Azor

Azor
  • Théâtre de L'Athénée - Louis Jouvet
  • Square de l'Opéra Louis-Jouvet - 7 rue Boudreau
  • 75009 Paris
  • L 3-7-8 Opéra
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Dans cette opérette de 1932, un policier poète rêve d'amours pures, mais poulet qu'il est, fréquente bien des poules...

Ah, l’animal : Gaston, policier poète, est surnommé Azor, comme son chien, mais avec les dames, il n’est point avare de chatteries variées. Mieux, pire : le voilà devenu copain comme cochon avec Kiki-Le-Frisé, célèbre en chef détrousseur des villas huppées… Complétant le bestiaire de cette joyeuse opérette de 1932, on verra galoper des poulets, parader des maquereaux, se faire plumer des pigeons, un monsieur porter des cornes, et une poule au doux blaze de Cloclo la Panthère… 

Amoureuse du swing des 30’s, la fine équipe de Ta Bouche et d’Oh la la, oui oui – Emmanuelle Goizé, Gilles Bugeaud et Stéphan Druet – s’entoure de nouveaux complices. Ensemble, ils repiquent au truc avec des couplets de Willemetz et des refrains jazzy de Gabaroche (auteur de quelques succès de Damia ou de Maurice Chevalier), revigorés par l’orchestration d’Emmanuel Bex, virtuose de l’orgue Hammond. Piquante, cette comédie des erreurs, pas de deux à plusieurs entre rupins et voyoucratie, témoigne aussi de l’hédonisme insouciant du Paris l’Entre-Deux-Guerres, quitte aux plus torrides révélations : “une levrette, un soir, croisa sur le trottoir un beau chien policier, boulevard Rochechouart – ce serait mentir de dire qu’ils ne pouvaient pas se sentir.”

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Toutes les critiques
10 janv. 2019
6,5/10
10 0
Azor : une résurrection mi-réussie !

Un spectacle léger de « café-concert », succès de l’entre-deux guerres, avec un « tube » des années 30, la fameuse chanson « Azor » interprétée par Mistinguett, et remise -plus ou moins- au goût du jour (les années 70 ??) pour cette fin d’année à l’Athénée.

Du « music-hall » rythmé et servi avec dynamisme et enthousiasme par une troupe de jeunes chanteurs-comédiens-danseurs (ils savent tout faire apparemment) et 3 musiciens.
Ils ont de l’abattage et du mordant et ne se ménagent pas !
Des bons artistes de revue qui connait son métier et sait entrer en complicité avec une salle.

Mais je suis restée un peu en dehors…
Déjà c’est long !
Et l’histoire est un peu dépassée (une histoire assez facile et simplette, emplie de stéréotypes qui peut -être faisaient rire le public populaire de l’époque de nos arrière grand parents et grand parents) mais qui ne fait plus tellement rire. A la rigueur sourire parfois.

L’orchestration redonne des accents modernes à cette musique datée, mais l’usage « à fond la caisse » de la sono devient très vite pénible (j’étais au 3ème rang d’orchestre).
La petite salle de l’Athénée, n’en demande pas tant !

Des chanteurs équipés de micros : est-ce bien nécessaire quand on sait que l’acoustique de l’Athénée ne le demande pas vraiment !
Du coup, avec cette sono trop intense, on peine à comprendre ce qui est chanté… voix perturbées par des vibrations rendant les paroles parfois tout à fait inaudibles.
C’est bizarre que le « DJ » installé au cœur du parterre avec un équipement des plus sophistiqués, ne s’en rende pas compte et ne soit pas plus mesuré.

La chorégraphie, les costumes -démodés comme il faut-, les perruques, les transformations rapides des personnages, les éléments de décors , les éclairages sont adaptés au propos du spectacle qui se veut « bon enfant » et les scénettes se succèdent rapidement sans casser le rythme.

Au final, c’est quand même assez long et j’ai fini par être un peu lassée par le trop plein de niveau sonore mais, dans la salle, il semblait y avoir des adeptes. Rires et applaudissements nourris.

Pour ma part, je ne suis pas bien convaincue par l’intérêt de cet Azor, même modernisé (ou justement trop modernisé musicalement parlant !).
Mais, après tout, ce n’est rien d’autre qu’un petit spectacle de fin d’année, période de trêve où il faut être indulgent.
5 janv. 2019
8/10
7 0
Pour faire souffler un peu de modernité Emmanuel Bex et la compagnie Quand on est Trois font quelques arrangements et place l’histoire dans les années 70.

Déjà, trois musiciens (orgue-batterie-guitare électrique) jouent la musique en live en mélangeant les genres et les styles. Au besoin, ils incarnent des personnages dans l’histoire. Puis la mise en scène ingénieuse et dynamique avec quelques décors simples amovibles de Stéphan Druet. Des choix au combien justes car jamais le spectateur ne s’ennuie et on nous emmène dans des aventures ô combien étonnantes et drôles. En un rien de temps, les huit comédiens changent de costumes pour imposer leur talent sur scène. Ils chantent, ils dansent, ils bondissent, ils changent de personnages… le tout dans un rythme millimétré, intense où personne n’a pas le temps de reprendre son souffle. Pas le droit de mettre des pauses car sinon l’ouragan dans lequel nous sommes pris perdrait de son humour.

Les éclats de rire se font entendre à tous les étages. Impossible de ne pas céder à la bonne humeur avec ces airs entêtants, ces déhanchés pleins de séduction, ces phrases qui font mouches, les situations absurdes…

Un magnifique témoignage artistique de l’insouciance du Paris de l’Entre-Deux-Guerres servi par une distribution brillante pleine d’énergie. Ne ratez pas un tel moment de folie pleins de swings et de rires.
8,5/10
6 0
Un spectacle réjouissant, drôle et plein de gaité, servi par une distribution brillante et en verve. Un joli temps de plaisir et de fantaisie.
1 janv. 2019
6,5/10
12 0
Beaucoup d’énergie de la part de cette troupe qui a choisi de remettre au goût du jour une comédie musicale dont une des chansons avait été chantée à l’époque par Arletty.

Les comédiens dansent et chantent à la perfection. C’est frais et léger. Après un démarrage un peu lent, on est pris par l’intrigue et charmé par les airs entraînants. On passe donc un bon moment devant cette pièce malgré certaines longueurs (1h30 aurait suffit…)
On peut y emmener ses parents pour Noël, c’est gai et agréable.
30 déc. 2018
8,5/10
34 0
Azor ! Au pied !

Oui Azor semble être un nom souvent donné à des canidés mais c'est aussi le surnom du nouveau commissaire de Neuilly : un grand beau jeune homme, un poil ahuri et poète à ses heures. Mais son nouveau poste n'est pas de tout repos : il fait tomber toutes les filles à ses pieds mais c’est Marlène Dubois, la fille du ministre de la justice qui a capturé le cœur d’Azor, pendant que le gang de Kiki la Frisette dévalise son quartier.

Mais alors quelle belle et bonne idée d'Emmanuel Bex, excellent musicien qui a déjà fait ses preuves en pièce musicale, de ressortir des cartons cette opérette de 1932 de Gaston Gabaroche avec un livret de Albert Willemetz ! Il nous propose un spectacle qui tient à la fois de la comédie musicale, de l'opérette et du théâtre de boulevard, le tout mélangé à des rythmes brésiliens, jazzy ou psychédéliques. Bref un joyeux mélange de genre totalement réussi !

Après un début plutôt lent, où l'on pourrait s'inquiéter de la suite des aventures d'Azor, l'histoire décolle enfin et nous emmène dans un univers assez délirant pour terminer en mode totalement déjanté.

L'histoire a été déplacée dans les années 60/70, ce qui explique le coté psychédélique avec une sacrée belle version d'une chanson de Janis Joplin interprétée par la talentueuse Fanny Fourquez (l’élue d’Azor) ! Trois sympathiques musiciens sont sur scène : Emmanuel Bex à l’orgue, Tristan Bex à la batterie et Antonin Fresson à la guitare mais aussi dans le rôle du redoutable Kiki la Frisette.

Les huit comédiens/chanteurs de la Compagnie ‘Quand on est trois’ sont vraiment au top et ont l’air de s’amuser tout comme nous :

Gilles Bugeaud qui est hilarant en ministre de la justice, il cumule trois rôles.

Fanny Fourquez chante diablement bien et est bien jolie !

Quentin Gibelin est un Azor bien charmant, il est présent en permanence sur la scène pendant 2h00 et donne de sa personne sans compter.

J’ai beaucoup apprécié aussi les prestations de Pierre Méchanick, Estelle Kaique, Julien Alluguette, Pauline Gardel et Emmanuelle Goizé (qui est aussi la scénographe du spectacle).

La mise en scène de Stephan Druet, assisté de Christelle Toussine aux lumières et d’Alma de Villalobos aux chorégraphies, est millimétrée à souhait pour notre entrainer dans cet univers fantaisiste.

Bref une bien belle soirée pleine de swing et de rires !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor