Critiques pour l'événement Et si on ne se mentait plus ?
5 mars 2022
8,5/10
1
Tout au long de la pièce nous sommes pris de rire, emporté par cet univers des années 1900 très bien mis en scène par les décors, les costumes et les personnages en eux-même !

Les acteurs non seulement de savoir jouer presque à la perfection retranscrivent cet esprits qu'on les personnages, leur caractère avec leurs défauts et leurs qualités mais surtout leurs amitiés. Ils ont, pour moi, su incarner leur personnages comme tout acteur se tue à apprendre a le faire.

Émotions forte du début à la fin, une explosion à la fin. Inattendue, passer des rires tout le long de la pièce aux larmes par attachement aux personnages n'est pas évident. Je n'avais encore jamais ressentit ça.

Un énorme merci et encouragement a ces grands acteurs, des applaudissements sont, à mon sens, trop peu pour vous remercier. Bravo à vous.
27 juil. 2019
9,5/10
35
Excellent travail : des comédiens plus que prometteurs. Un beau collectif sur scène ! Une énergie enthousiasmante et une profusion de bons mots mais pas que ... de l'émotion aussi. Une pièce qui met de bonne humeur !
26 avr. 2019
8,5/10
42
Le jeu d'acteur, les décors, la mise en scène ainsi que le texte rendent cette pièce particulièrement agréable.
J'ai passé un très bon moment, transposée en ce début de XXème siècle.
10 févr. 2019
9,5/10
42
Superbe jeu des acteurs, pièce originale, texte de haut niveau, un excellent moment.
Pièce à ne surtout pas rater.
12 nov. 2018
8/10
20
Après avoir présenté leur pièce à Avignon « les Inspirés » s’installent au Lucernaire pour nous conter le déjeuner du jeudi midi des « mousquetaires » comme ils aimaient à s’appeler.

Ils étaient comme les cinq doigts de la main inséparables dans l’amitié comme dans le doute, les joies et les difficultés de la vie. Inspirés par les mémoires de Sacha Guitry ce sont deux acteurs de la troupe, Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou, qui s’y collent pour écrire cette histoire avec subtilité, intelligence et humour. Maxence Gaillard, Guillaume d’Haucourt et Nicolas Poli complètent la distribution. Ils interprètent avec virtuosité et truculence leurs rôles où chaque caractère est ciselé avec précision et justesse.

Un incontournable spectacle pétillant, instructif et spirituel mis en scène avec maestria par Raphaelle Cambray qu’il ne faut pas manquer.
9 nov. 2018
9,5/10
19
Rythme enlevé, jeux de mots bien ciselés, jeux d'acteurs sans faute : un vrai plaisir !
A déguster des que possible !!!
14 oct. 2018
8/10
29
« La plus grande faiblesse est de croire autrui sur parole, rien n’est plus ordinaire que le mensonge ».
D’après cette citation, le mensonge ne serait finalement que le propre de l’Homme. Mais qu’en est-il lorsqu’il vient s’immiscer au milieu d’une amitié ? Car, le dilemme de cette pièce réside bien dans une sorte de paradoxe, pouvant être grossièrement résumé ainsi : le mensonge est-il indispensable pour préserver l’amitié ?

Dans le cas présent, nous ne parlons pas de n’importe quelle amitié. Non, non. Celle qui est en jeu réunit la fine fleur des penseurs et lettrés de société française de la Belle Époque. Ainsi, au cœur de l’opulent salon de la résidence Guitry, cinq convives se retrouvent, chaque jeudi, pour déjeuner. Autour de la table, Lucien Guitry, bien sûr, mais aussi Jules Renard, Alfred Capus, Tristan Bernard et Alphonse Allais, lequel se distingue par un sens de la ponctualité plus qu’approximatif. Autour d’un verre (puis d’un repas, dès lors que M. Allais est enfin arrivé), les échanges sont vifs, passionnés, animés, mais toujours bienveillants. Hors de question de se brouiller, ils sont entre amis … Mais, se disent-ils vraiment toute la vérité ?

Joliment mis en scène par Raphaëlle Cambray, « Et si on ne se mentait plus ? » aborde un thème qui parle à tous, car il concerne tout le monde. Personne ne peut en effet se vanter de n’avoir jamais été la victime d’un mensonge, et encore moins l’auteur. Le texte n’est pas avare de bons mots, provoquant immanquablement des rafales de rire dans la salle. Un vrai bonheur !

Autant le dire tout de suite, cette création de la compagnie Les Inspirés est une réussite. Les rôles sont taillés sur mesure pour des comédiens plus que convaincants. Emmanuel Gaury, d’abord, incarne un Lucien Guitry fin d’esprit, un brin suffisant, mais prêt à tout pour maintenir les liens qui unissent ses amis. Mathieu Rannou, ensuite, campe un Alphonse Allais attachant, plein de vie, un peu étourdi, mais vivant au rythme de ses rêves. Je cite ces deux comédiens à dessein, car ils sont les deux auteurs de cette pièce. Félicitations, messieurs ! Où diable, sont-ils allés chercher cette idée aussi folle qu’originale ? Hé bien, pas bien loin … dans les mémoires d’Alexandre Guitry, « fils de », plus connu sous le prénom de … Sacha. Poursuivons notre tour d’horizon. Jules Renard prend les traits de Maxence Gaillard. Inquiet de sa plume, l’auteur ne parvient pas à se rassurer quant au talent qui l’habite. Nicolas Poli donne à voir un Alfred Capus sûr de lui, de ses textes. Personnage qui aura un rôle bien particulier dans l’intrigue, mais chuuut ! Enfin, Guillaume d’Harcourt présente un Tristan Bernard enjoué et ayant toujours mille projets à réaliser.

En somme, cinq caractères totalement contraires qui n’auraient jamais dû s’entendre. Et pourtant …

« Et si on ne se mentait plus ? », avec de beaux mots, en dit beaucoup sur ces illustres figures, mais à travers eux en dit beaucoup sur chacun d’entre nous. L’amitié, n’est-ce pas ce qui fait le sel de la vie ? En définitive, la plus solide des amitiés ne craindra jamais la tempête. Que celle-ci se nomme argent, succès ou encore conquête.

Une preuve ? Rendez-vous donc au Lucernaire !
Une pièce à voir … entre amis.
10 sept. 2018
9/10
26
Leçon de théâtre. Hier, nous n'étions pas au Lucernaire en 2018, nous étions au 26 place Vendôme, quelque part entre 1896 et 1905.

Texte ciselé. Répliques cinglantes. Le tout servi au mieux par les costumes et la mise en scène. Un épilogue fin et original, extrêmement touchant et plein de poésie. Le plaisir de regarder ces acteurs jouer, n'a d'égal que la (re)découverte de ces incontournables bons mots qui nous rendent le quotidien plus léger.
6 sept. 2018
8/10
70
« On ne va pas se mentir ! »
Combien de fois par jour entendons-nous actuellement ce tic de langage, ici et là, à la télé, à la radio, dans les dîners, etc, etc...
Le titre de la pièce fait évidemment référence à ces six mots-là.

Va nous être posée une subtile question qui mérite vraiment qu'on se la pose : « l'amitié est-elle soluble dans le mensonge ? »

Voici en effet le thème principal de la pièce écrite par Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou.
L'amitié entre cinq hommes va-t-elle résister au mensonge ?

La question est d'autant plus intéressante que nous sommes en 1901, et que ces cinq hommes-là sont d'incontournables icônes de la vie culturelle française. On les qualifierait maintenant de stars !
Jules Renard, Alphonse Allais, Tristan Bernard, Alfred Capus et Lucien Guitry déjeunaient effectivement ensemble tous les jeudis midi, et ce, depuis 1896.

En octobre 1901, leur amitié va prendre un véritable tournant. Oui, ils vont se mentir...
Réussiront-ils à surmonter leur si précieuse conditions d'amis véritables ?
Allez donc savoir...

On l'aura compris, c'est une pièce de mecs ! Le club des cinq au Lucernaire, en quelque sorte...
Oui, sauf qu'ils sont mis en scène par Melle Raphaëlle Cambray.

Les deux auteurs sont sur scène avec trois autres de leurs camarades, Maxence Gaillard, Nicolas Poli et Guillaume d'Harcourt, tous formés par Jean-Laurent Cochet.

Les cinq potes ont alors constitué leur compagnie au nom flamboyant : les Intrépides.

La metteure en scène a parfaitement su faire tourner la parole, et à faire en sorte que les spectateurs s'intéressent à chaque personnage.
La direction d'acteurs est précise, alerte, enlevée.

Les comédiens ont su quant à eux s'approprier non seulement « l'aspect extérieur » de ces cinq monstres sacrés, mais également leurs spécificités plus intérieures, plus intellectuelles.

(Au passage, il faut tirer un beau coup de chapeau aux deux costumières, Margot Déon et Leslie Pauger, qui ont habillé les cinq comédiens de façon splendide et à la scénographe Catherine Bluwal. Nous sommes vraiment en ce début de XXème siècle.)

Il y a d'ailleurs une très jolie scène au cours de laquelle Alphonse Allais (Mathieu Rannou), tel un Sherlock Holmes au mieux de sa forme, parvient à déduire l'appartenance des verres abandonnés de ses quatre copains sortis du salon pour aller déjeuner.
En découle d'épatants petits portraits psychologiques.

Dans le texte, et comment pourrait-il en être autrement, les bons mots, les tirades et les aphorismes de ces célébrissimes auteurs fusent.
Les comédiens nous font donc beaucoup rire, mais pas que !
Ils vont également sacrément nous émouvoir.

A cet égard, la fin du spectacle, que je ne dévoilerai évidemment pas, est assez bouleversante.

La réponse à la question initiale sera révélée avec beaucoup de finesse, de pudeur et de retenue, sans aucun pathos de mauvais aloi.

Un texte aux petits oignons, une mise en scène au millimètre et d'excellents comédiens : comment dès lors s'étonner des applaudissements nourris et des « bravi » qui viennent ponctuer ce vrai bon moment de théâtre ?
8,5/10
20
Alors ?
Tout en velours, les littéraires ardents dégagent beaucoup de testostérone et de neurones. Ils sont élégants et beaux, ils portent (beaucoup) des toasts. La taquinerie est de rigueur : "Il vide plus de verres que vous ne remplissez de salles de théâtre". Entre cognac et absinthe, une bande d'amis qui se vouvoient se retrouvent hebdomadairement pour déjeuner. Ils n'aspirent pas à une vie banale et ne portent pas des noms inconnus : Alphonse Allais (Mathiou Rannou), Tristan Bernard (Guillaume d'Harcourt), Alfred Capus (Nicolas Poli), Lucien Guitry (Emmanuel Gaury) et Jules Renard (Maxence Gaillard). Chaque rôle va comme un gant aux comédiens. Ils transmettent leur complicité sur le plateau, qu'on imagine aisément en dehors du théâtre également. Vont-ils privilégier leur ambition ou leur amitié ? Faut-il tout dire à ses amis ? Est-ce un mensonge ou une omission ? Histoire d'opportunité professionnelle, de liaison adultérine, le rythme est soutenu et enjoué. "Les déjeuners entre amis, c'est drôle sur le moment mais ennuyeux à raconter"
4 sept. 2018
8/10
22
Cinq comédiens talentueux dans la première création théâtrale de leur collectif... Qui sent le succès à plein nez !

Paris 1901 : cinq grands hommes, cinq mousquetaires moustachus qui ne manqueraient pour rien au monde leurs déjeuners au 26 place Vendôme. Ce sont Lucien Guitry, Jules Renard, Tristan Bernard, Alfred Capus et Alphonse Allais… Amis pour le meilleur et parfois pour le pire.

« Et si on ne se mentait plus? » est une pièce de boulevard rythmée sur fond de décor historique : elle nous raconte une histoire universelle d’amitié, l’histoire passée de la « Belle époque » et des histoires d’auteurs, hommes de théâtre, académiciens et inventeurs dont notre temps n’a plus toujours la mémoire nette. C’est une pièce comique, rondement menée grâce à un travail de troupe de grande qualité où chacun fait état de son talent sans qu’aucun ne vole la vedette aux autres. Au fil des quiproquos et embrouillaminis se dessine un très bon moment de comédie qui ravive la mémoire de ces hommes, célèbres en leur temps.

Pour la joie de découvrir sur scène des personnages qui ont fait notre histoire littéraire et théâtrale, je ne peux que vivement recommander cette création !
2 sept. 2018
8/10
24
Paris, la Belle Epoque : 5 amis déjeunent toutes les semaines ensemble.

Voilà une habitude immuable pour Jules Renard, Tristan Bernard, Alfred Capus et Alphonse Allais qui se retrouvent chez Lucien Guitry. Entre de si beaux esprits et avec de la bonne chère et aussi pas mal d'alcool, les bons mots vont se multiplier. Mais on découvre aussi que l'amitié peut être fragile quand un mot d'esprit est dit sur un ton plus acerbe ou que certaines vérités feraient mieux de ne pas être dites. Ce qui fait le sel de cette pièce, c'est de voir comment les relations entre les cinq compères ont été rendues par les auteurs qui sont aussi deux des comédiens Mathieu Rannou (l'étourdi et drolissime Alphonse Allais) et Emmanuel Gaury (qui est un sublime Lucien Guitry).

La mise en scène de Raphaëlle Cambray est impeccable et restitue avec un même bonheur la fragilité et le force de cette amitié superbe.

Sur scène, on sent une belle complicité entre les cinq gaillards. Chacun a sa personnalité et apporte un petit plus à l'édifice. Maxence Gaillard est un Jules Renard en quête du succès qui n'a pas toujours confiance en lui. Guillaume d'Harcourt est un Tristan Bernard généreux et plein d'humour. Nicolas Poli est un Alfred Capus droit dans ses bottes. Mathieu Rannou en Alphonse Allais est un tête en l'air au potentiel comique indéniable. Emmanuel Gaury est un Lucien Guitry facétieux et charmeur.

Une belle histoire pour cette rentrée théâtrale.
21 août 2018
9/10
11
Vu durant le festival d'Avignon 2018 :
Chaque jeudi, cinq amis se retrouvent chez l’un d’entre eux pour déjeuner. Mais ce ne sont pas n’importe quels hommes. L’hôte ? Lucien Guitry, le père de Sacha. Les convives ? Jules Renard, Alphonse Allais, Tristan Bernard et Alfred Capus. Leur routine hebdomadaire est réglée comme du papier à musique. Mais en cette année 1901, de petits mensonges vont s’infiltrer dans cette amitié. Est-elle aussi indéfectible qu’ils le croient ?

Le thème principal de la pièce surgit comme une évidence dans ce résumé : l’amitié dans ce qu’elle a de cimentant mais aussi de fragile. L’amitié fonctionne-t-elle sur une vérité frontale ou sur de petits mensonges de convenance ? Mais si ce n’était que le seul attrait de la pièce, on l’a déjà vu ailleurs. Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou sont bien plus malins et subtils. En nous racontant l’amitié réelle des esprits parisiens les plus brillants de leur époque, c’est le début du vingtième siècle qu’ils nous peignent en filigrane : une période d’insouciance où les deux guerres mondiales à venir ne sont pas dans les esprits, où l’absinthe n’est qu’un alcool un peu trop enivrant mais qu’on n’imagine pas dangereux. Une période également où les arts de la scène sont en pleine effervescence et dominés par des acteurs comme Lucien Guitry.

Le texte est drôle (parfois même hilarant), fin et utilise un éventail assez large d’émotions. On se surprend à verser des larmes à la fin. Les saillies des personnages sont fidèles à leur légende : spirituelles et visant juste. Ils nous font (re)découvrir des noms bien souvent oubliés ou méconnus de notre patrimoine littéraire. Dès la sortie de la salle, nous n’avons qu’une envie : se ruer sur leurs œuvres pour prolonger un peu de temps avec ces amis qu’on ne veut plus quitter.

Amis à la ville, les cinq comédiens brillent par leur complicité évidente qui donne une épaisseur supplémentaire à l’ensemble. Maxence Gaillard est un Jules Renard frustré de ne pas être encore reconnu. Il porte un regard plein d’envie sur ses camarades déjà au sommet. Emmanuel Gaury incarne un Lucien Guitry plein d’esprit avec une espièglerie communicative. Toujours un sourire en coin, il glisse comme une anguille dans cette amitié : il ne se fait jamais attraper mais est pourtant là. Le Tristan Bernard de Guillaume D’Harcourt est plein de bonhomie, volontiers arnaqueur, souvent une bouteille en main maisjamais méchant. Nicolas Poli, quant à lui, campe un Alfred Capus dont la raideur physique évoque une certaine raideur morale. Il incarne la droiture. Mathieu Rannou s’offre, avec le rôle d’Alphonse Allais, une escapade burlesque réussie. Toujours à contretemps, il évolue comme un personnage de Jacques Tati. Il est lunaire.

Et si on ne se mentait plus ? est, sans conteste, premier dans notre cœur de festivalier. Il cumule un texte subtil et drôle, une distribution impeccable et une mise en scène au diapason de tout ceci. On en ressort charmé. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le spectacle affiche complet et a des listes d’attentes. Il est prudent de réserver. Gageons que le succès ne s’arrêtera pas là et nous prédisons un grand avenir pour cette pièce.

Hâte de découvrir la pièce !

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Mercredi 22 août 2018