Critiques pour l'événement Une leçon d'histoire de France
22 août 2019
8/10
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Belle découverte avec ce seul en scène !

J'y allais car c'était une connaissance d'une connaissance, et les commentaires étaient positifs, mais sans savoir à quelle sauce j'allais être mangée. J'en suis ressortie subjuguée ! A travers (uniquement !) des extraits des plus grands auteurs français, Maxime d'Abboville réussit à nous faire vivre les plus grands moments de l'histoire de France. Dans la salle, des enfants, des parents, des plus agés...

Bref, pour tous les âges, à partir du moment où vous voulez découvrir l'histoire de notre beau pays à travers un angle différent. Maxime d'Abboville sert les grands auteurs avec brio, un grand merci pour cela !
14 oct. 2018
8,5/10
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Le porteur d'Histoire.

Maxime et sa bande sont de retour ...
Facétieux, malicieux, merveilleux, talentueux, il nous conte tour à tour grandes batailles et tout petits détails.

Avec un chauvinisme réjoui et assumé,
Maxime est souvent prompt à sortir son épée !
Jeanne d'Arc et Ravaillac redeviennent familiers.
D'Artagnan quant à lui est toujours vivant.
Et nous - mauvais - élèves on se régale .....vraiment !

Je ne vois pas pour ma part de meilleure façon de passer un dimanche après midi !
28 avr. 2018
9/10
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Il y a les fans d'histoire qui connaissent les dates des batailles, les lignées royales,... et ceux qui ont (presque) tout oublié.

Les deux catégories ici sont ravies, car c'est à partir des plus grands textes de la littérature historique que le comédien Maxime d'Aboville, que j'avais adoré dans ce même Théâtre pour la pièce The Servant ou plus récemment au Théâtre Hébertot pour Les Jumeaux vénitiens, a écrit son spectacle. Une belle sélection de Victor Hugo, Chateaubriand, Jules Michelet, Alexandre Dumas et le Duc de St Simon. La langue est belle, les anecdotes truculentes, les épisodes qui ont construit la Terre de France souvent hallucinants… On se régale !

Deux périodes sont présentées : de l’An Mil à Jeanne d’Arc et de 1515 au Roi Soleil. La première période est sans doute la moins connue et se révèle passionnante car nous sommes à la construction même de notre pays. Le deuxième, plus familière avec notamment la part belle accordée à Louis XIV, nous est tout autant agréable à entendre. Les deux leçons se laissent très bien voir à la suite l’une de l’autre.

Maxime d’Aboville, plein d’énergie, nous fait adorer l’histoire de France et rire dans ce rôle du professeur qui porte son pays aux nues et les Anglais … ah les Anglais… en ennemi éternel. Complice, farceur, mais surtout incarné par le souhait de transmettre ce patrimoine, le comédien emplit de ses mutiples portraits et tableaux la scène du Théâtre de Poche Montparnasse. Bravo !

Gros coup de cœur.
24 mars 2018
10/10
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Quelle chance d'avoir pu assister à Une leçon d'Histoire de Maxime d'Aboville hier soir. J'avais choisi au hasard la pièce et nous avons eu la chance d'assister à la Part II.

Elle démarre à partir du règne de François 1er et s'achève sous Louis le Grand.
C'est très interactif avec la salle. D'ailleurs beaucoup de parents viennent accompagnés de leurs enfants et Maxime d'Aboville aime cela et prend énormément de plaisir à endosser le rôle du professeur.
Un problème d'éclairage pendant le déroulement de la pièce, ne le déstabilise absolument pas. Il en joue au contraire, ce qui apporte son petit effet. Idem pour les accessoires soient les cartes déposées sur son bureau. C'est jouissif pour le spectateur.
Il est génial comme à son habitude et on ne décroche pas un instant.
Nous avons hâte d'y retourner pour assister cette fois à la Part I, en espérant que cela est encore possible.
Un très bon moment de théatre dans le joli petit écrin qu'est le théâtre de poche Montparnasse.
Nous nous sommes régalés.
4 févr. 2018
9/10
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C'est une célèbre carte Vidal-Lablache représentant l'évolution du territoire français de 981 à 1871 qui attend les spectateurs sur le plateau du Poche-Montparnasse.

Le décor est ainsi planté, nous voici dans une salle de classe, nous sommes des élèves de CM1 qui attendons M. d'Aboville, l'Instituteur sévère mais juste, vaillant hussard noir de la troisième République.

Il entre côté cour, (forcément...), en blouse grise, gilet de flanelle et nœud papillon.
Son tout premier regard est magnifique et nous dit tout : il fronce les sourcils, il jauge sa classe.
C'est lui le Maître, et de ce premier regard, il s'assure du silence et de l'attention de ses ouailles.

La leçon peut commencer.

Ce n'est donc pas un one-man-show dans lequel le comédien raconterait SON histoire de France.
Non. Le filtre du théâtre est bel et bien là : c'est un instituteur qui donne sa leçon. Mieux, qui vit les grande heurs et malheurs de notre patrimoine historique.

Cet enseignant va vibrer pour nos héros nationaux, il se voit sur les champs de bataille, il mime de sa férule les combats et autres assassinats qui émaillent notre histoire.
Sa blouse lui sert de bouclier, de manteau, et simule parfois un corps à terre.

Maxime d'Aboville a repris ce spectacle composé (pour l'instant?) de deux parties : la première court de l'an Mil à Jeanne d'Arc, la seconde que j'espère voir devenir deuxième couvre la période allant de 1515 à la mort de Louis XIV. Voir les deux épisodes à la suite est une très bonne idée.

Le comédien-auteur a utilisé les textes de grands écrivains et/ou historiens tels que Michelet, Saint-Simon, Dumas, Chateaubriand, ainsi que d'autres et non des moindres.
Il a écrit les transitions, il a parsemé le texte de bons mots, de références actuelles.
Tout devient ainsi très vivant, très drôle aussi, créant une véritable épopée.

Comme il l'écrit dans le dossier de presse, « [..] on peut parfois contester la valeur scientifique des écrits des grands historiens du XIXème siècle [...] »
Maxime d'Aboville donne dans le roman national, pour reprendre un concept cher aux actuels jeunes historiens-chercheurs, par opposition à leur conception d'un rigoureux enseignement scientifique de l'Histoire de France.

Qu'importe : ici, je le répète, c'est bien un instit' laïcard de la troisième République qui enseigne.
J'en veux pour preuve le runing-gag concernant les « photos » montrées au public. Les amateurs de planches Rossignol (de Montmorillon) se régalent !

Le comédien est véritablement excellent, incarnant ce Maître d'école passionnant et passionné.
Il faut voir son air jovial et exalté, l'oeil brillant lorsque les troupes françaises collent la pâtée à la perfide Albion !
En revanche, Crécy (1346), Azincourt (1415) le plongent dans le désespoir le plus profond, il est au bord des larmes...
Ces moments-là sont purement et simplement jubilatoires !

Il prend également le public à partie, jouant avec les élèves que nous sommes, nous posant des questions concernant les dates ou les grands évènements, apostrophant certains « cancres » n'ayant pas éteint leur téléphone.

Il bondit sur scène, il mime les charges de lourdes cavaleries, il pourfend l'air de sa terrible et redoutée baguette !
Le rythme, la fougue, le panache sont omniprésents.
On rit énormément, il est vraiment très drôle, très spirituel.

Tout ceci est de la très belle ouvrage.
C'est un moment de théâtre qui rappelle à certains bien des choses, c'est un spectacle un peu nostalgique et en même temps très actuel.
M. d'Aboville, Maitre du CM1 de l'école Poche, Monsieur l'Inspecteur de l'Education nationale chargé de la Circonscription Montparnasse augmentera à coup sûr votre notre pédagogique.

Maxime d'Aboville, votre leçon d'histoire de France est assurément une leçon de théâtre !
1 mai 2016
9/10
92 0
La classe est un peu dissipée en ce samedi après-midi mais le maître, Maxime d’Aboville en impose : dès qu’il parait sur la scène de Poche-Montparnasse, le silence se fait. C’est parti pour une heure de cours, mené à la baguette.

Avec sa blouse grise et son nœud papillon en tissu écossais, celui que nous avons pu applaudir en début de saison dans le superbe rôle de Charlie Chaplin livre un palpitant récit. Il compose une leçon d’histoire de France en puisant dans les œuvres de plusieurs de nos grands auteurs littéraires comme Alexandre Dumas, Jules Michelet ou encore Victor Hugo. Improvisant légèrement en s’adaptant aux réactions de son auditoire, Maxime d’Aboville parvient à rendre particulièrement accessible et limpide les péripéties historiques de ceux qui ont participé à forger la construction de notre pays.

A jardin se trouve un chevalet avec une immense carte de France comme celles que l’on trouve encore dans les recoins aux trésors inestimables dont regorgent encore certaines de nos écoles primaires même si l’aire du numérique les a condamnées au placard ad vitam eternam. A cour, un petit bureau faiblement éclairé sur lequel trône des illustrations des épisodes évoqués. Il y a même la représentation de Saint-Louis sous son chêne pour ceux qui ont séché la leçon précédente. La baguette de Maxime d’Aboville lui sert d’unique accessoire pour une leçon très vivante, un cours passionnant fait par un passionné. Marignan, les protestants, la nuit de la Saint-Barthélemy, Henri III (dont Agrippa d’Aubigné se demande si c’est un roi-femme ou un homme-reine), l’édit de Nantes, Richelieu, d’Artagnan, Louis XIV.... personne ne manque à l’appel au milieu des références à Madame de Sévigné, Molière, Lully, La Fontaine, Corneille ou Racine. Le regard captivant, Maxime d’Aboville parcourt les années d’une France amoindrie avec rigueur et engouement. Il vit, ressent, éprouve le fil historique, nous donnant envie de retourner sur les bancs de l’école pour écouter avec délice la transmission d’un patrimoine qui semble peu à peu tomber dans l’oubli et l’héritage dû aux générations futures.

Une leçon d’histoire de France se présente comme un seul-en-scène captivant, instructif mais aussi ludique dont le récit, très vivant, nous entraîne dans la petite histoire forgeant la grande. Le cours redonne ses lettres de noblesse à une discipline qui ne peut passionner nos chères têtes blondes que si elle est dispensée avec passion et conviction.

A ce sujet, Maxime d’Aboville dynamite nos souvenirs dans des salles de classe avec des professeurs d’histoire-géographie aigris ou blasés, nous assommant avec des dates à retenir et des fonds de cartes à compléter, tout en nous délaissant du plaisir d’apprendre. Il bouscule nos représentations en incarnant avec intensité chaque récit qu’il enrichit par quelques anecdotes et, avec parcimonie, des photos d’œuvres d’art pour ancrer son propos dans notre esprit. Comme le chantait autrefois Hugues Aufray, nous aimerions adresser un message au super instituteur du jour : « Adieu monsieur le professeur, on ne vous oubliera jamais et tout au fond de notre cœur, ces mots sont écrits à la craie ». Et cet adieu se veut plutôt un au revoir, jusqu’à la prochaine leçon qui devrait voir le jour prochainement.
4 avr. 2016
9/10
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Un très beau 9/10 pour l'excellent Maxime d'Aboville qui mène avec élégance et humour cette leçon d'Histoire. Cette pièce ravira les plus jeunes et les moins jeunes !

De manière ludique et ingénieuse, Maxime d'Aboville parvient à captiver pleinement son public, interpelle de temps à autre les spectateurs trop déconcentrés (comme dans un vrai cours, en fait) et fait beaucoup rire avec ses allures maniérées et son costume d'instituteur du siècle dernier.

Une pièce à voir et à apprécier en famille !
3 avr. 2016
8/10
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Après s’être plongé dans les arcanes du Moyen-Âge jusqu’à Jeanne d’Arc, Maxime d’Aboville récidive avec Une leçon d’Histoire de France deuxième époque : de 1515 au Roi-Soleil. Au Poche, le prodigieux comédien renfile sa blouse d’instituteur vintage et concocte un one man show aussi ludique qu’instructif. Bambins, ados et parents redécouvrent émerveillés une matière scolaire parfois barbante…

Quand le théâtre se transforme en salle de classe, plus question de piquer du nez sur nos pupitres ! En revenant sur deux cents ans d’Histoire, de la bataille de Marignan à la mort de Louis XIV, Maxime d’Aboville dessine une carte de France old school entre batailles épiques et potins savoureux. Loin de tout didactisme sérieux, celui qui obtenu un Molière pour The Servant l’an passé, se fait drôlement plaisir en maître illuminé et passionné par son art. En Louis XIII dépressif ou en duc de Guise fat, il fait des étincelles sur scène !

Précieux, psychorigide et irrévérencieux, il prouve que l’Histoire n’a pas besoin de multiplier les images d’archives et les reconstitutions vidéo artificielles pour embarquer son auditoire vers des temps anciens. Quelques grands dessins, une règle et puis basta. Le comédien est parvenu à un tel niveau de maîtrise qu’il interagit du tac au tac avec son public, révélant ainsi le potentiel rigolo de cette matière. Malgré quelques légers flottements à la première, son assurance et sa gourmandise de jouer sont sans équivoque.

Pour les réfractaires à l’Histoire, cette courte leçon d’un peu plus d’une heure rafraîchira les esprits à un rythme mené tambour battant. En s’inspirant de grands auteurs de la littérature comme Michelet, Dumas ou Saint-Simon, le spectacle ajoute une caution d’écriture décuplée par l’art de l’incarnation du comédien. On aurait vraiment voulu vous avoir comme prof, Monsieur d’Aboville !
13 nov. 2013
9/10
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Maxime d'Aboville, pédagogue, passionné et vraiment captivant nous ré-apprend l'histoire des rois de France, des grands hommes et des belles batailles qui ont construit notre pays et notre identité. On se laisse emporter et c'est un vrai bonheur !