Hard

Hard
De Cathy Vernet
Mis en scène par Nicolas Briançon
Avec François Vincentelli
  • François Vincentelli
  • Stéphan Wojtowicz
  • Claire Borotra
  • Nicole Croisille
  • Charlie Dupont
  • Théâtre de la Renaissance
  • 20, boulevard Saint-Martin
  • 75010 Paris
  • Strasbourg-Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 50,00
À l'affiche du :
2 octobre 2018 au 6 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:30
    • 21:00

A 40 ans, bien trop tôt, Sophie devient brutalement veuve.

Mère au foyer, elle se rend compte le jour de l’enterrement de son mari, qu’en fait, il ne dirigeait pas comme il le prétendait une entreprise de transport. Il était à la tête d'une industrie de film pornographique appelée, quel bon goût, Sophix !

Sophie découvre dans le même temps, qu’elle hérite de la société, et qu’elle va devoir la diriger à son tour puisque c’est sa seule source de revenu…

Et l'entreprise est en chute libre, il faut la redresser !

Sophie va donc devoir, entre répulsion et attraction, apprendre à connaître ce milieu et ses employés, assurer le suivi des tournages et trouver des idées de diversification. Se croyant épaulée par sa meilleure amie dans cette nouvelle vie, Sophie va vite déchanter et se rendre compte de ses multiples trahisons… Et tomber de l’armoire en apprenant les mœurs de sa belle-mère.

  

Hard est une série télé de 2008 écrite par Cathy Vernet. Une partie des acteurs de la pièce de théâtre Hard ont également joué dans la série (François Vincentelli, Charlie Dupont...)

Nicolas Briançon met en scène Hard. Il avait gagné le Molière de la mise en scène pour Voyages avec ma Tante en 2015.

6

La critique de la rédaction : 7.5/10. Marrante, complètement déjantée cette comédie au Théâtre de la Renaissance !

Une pièce sur l'industrie du porno, le thème est assez inédit sur les planches. La transposition et la condensation des épisodes de la série TV est réussie, bien faite, car on aurait pu croire que le texte a été pensé pour être mis en scène.

Le jeu des acteurs est bon. Ils ne se prennent pas au sérieux et jouent de manière décalée.

Alors certes, l'humour n'est pas d'une grande subtilité mais nous pouvions nous y attendre étant donné le sujet. Il ne tombe pas non plus dans l'excès inverse car il n'est ni trop gras ni trop vulgaire.

Les costumes, accessoires, décors contribuent beaucoup au plaisir !

Très distrayant.

Note rapide
7,1/10
pour 9 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
67%
3 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
16 oct. 2018
9/10
2 0
A la mort d’Alexandre, sa femme Sophie se retrouve propulsée à la tête de la société de production porno qu’il dirigeait en secret. Bourgeoise coincée, Sophie découvre avec effroi le vrai travail de son mari qui travaillait en plus avec sa belle-mère (Nicole Croisille). Comble de l’histoire, l’acteur porno principal de "Soph'X", Roy Lapoutre, lui témoigne des preuves d’amour dont il est le premier étonné et auxquelles elle ne restera pas insensible...

C’est un régal de retrouver sur scène une partie du casting de la série originale. On sent que les acteurs s’amusent sur scène et l’humour direct n’en ai pourtant jamais graveleux. On rit de bon cœur et sans se gêner !

Dans le rôle de Roy, François Vincentelli est aussi délicieux que dans la série. Malgré son rôle un peu trash, son personnage respire la tendresse et la gentillesse. Corrado (Charlie Dupont), mon personnage préféré, est aussi déjanté et bouffon que dans sa version originale. Son jeu de scène est vif, sans langue de bois. Son assurance et ses répliques farfelues le rendent hilarant – à noter d’ailleurs quelques jeux de mots savoureux. Tout de cuir vêtu, Stephan Wojtowicz est une caricature vivante : un peu beauf, un peu râleur mais au cœur artichaut.

Nicole Croisille est, elle aussi, d’une drôlerie tendre dans son rôle de belle-mère lesbienne et Isabelle Vitari (Laure dans la saison 2) reprend à merveille le rôle de la meilleure amie un peu perverse. Elle est de loin l’actrice la plus assurée de ce casting féminin. Car il faut malgré tout relever une petite faiblesse de Claire Borotra dans le rôle principal de Sophie qui n’est parfois pas aussi naturelle et à l’aise que ses coéquipiers. Ce décalage est malheureux et casse parfois la veine comique basée sur l’exagération. Paradoxalement, elle n’en fait pas assez pour que cela prenne. Mais la barre était haute et l’actrice s’installe mieux dans son rôle vers le milieu de la pièce (même si je regrette un peu Natacha Lindinger).

La mise en scène de Nicolas Briançon est dynamique, multiplie les espaces et sert souvent à créer des incursions dans des scènes pour les rendre inattendues (je pense notamment à ce plateau de tournage sur roulette qui apparaît puis disparaît comme on tirerait un tiroir). L’esprit de la série canal est tout à fait respectée, je dirais même qu’il prend vie sur la scène- c'est une très belle transposition.

Un réel moment de décomplexion et de rire ! Bonne humeur garantie en sortant de cette comédie désopilante. Sans mauvais jeu de mots... Ca claque sec !
15 oct. 2018
8,5/10
3 0
Chaque année, je suis bluffée par le fait que Nicolas Briançon arrive, encore, à me surprendre. Surprise d’abord parce qu’en revenant cette saison avec Hard, le metteur en scène que je suis depuis plus de 7 ans maintenant parvient à renvoyer la balle loin de là où il l’avait laissée avec Faisons un rêve l’année dernière à la Madeleine. Il tape fort, il tape juste : en réalité, il tape même en plein dedans. Mon esprit prude craignait un humour lourdingue qui m’aurait laissée de côté. C’est mal connaître Nicolas Briançon : il ne laisse jamais son public de côté.

Hard est adaptée de la série du même nom présentée sur Canal + entre 2008 et 2015. Et pour ceux qui, comme moi, l’auraient manquée, en voici un court résumé : à la mort de son mari Alexandre, Sophie découvre qu’il n’était pas transporteur comme il le prétendait, mais patron d’une société de films pornographiques nommée Soph’X. Elle se retrouve alors à la tête de l’entreprise, avec pour mission de la sortir de sa lente agonie. Difficile d’accuser le coup, surtout quand on se rend compte que sa belle-mère est lesbienne et adepte de porno, et que l’acteur principal de la boîte surnommé Roy Lapoutre tombe soudainement amoureux de vous !

Que ce soit le titre de cette critrique ou celui du spectacle, le ton en est donné. Vous n’aurez plus l’excuse de ne pas savoir ce que vous alliez voir ni l’opportunité d’accuser une langue trop crue venue vous chatouiller votre oreille chaste. L’humour est gras et facile, ne nous le cachons pas, les expressions sont sans filtre, les jeux de mots lubriques s’enchaînent, et on rit. Mais on rit sans vulgarité, car dans ce spectacle rien n’est gratuit. C’est étrange de se dire que parmi les spectacles que j’ai vus récemment, Hard est l’un des seuls où je n’ai pas vu d’organe génital à l’air libre. On en parle, on en rigole, mais on ne montre rien.

Enfin, rien… Il faut reconnaître que François Vincentelli et Charlie Dupont passent une bonne partie du spectacle en sous-vêtements – ce qui n’est pas pour nous déplaire. Mais si l’atout-charme est important, il l’est moins que l’atout qualité, et le jeu des comédiens est sans faille dans ce spectacle. Le mot d’ordre semble avoir été la caricature : en tout cas, chaque comédien a forcé sur certains traits de la personnalité de son personnage. Mais c’est un comique qui fonctionne bien, et on a plaisir à les retrouver tout au long du spectacle : en se donnant pareillement pour chaque personnage, les comédiens sont à mourir de rire. Bravo donc à Charlie Dupont d’avoir ainsi maintenu seul la salle en haleine pendant un changement de décor, à François Vincentelli d’osciller avec finesse entre beaufitude et idéal masculin, à Stephan Wojtowicz pour cette mollesse désopilante !

Étrangement, la ligne directrice semble avoir été différente chez les comédiennes qui, ce soir-là, m’ont un peu moins convaincue. C’est un plaisir de retrouver Nicole Croisille sur scène et je dois dire que certaines de ses punchlines étaient très bien envoyées, mais il m’a semblé que d’autres manquaient encore d’aplomb. Une question de rythme, peut-être, mais quelques répliques ne m’ont décroché qu’un sourire alors que, mieux amenées, ou mieux répondues peut-être, elles auraient pu être hilarantes. A ses côtés, si Isabelle Vitari convainc en meilleure amie influente et ambigüe, Claire Borotra peine un peu plus avec le rôle de Sophie, clairement le plus ingrat du spectacle. On l’aurait souhaitée plus drôle.

Si ces situations rocambolesques et ces personnages caricaturaux fonctionnent, c’est principalement grâce à la main de Nicolas Briançon. Comme toujours, sa mise en scène intelligente et énergique permet à un texte qui – à mon avis – ne se suffirait pas à lui-même, de rendre l’essentiel de son essence comique et d’emmener le spectateur dans cette histoire délirante. On se surprend à rire de blagues toujours croissantes sur l’échelle de la grivoiserie, mais qu’est-ce que c’est bon ! Et, mine de rien, on entend également quelque chose sur ce milieu particulier, sur la considération d’un métier tel qu’acteur de film pornographique, sur le plaisir féminin ou encore sur la sexualité des personnes âgées. Je ne parle pas d’une ambition philosophique profonde, simplement d’un texte qui rentre, et qui, à travers le rire, donne quand même à réfléchir.

Un spectacle décidément bien monté !
15 oct. 2018
7/10
2 0
Hard est une pièce décalée, une comédie qui ne se prend pas au sérieux. Bien entendu, ce n'est pas le genre de pièce à aller voir en espérant une réflexion poussée sur le monde. Par contre, Hard permet de passer un moment distrayant où je ne me suis pas ennuyé une seule fois.

La pièce ne tombe pas dans un excès de vulgarité même si thématique oblige l'humour est un peu lourd ;)
Bonne performance d'ensemble des comédiens (j'ai beaucoup aimé Stephan Wojtowicz).

PS : par contre, le théâtre de la Renaissance s'il est magnifique est vraiment l'un des plus inconfortable que je connaisse et je tâcherai à l'avenir de l'éviter.
14 oct. 2018
4,5/10
1 0
Nous sommes allés voir cette pièce, confiants après la lecture des commentaires de votre site.
Quelle déception : énormément de lourdeurs, jeu des acteurs mauvais, surjoué.

Dommage, le sujet aurait pu être traité avec un peu plus de finesse...
13 oct. 2018
8/10
4 0
C’est le choc des cultures lorsque Sophie fait la connaissance des employés de « Sophix ». Le décor, les accessoires, les costumes… je ne vous parle même pas du trophée qui trône sur le bureau du directeur. Le metteur en scène, genre Calimero en pantalon de cuir, tente de fléchir la veuve, qui veut se débarrasser à tout prix de cet encombrant héritage.

Mais voilà Roy LaPoutre, beau mec, je n’en dirais pas plus, c’est le coup de foudre… Sophie voit la vie en rose, son amie Lucie aussi, mais si jolie soit-elle elle n’arrive pas à ses fins… pour l’instant.

Elle est bien entourée Sophie, Vulva Black, Eden Latex, et Bambi Cool, sans compter un acteur à l’accent à couper au couteau, brave type d’ailleurs, bon époux et bon père, et oui !

Le langage est fleuri, les termes crus, mais après tout c’est normal c’est le sujet de la pièce et surtout, bonne humeur garantie, un zeste de romantisme quand même, de la générosité. Claire Borotra et François Vincentelli forme le couple glamour, Charlie Dupont est irrésistible, Isabelle Vitari, sexy et vilaine copine de Sophie, Stephan Wojtowicz est le « Lelouch » du X, Nicole Croisille (drôlissime et coquine). Une mise en scène très joyeuse de Nicolas Briançon.

J'ai bien rigolé sans complexe !
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor