Bronx

Bronx
Mis en scène par Steve Suissa
Avec Francis Huster
  • Francis Huster
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets de 28,00 à 39,00
À l'affiche du :
16 avril 2019 au 6 juillet 2019
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00
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Le Bronx dans les années 1960.

Un quartier en pleine ébullition où la mafia règne sans partage, et le racisme fait son apparition... Le petit Cologio observe de ses neuf ans le monde des « affranchis ».

Il est particulièrement fasciné par leur chef, Sunny. Son père Lorenzo, accepte mal l’intérêt de son fils pour les malfrats : chauffeur d’autobus, il a toujours refusé de se compromettre.

Un soir, Cologio est témoin d’un meurtre perpétré par Sunny mais ne dit rien, ni à la police, ni à son père. Le gangster lui en est reconnaissant et le prend sous son aile. En grandissant, Cologio hésite entre le mode de vie que lui propose le milieu des gangsters et celui de sa vraie famille...

Résistera-t-il à l’attrait de l’argent facile ?

 

Une pièce de Chazz Palminteri adaptée par Alexia Perimony et Steve Suissa. 

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Toutes les critiques
Il y a 16 heures
7,5/10
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Au début des années 1960, Cologio vit dans le Bronx dans le quartier de Fordham où Sunny et sa bande ont élu domicile.
Un jour Cologio est témoin d’un meurtre commis par Sunny. Interrogé par la police, Cologio restera muet.
De là va s’ensuivre une grande histoire d’amitié entre ce « mafieux » et ce « petit Italien ». Au cours d'une confession, Cologio dira de Sunny :
*Mon dieu à moi, il fait la loi dans le quartier.
Le père de Cologio, Lorenzo est un honnête ouvrier et ne voit pas cette relation d’un bon œil… L’éducation de son fils est menacée. Lorenzo place le travail et l’honnêteté en premier plan, ce sont ses valeurs et celles qu’il veut inculquer à son fils.
*le plus important dans la vie, c'est de ne pas gâcher son talent.
Cologio va s’affirmer au milieu de ses deux hommes, il fréquentera
*la bande de copains racistes du quartier malgré les avertissements de Sunny.
*le bar « repaire » de Sunny malgré les remontrances de son père.
Très beau texte où le racisme, la violence, la vengeance mais aussi l’amour, l’amitié sont omniprésents. L’histoire de ce petit garçon qui apprend à être un homme…
*donner de l'amour sans rien attendre en retour.
*accepter les autres tels qu'ils sont.
Au théâtre de poche, dans une ambiance intimiste, Francis Huster dans une gestuelle dynamique nous conte l’histoire de Cologio.
Seul en scène il donnera vie à une vingtaine de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres. C’est une belle histoire pleine d’humanité.
22 avr. 2019
6,5/10
3 0
Cologio, 9 ans, américain d’origine sicilienne, habite le Bronx de 1960 et assis sur une marche il décrit la vie de son quartier. C’est une période où la mafia règne sans partage. Cologio est fasciné par le chef de clan : Sunny.

Un jour, le garçon est témoin involontaire d’un meurtre perpétré par Sunny mais il ne va le dénoncer à la police alors Sunny ‘l’adopte’ bien que cela déplaise aux parents de Cologio. Et Cologio devient C…

Cette histoire peut résonner comme étant du déjà vu surtout si on aime le cinéma car c’est l’adaptation de ce roman de Chazz Palmintieri, qui a donné cette pièce créé en 2012 mais est aussi à l’origine du film ‘Il était une fois dans le Bronx’. L’adaptation est belle et réussie grâce à Alexia Perimony.

Francis Huster joue tous les protagonistes de l’histoire de Cologio qui se déroule sur une petite dizaine d’année. Il faut suivre pour ne pas perdre le fil car il parle vite (mais oui ce n’est pas une légende, les italiens parlent vite) mais on se doute bien de ce qu’il va arriver quand on met les pieds dans l’engrenage mafieux. De multiples rencontres en premières expériences, Cologia va devenir un jeune adulte.

La mise en scène de Steve Suissa est très fluide on change de lieu sans avoir à faire d’effort, tout est dans l’ambiance sonore et lumineuse, on se croirait transporté à New York dans ce quartier du Bronx.
Francis Huster joue sur toute la palette des sentiments et c’est toujours un plaisir de le voir jouer, surtout dans cette salle conviviale du Poche où nous sommes assez proches du comédien. L’expressivité de ses yeux m’a toujours fascinée.
20 avr. 2019
9/10
3 0
« Bronx » de Chazz Palminteri dans une adaptation d’Alexia Perimony et mis en scène par Steve Suissa au théâtre de Poche Montparnasse ou la vie d’un gamin dans le quartier italien où la mafia règne sans partage.

Francis Huster a relevé le défi, tel un athlète, pour rejouer ce texte qu’il avait créé en 2012, version que je n’avais pas vue.
C’est donc avec un œil vierge que j’ai accueilli cette pièce qui m’a donné un coup de poing dans l’estomac.

C’est l’histoire banale d’un gamin, Cologio, âgé de 09 ans au début de l’histoire, dans les années 60, qui va être sans le vouloir, témoin d’un meurtre commis par Sunny, le chef de la mafia locale.
Selon une devise que j’ai fait mienne, « la vie est faite de choix », il va prendre la décision, sous l’œil bienveillant et insistant de son père, de ne pas identifier Sunny lors de l’interrogatoire, auquel il aura été convoqué.
Sunny lui en sera éternellement reconnaissant et le prendra sous son aile.
Commencera alors pour ce gamin, un choix de vie entre une mère et un père aimant, mais qui n’auront pas toutes « les ressources » qu’un chef de la mafia peut avoir…
Un parcours tout en émotion, de l’innocence de l’enfance à la crédulité de l’adolescence rendu parfaitement par le jeu émouvant de Francis Huster.

Tout l’intérêt de ce texte passionnant dans l’interprétation du comédien. Francis Huster s’est emparé de cette histoire avec une énergie démesurée, il mouille sa chemise en donnant tout ce qu’il a en lui pour faire vivre, du plus profond de sa chair, jusqu’au bout de ses doigts, ce gamin qui grandit au milieu de la mafia.
En un quart de seconde, il campe l’un des dix huit personnages qui vivent les situations que traverse Cologio dans son quartier, auprès de Sunny. Ce gamin qui est balloté entre l’autorité paternelle et l’autorité d’un chef de la mafia sur ses ouailles.
Francis Huster a une intensité dans son regard qui vous captive et ne vous lâche pas jusqu’au dénouement de cette histoire : nous sommes hypnotisés par ses yeux et par sa voix.
Dans cette nouvelle adaptation, point de décor, uniquement deux chaises et une table très basse qui symbolisent l’espace dans lequel ce gamin évolue.
En revanche, un montage vidéo très réussi d’Antoine Manichon, accompagné d’une musique de Maxime Richelme qui nous font voyager au fil des péripéties que vit Cologio.
Un gamin qui gagne ses premiers dollars en jouant au craps, des premiers dollars qui vont poser problème dans sa famille, pensez-donc un père chauffeur de bus qui a toujours refusé d’approcher de près ou de loin la mafia, Sunny…mais aussi un gamin qui grandit tout en étant l’ombre de Sunny et qui va connaître ses premiers émois amoureux. Seulement le destin va le conduire sur le chemin d’une belle demoiselle, mais de peau noire, avec un racisme très présent à cette époque, un choix qui se présente dans sa vie…
Ne pensez pas que cette histoire n’est que noirceur et lamentations.
Nous sourions et rions aussi avec les déboires de ce jeune quand par exemple, il prend conseil pour approcher la gente féminine. Encore un choix, l’approche via le camion pour l’un ou la portière pour l’autre de ses conseilleurs, qui vaut son pesant d’or.

La morale de cette histoire comme le dit ce gamin devenu grand, donc plus responsable de ses actes, est la tolérance : ne cherchez pas à changer vos interlocuteurs, prenez-les comme ils sont…certainement plus facile à dire qu’à faire mais tout de même…

La mise en scène de Steve Suissa est ingénieuse et d’une fluidité qui ne peut être respectée que par le jeu d’un très grand comédien qui maîtrise son art comme personne : Francis Huster. Leur complicité est évidente et ils ont tiré le meilleur de chacun d’entre eux pour nous proposer une pièce qu’il faut absolument voir, même si vous l’avez vue à la création.
Un sacré challenge réussi haut la main.
20 avr. 2019
9/10
9 0
Je vais vous faire une proposition (de spectacle) que vous ne pourrez pas refuser.

Francis Huster et son metteur en scène Steve Suissa reprennent l'adaptation du roman de Chazz Palmintieri, qu'ils avaient créée en France en 2012.
Une excellente adaptation que l'on doit à Alexia Perimony.

Cette histoire de mafia, avec des hommes, des vrais, des affranchis, pas des caves, on la connaît.
Surtout si l'on est cinéphile.

C'est en effet ce texte qui servit de point de départ à Robert de Niro pour son film « Il était une fois dans le Bronx ».

Un gamin de neuf ans. Un môme du quartier. Le petit Cologio.
D'origine sicilienne, comme de bien entendu.
Fasciné qu'il est par Sunny, le parrain du quartier. Toujours sur les marches en face de son QG, au Sunny.
Au point qu'un beau jour, l'ayant vu assassiner un homme, le kid ne dénoncera pas le capo di tutti capi à la police.

Une relation quasi père-fils va s'installer entre le caïd reconnaissant et le petit Cologio, qui sera désormais appelé par sa seule initiale C.
Cet enfant aura désormais deux pères, et sera tiraillé entre le biologique, chauffeur de bus intègre, honnête, austère, et le nouveau, le mafioso.

Francis Huster, manteau trois-quarts, cravate noire sur chemise bleue, entre côté cour, par une toute petite porte.
Il sera ce Cologio. Neuf ans.

Nous allons assister à une magistrale leçon de jeu. Une leçon d'interprétation.
Ce que le comédien va faire sur le plateau du Poche-Montparnasse force une nouvelle fois l'admiration.

Tout d'abord, il va nous décrire le Bronx.
C'est bien simple, j'étais dans ce quartier au nord de New-York, j'avais quitté Paris. Sa façon de nous dire les rues, les immeubles aux grands escaliers, les étalages, les façades, sa manière de dépeindre les truands, changeant de voix, d'attitudes, de gestuelles, tout ceci est magistral.

Un changement par rapport à la version de 2012 : ici, plus de décor. Des projections video sur une toile grise couleur aluminium, nous montrent des pans caractéristiques de Big Apple.
Les belles llumières de Jacques Rouverollis (oui, c'est un pléonasme...) permettent de recréer subtilement les lumières de la ville.

Francis Huster interprète un enfant puis un adolescent qui lui-même va en incarner dix-sept autres.
Dix-sept personnages joués par ce môme seront à un moment ou à un autre sur scène.
C'est cet enfant qui nous montre, qui nous décrit et qui nous raconte.

Le comédien va prendre une multitude de voix différentes, laissant souvent celle qu'on lui connaît habituellement, reconnaissable entre toutes. C'est un vrai bonheur de l'entendre, avec ici un timbre éraillée, là un autre à la Jean-Gabin, ici un autre à la Belmondo.

Et puis les yeux de Francis Huster.
Ces yeux clairs, qui, lorsqu'ils vous fixent lors de la représentation, semblent vous transpercer, semblent vous sonder au plus profond de vous-mêmes.
Je serais curieux d'avoir l'impression de la spectatrice qu'il regarde longuement, lorsque dans le texte, amoureux fou, il s'adresse à Jane, qu'il entreprend de séduire maladroitement.
Ah ! Ces yeux !
Plissés ou bien grands ouverts, rieurs, menaçants, gais, tristes, émus, larmoyants.

Des yeux multiples, parce que cette histoire génère une large palette d'émotions, que le comédien nous fait partager avec le talent qu'on lui connaît.

C'est un vrai bonheur d'assister à cette heure un quart de beau théâtre.
On l'aura compris, ce seul en scène impressionnant est une véritable performance de la part d'un Francis Huster particulièrement investi.

Un autre spectacle incontournable. En ce printemps, le poche-Montparnasse nous gâte !

Alors, ma proposition ?
16 avr. 2019
8,5/10
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Un seul en scène exceptionnel avec un grand comédien. Une mise en scène simple avec de belles lumières.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor