, enfin surtout la femme puisque le mari tranquillement assis sur un fauteuil se passionne pour ses mots fléchés, l’extrayant ainsi d’une réalité trop brutale.
Un décor sombre de Jean Haas, peut-être annonciateur d’une tempête qui pointe le bout de son nez par la petite porte, plonge nos yeux dans l’attente des gladiateurs, des temps modernes, qui vont combattre dans l’arène.
Seule la femme, dont on ne mentionne jamais le prénom est habillée de couleurs qui rehaussent l’atmosphère par Michel Dussarrat.
L’homme s’appelle Yves, un romancier cynique sur les bords manipulateur dans son costume trois pièces ajusté, enfin qui fut et souhaiterait le redevenir, car depuis belle lurette, ses pages sont restées blanches, sur le pupitre de son désarroi, au grand désespoir et par la faute de qui…patientons pour le savoir.
Une profession qui appelle au fantasme, comparée à celle de l’invité, attendu de pieds fermes, qui se nomme Pierre. Le pauvre malheureux est tout simplement un assureur, mais affublé de chaussettes blanches ridicules, il est un amoureux fou de la femme.

Deux grands enfants qui dans ce combat vont se disputer leur jouet : une femme qui d’un premier abord, toujours souriante, la joie personnifiée, peut déstabiliser le premier quidam venu : oui mais comment résister à son charme ?

Pourquoi ce trio se réunit-il ? Un simple dîner de retrouvailles, de rupture ?
Ou tout simplement une mise à l’épreuve de l’amitié qui se joue au dessert ?
Enfin la question que tout le monde se pose : qui trahit qui ?

C’est fin, c’est drôle, j’avais apprécié l’adaptation de son roman « Le potentiel érotique de ma femme » au théâtre des Mathurins et de nouveau je suis comblé par son écriture. Cette pièce sort des sentiers battus mêlant une douce fantaisie à une réalité dont l’auteur a eu vent.

Il y a une très belle complicité entre les trois comédiens qui jouent à merveille leurs rôles.
Avec un geste, une attitude, ils savent au détour d’une réplique, d’un bon mot, déclencher le malaise ou le rire.

Julien Boisselier se fait trop rare au théâtre, j’aime ses envolées lyriques liées à son flegme accompagné, dans ses silences, de son regard pénétrant au sourire ravageur.
Il a une palette de jeux tout en nuances comme celle de Mélanie Page que j’avais vue dernièrement dans « Le jeu de la vérité ».
Dans cette pièce, avec ses yeux de l’amour, elle est le rayon de soleil qui éclaire le duel et se libère de toutes contraintes pour donner vie à son personnage. Elle est beaucoup moins soumise que l’on pourrait le penser.
Quant à Bruno Solo, il joue admirablement le pauvre assureur qui ne fait pas fantasmer mais qui reste attachant. Il est combatif et ne se laisse par démonter par les arguments de l’insolent romancier.

Tous les trois sont collés sur les fils de cette toile d’araignée, ils ne vont pas se ménager pour tirer profit de cette aventure.

David Foenkinos aime décortiquer l’âme humaine.
Cette pièce est une vraie pépite que nous découvrons à l’état brut et qu’il façonne, au fil des répliques, facette par facette pour la faire briller de mille feux.
6 févr. 2020
6,5/10
1 0
Les ingrédients réunis nous composent un plat délicieux alors que la recette n'avait pas l'air terrible.
Un vaudeville, Mélanie Page, une mise en scène ultra épurée un brin empruntée et engoncée, et finalement non, ça va, ça marche.
Les finesses du texte, le jeu tout en nuances et finesse de Boisselier qui apparait drôle et caustique lui si tendre d'habitude, le naturel comique de Solo qui sait jouer aussi le drame.
Les changements de situation et de caractère de chacun tour à tour victime ou salaud.
Une mise en scène sobre mais efficace, qui met en avant le jeu des comédiens.

Bref, si ce n'est cette fin un peu attendue, c'est soirée était délicieuse.
1 févr. 2020
7/10
1 0
Le côté absurde et même parfois surréaliste apporte de l'originalité à la pièce.
Le rythme est enlevé, sans temps mort grâce à l’écriture fine et rapide de David Foenkinos et à la mise en scène précise et efficace de Nicolas Briançon. Les répliques fusent, on rit souvent.
Les acteurs sont justes et Julien Boisselier est particulièrement drôle dans la 1ère partie.
On découvre une pièce à tiroir, moins linéaire et prévisible qu’on pourrait penser même si au bout d’un moment la situation devient un peu redondante.
Les personnages sont bien (trop ?) tranchés : Le manipulateur, le faible et la femme un peu bête au milieu. Le scénario de la pièce réserve quelques surprises (heureusement) jusqu’à la fin.
Pour résumer, c’est une pièce un peu légère mais agréable et divertissante.
1 févr. 2020
7/10
3 0
Moi qui ai passé ma vie à chercher le bonheur pour enfin le trouver et vouloir le grader, je ne comprends pas la versatilité amoureuse. Quand on a la chance d’avoir une femme aimante, sensuelle et pleine d’attentions, interprétée par la délicieuse Mélanie Page, on ne la largue pas lâchement après une décade de vie commune, même si la routine s’installe. Et pourtant c’est le thème de cette comédie.

Bien que je n’adhère pas au sujet, il faut bien admettre que c’est bien écrit avec humour et légèreté. Bruno Solo se bonifie avec l’âge et Julien Boisselier à l’humour décapant, sont parfaits dans leurs rôles d’hommes imparfaits. Bref n’hésitez pas à aller voir cette pièce !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor