Marie des Poules, Gouvernante chez George Sand

Marie des Poules, Gouvernante chez George Sand
Mis en scène par Arnaud Denis
Avec Arnaud Denis
  • Arnaud Denis
  • Béatrice Agenin
  • Théâtre du Petit Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 54,00
À l'affiche du :
22 septembre 2020 au 15 novembre 2020
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 20:30
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George Sand et Marie Caillaud. Deux femmes, deux destins, un même combat pour la liberté.

Lorsqu’à onze ans, Marie Caillaud entre à Nohant au service de George Sand, elle ne sait pas encore qu’on l’appellera Marie des Poules, la servante qui va chercher les œufs au poulailler. Elle ne sait pas non plus qu’elle y apprendra à lire, à écrire, à jouer la comédie et à interpréter 35 pièces écrites par George Sand.

Elle sait encore moins qu’elle éprouvera les souffrances d’un amour qui va la marquer à vie…  Quel sera le destin incroyable de Marie des Poules ?

Note rapide
7,8/10
pour 8 notes et 7 critiques
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6 critiques
Note de 8 à 10
75%
Toutes les critiques
10/10
2
... À ne surtout pas manquer au Théâtre Montparnasse ! Une interprétation incroyable et lumineuse de Béatrice Agénin. Un spectacle d'une beauté touchante et magnifique à la fois. Tout est élégance et force, délicatesse et intensité. Un pur plaisir d’émotions profondes et réjouissantes.
18 sept. 2020
8,5/10
0
Marie des poules est le récit tendre et drôle, mais surtout hors du commun de la petite Marie, paysanne Berrichonne, qui rentre très jeune au service chez George Sand pour la servir et dont la vie va être bouleversée.

C’est une histoire touchante qui nous est racontée ; Béatrice Agenin, avec son accent paysan qui lui va si bien, se confie à nous et nous raconte la drôle de vie de son personnage. On assiste à la transformation de cette petite bonne si naïve, véritable éclosion d’un papillon. Transformation et destin tragique qui la rendront très malheureuse : une triste histoire pourtant si belle, un Roméo et Juliette social.
Car comme souvent c’est l’amour qui fait souffrir, la pièce raconte donc l’histoire d’amour entre cette jeune fille inculte qui apprendra avec George Sand à lire et à écrire et de Maurice, fils de la maison. Ils ne sont pas de la même condition, leur attachement est réel mais leur liaison impossible.

Le décor est presque inexistant, seule au centre du plateau une très jolie maison, à la manière des maisons de poupée, représente la propriété de George Sand

Béatrice Agenin est excellente, jouant tour à tour la petite Marie des poules à tous les âges et Georges Sand. Arnaud Denis est également parfait, dans son rôle de charmeur désemparé.

L’ensemble est classique, parfaitement bien construit et très agréable.
A voir !
6 mars 2020
10/10
1
« Marie des Poules » de Gérard Savoisien au théâtre du Petit Montparnasse dans une mise en scène d’Arnaud Denis est un voyage extraordinaire dans la province berrichonne où naissent les amours, la vie, la destinée de la petite Marie.

Une nouvelle fois, après son remarquable et inoubliable « Mademoiselle Molière », le tandem Savoisien – Denis fait mouche dans son écriture et sa mise en scène ; et cerise sur le gâteau Arnaud Denis fait partie de la distribution.
Un superbe texte où chaque respiration de cette petite Marie et muflerie de ce Maurice Sand nous emportent dans le délice d’un spectacle bien construit et bien réalisé.

Béatrice Agenin, maîtrisant la scène comme personne, réussit l’exploit d’être à la fois Marie et George à tous les âges sans que cela ne paraisse incongru ou voire même déplacé.

Dès la première scène, Béatrice Agenin illumine le plateau et par son regard et son sourire nous hypnotise pour nous faire entrer dans une autre dimension : celle du plus pur délice d’être un spectateur comblé, ceci jusqu’à la dernière minute.

Nous visitons via une belle maquette de Nohant, la demeure de George Sand, dans laquelle les différentes étapes de la vie de Marie des poules vont se jouer.
Marie Caillaud, de son patronyme, fille de tisserand, montra très vite des signes d’une vive intelligence et George Sand, la femme libre par excellence, l’a pris sous son aile à onze ans, à son service, et transforma sa vie à jamais.

Analphabète, mais heureuse de croquer la vie à pleines dents, elle apprit grâce à son esprit vif et sa mémoire prodigieuse très rapidement à lire et à écrire, la libérant ainsi du carcan réservé aux domestiques.
Elle entra, au détour des soirées données par George Sand, dans le grand monde par la petite porte au risque par sa naïveté de se brûler les ailes, et fréquenta les intellectuels qui séjournaient à Nohant.
Elle croisa la route de peintres ou écrivains célèbres comme Delacroix, Flaubert, Alexandre Dumas, et bien d’autres « nobles personnes » qui pavoisaient sur la scène parisienne, poussant la curiosité jusqu’à « participer » aux conversations.
Au milieu de tout ce bel étalage de sommités, la joie de vivre de Marie, montrant un vif intérêt pour le théâtre, rayonnait sur scène dans les différents rôles que George Sand lui confiait au fil de ses pièces de théâtre aux succès reconnus.

Mais elle restait une domestique, bien que devenue gouvernante, à la merci de Maurice, le fils chéri de George Sand, aux pulsions difficilement contrôlables. Un fils qui de nos jours aurait fort à faire avec la justice tant son comportement défraierait la chronique.
Sa muflerie n’a d’égal que son amour pour Marie, un amour partagé qui fit des ravages, bien au delà de Nohant.

Une vie riche racontée avec moult anecdotes, qui ravissent nos oreilles, pour voir sous nos yeux s’épanouir une petite fille de la province berrichonne, à l’accent fort prononcé, prendre son envol vers la liberté : de soumise elle devient libre grâce à l’instruction, rayant ainsi le mot « ignorance » de son vocabulaire.

Dans le splendide décor de Catherine Bluwal aux atmosphères changeantes par les lumières raffinées de Laurent Béal, Arnaud Denis qui m’avait ébloui avec sa mise en scène de « Une vie » avec Clémentine Célarié, à l’imagination débordante, assisté de Georges Vauraz, signe une mise en scène aérienne aux sonorités rocailleuses soutenues par celles de Jean-Marc Istria et les notes mélodieuses de Schubert & Chopin.
Il est magistral, élégant, subtil dans ce rôle de Maurice et délicat jusqu’au salut. Des marionnettes de Julien Sommer, il donne vie à ce couple chahuté par la vie, à la recherche du bonheur.

Béatrice Agenin, inoubliable récemment dans « Suite française », qui a commandé cette pièce à Gérard Savoisien, lui rappelant ses origines berrichonnes, est époustouflante dans sa présence et bouleversante jusqu’au bout des doigts, jusqu’à la dernière réplique.
Elle rayonne en Marie des poules, interpelle en George Sand, elle passe d’un rôle et d’une voix à l’autre avec une aisance déconcertante.

Une réussite totale pour cette magnifique histoire de « Marie des poules » qui n’engendre pas la mélancolie et qui vous fait aimer le théâtre et la liberté dans ce qu’elle a de plus noble.
2 mars 2020
8/10
0
Nous faisons la connaissance de la jeune Marie Caillaud, 11 ans, qui, à Nohant, entre au service de George Sand. Apprentie cuisinière, elle sera aussi celle qui s’occupera des poules, d’où son surnom, pour la différencier d’une autre Marie, elle aussi domestique.

Mais la maison où elle est entrée n’est pas comme les autres… George Sand saisit la vivacité de la jeune fille, lui apprend à lire, à écrire, et même à jouer la comédie, ce drôle d’art où les spectateurs font semblant de croire ce que d’autres font semblant de ressentir !

Oui, mais une servante qui donne son avis dans la conversation, voilà qui surprend, même chez celle qui se veut « renverseuse de barrières ».

Sortir de sa condition ? Impossible…

Mais à Nohant, il y a aussi Maurice, le fils, qui fabrique des marionnettes… et pose un jour les yeux sur Marie…

Arnaud Denis campe un Maurice au début parfaitement détestable, pour qui les filles de ferme ne méritent guère plus de considération que des animaux, mais suffisent à combler ses pulsions…

Quand à Béatrice Agenin, elle est à la fois Marie enfant, au truculent parler berrichon, Marie devenue adulte, mais aussi George Sand… et quand Marie âgée revit les instants où George lui apprenait à lire, la conversation tenue entre les deux femmes par la même comédienne est particulièrement réussie! Une très belle performance !

Le décor, avec une maison de poupée et des marionnettes est bien pensé, des costumes élégants, de belles lumières, tout pour passer une bonne soirée!

Il y a des répliques très savoureuses, tant dans la naïveté de la jeune Marie que dans le cynisme de George Sand, un texte qui fait mouche!

L’on en sort avec l’envie de relire George Sand mais aussi de se replonger dans sa biographie, ses rapports avec ses enfants, et de retourner visiter Nohant, son petit théâtre et son exposition de marionnettes!
20 févr. 2020
9/10
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Les notes de Gérard Savoisien nous confirment ces premiers ressentis.

Ce texte à l’instar de Mademoiselle Molière pour Anne Bouvier, met en lumière le destin d’une femme exceptionnelle mais aussi d’une actrice toute aussi brillante et lumineuse : Béatrice Agenin.

Béatrice Agenin, très inspirée, a su ainsi trouver la plume qui saurait la porter, la souligner, l’inscrire dans l’histoire du théâtre.

Si le titre “Marie des poules”, de prime abord, semble rugueux adossé à celui de Georges Sand qui sonne comme une douce promesse, toutes les belles surprises qui couvent vont éclore au fil du spectacle, comme une naissance, de petits miracles, chacun poussant l’autre sans pour autant lui faire de l’ombre, concorde pour une belle portée dont on se nourrira avec délices, malice et partages complices.

N’en doutons pas, cette pièce est d’une poésie rare, d’une intensité, d’une profondeur jubilatoire, d’une harmonie qui s’installe, vous enveloppe, vous berce, vous embrasse et vous bouleverse sans heurt, sans bruit, par vagues dont les ressacs s’entendent encore au sortir du théâtre.

Tout est juste, pertinent, percutant, fluide : ce duo d’acteurs qui incarne différents personnages, la mise en scène “discrète et subtile”, la scénographie minimaliste mais où la mise en lumière sublime les moments, les instants.

Au delà du destin de Marie des poules, tant de sujets universels sont distillés, chacun aura une résonance particulière pour chacun d’entre nous, selon notre sensibilité, nos vécus, nos failles, nos espoirs.

En conclusion

un moment de théâtre comme je les aime, un moment suspendu aux lèvres, aux gestes, aux jeux des acteurs, un moment d’émotion que l’on partage avec son voisin, ses voisins, son cœur et son fort intérieur …

Une émotion toute aussi particulière ressentie pour un certain “Adieu Monsieur Haffmann”, bijou auquel j’avais eu la chance d’assister avec sur scène “Alexandre Bonstein, Charles Le Laure, Julie Cavana, Charlotte Martzneff et Jean-Philippe Daguerre …
Ce “petit Montparnasse” est décidément un bel écrin. ( Il faut aussi savoir remercier les “programmateurs de théâtre…)

Aparté (ou soliloque)

Le même chemin qu’Anne Bouvier pour “Mademoiselle Molière” pour Béatrice Agenin pour “Marie des poules”… dommage que ce spectacle ait commencé si tard pour le millésime actuel.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor