Alma Mahler, éternelle amoureuse

Alma Mahler, éternelle amoureuse
De Marc Delaruelle
Mis en scène par Georges Werler
Avec Stéphane Valensi
  • Stéphane Valensi
  • Geneviève Casile
  • Julie Judd
  • Théâtre du Petit Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 40,00
Evénement plus programmé pour le moment

Alma Mahler attend son éditeur pour corriger les épreuves de ses mémoires.

Ainsi sont évoqués ses exceptionnels maris (Mahler, Gropius, Werfel) certains de ses turbulents amants (Klimt, Kokoschka ou le père Hollnsteiner...)
A la fin de la soirée c'est la célèbre Vienne tout entière qui aura défilé devant nos yeux.

 

60

La critique de la rédaction : 5/10. Je n'ai pas trouvé cette pièce vraiment palpitante.

Même si la vie d'Alma Mahler est riche, extrêmement mouvementée, une grande succession d'amours et de mariages avec d'illustres artistes de son temps, ce texte m'a paru sans saveur. Je n'ai ressenti aucune émotion.

Alma Mahler est particulièrement antipathique, ce qui ne donne pas envie d'en savoir plus sur son histoire. Je n'ai pas trouvé le jeu d'acteur exceptionnel non plus.

Au final, une pièce de théâtre un peu longue et qui sera vite oubliée.

Note rapide
7,1/10
pour 9 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
3 critiques
Note de 4 à 7
56%
4 critiques
Note de 8 à 10
44%
Toutes les critiques
30 avr. 2017
8,5/10
22 0
Quel caractère cette Alma Malher qui nous livre l'histoire de sa vie tumultueuse !

Un Alma Malher incarnée avec brio par Geneviève Casile, on l'adore alors qu'elle est absolumment odieuse pour ce rôle et ça c'est la marque du talent. En mode miroir sur la scène, il y a une Alma jeune jouée aussi avec talent par Julie Judd. Entre les deux femmes, il y a Stéphane Valensi qui se glisse dans tous les rôles masculins avec beaucoup de réussite.

Les figures masculines, il y en a beaucoup dans la vie d'Alma : Klimt, Mahler, Kokoscha, Gropius et Werfel... et son père aussi. Leur relation sont toujours fortes et passionnées. Elle nous les décrit avec une pointe d'ironie, des touches acerbes et souvent beaucoup d'émotion.

La scénographie n'est pas en reste dans cette pièce, qui nous permet de vivre les flash backs très facilement.

Une très belle soirée.
13 avr. 2017
7/10
24 0
Ma visite toute récente de l'exposition "21, rue la Boetie" au musée Maillol, m'a fait découvrir ou redécouvrir cette peinture "contemporaine" considérée comme dégénérée par les nazis, et ces peintres obligés de fuir aux Usa.

Parmi eux, Oskar Kokoschka... et sa maîtresse Alma Mahler. C'est donc toute imprégnée de cette exposition que j'ai vu la pièce qui retrace la vie de cette femme. Geneviève Casile qui interprète Alma âgée, y est remarquable. Tantôt sentimentale, tantôt aigrie ou blessée par certains souvenirs douloureux, dont la mort de son père et celle de ses enfants, elle nous bouleverse. Et si elle a tant tenu à conserver le nom de son premier mari Gustav Mahler, c'est à la fois pour le prestige de l'artiste auquel on l'associe mais aussi pour l'amour qu'elle lui aura porté... mais sur le tard. Car elle aura plutôt souffert à ses côtés. Trop réduite par son génie de mari à son rôle d'épouse et de mère, elle ne put jamais lui faire lire sa propre musique. Est-ce la raison pour laquelle ensuite elle se rattrapa et vécut sa vie de femme et eu autant d'amants ? Sûrement. Mais cette Alma Malher reste un personnage complexe et la pièce le montre très bien.

On comprend que derrière cette femme aigrie et désabusée, au discours souvent excessif ou brutal, jalonné de piques, se cache une autre femme qui, elle, n'aurait demandé qu'à être comprise et aimée. Et peut-être aussi, être intégrée à la communauté des artistes et ne pas être qu'une compagne. Quant à la mise en scène, avec ces allers retours passé/présent savamment agencés, elle remplit parfaitement sa mission.
23 mars 2017
7/10
10 0
Muse corporelle
L'histoire de cette femme à travers son exceptionnelle vie sentimentale est instructif. Cette vie passionnante est décrite avec talent et bien mise en scène.
14 mars 2017
7/10
14 0
Auteur, metteur en scène et comédiens se sont ligués pour « faire revivre » la truculente Alma Mahler. Cette femme fascinante que ses amis avaient surnommée « la veuve des Quat’zArts », rédige au soir de sa vie ses mémoires. Elle revient sur les moments forts vécus avec Klimt, Mahler, Kokoschka, Gropius, Werfel… L’admiration, l’amour, les scènes orageuses, les épreuves, les deuils, la frustration sont évoqués avec réalisme et humour. Très vite, nous tombons sous le charme de cette femme qui fit de « la survie un art », qui aurait voulu être la première femme à composer un opéra, et nous a laissé quelques Lieder.
« Il aimait ma musique, il aimait mon talent. Il était persuadé, comme moi, que je serais la première femme à écrire un grand opéra ».

Geneviève Casile, très émouvante, nous offre une prestation de haut vol. Julie Judd, en Alma jeune, est convaincante et Stéphane Valensi alterne avec aisance les rôles de l’éditeur américain et des hommes géniaux qu’Alma a aimés, épousés,trompés, quittés, perdus…

Aller à la découverte de ce spectacle à la scénographie très réussie, c’est retrouver, dans la Vienne de la Belle Epoque et au contact d’Alma, la vie intellectuelle et artistique si intense et si chère à Stefan Zweig…
5 févr. 2017
9/10
38 0
Cette pièce est une belle réussite : Geneviève Casile y incarne une Alma Mahler pleine de classe, de sarcasme et de sensibilité. Pour être honnête, mal interprété, son personnage aurait pu être quelque peu désagréable : seules les grandes actrices peuvent jouer les vieilles pimbêches et ne rien perdre de la sympathie de leur public!

Car Alma Mahler est une femme de la vieille école, grande dame ayant selon elle-même tout vu, tout vécu... Et se comportant de façon désobligeante et supérieure avec son éditeur, venu chez elle pour qu'ils relisent ensemble ses mémoires avant publication. Elle lui lancera quelques piques mais au fil de la pièce, la veuve des Quat'z' arts va révéler peu à peu ses fêlures, se transformant en une créature pleine de grâce.
C'est dans cette palette de jeu, dans cette finesse d'interprétation que Geneviève Casile resplendit. L'actrice qui joue Alma jeune, Julie Judd n'est d'ailleurs pas en reste. Les deux femmes se ressemblent et semblent liées- leurs interprétations du même personnage à différentes époques et avec les différents hommes ayant bouleversé le cours de la vie d'Alma s'accordent parfaitement, rajoutant de la beauté à cette pièce bien écrite. Stéphane Valensi leur donne la réplique, figure protéiforme se glissant à tour de rôle dans la peau de Klimt, Mahler, Kokoscha Gropius, Werfel et incarnant ainsi toutes ces figures de l'art dont Alma tombera amoureuse.

Je suis donc ressortie conquise : bien des pièces contemporaines offrant un nom comme tête d'affiche sont décevantes. Mais pas celle-ci : l'écriture et le jeu se nourrissent pour créer quelque chose de grand, un beau moment de théâtre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor