• Classique
  • Théâtre de l'Atelier
  • Paris 18ème

Hiroshima mon amour

Hiroshima mon amour
De Marguerite Duras
Avec Fanny Ardant
  • Fanny Ardant
  • Théâtre de l'Atelier
  • 1, place Charles-Dullin
  • 75018 Paris
  • Anvers (l.2)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 50,00
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« J’ai eu le grand plaisir de travailler avec la comédienne Fanny Ardant sur L’Été 80 de Marguerite Duras. Orchestrer la rencontre entre cette exceptionnelle écriture et cette voix si singulière m’est apparue comme une évidence absolue. Une évidence qu’il fallait renouveler, avec un autre texte.

J’ai redécouvert Hiroshima mon amour, que j’avais parcouru il y a longtemps, et dont je me souvenais mal. J’ai été totalement saisi par la puissance de ce texte. J’y ai trouvé l’une des plus belles œuvres de Marguerite Duras qu’il m’ait été donnée de lire. J’ai immédiatement imaginé Fanny Ardant porter ces mots foudroyants.

Il s’agissait d’adapter le texte en gardant l’essentiel du scénario écrit par Marguerite Duras pour le film d’Alain Resnais, afin d’arriver à une version qui pourrait avoir tout son sens au théâtre.

J’aimerais faire entendre cette histoire, simplement, sans artifice, et sans l’intervention subjective du cinéma. Faire entendre le texte pour ce qu’il est, pour les images qu’il crée, et laisser libre cours à l’imaginaire de chacun. » Bertrand Marcos

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22 déc. 2018
9,5/10
1 0
Une actrice française se rend à Hiroshima pour tourner un film. Une histoire d’amour passionnelle naît entre elle et un Japonais.

Histoire d’amour difficile entre ces deux êtres marqués par :
*les horreurs et les conséquences de la bombe nucléaire sur Hiroshima pour cet homme.

*la douleur et le supplice de cette femme pour avoir aimé un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.

Fanny Ardant par sa présence, son éloquence, son jeu plein de délicatesse et de finesse nous envoute comme par magie.

Nous tombons sous son charme, nous sommes subjugués par cette talentueuse actrice.

La profondeur et la magnifique écriture de Marguerite Duras prend un envol extraordinaire, nous sommes transpercés par l’émotion. C’est la vie, le témoignage de l’irracontable…

"L’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit, et ça passe comme rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie." Duras

Tout commence par l’arrivée majestueuse de Fanny Ardant. La scène est plongée dans la pénombre, seule sa silhouette apparait dans un banc de lumière. C’est magique.

“J’ai tout vu. Tout ”, dit-elle (Fanny Ardant) en s’avançant majestueusement vers le public.

“Tu n’as rien vu à Hiroshima”, répond la voix off (Gérard Depardieu)

Deux voix hors du commun, deux voix irremplaçables qui nous ébranlent et nous vont droit au cœur. Deux magnifiques comédiens qui vont nous conter cette histoire…

De confidences en confidences, nous sommes transportés dans leurs souvenirs où la réalité de l’horreur est inconcevable.

La guerre, la violence, l'intolérance des hommes.
Pourront-ils trouver la paix et vivre leur amour à Hiroshima ?

Rentrera-t-elle en France ? Restera-t-il dans son pays ?

Nous sommes inondées par les émotions et les questionnements longtemps après les applaudissements.

La mise en scène épurée de Bertrand Marcos amplifie la puissance du texte.

L’éclairage de Patrick Clitus tout en finesse crée une intimité profonde, nous sommes au cœur de cette histoire.

C’est grandiose.
9,5/10
4 0
... Un spectacle impressionnant qui restera mémorable comme ces grandes rencontres que le théâtre sait nous offrir. Les saluts nourris du public, les nombreux rappels, les bravos scandés comme les standings ovations ont scellé le spectacle et son souvenir comme ils le méritent. Un très grand moment. Bravo mademoiselle Ardant. Merci.
22 déc. 2018
9/10
4 0
La sublime Fanny Ardant est seule sur le plateau de l'Atelier, elle a pour compagnie un joli fauteuil et la voix off de Gérard Depardieu qui lui pose des questions, pour nous conter ce cri du souvenir d’un amour scandaleux et intense qu’est l’histoire d’« Hiroshima mon amour », écrit par Marguerite Duras puis adapté et mis en scène spécialement pour le théâtre par Bertrand Marcos.

Un fauteuil et rien d’autre sur la scène car la présence magnétique et envoutante de Fanny Ardant qui fait vibrer sa voix chaude en fonction de l’histoire, suffit à remplir l’espace. Je me suis laissée plusieurs fois à fermer les yeux pour me concentrer sur cette voix ensorcelante, cette voix riche en nuances qui nous emmène entre Hiroshima et Nevers.

La présence de Fanny Ardant est fantastique : dans une simple robe noire, éclairée avec une parcimonie ingénieuse par les lumières de Patrick Clitus, elle nous entraine dans l’histoire de cette femme avec douceur et passion. Oui, je sais : ces deux mots ne semblent pas aller ensemble et pourtant c’est ce que j’ai ressenti pendant le spectacle. Cette invitation au souvenir est très agréable et nous passons une heure suspendus aux lèvres de la comédienne.

Un moment d’exception en compagnie d’une grande comédienne que je recommande vivement.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor