Une leçon d'histoire de France

Une leçon d'histoire de France
Mis en scène par Jean Laurent Silvi, Maxime d'Aboville
Avec Maxime d'Aboville
  • Maxime d'Aboville
  • Théâtre des Mathurins
  • 36, rue des Mathurins
  • 75008 Paris
  • Havre-Caumartin (l.3, l.7, l.8, l.9, RER A et E)
Itinéraire
Billets de 12,95 à 17,50
À l'affiche du :
14 octobre 2018 au 31 mars 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 17:30
Réservation de tickets

J’ai imaginé de faire une leçon d’histoire avec l’idée, plutôt que d’écrire moi-même – ou d’improviser – un cours qui aurait manqué d’envergure et de souffle, de composer cette leçon à partir d’extraits de grandes œuvres de notre littérature historique.

Pour faire vivre sur scène cette épopée, qui tient plus du grand récit mythologique que du cours d’histoire scientifique, je me suis amusé à tenir le rôle de l’instituteur d’autrefois, avec sa blouse grise et sa grande carte de France, comme on en voyait jadis dans toutes les salles de classe.

Maxime d’ABOVILLE

 

Pour cette deuxième Leçon d’histoire de France, Maxime d’Aboville fait revivre les plus belles pages d’œuvres mythiques de notre littérature, comme Les Trois Mousquetaires ou les Mémoires de Saint-Simon, pour conter l’histoire de France à la manière d’un palpitant récit d’aventures ou d’une savoureuse chronique de mœurs.

De la très célèbre victoire de François Ier à Marignan qui consacre la suprématie du royaume de France, à la mort de Louis XIV sonnant le glas de la monarchie absolue, en passant par les guerres de Religion, cette nouvelle « leçon » revisite les « riches heures » de ces deux siècles de tragédie et de grandeur. L’histoire, ainsi, s’invite au théâtre…

 

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La critique de la rédaction : 7/10. Cela ferait rêver plus d’un élève d’avoir un professeur d’histoire aussi passionné, habité !

Sans cartable mais à l’heure pour suivre notre cours, nous nous installions dans la salle en nous attendant à un spectacle pointu. Il était en fait très accessible. Maxime d’Aboville parle des grands hommes, évoque des faits historiques très connus mais parfois un peu laissés de côté dans nos mémoires, donc cela fait du bien de réviser ses bases !

Armé de sa carte de France et de quelques illustrations, il balaye une période assez large allant de la bataille de Marignan à la mort de Louis XIV. Malgré cela, les transitions restent fluides. Nous nous demandons après coup comment il a fait pour passer de François Ier à Henri II, de Louis le Juste au Roi Soleil sans que nous nous en rendions compte, sans cassure de rythme.

Le format, la mise en scène ne sont pas extrêmement originaux. Néanmoins, c’est bien écrit, avec de bons mots, quelques traits d’humour et un chouïa d’improvisation.

L’acteur a une façon de déclamer son texte un peu vieille école, cela donne du charme à sa prestation. Derrière le masque austère du pointilleux professeur, nous remarquons que le Molière du comédien 2015 est accessible et sympathique.

L’heure vingt passe relativement vite et nous sortons avec le sourire du Poche-Montparnasse.  

Note rapide
7,8/10
12 pour 12 notes et 10 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
33%
8 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
26 nov. 2018
5,5/10
4 0
Presque une déception pour moi ce spectacle tant attendu que j'avais raté au Poche.

Le cours d'histoire n'est ni intéressant, ni drôle. Le parti pris de raconter l'histoire de France avec un coté partisan franchouillard (pour bouter la perfide Albion hors de France) n'est absolument pas approprié. De plus, la présentation de la leçon façon 'old school' est triste comme la veste grise du professeur, il n'y a aucune complicité qui s'installe avec la salle et pourtant, je connais bien mon Histoire de France mais pas envie de répondre à un si triste sir.

Deux périodes étaient présentées à la suite : de l’An Mil à Jeanne d’Arc et de 1515 au Roi Soleil : deux périodes riches et différentes pourtant.
14 oct. 2018
8,5/10
19 0
Le porteur d'Histoire.

Maxime et sa bande sont de retour ...
Facétieux, malicieux, merveilleux, talentueux, il nous conte tour à tour grandes batailles et tout petits détails.

Avec un chauvinisme réjoui et assumé,
Maxime est souvent prompt à sortir son épée !
Jeanne d'Arc et Ravaillac redeviennent familiers.
D'Artagnan quant à lui est toujours vivant.
Et nous - mauvais - élèves on se régale .....vraiment !

Je ne vois pas pour ma part de meilleure façon de passer un dimanche après midi !
28 avr. 2018
9/10
19 0
Il y a les fans d'histoire qui connaissent les dates des batailles, les lignées royales,... et ceux qui ont (presque) tout oublié.

Les deux catégories ici sont ravies, car c'est à partir des plus grands textes de la littérature historique que le comédien Maxime d'Aboville, que j'avais adoré dans ce même Théâtre pour la pièce The Servant ou plus récemment au Théâtre Hébertot pour Les Jumeaux vénitiens, a écrit son spectacle. Une belle sélection de Victor Hugo, Chateaubriand, Jules Michelet, Alexandre Dumas et le Duc de St Simon. La langue est belle, les anecdotes truculentes, les épisodes qui ont construit la Terre de France souvent hallucinants… On se régale !

Deux périodes sont présentées : de l’An Mil à Jeanne d’Arc et de 1515 au Roi Soleil. La première période est sans doute la moins connue et se révèle passionnante car nous sommes à la construction même de notre pays. Le deuxième, plus familière avec notamment la part belle accordée à Louis XIV, nous est tout autant agréable à entendre. Les deux leçons se laissent très bien voir à la suite l’une de l’autre.

Maxime d’Aboville, plein d’énergie, nous fait adorer l’histoire de France et rire dans ce rôle du professeur qui porte son pays aux nues et les Anglais … ah les Anglais… en ennemi éternel. Complice, farceur, mais surtout incarné par le souhait de transmettre ce patrimoine, le comédien emplit de ses mutiples portraits et tableaux la scène du Théâtre de Poche Montparnasse. Bravo !

Gros coup de cœur.
24 mars 2018
10/10
26 0
Quelle chance d'avoir pu assister à Une leçon d'Histoire de Maxime d'Aboville hier soir. J'avais choisi au hasard la pièce et nous avons eu la chance d'assister à la Part II.

Elle démarre à partir du règne de François 1er et s'achève sous Louis le Grand.
C'est très interactif avec la salle. D'ailleurs beaucoup de parents viennent accompagnés de leurs enfants et Maxime d'Aboville aime cela et prend énormément de plaisir à endosser le rôle du professeur.
Un problème d'éclairage pendant le déroulement de la pièce, ne le déstabilise absolument pas. Il en joue au contraire, ce qui apporte son petit effet. Idem pour les accessoires soient les cartes déposées sur son bureau. C'est jouissif pour le spectateur.
Il est génial comme à son habitude et on ne décroche pas un instant.
Nous avons hâte d'y retourner pour assister cette fois à la Part I, en espérant que cela est encore possible.
Un très bon moment de théatre dans le joli petit écrin qu'est le théâtre de poche Montparnasse.
Nous nous sommes régalés.
4 févr. 2018
9/10
62 0
C'est une célèbre carte Vidal-Lablache représentant l'évolution du territoire français de 981 à 1871 qui attend les spectateurs sur le plateau du Poche-Montparnasse.

Le décor est ainsi planté, nous voici dans une salle de classe, nous sommes des élèves de CM1 qui attendons M. d'Aboville, l'Instituteur sévère mais juste, vaillant hussard noir de la troisième République.

Il entre côté cour, (forcément...), en blouse grise, gilet de flanelle et nœud papillon.
Son tout premier regard est magnifique et nous dit tout : il fronce les sourcils, il jauge sa classe.
C'est lui le Maître, et de ce premier regard, il s'assure du silence et de l'attention de ses ouailles.

La leçon peut commencer.

Ce n'est donc pas un one-man-show dans lequel le comédien raconterait SON histoire de France.
Non. Le filtre du théâtre est bel et bien là : c'est un instituteur qui donne sa leçon. Mieux, qui vit les grande heurs et malheurs de notre patrimoine historique.

Cet enseignant va vibrer pour nos héros nationaux, il se voit sur les champs de bataille, il mime de sa férule les combats et autres assassinats qui émaillent notre histoire.
Sa blouse lui sert de bouclier, de manteau, et simule parfois un corps à terre.

Maxime d'Aboville a repris ce spectacle composé (pour l'instant?) de deux parties : la première court de l'an Mil à Jeanne d'Arc, la seconde que j'espère voir devenir deuxième couvre la période allant de 1515 à la mort de Louis XIV. Voir les deux épisodes à la suite est une très bonne idée.

Le comédien-auteur a utilisé les textes de grands écrivains et/ou historiens tels que Michelet, Saint-Simon, Dumas, Chateaubriand, ainsi que d'autres et non des moindres.
Il a écrit les transitions, il a parsemé le texte de bons mots, de références actuelles.
Tout devient ainsi très vivant, très drôle aussi, créant une véritable épopée.

Comme il l'écrit dans le dossier de presse, « [..] on peut parfois contester la valeur scientifique des écrits des grands historiens du XIXème siècle [...] »
Maxime d'Aboville donne dans le roman national, pour reprendre un concept cher aux actuels jeunes historiens-chercheurs, par opposition à leur conception d'un rigoureux enseignement scientifique de l'Histoire de France.

Qu'importe : ici, je le répète, c'est bien un instit' laïcard de la troisième République qui enseigne.
J'en veux pour preuve le runing-gag concernant les « photos » montrées au public. Les amateurs de planches Rossignol (de Montmorillon) se régalent !

Le comédien est véritablement excellent, incarnant ce Maître d'école passionnant et passionné.
Il faut voir son air jovial et exalté, l'oeil brillant lorsque les troupes françaises collent la pâtée à la perfide Albion !
En revanche, Crécy (1346), Azincourt (1415) le plongent dans le désespoir le plus profond, il est au bord des larmes...
Ces moments-là sont purement et simplement jubilatoires !

Il prend également le public à partie, jouant avec les élèves que nous sommes, nous posant des questions concernant les dates ou les grands évènements, apostrophant certains « cancres » n'ayant pas éteint leur téléphone.

Il bondit sur scène, il mime les charges de lourdes cavaleries, il pourfend l'air de sa terrible et redoutée baguette !
Le rythme, la fougue, le panache sont omniprésents.
On rit énormément, il est vraiment très drôle, très spirituel.

Tout ceci est de la très belle ouvrage.
C'est un moment de théâtre qui rappelle à certains bien des choses, c'est un spectacle un peu nostalgique et en même temps très actuel.
M. d'Aboville, Maitre du CM1 de l'école Poche, Monsieur l'Inspecteur de l'Education nationale chargé de la Circonscription Montparnasse augmentera à coup sûr votre notre pédagogique.

Maxime d'Aboville, votre leçon d'histoire de France est assurément une leçon de théâtre !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor