Le Cas Eduard Einstein

Le Cas Eduard Einstein
Mis en scène par Stéphanie Fagadau
Avec Josiane Stoléru
  • Josiane Stoléru
  • Rob Becker
  • Michel Jonasz
  • Comédie des Champs-Elysées
  • 15, avenue Montaigne
  • 75008 Paris
  • Alma Marceau (l.9)
Itinéraire
Billets de 30,00 à 65,00
À l'affiche du :
2 février 2019 au 18 juillet 2019
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 20:30
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Eduard, le fils d'Albert Einstein, est atteint de schizophrénie. Ce fils fou et attachant a végété de nombreuses années dans un établissement psychiatrique de Zurich.

Sur fond de trame historique puissante, dans l’Allemagne des années 30 puis l’Amérique de Mc Carthy, cette pièce de théâtre révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l’asile, la facette la plus méconnue de l’homme le plus célèbre de son temps.

Le bouleversant drame familial du génie universel.

 

Le cas Eduard Einstein, tragédie en deux actes adaptée du best-seller de Laurent Seksik, raconte une histoire vraie.

Laurent Seksik a écrit trois célèbres exofiction (biographies romancées) "Les derniers Jours de Stefan Zweig" (adaptée au Théâtre Antoine en 2013), "Le cas Eduard Einstein" et "Romain Gary s'en va-t-en guerre".

Michel Jonasz joue régulièrement sur les planches parisiennes. Sa dernière pièce était Les Fantômes de la rue Papillon en 2017.

Stéphanie Fagadau, qui met en scène cette pièce, est également la directrice de la Comédie des Champs-Elysées.

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La critique de la rédaction : 6/10. Nuancé sur cette découverte à la Comédie des Champs Élysées.

J’ignorais l’histoire de l'enfant d'Einstein. Elle donne à voir une nouvelle facette du génie, pose des questions intéressantes sur la difficulté de façonner son identité lorsqu’on est le « fils de ».

Le comportement du physicien vis à vis de sa progéniture reste énigmatique pendant une grande partie de la pièce.
Le jeu d’acteur est bon, Hugo Becker convainc dans son rôle de fou, sans trop en faire. Michel Jonasz manquait un peu d’énergie le soir où je l’ai vu.

Ce qui m’a déplu dans Le Cas Eduard Einstein, c’est la lenteur, les monologues n’apportant pas toujours grand chose à l’action. Les scènes auraient sans doute pu être plus courtes et rythmées pour plus d’efficacité, car sinon les dialogues sont bien écrits.

Note rapide
6,6/10
pour 9 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
67%
3 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
10 mars 2019
5/10
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Le jeu des acteurs est excellent et en particulier Hugo Becker dans le rôle d’Eduard Einstein. Une mention spéciale pour la maquilleuse de Michel Jonasz méconnaissable dans son incarnation d’Albert Einstein.

Hélas la mise une scène morne et un décor triste rend cette comédie monotone. C’est tout ou rien, la majorité des spectateurs euphoriques est d’un enthousiasme débordant pendant que d’autres trouvent la pièce soporifique et certains même s’endorment. Texte de Laurent Seksik est bien écrit, l’histoire est intéressante entre la folie d’un fils et le génie d’un père.
24 févr. 2019
6,5/10
2 0
Une pièce intéressante certes, mais qui manque de rythme : trop de monologues, parfois redondants, ralentissent considérablement l'ensemble.

Un grand bravo cependant à une révélation : Hugo Becker, dans le rôle titre, est particulièrement émouvant. Josiane Stoleru, elle aussi, est excellente. Michel Jonasz m'a paru un peu de deçà de ses autres compositions...

Pourtant, les applaudissements des nombreux autres spectateurs, nourris et chaleureux, montraient une excellente réception à cette pièce...
17 févr. 2019
7/10
7 0
« Le cas Eduard Einstein » de Laurent Seksik mis en scène par Stéphanie Fagadau à la Comédie des Champs-Elysées porte bien son nom car Hugo Becker en est l’élément principal de cette réflexion sur les liens familiaux et la maladie : ce bouleversant drame personnel.

Sur plusieurs décennies nous allons suivre le parcours du fils méconnu du célèbre physicien théoricien Albert Einstein, sous les traits de Michel Jonasz métamorphosé.
Un fils diagnostiqué schizophrène qui finira sa vie dans un asile comme jardinier et qui depuis le jour de son internement ne reverra plus jamais son père.
Un déchirement qui le laissera orphelin de père et de mère, seul son frère lui survivra sans pour autant le voir.

Déjà marqués par la perte de leur sœur qu’ils n’auront pas connue, les deux frères Hans Albert et Eduard seront encore malmenés par le divorce de leurs parents. Eduard n’aura que quatre ans lors de leur séparation.
C’est leur mère qui prendra soin d’eux lors du départ de leur père pour Berlin. Ils iront s’installer à Zurich, bien leur en a pris quand on connait la suite des évènements…
Aucun contact ne sera plus établi pendant l’éloignement du père à Berlin.
Tout aurait pu aller pour le mieux pour Eduard qui était un bon élève et doué pour la musique et la poésie, il se découvre une passion pour Sigmund Freud et se voit déjà psychiatre mais c’est sans compter sur son père qui considère Freud comme un charlatan et qui refuse catégoriquement que son fils s’engage sur cette voie.
C’est alors qu’Eduard sombre dans une profonde dépression : la pièce commence au moment de son internement. Son père se dédouanant en invoquant des racines de cette maladie du côté de sa femme.
S’en suivra des traitements de chocs qui ne laisseront pas indemne ce pauvre Eduard qui de bonne intelligence, de bonne érudition, déclinera petit peu à petit peu pour devenir un pantin vivant avec des percées, des lumières qui le rendront attachant.

Laurent Seksik a réalisé un remarquable travail d’historien et nous conte cette vie dans le détail depuis les années trente, la montée du nazisme, Hitler, la libération, en passant par le maccarthysme avec le départ du père pour les Etats-Unis qui fera l’objet d’une étroite surveillance. Un McCarthy, associé au FBI, qui donnera du fil à retordre à Albert Einstein et inversement, le défenseur de la cause humaine contre la bêtise tout aussi humaine : seulement voilà n’est pas Albert Einstein qui veut.

Hugo Becker ne crève pas l’écran mais la scène, on ne voit que lui. Dans un geste, une intonation, il est époustouflant de naturel, de justesse dans le rôle de ce fils Eduard. Toutes les émotions passent dans son jeu qui nous lie à ce fils que l’on a envie de secourir tant nous le sentons abandonné ; même si sa mère très présente essaye de lui donner confiance en lui, de lui faire naître un espoir. Mais en vain, il n’arrivera pas à combler le vide de l’absence de son père, indispensable à la construction de sa vie d’homme, comme pour tout enfant.
Ses parents, à la scène, Michel Jonasz et Josiane Stoleru ne peuvent pas rivaliser devant tant de présence. Je les ai d’ailleurs sentis, ce soir là, un peu effacés, laissant leurs messages passer à côté.
Nous suivrons Eduard pas à pas dans cette clinique avec à ses côtés dans le rôle du surveillant Pierre Bénézit. Un rôle qui lui sert de faire valoir mais qui est joué tout en finesse, à son écoute.
Dans la seconde partie de la pièce, au moment où nous retrouverons Albert Einstein aux Etats-Unis, nous aurons un peu de fraîcheur, de soleil qui viendront éclaircir cette atmosphère pesante tel le pétillement de bulles de champagne, avec dans le rôle de la secrétaire, la délicieuse Amélie Manet.
Et pour clore cette distribution, nous aurons dans le rôle de l’agent du FBI venu malmener Albert Einstein, Jean-Baptiste Marcenac, sans doute un peu trop dans la caricature au début de son apparition mais beaucoup plus naturel quand les nuages s’estomperont et qu’il s’intéressera d’avantage à la secrétaire.

Dans un décor en mouvement d’Antoine Malaquias, avec pour toile de fond un bel arbre qui se découvrira au fur et à mesure de la montée de l’intrigue ; un arbre signe de vie, de voyage vers la liberté, Stéphanie Fagadau signe une mise en scène sobre, fluide au service d’Eduard.
Une mention spéciale pour la musique de Romain Trouillet qui m’a fait littéralement voyager lors des changements de tableaux ; tel un oiseau s’élevant vers la liberté, échappant aux tourments, aux pensées douloureuses de ce pauvre Eduard.
6/10
10 0
... Oui, "Le Cas Eduard Einstein" est avant tout le cas Hugo Becker. Le spectacle repose et tient sur l’incarnation réussie du jeune fils d'Albert Einstein par ce comédien impressionnant.
15 févr. 2019
8/10
15 0
1932, Zurich, Suisse : Eduard Einstein, le fils du célèbre physicien, doit être interné à l’hôpital psychiatrique. Il souffre de schizophrénie. Albert, son père, vient de Berlin pour le voir une dernière fois avant de s’exiler pour les Etas Unis. Nous assistons au drame intime du génie scientifique sur fond de grande Histoire.

Laurent Seksik nous fait découvrir l’histoire méconnue de ce fils et de ses relations complexes avec son père. Relations, où l’attitude en retrait du père, trouve son explication à la fin de la pièce.

Le plateau est séparé en deux parties pour nous faire partager en alternance les différentes étapes de la vie d’Albert côté cours et celle d’Eduard côté jardin. La mise en scène de Stéphanie Fagadau permet de voir ces deux histoires en parallèle, j’ai apprécié ce dispositif car il est utilisé avec intelligence, la pièce reste fluide, il n’y a pas de cassure quand on passe d’un univers à l’autre. Le déroulé de l’histoire peut sembler lent mais je trouve que ça permet de poser l’ambiance et de mieux appréhender l’évolution d’Eduard.

Les comédiens sont tous très bons mais on va s’attarder sur les deux têtes d’affiche :
Michel Jonasz est bluffant en Albert Einstein, très posé et pourtant prêt à militer pour les droits humains dont on sent le déchirement et la douleur liée à Eduard. C’est un vrai plaisir de le voir.
Hugo Becker, que je connaissais peu, est fantastique. Il est un Eduard très convaincant et particulièrement touchant dans sa folie, c’est une vraie révélation pour moi : comédien à suivre.

Au final, j’ai découvert une histoire touchante, je recommande la soirée !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor