Orphée

Orphée
De Jean Cocteau
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 35,00
À l'affiche du :
6 février 2019 au 24 mars 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 18:30
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Eurydice ne reviendra des Enfers qu’à condition qu’Orphée, son bien-aimé qui vient la chercher, ne la regarde pas avant d’être sorti au royaume des morts. Mais ce qui devait arriver … arrivera. Pourquoi diable Orphée s’est-il retourné ?

L’architecture de la tragédie est là ; l’issue est inéluctable. Cependant le génie de Cocteau est de vriller ce cadre pour en faire une farce moderne, burlesque et onirique. Un cheval qui parle, des miroirs traversés, un vitrier qui lévite, c’est dans cet univers magique et haut en couleur qu’Orphée se débat pour tenter de sauver son amour. Ou plutôt son honneur ?

La version de Cocteau du mythe fantastique d’Orphée dans une mise en scène décalée et une proposition scénographique audacieuse. 

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Toutes les critiques
13 févr. 2019
8,5/10
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Un décor blanc et élégant nous plonge dans le monde du rêve.
Des miroirs que l’on traverse, un cheval qui parle, un vitrier qui lévite.
Le mythe d’Orphée revisité par Cocteau est un pur chef-d’œuvre de poésie et de fantaisie.
César Duminil et sa troupe de jeunes comédiens nous transportent avec grand talent dans cet univers surnaturel.

Orphée le poète ne crée plus, il n’a plus d’inspirations et ne donne foi qu’aux paroles de son cheval. Ce qui n’est point pour plaire à Eurydice.
Eurydice : Tu vas encore me citer la fameuse phrase.
Orphée, grave : Oui. (Il remonte vers le cheval et récite.) Madame Eurydice reviendra des enfers.
Eurydice : Elle n'a aucun sens, cette phrase.

Dans ses manigances pour supprimer ce cheval, Eurydice trouve la mort.
Orphée est séparé d’Eurydice par la mort, doit descendre aux enfers pour la ramener dans le monde des vivants mais une condition subsiste, il ne devra jamais plus la regarder sinon il la perdra pour l’éternité. Mais comment faire pour retrouver Eurydice…
Heureusement Huertebise est là.

Je vous livre le secret des secrets. Les miroirs sont les portes par lesquelles la mort vient et va. Du reste, regardez-vous toute votre vie dans un miroir, et vous verrez la mort travailler, comme des abeilles dans une ruche de verre.

C’est un vrai régal.
8/10
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Alors ?

Sur un air d’opéra, nous voyons un homme assis sur une chaise, la tête baissée. Dans un décor en carton-pâte immaculé, les traits noirs font apparaître les éléments du décor : des portes, un buste, une bibliothèque et quelques mobiliers. Seul un écran apporte de la modernité, avec un cheval blanc qui hennit à mesure qu’on lui donne du sucre sous forme de disque optique. Orphée (César Duminil) en est complètement gaga, écoute le cheval comme on colle son oreille à un coquillage pour écouter la mer, au grand dam d’Eurydice (Joséphine Thoby). Cette dernière, pour se faire remarquer, casse notamment les carreaux de la porte où le vitrier (Jérémie Chanas), avec sa barbe pailletée, accourt pour réparer le cœur brisé. Étrange, n’est-ce pas ? Mais très séduisant et fantastique. Une maison où l’on est suspendu par la folie. César Duminil, endossant naturellement le rôle principal, a également grandement travaillé la mise en scène pour offrir un univers burlesque et poétique. La gueule enfarinée, les personnages incarnent des sortes de clowns intellos vivant dans un monde parallèle où la poudre est peut-être trop blanche ou, du moins, trop proche du nez. La farce se résume ainsi : Mme Eurydice reviendra des enfers que si Orphée la récupère et que son regard ne la caresse plus. Sur les conseils d’un ange-gardien, Orphée emprunte le miroir pour faire un voyage parmi les morts. Il y revient le teint rayonnant, chaussé de ses lunettes d'aviateur avec à ses bras sa bien-aimée. Mais ce qui dut arriver, arriva. Le e pacte n’est pas respecté, les yeux d’Orphée heurtent fatalement Eurydice. La Mort (William Lottiaux) se présente, majestueuse et gracieuse, gants en latex de rigueur, pour reprendre sur quelques pas de danse, celle qui lui est due. Le plaisir d’entendre le texte cocasse de Jean Cocteau est redoublé par l’énergie de cette jeune compagnie qui mérite de très amples encouragements (pour citer les derniers comédiens : Ugo Pacitto, Yacine Benyacoub). Brillamment drôle.
8 févr. 2019
9/10
1 0
Cette troupe mérite absolument d'être encouragée...

J'ai adoré la mise en scène subtile, les décors super bien conçus et les costumes recherchés. Les comédiens sont remarquables... Quant à l'histoire... C'est du Cocteau "saupoudré" d'une touche d'absurdité à la Ionesco.

J'ai été complètement conquise !
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9,5/10
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... C’est un petit délice de théâtre que ce spectacle. Riche de la poésie et de la fantaisie de Cocteau. Merveilleusement mis en scène et savoureusement joué. À ne surtout pas manquer.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor