Don Quichotte, Farce Epique

Don Quichotte, Farce Epique
De Miguel de Cervantes
Mis en scène par Jean-Laurent Silvi
Avec Barbara Castin
  • Barbara Castin
  • Sylvain Mossot
  • Axel Blind
  • Anthony Henrot
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 38,00
Evénement plus programmé pour le moment
Réservation de tickets

Une fougueuse adaptation des aventures extraordinaires de don Quichotte de la Manche (ou de la Mancha, c'est comme on veut) !

Si l'on vous dit : Cheval, Moulins, Sancho Pança, vous répondrez : Don Quichotte, sans doute. Vous êtes instruits. Et si on vous en demande un petit peu plus que ça, la fameuse Dulcinée peut vous venir à l'esprit. Et après...
Tout le monde connaît le chef d'oeuvre de Cervantès, bien entendu, mais soyons francs, combien l'ont lu ?

C'est un plongeon dans l'histoire, et dans le ton, de cette parodie de romans de chevalerie qui a passionné le monde entier qui vous est proposé. Quand un gentilhomme campagnard décide de remettre la chevalerie errante en état, des siècles après, pour redresser les torts et ressusciter l'Âge d'Or, ou quand le monde l'apprend... souvent à ses dépens.

 

388

La critique de la rédaction : 6.5/10. Mince, j'ai regretté de n'avoir pas lu Don Quichotte. Ça m’aurait permis de savoir ce que la troupe a gardé du texte original et ce qu'elle a ajouté.

En tout cas, je peux dire que cette version de la pièce est déjantée, ça crie, ça s'engueule, ça vit ! Les fragments de l’épopée de Don Quichotte et son fidèle écuyer Sancho sont entrecoupés d'interviews assez amusantes de nos héros. Ceci brillamment mis en scène, avec une superbe mise en lumière.

Le récit est une parodie chevaleresque, pleine d'humour (avec des blagues plus ou moins réussies - c'est ma 217e pièce où les acteurs finissent en slip et ce n'est toujours pas devenu drôle) et fait même un peu réfléchir sur nos "adversaires imaginaires". J'ai beaucoup aimé le jeu de Don Quichotte, l’acteur est vraiment habité et sa répartie bluffante.

Le défaut de cette pièce est qu'elle soit si découpée. J'aurais préféré une intrigue qui progresse plutôt que des "sketchs", un peu frustrants parfois.

Une soirée agréable au Lucernaire.

Note rapide
6,1/10
pour 8 notes et 5 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
4 critiques
Note de 4 à 7
88%
1 critique
Note de 8 à 10
13%
Toutes les critiques
4 mars 2018
9/10
35 0
Vous croyiez tout savoir à sur Don Quichotte de la Manche (on peut dire « de la Mancha », c'est comme on veut...) ?

Oubliez !
Oubliez vos certitudes, vos aprioris, remisez tout ce que vous pensiez connaître !
Le metteur en scène Jean-Laurent Silvi et un quatuor de comédiens de choc vont faire de vous des érudits en matière de chevalerie errante !

Car oui, ne nous y trompons pas, la première caractéristique de Don Quichotte de la Manche (on peut dire « de la Mancha », c'est comme on veut...), c'est d'être un chevalier errant.
C'est ce que va nous rappeler une journaliste-intervieweuse, mélange d'Anne Sinclair et Léa Salamé, en posant une flopée de questions plus ou moins judicieuses à notre héros.

Le ton est donné d'emblée : nous allons assister à une vraie farce, avec toutes ses caractéristiques y compris parfois situées en dessous de la ceinture, à une pochade potache, dans laquelle les fou-rires seront légion !

Cette relecture on ne peut plus décalée du roman de Cervantès est absolument hilarante et déjantée.

Nous sommes parfois en plein surréalisme, tellement les situations sont exacerbées.
Il y a du Monty Python, des Marx Brothers, là-dedans !

Bien entendu, ce qui fait que le comique va fonctionner à plein régime, c'est d'abord le duo maître-valet.
Dès leur apparition, sans rien avoir besoin de dire ou de faire, les deux personnages, l'un en veste à paillettes-chemise à jabot-corsaire à bretelles-genouillères, l'autre en marcel, bermuda et godillots, les deux personnages, par leur physique en totale opposition déclenchent les rires.

Un grand maigre. Un petit « enrobé ».
Depuis Laurel et Hardy, Don Diego et le sergent Garcia, C3PO et R2D2, la recette fonctionne à merveille.

Ici, le casting est parfait.
Sylvain Mossot est Don Quichotte de la Manche (on peut dire « de la Mancha », c'est comme on veut...) Axel Blind est Sancho Pança.

Ce travail sur la différenciation des corps, plus rare que l'on ne pense, est ici très payant.
Ces deux-là forment un vrai duo de comédie.

Sylvain Mossot, cheveux en bataille, moustache effilée et barbichette à l'avenant, est parfait dans ce rôle de cet hidalgo à la fois sympathique et pathétique, épris de romans de chevalerie.
Il insuffle à son personnage une vraie folie, une vraie dérision.
Sa façon d'écarquiller les yeux bleus en se frisant la moustache est drôlissime.

Axel Blind, joue le bouffon, le Sganarelle, le moins fou des deux, à défaut d'être moins noble.
Son jeu déclenche lui aussi les rires en cascade, ses double-takes, ses regards désespérés, ses coups de gueule, ses runing-gags sont épatants.
Qu'est-ce que ces deux-là nous font rire ! Tous les mécanismes de la comédie sont habilement mis en avant.

Barbara Castin sera la journaliste, et incarnera également une princesse à la fois on ne peut plus fantasmée, glamour et digne de Point de Vue Images du monde.

Anthony Henrot incarnera une sorte de maître de cérémonie présentant les hauts faits de cette épopée. Il incarnera également un Cardenio haut en couleurs, vêtu d'un seul slip. (La pièce fera d'ailleurs une vraie promotion de ce sous-vêtement masculin. Je n'en dirai pas plus.)

Il campera lui aussi un personnage complètement surréaliste. La scène entre les trois comédiens écoutant une histoire est « énorme » !

Il faut noter que le texte de ce spectacle est une création collective.
Le décor et les accessoires seront réduits à leur plus simple expression : quatre cubes et une barrière en aluminium. C'est tout, pas besoin de beaucoup plus, le texte et les comédiens se suffisent à eux-mêmes.

Au final, cette parodie d'une parodie de roman de chevalerie est vraiment très réussie, nos zygomatiques sont mis à rude épreuve durant cette heure de vraie folie.
On comprend très vite pourquoi le Lucernaire a reprogrammé cette pièce.
Une façon de se mettre le public dans la manche ! (on peut dire « dans la Mancha »... Euh non, pas cette fois...)
5 juil. 2016
7/10
181 0
J'ai apprécié cette soirée au Lucernaire ! Avec mes maigres souvenirs de Don Quichotte (que je ne suis même pas certaine d'avoir lu...) j'ai bien ri en présence de ces comédiens dynamiques !
Sylvain Mossot et Axel Blind forment un duo burlesque à la vivacité explosive : comme Don Quichotte et Sancho Pança, ils font preuve d’une complicité admirable. Les rôles de Barbara Castin (hilarante pour autant dans son jeu de princesse Micomicona) et d’Anthony Henrot s’effacent légèrement derrière le duo Mossot/Blind. Les saynètes s’enchaînent au gré d’une mise en scène dynamique et musicale, pour le plus grand plaisir de la salle.

Bref, soirée sympa pour l'été !
4 juil. 2016
5,5/10
168 0
Il est vrai, je n'ai pas lu Don Quichotte. C'est peut être pour cela que je n'ai pas aimé cette pièce.

Le livre est une farce et se moque de ce chevalier soi disant "épique". Cette adaptation théâtrale développait bien cet aspect mais le caricaturait un peu trop à mon goût.
Cela manque de subtilité. Le spectacle aurait eu plus de force avec des blagues fines.

A mon sens le bon équilibre n'a pas été trouvé, même si le pari était osé.
4 juil. 2016
6/10
160 0
Il y a de ces moulins que certains n’essaient pas d’affronter. Jean-Laurent Silvi lui a voulu les attraper de bon cœur. Alors c’est avec folie et passion qu’il a décidé de monter Don Quichotte de Cervantès entouré de quatre talentueux comédiens. Allons en découvrir plus sur la scène du Lucernaire.

Si on vous dit moulins, géant, Sancho Pancha vous pensez tout de suite à un homme rachitique sur son cheval Rossinante qui part affronter des géants. Don Quichotte de la Mancha ou de la Manche, comme on veut a fait sa place dans l’inconscient collectif. Mais raconter son histoire n’est pas chose facile, d’une part vu l’épaisseur du livre en question et d’autre part, vu la diversité des lieux ainsi que l’importance des rencontres. Jean-Laurent Silvi n’a peur de rien et a voulu relever ce défi. Il a proposé le projet à Sylvain Mossot (Don Quichotte), Axel Blind (Sancho Pança), Barbara Castin (l’intervieweuse et princesse Micomicona) et Anthony Henrot (le maître de cérémonie et Cardénio) qui ont tous répondu d’accord. Ce qui explique l’implication de chacun dans l’histoire, si absurde soit elle.

On ne peut faire un spectacle sur ce farfelu héros sans y mettre un gros grain de folie. Le premier indice de cela fut le début du spectacle, où une jeune femme interview Don Quichotte sur sa quête. J’ai adoré cette façon de faire. Puis hop, direction une illustration en action d’un moment de ces aventure en compagnie de son fidèle équipier, Sancho Pança. Les scènes sont présentées par un maître de cérémonie qui nous accompagne dans cette rencontre. Puis à la fin, tous les codes préalablement établis éclatent face à la folie du héros solitaire, ou presque pour que tout parte dans tous les sens.

Le duo Don Quichotte/Sancho Pança est fabuleux. Comment ne pas croire en ce chevalier errant au bord de l’aliénation quand Sylvain Mossot nous regarde avec ses grands yeux bleus clairs empreint de folie. Je me rappelle de ces gravures et sans aucun doute, je l’identifie dans ce personnage. En plus, il a une très jolie voie qui se rapproche de celle d’Edouard Baer. Et quand on connaît un peu son univers, on peut dire que ce spectacle peut s’y rapprocher. Je n’avais pas de représentation en tête pour Sancho alors Axel Blind peut l’incarner totalement. Les deux comédiens ponctuent leurs histoires et y mettent autant de passion que de perfectionnement possible.

Une fabuleuse fable épique qui plaira autant aux passionnés de l’auteur qu’à ceux qui ne le connaisse que de nom. Don Quichotte vous fera rêver et surtout il vous fera rire.
1 juil. 2016
7/10
188 0
Voilà une pièce bien sympathique, qui fait passer l'esprit du Don Quichotte de La Manche ou de... La Mancha, avec une indicible émotion et un enjouement endiablé. Encore une réussite du Lucernaire qui est mérite bien le persévérant devouement que lui porta Laurent Terzieff.

Allez voir cette adaptation avec vos amis jeunes et vos enfants pour leur donner l'envie de (re)connaître Cervantes.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor