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L'éveil du Printemps

L'éveil du Printemps
De Frank Wedekind
Mis en scène par Clément Hervieu-Léger
  • Comédie Française - Salle Richelieu
  • 2, rue de Richelieu
  • 75001 Paris
  • Palais Royal (l.1, l.7)
Itinéraire
Billets de 7,00 à 43,00
Evénement plus programmé pour le moment
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L’année du centième anniversaire de sa disparition, Frank Wedekind fait son entrée au Répertoire.

Comme les autres grandes pièces de l’auteur de Lulu, L’Éveil du printemps résiste encore aux tentatives de classifications. Frank Wedekind dénomme lui-même Tragédie enfantine la vie de ces adolescents aux prises avec leur sexualité naissante, confrontés à la moralité d’un monde adulte et institutionnel hostile. La société prussienne y voit en 1906 une œuvre « pornographique » qu’elle censure, avant que Wedekind soit reconnu, selon les mots de Brecht, comme « un des grands éducateurs de l’Europe moderne ». Freud s’en empare d’un point de vue psychanalytique, suivi par Lacan. L’auteur, devenu emblématique du théâtre expressionniste allemand, privilégie pour sa part une forme d’« innocence ensoleillée ».

Après avoir traité la question du désir et des conventions sociales à travers Le Misanthrope de Molière puis Le Petit-Maître corrigé de Marivaux, Clément Hervieu-Léger poursuit son avancée dans les siècles tandis que les protagonistes rajeunissent, et incarnent une génération entière.

Il s’entoure entre autres de Richard Peduzzi, grand maître de la scénographie qu’il a rencontré sur les créations de Patrice Chéreau. Ensemble, sensibles à ces éveils charnels, lorsque la nature éclot brutalement, ils s’intéressent aux « climats » propres à cet âge où la vie est inconnu, interdit, espace de jeu et de fantasme.

 

Note rapide
Toutes les critiques
2 juil. 2018
7,5/10
21 0
Pièce sur l'adolescence ; dont les réflexions sont intéressantes.

En bref, dans les années 1900, des enfants parlent entre eux de l'éveil de leur sexualité, et de leurs libertés. Melchior et Moritz sont amis, et s'entraident pour leurs devoirs. Melchior n'est pas recu dans la classe supérieure, et se suicide. Moritz tombe amoureux de Wendla, avec qui ils ont un rapport sexuel, sans pour autant savoir comment faire un enfant. Wendla tombe enceinte et décède lors de l'avortement. Moritz est envoyé en maison de correction, il s'échappe et revient à la vie.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans cette pièce :
- c'est de vivre un phénomène de société du point de vue des enfants. Il est rare, dans le théatre, d'avoir des réflexions d'enfants. L'éveil de la sexualité est une préoccupation des jeunes entre 12 et 20 ans, le thème est abordé à travers leurs yeux. Ils soulèvent cependant des réflexions adultes sur leur liberté, ce qu'ils feront quand ils auront des enfants. j'ai trouvé que les comédiens jouent très bien les adolescents : dans leurs expressions très enthousiastes, ils courent en permanence pour se déplacer, à travers l'ardeur avec laquelle ils s'expriment.
- c'est l'homme au masque qui ramène Moritz à la vie en dernière partie. Je pense également qu'avant de mourir, il y aura toujours un élément qui fait hésiter, une personne, un songe, une pensée, et j'ai compris en quoi les suicides sont véritablement volontaires.
- globalement, le décalage entre la naïveté enfantine et rigidité de l'époque est bien présenté

Un aspect de la pièce que j'ai moins aimé est le rôle des adultes, et plus précisément les professeurs, lorsqu'ils discutent à un conseil de classe. Ils sont "too much", moins crédibles que le jeu offert par les enfants. La métaphore de la fenêtre à ouvrir pour faire de l'air est trop grossière. Ces moments introduisent de la légereté / du comique dans la pièce, or le thème abordé ne s'y prête pas.

Les décors sont bien menés : les enfants sont dans une sorte de maison de poupée très oppressante puisque les murs ne cessent de les étouffer. L'oppression est bien traduite.

Sur l'actualité de la pièce, le thème de la pudeur et de la moralité est intéressant. En 1900, la sexualité était bannie des relations adolescentes/adultes. Aujourd'hui, cela nous paraît abérrant. Est ce que aujourd'hui, la pornographie qui est bannie, pourrait devenir une pratique courante ? Le curseur est difficile à placer.
8 juin 2018
7/10
21 0
Une jeunesse traversée par les élans du cœur et la soif de vivre.

Une mise en scène virevoltante, avec tout plein de personnages, une série de brefs tableaux où se succèdent, dans un enchaînement endiablé, jeunes sociétaires, pensionnaires et académiciens de la Comédie Française. Ils ne sont plus adolescents et pourtant, ils jouent et bougent juste, étonnants de fraîcheur et jeunesse.
En face d’eux, la société pesante de l’Allemagne de Bismarck (des sociétaires plus âgés, tous excellents ) enfermés dans leurs certitudes, leur confort, leur quant à soi.
Tenants d’une morale étriquée, emplis de suffisance, ils s’abritent derrière les carcans et les tabous de la société pour contraindre, brimer, censurer ces jeunes ados, animés de tant de désirs, pleins d’interrogations, d’élans, tenaillés par bien des tourments…

Ce monde des adultes qui ment, ne comprend rien, ne veut rien entendre, qui préserve un ordre social suranné, et qui n’a d’autre règle que le conformisme, va générer d’horribles tragédies dont ces jeunes vont faire les frais.
Les élans de la jeunesse brisés par le monde sourd et aveugle des adultes… Une charge violente contre un monde destiné à s’effondrer.

Le propos de Wedekind est noir mais le texte, pour autant, n’est pas dépourvu d’humour et certaines situations, de fantaisie. La texte dense ne m’est pas familier. Sans doute, n’ai-je pas tout capté lors de ce premier contact. D’autant que certains des jeunes comédiens n’articulent pas toujours bien, quand ils parlent vite, ou courent sur le plateau…

Je pense cependant en avoir saisi l’essentiel et surtout sa gravité douloureuse. On mesure à cet égard les progrès intervenus en quelques 120 ans, même si les émois, les sentiments, les égarements et les fureurs des ados, au passage à l’âge adulte, sont d’une grande intemporalité.

J’ai vu ce spectacle, un soir de grève partielle, dans le décor neutre et lumineux de « La Tempête ». Moyennant quelques légères adaptations et la complicité des comédiens, C. Hervieu-Léger a pu nous proposer un spectacle fluide qui m’a plus intéressée qu’émue.
A découvrir dans sa scénographie retrouvée puisque la grève des machinistes et autres personnels techniques est désormais finie.
25 avr. 2018
9,5/10
58 0
Ô rage, ô désespoir, ô jeunesse ennemie !

Oui, cette jeunesse, cette adolescence, cette découverte et cette affirmation de la sexualité, qui effraient la société des adultes, le monde de ceux qui savent, qui sont passés par là et qui pourtant ont décidé de cacher, de taire, de refouler les pulsions, les désirs et les fantasmes dus à la transformation des psychés et des corps.

En 1891, Frank Wedekind montre cette jeunesse, cette adolescence-là, telle qu'elle est et non pas telle qu'on aurait voulu qu'elle fût.

Anticipant avec une confondante lucidité les thèses de Sigmund Freud, il décrit, dans une approche psychanalytique avant l'heure, l'éveil de la sexualité, avec une troublante et très juste typologie comportementale.

La profondeur et la justesse du propos feront mouche.
La pièce est immédiatement interdite pour « pornographie » et ne sera montée qu'en 1906, censurée des passages jugés à l'époque les plus crus.

Clément Hervieu-Léger a donc eu l'excellente idée de faire entrer au Répertoire ce texte important, alors visionnaire, dans sa version intégrale. Il a invité pour l'occasion vingt-trois de ses camarades Comédiens français, soit pratiquement un tiers de la troupe, sur le plateau de la salle Richelieu.

Le metteur en scène cerne de façon éclatante et magistrale les enjeux de cette pièce.
Il parvient brillamment de façon intemporelle et on ne peut plus moderne, à nous mettre face à des ados qui se cherchent, grâce à des acteurs qui ont deux fois l'âge des rôles.

L'une des grandes réussites du projet est d'avoir mis en avant cette dimension psychanalytique, sans pour autant oublier l'aspect socio-politique de la dénonciation par Wedekind de la société qui l'entoure.
L'école, la religion elles aussi prêteront main forte aux adultes pour enfermer ces jeunes gens dans un carcan moral et sociétal.

Si le propos est grave, la mort étant par deux fois au rendez-vous, nous allons rire également. Beaucoup.

On n'ignore pas, depuis notamment son réjouissant Monsieur de Pourceaugnac, que Clément Hervieu-Léger sait proposer d'hilarantes scènes de comédie.

Ici, le rire est bien présent, côtoyant le tragique.

La direction d'acteurs, basée sur une vraie capacité à appréhender les corps et les mouvements corporels dans l'espace, cette direction d'acteurs est précise, exigeante et ô combien exaltante.

Il y a du mouvement, il y a de la vie dans tout ça.
Il y a de la légèreté, même dans les moments graves ou hyper-sexués. Rien n'est jamais lourd ni appuyé. Les choses sont dites, montrées ou suggérées avec beaucoup de finesse.

Il se dégage par moment une vraie grâce. Ah ! Cette partie de football sur scène !

Le metteur en scène est aidé par la somptueuse scénographie de Richard Peduzzi qui a imaginé un décor-forteresse gris-bleu changeant, se transformant, évoluant en permanence.

C'est magnifique, c'est étouffant, voire oppressant.

Les très belles lumières en totale adéquation de Bertrand Couderc nous plongent dans un très esthétique clair-obscur, prolongeant le côté mystérieux du propos.

Bien entendu, les comédiens sont également pour beaucoup dans ce très beau moment théâtral.
La gageure de jouer ces adolescents est remportée haut la main, notamment par un trio lui aussi en état de grâce.

Les lumineux Sébastien Pouderoux et Georgia Scalliet réussissent l'exploit de rajeunir devant nos yeux. Ce sont de vrais ados qui évoluent devant nous. C'est est troublant de vérité, d'intemporalité et de modernité.
Ces deux-là m'ont totalement enchanté.

Et puis une nouvelle fois Christophe Montenez explose de justesse, de crédibilité, de fraîcheur, de gravité, de légèreté, d'intensité.
Ce jeune comédien est décidément à lui tout seul sur scène un vrai condensé de bonheur et de plaisir.
Ce qu'il fait est absolument exaltant.

C'est donc un passionnant moment de théâtre qui nous est proposé au Français.
Avec cette entrée au Répertoire plus que réussie, totalement maîtrisée, Clément Hervieu-Léger confirme qu'il est l'un des jeunes metteurs en scène les plus inspirés de sa génération.
Une pièce incontournable de ce printemps.
22 avr. 2018
3/10
34 0
On va finir par croire que j’en veux à la Comédie-Française. Sur les créations présentées cette année dans ce théâtre que pourtant j’admire tant, que de déceptions ! Mais en fait, ce soir, je dois reconnaître que je lui en veux un peu. Je lui en veux parce qu’en tant que Premier Théâtre de France, il est de son devoir de proposer une programmation qui s’adresse à tous et ne laisse pas la majorité de son public de côté. Les papiers sur Hervieu-Léger pullulent, les critiques sont excellentes, et pourtant mes voisins comme moi passons notre temps à regarder notre montre et à somnoler. Non, on ne bavera pas de bonheur parce que le nom de Richard Peduzzi est sur le programme. Désolés. Votre entre-soi ne nous intéresse pas.

Certains trouvent cela normal. Lorsque, le temps d’un précipité – déjà, vous voyez, ici on ne parle pas d’entracte mais de « précipité », excusez du peu, mais j’y reviendrai – je demande à ma voisine ce qu’elle pense du spectacle, elle me regarde de haut et me répond directement « Mais vous savez mademoiselle, moi je suis une initiée ». Je feins de ne pas comprendre : « Une initiée ? ». Elle m’explique alors gentiment – et sur un ton si peu condescendant – que « pour certains auteurs, il faut s’instruire et se renseigner avant… ». Ha, très bien madame. Du coup, les quelques 800 autres spectateurs et moi, on peut aller se rhabiller ? S’il faut connaître déjà pour pouvoir apprécier, vous nous laissez tous sur le carreau.

Je suis rapidement perdue, je pense que mes voisins aussi, et au moins autant que Clément Hervieu-Léger qui, une fois de plus, s’attelle à une mise en scène sur le plateau principal de la Comédie-Française. Et une fois de plus, je me demande pourquoi. Le comédien – plutôt bon, par ailleurs – n’a pas grand chose d’un metteur en scène. Son Misanthrope comme son Petit-Maître (que je n’avais pas eu le courage critiquer tant j’étais affligée) se retrouvaient dans leurs longueurs et leur linéarité flagrante, manquant cruellement de fond et de point de vue. Même rengaine pour cet Éveil de Printemps, qui ne propose aucune lecture claire de la pièce. Je ne comprends même pas pourquoi j’y ai cru.

Alors oui, je le confesse, j’ai eu l’espoir de pouvoir me rendre au Français sans lire le texte avant. J’ai cru que le théâtre était là pour m’éclairer un texte et son propos, que la mise en scène existait justement pour souligner ce qui, à la lecture, pouvait parfois être obscur. Clément Hervieu-Léger semble partager mon avis, à quelques mots près : sa mise en scène sera obscure, ou ne sera pas. Prenez cela au pied de la lettre : la scène est constamment dans l’ombre et vous n’y verrez pas grand chose. J’ai même été étonnée de voir certains comédiens maquillés lors des saluts : à quoi bon, les gars, puisqu’on ne vous voit pas ?

Ceci dit, je reconnais que cela est plus confortable pour le spectateur qui lâche prise et profite des fauteuils confortables du Français pour faire une sieste ; comme il n’y a pas d’entracte, en plus, il ne sera pas dérangé. Ha mais cher metteur en scène, vous ne trompez personne : si vous avez choisi de ne pas proposer d’entracte, c’est moins par amour de l’art que parce que vous aviez peur de perdre la moitié des spectateurs entre les deux parties. Cépabo.

Dans l’un des nombreux articles autour du metteur en scène parus ces derniers jours, il explique que la pièce est rarement montée en entier. Comme d’habitude, j’ai l’impression que le comédien, emporté par son désir de ne pas faire comme tout le monde, a oublié de questionner la pertinence des coupes habituellement effectuées. Certaines scènes, par ailleurs peu utiles à « l’action » en elle-même, gagneraient à être coupées, grouillant de références manquant à la plupart des spectateurs ou tout simplement enchaînant les longueurs dans des monologues interminables. L’appât de la longueur est un mal de ce siècle qu’il est difficile de soigner, et l’on est condamné à subir cette mise en scène qui s’étire, se regarde jouer et se complaît dans cette lenteur assumée.

Je conçois que le texte ait choqué en son temps, j’ai plus de mal à comprendre l’intérêt de le monter aujourd’hui. Il a pour moi une valeur documentaire certaine, mais les coupes qui me semblent nécessaires témoignent aussi de ses faiblesses. Cependant, il n’est sûrement pas à jeter, et je ne me laisse pas abattre par un spectacle sans vision. J’ai cru par instants entendre quelques fragments de ce texte, mais il y était question de nature et de vie, et sur scène je ne voyais que prison et désolation. Ce décor fermé de toute part, empêchant toute lumière de pénétrer, brisant le faible rythme par ses problèmes mécaniques, ne m’a pas convaincue, quel que soit le nom qui lui a donné forme. Dans cet enfermement oppressant, seule la musique de Pascal Sangla permet de s’échapper, et je m’y suis accrochée avec désespoir : les quelques intermèdes musicaux étaient de beaux moments de grâce. Quoi qu’il en soit, l’adolescencee, ses pulsions, ses questionnements, ses explosions et ses mystères continueront d’agiter le monde par-delà les siècles. J’attends une autre mise en scène pour me faire un réel avis sur le texte.

J’ai rarement vu les acteurs du Français aussi mal dirigés. Comme à son habitude, pour occuper l’espace, Clément Hervieu-Léger fait courir ses comédiens partout en criant. La pièce traitant de l’adolescence, ça aurait presque pu passer pour cette fois. Mais on ne me la fait pas : cela suinte le remplissage plus que la véritable idée. Et puis, je rassure ma voisine de derrière, qui se plaint de n’avoir pas compris les trois quarts de la pièce et me demande ce qu’il en est pour moi : les comédiens articulaient mal, ça a été dur pour moi aussi. « J’étais au quatrième rang et on est à la Comédie-Française. C’est inconcevable. » Oui madame, je suis d’accord. Et pourquoi personne ne dit rien ? Le mystère reste entier, et ce silence me semble tout aussi inconcevable que la faible qualité de jeu, ce soir-là.

Cela ne servirait à rien d’enfoncer davantage le couteau dans la plaie, d’autant qu’on connaît le talent de la Troupe et les belles soirées qu’ils peuvent nous proposer lorsqu’ils savent où aller. Je me contenterai simplement de saluer les interprétations de Georgia Scalliet, Sébastien Pouderoux et Christophe Montenez, qui sont cohérentes d’un bout à l’autre, ainsi que la merveilleuse composition d’Éric Génovèse qui aurait pu sublimer la scène finale, si la mise en scène avait suivi. Il parvient néanmoins à créer une atmosphère, peut-être la seule qui aura su me saisir lors du spectacle. Alors… merci.
22 avr. 2018
9,5/10
43 0
Puberté, détresse et répression ....

D'après Proust, l'adolescence est le seul temps où l'on ait appris quelque chose!
Chez Wedekind en tous cas, la leçon est très dure, voire fatale ...

Et ces adolescents qui rêvent de tous les possibles, et à qui on n'offre que l'impossible, en font la douloureuse expérience !

Les jeunes comédiens qui nous embarquent durant près de 3 heures dans cette "tragédie enfantine", sont bluffants de naturel et de vérité ! Peut être parce que le sujet les touche particulièrement ?
Mention spéciale à Christophe Montenez dont le jeu fait penser à l'immense Gérard Philippe !

Il faut dire qu'ils sont mis en scène de main de maître par Clément Hervieu-Léger, et qu'ils évoluent dans un décor carcéral renversant inventé par Richard Peduzzi.

Quinze ans avant les essais sur la sexualité de Freud, vingt ans avant l' expressionnisme allemand, Wedekind était un précurseur !

Surtout quand, 100 printemps plus tard, la série "13 reasons why" nous montre que la plupart des sujets de la pièce sont encore tabous !
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor