Danses nocturnes

Danses nocturnes
Avec Charlotte Rampling
  • Charlotte Rampling
  • Théâtre de l'Œuvre
  • 55, rue de Clichy
  • 75009 Paris
  • Place de Clichy (l.2, l.13)
Itinéraire
Billets à 35,00
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Cinquante ans après la mort de Sylvia Plath, cent ans après la naissance de Benjamin Britten, par la voix de Charlotte Rampling, sous l'impulsion à l'archet de Sonia Wieder-Atherton, ce spectacle nous invite à célébrer leur recommencement, en les écoutant l'un et l'autre, l'un avec l'autre...

Sur la voix rauque et sensuelle de Charlotte Rampling, Sonia entend les mots de Sylvia Plath, sa puissance poétique. Elle sent fuser les accords de Britten, briller la transparence de ses lignes. Comme si une vision sonore la traversait, venue de loin, subtile...

Danses nocturnes où la musique rêve les mots, où les paroles libèrent leurs accords.

 

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1 critique
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33%
Toutes les critiques
5 févr. 2017
7/10
29 0
Une femme qui récite, Charlotte Rampling et une femme au violoncelle, Sonia Wieder-Atherton pour interpréter la poésie de Sylvia Path.

Avec comme instrument sa belle voix et ses yeux envoûtants, Charlotte Rampling récite en anglais les textes inspirés et métaphoriques de l'auteur. Suivre à la fois la mélodie de cette voix, les surtitrages et le sens des paroles n'est pas chose aisée: pour ma part j'ai vite abandonné pour me laisser bercer par le tout sans vouloir plus tout dissocier ou tout suivre à la fois. Après tout, ne dit-on pas que la poésie est cette petite voix qui parle tout bas à notre cœur et nos sens quand la philosophie parle à notre intellect?

C'est ainsi que je me suis laissée voguer dans une sorte de torpeur magnifique, alerte et alanguie tout de go, à écouter ce flot de paroles et de notes, en pleine communion avec cette heure de poésie. Il y avait quelque chose de magnétique ce soir là au théâtre de l'Oeuvre... Merci Mme Rampling!
14 janv. 2017
6,5/10
20 0
C'est pour dire : "Je l'ai vu" pour certain, pour d'autres, il s'agit véritablement d'apprécier.
La performance d'une grande actrice, et quelques bafouillages, mais que le texte est compliqué ! Tant à dire qu'à comprendre.

La mise en scène recherche une véritable ambiance ; à la fois l'écoute, pour le plaisir, et la tension, la noirceur, pèsent en toile de fond. Cette musique aurait peut être méritée moins de dissonance, afin d'amener un contraste plus fort avec le texte, qu'elle ne fait que souligner.

Est-ce Charlotte Rampling qui récite, où un personnage ? Cette actrice, d'un naturel grave nous embarque, dans la beauté des mots de Sylvia Plath.
12 janv. 2017
8,5/10
97 0
Le public entre dans la salle.
Sur la scène, un pupitre et un chaise à jardin.
Une petite banquette côté cour.

Puis, le noir finit par arriver.
C'est Sonia Wieder-Atherton qui entre la première, son violoncelle et son archet à la main. Elle s'installe.

Puis, la voici. Elle aussi franchit le dernier mètre de la coulisse.
Elle.
Un légende.

Miss Rampling herself, elle et sa silhouette reconnaissable entre toutes.
Une petite robe noire sans manches, qui laisse voir ses bras maigres, sur un legging de la même couleur, avec des ballerines assorties.

Et puis les yeux gris-vert, profonds, intenses.
Et puis la voix. Et quelle voix !

Cette voix va sublimer la poésie de Sylvia Plath, la poétesse américaine.
De son côté la violoncelliste virtuose va nous offrir des pièces de Benjamin Britten.
Difficiles et exigeantes, ces pièces, pour le public comme pour la musicienne (j'en veux pour preuve les nombreux crins qui seront cassés ce soir-là, pendant au bout de l'archet.)

La voix (les textes sont dits en anglais, et surtitrés) et la musique vont nous emporter dans des contrées difficiles.

Telle est la poésie de Sylvia Plath : austère, triste, désespérée.
Ses textes poétiques, découverts après son suicide, à l'âge de trente et un ans, en 1963, sont souvent décrits comme une chronique annoncée de son acte fatal. « Voilà la femme parfaite. Mort. »

Les mots sont exprimés tour à tour avec douceur, violence, suavité, la voix grave de Charlotte Rampling les délivrant dans une douleur contrôlée, qu'elle accompagne de tout son corps.

Un poème déchirant concerne le père de l'écrivain, un père d'origine allemande. Sont évoqués le nazisme, les camps de concentration, la perte de l'Humanité. Je n'ai pu m'empêcher de penser au prix Goncourt « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell.

Tout au long de ces soixante minutes, les mots et les notes se répondent, s'écoutent, se superposent, parfois.

Pendant que l'une joue, l'autre écoute intensément sa partenaire.
Les deux artistes se complètent admirablement, on sent une vraie complicité, un vrai duo, en osmose, qui m'ont totalement fasciné.

Bien entendu, (à part les nombreux compatriotes de la comédienne présents ce soir-là), pour nous autres spectateurs ne maîtrisant que fort mal l'américain littéraire et poétique, il faut se laisser emporter et bercer par ces vers dont on sent bien qu'ils ne prêtent pas à sourire. On regarde davantage la comédienne et la musicienne que l'on ne suit les textes projetés en fond de scène.

Tout est grave, tout est sombre.
Tout est beau.

Oui, j'aurai vu Charlotte Rampling jouer sur scène.
Une vraie chance.
Un privilège !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor