Le CV de Dieu

Le CV de Dieu
Avec Didier Bénureau
  • Didier Bénureau
  • Jean-François Balmer
  • La Pépinière Théâtre
  • 7, rue Louis-le-Grand
  • 75002 Paris
  • Opéra (l.3, l.7, l.8, RER A)
Itinéraire
Billets de 28,00 à 40,00
À l'affiche du :
13 septembre 2018 au 6 janvier 2019
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 19:00
    • 16:00
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Au septième jour, le ciel était bel et bien fini. La terre tournait rond, les animaux gambadaient, l’homme commençait à se développer.

Dieu pensa que sa mission était terminée, et sombra dans une profonde mélancolie. 

Il ne savait à quoi se mettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le cœur n’y était plus. Il n’avait plus confiance en lui, il avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu.

Il lui fallait d’urgence de l’activité, de nouveaux projets, de gros chantiers.
Il décida alors de chercher du travail, et, comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitae.

 

Le CV de Dieu, avant de devenir une pièce de théâtre était un roman de Jean-Louis Fournier, paru en 2008.

Jean-François Balmer est un acteur de cinéma également très présent au théâtre, comme la saison passée dans A droite, à gauche de Laurent Ruquier.  

Didier Bénureau est un humoriste. Son dernier one man show était Didier Bénureau et des cochons, au Théâtre Antoine en 2015.  

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La critique de la rédaction : 6/10. Dieu a un CV bien fourni. C'est ce que nous constatons dès son arrivée sur scène.

Le début de la pièce est surprenant, même si on a lu le résumé. C'est drôle et efficace. Quelques références musicales, artistiques amusent.

Hélas, plus la pièce avance, plus ça se complique. Le concept de reprocher à Dieu tous les malheurs du monde, les ouragans, les séismes, ... est amusant une fois mais lassant sur toute une pièce.

Le CV de Dieu tourne trop en rond. Les ressorts comiques sont surexploités.
Nous avons apprécié l'interprétation des comédiens. Le jeu expressif de Didier Bénureau compense le calme de Jean-François Balmer.

La mise en scène est sympathique.

Le problème vient donc surtout du texte.

Note rapide
6,4/10
pour 10 notes et 9 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
6 critiques
Note de 4 à 7
70%
3 critiques
Note de 8 à 10
30%
Toutes les critiques
12 nov. 2018
7,5/10
8 0
Ce spectacle est une franche comédie, autant intelligemment écrite que bien jouée. J'espère que le duo Bénureau/Balmer n'aura rien perdu de sa fraicheur, de sa connivence et de sa capacité à surprendre (je suis sûre que l'un comme l'autre pimentent chaque représentation avec juste ce qu'il faut d'improvisation pour maintenir l'attention de son partenaire).

L'évocation de Dieu commence sur le rideau de scène. On apprend d'emblée que lorsque furent finis le ciel, la terre, les animaux et l’homme, Dieu pensa qu’il était fini aussi, et sombra dans une profonde mélancolie.

Il ne savait à quoi se mettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le cœur n’y était plus. Il n’avait plus confiance en lui, il avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu. Il lui fallait d’urgence de l’activité, de nouveaux projets, de gros chantiers. Il décida alors de chercher du travail, et, comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitae, et une lettre de motivation qui devait être excellente puisqu'elle lui vaut d'être convoqué sur terre pour une semaine de tests et d'entretiens dans un grand groupe.

La confrontation entre Dieu (Jean-François Balmer) et le DRH (Didier Bénureau) peut commencer. Tout est évidemment surréaliste, oscillant entre le vraisemblable et le paralogique. Comme souvent dans l'écriture de Jean-Louis Fournier.

L'effet comique est renforcé par une multitude de détails, dits ou non-dits, comme le nom de Dieu mentionné sur le "diable" (c'est bien comme cela qu'on appelle ce chariot qui lui permet de trimbaler un CV très conséquent ...), la surcharge d'un costume immaculé rehaussé d'une écharpe de soie violette inspirée d'un signe de dignitaire ecclésiastique et alourdie de passementerie, ou encore la croix obtenue par la juxtaposition de deux outils scripteurs ... avec lesquels tout quidam pourrait écrire son CV.

On rit beaucoup et de bon coeur. Dieu s'exprime sans tabou, avouant s'emmerder là-haut depuis qu'il laisse les passions à son fils... unique, comme on le sait. Et jurer Nom de moi !

Les choix musicaux de Thibault Hédoin sont extrêmes, entre un extrait symphonique et une chanson de Jim Morrison chantée à l'unisson par les deux compères.

Les dialogues sont équilibrés entre deux grands comédiens de manière à ce que chacun ait sa part d'humour et de dérision. Le directeur pose avec naïveté les questions qui taraudent tous les enfants. Pourquoi l'eau est-elle salée ? Pour donner du goût aux poissons, comment n'y aurait-on pas penser ... On ne tombe jamais dans la vulgarité, ce qui n'était pas gagné d'avance. Il y a même des moments qui frôlent la poétique, par exemple lorsque Dieu exprime sa préférence pour l'Atlantique en raison de la présence des crevettes grises.

La création (du monde) est expliquée avec à l'appui des diapositives de peintures de Michel-Ange, dans une parfaite parodie de ce qui arrive au candidat lambda, contraint de justifier son parcours avant d'espérer le poursuivre ailleurs.

Le recruteur n'est pas que naïf. Il sait être mordant comme dans la vraie vie et Dieu n'est pas ménagé à propos de ses erreurs, même s'il dénonce les fakes balancées par le pape avec une savoureuse mauvaise foi.

La mise en scène de Françoise Petit est plutôt sobre, ce qui est préférable car il n'aurait pas été astucieux de trop appuyer les effets comiques. Peu importe que l'entretien soit réussi. Quelles que soient nos croyances on passe une très bonne soirée.
12 nov. 2018
6,5/10
7 0
Dieu créa la Terre, le ciel, les étoiles, les animaux, l’Homme … et une fois l’ensemble achevé, chercha un boulot. Après une candidature effectuée en bonne et due forme, le voilà convoqué dans le bureau d’un DRH pour une série d’entretiens.

Question originalité, Jean-Louis Fournier, l’auteur, frappe fort. Cela dit lorsque l’on sait que de son esprit fertile est sorti notamment La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède ou encore le dessin animé La Noiraude, on comprend mieux le ton décalé de cette pièce. L’humour de second degré est de mise. Aussi, celui qui attend du CV de Dieu un questionnement métaphysique risque d’être très déçu. La vocation de cette pièce est avant tout humoristique. Attention pas de grotesque ou de ridicule. L’auteur a truffé son texte de bons mots et d’échanges vifs entre les deux comédiens. Le public rit de bon cœur. Il faut dire que le duo Jean-François Balmer / Didier Bénureau fonctionne plutôt bien. Le calme flegmatique de l’un tranche avec la nervosité survoltée de l’autre. Chacun maîtrise sa partition.

Très vite l’entretien d’embauche prend des airs d’interrogatoire de police. Si la fin est bien pensée, la pièce, à certains moments, semble un peu patiner, donnant l’impression que l’accumulation de jeux de mots prime sur l’histoire.

Le CV de Dieu tient donc surtout par son humour et le jeu de ses interprètes.
11 nov. 2018
9/10
14 0
Dieu est-il de mauvaise foi ?

Il y a 33 ans (!!!) Jean Louis Fournier, grand complice de Desproges, écrivait ce bijou d'humour noir.
Un dialogue improbable, et parfaitement jouissif, entre Le tout puissant et un DRH étriqué et revanchard.

Car oui Dieu cherche du boulot!
Un Dieu qui est à l'image de l'homme, et non l'inverse... qui a comme nous, pauvres pêcheurs, des lacunes, des ratés ... qui est très très insatisfait de sa progéniture.
Images de Michel Ange à l'appui, il défend son bout de gras. Sa grande excuse : il n'a eu que 7 jours pour tout faire, donc forcément.

Tout est drôle et fonctionne à merveille, à commencer par la relation entre les deux compères et complices, Bénureau et Balmer! Aux questions et reproches du DRH/Bénureau, Dieu/Balmer répond, explique, se défend comme il peut. Alternant les détails, et les sujets fondamentaux, Jean Louis Fournier s'angoissait déjà en 1995 de l'état de notre planète et de nos océans.

"Nom de Moi" dit Dieu !!!
On y croit.
10 nov. 2018
5/10
11 0
Décevant.
Je me régalais à l’avance de l’idée, de ces deux acteurs que j’apprécie. Et... le texte manque d’originalité, quelques répliques bien trouvées et drôles, mais Jean François Balmer en fait trop, Didier Bénureau est plus nuancé, les duos chantés sont excellents, mais... il manque un petit quelque chose en plus.
10 oct. 2018
5/10
15 0
L’idée est excellente, magnifiquement portée par JF Balmer qui joue Dieu.

Dès le début, on savoure l’humour et la facétie de JL Fournier, malheureusement cela glisse rapidement dans la facilité, cela « ne vole pas haut » et le rythme manque, malgré les quelques séquences chantées très réussies.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor