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Arlequin Poli par l'Amour

Arlequin Poli par l'Amour
De Marivaux
Mis en scène par Thomas Jolly
  • La Scala
  • 13, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 34,00
À l'affiche du :
29 septembre 2018 au 27 octobre 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 14:30
    • 18:30
Réservation de tickets

Une fée, amoureuse d’Arlequin, le séquestre. Son beau visage l’a tant séduite qu’aveuglée, elle n’a pas pris la mesure de son manque d’esprit et de sa grand ignorance de toute chose. Elle espère bien toutefois se faire aimer de lui.

Mais c’est sans compter sur la force et l’innocence des premiers sentiments amoureux que le bel Arlequin va nourrir pour une jeune bergère des environs.

 

Quelques ampoules, des guirlandes lumineuses, des serpentins de papier et le cadre féérique est posé pour cette histoire d’amour qui tournera à la faveur des amoureux sincères et naïfs. Douloureuse sortie de l’enfance toutefois que celle de tout jeunes amants exposés aux plans machiavéliques d’une femme de pouvoir animée par la jalousie et la colère. Sottes convenances, duperies, méchancetés, menacent la fraîcheur et la spontanéité des jeunes amours et conduisent la jolie bergère et son jeune amant à l’effroi.

Toute première pièce de Thomas Jolly, aujourd'hui connue pour Henri VI et Richard III, le jeune metteur en scène met en place un univers féerique autour du texte de Marivaux, et entraîne son spectateur dans un spectacle visuel très rock, où s'entremêle émotion et beauté.

 

Note rapide
5,9/10
pour 6 notes et 4 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
3 critiques
Note de 4 à 7
67%
1 critique
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
10 nov. 2018
7/10
1 0
L’univers de Thomas Jolly rencontre celui de Marivaux… C’est un voyage avec cette mise en scène. C’est drôle, revisité et vivant… On en prend plein les yeux durant les 1h30.
30 oct. 2018
5/10
12 0
Que c’est étrange. De Thomas Jolly, j’ai vu le tout dernier et le tout premier spectacle, Thyeste et Arlequin poli par l’amour, et je n’ai pas vraiment perçu de différence. Au texte près, j’ai eu l’impression de voir le même spectacle. Un peu gênant, quand on sait que douze ans et plus de dix mises en scène séparent les deux propositions. Alors oui, on peut parler de style, on peut parler de patte, mais on aura du mal à m’enlever l’idée que s’il ne se renouvelle pas un peu, on fera bientôt rimer Thomas Jolly avec supercherie.

Je ne sais pas si résumer l’histoire du texte initial de Marivaux a un intérêt pour ce spectacle. Comme je le décrirai par la suite, il m’est surtout apparu comme un « prétexte aux envies créatrices de Thomas Jolly », pour reprendre les mots de Sur les planches. Je ne prendrai cependant pas les armes, car cela reste une oeuvre mineure de Marivaux, où l’on sent plutôt un Marivaux en germe, comme l’était probablement Thomas Jolly à l’époque de la création. Mais bref. Contentons-nous d’évoquer une fée qui enlève un Arlequin par amour, mais que ce dernier jettera son dévolu sur Sylvia (qui le lui rend bien), créant quelques tensions au sein du petit village.

J’avoue avoir eu un problème dès l’introduction. Figurez-vous six servantes allumées avec, à côté de chacune d’elles, un comédien qui se tient debout devant un long drap, un livre à la main. Ils se tiennent là pendant que les spectateurs s’installent. Puis les lumières baissent dans la salle. Les comédiens disent une phrase, ferment leurs livres, et sortent. Les lumières s’éteignent. Les draps tendus sont arrachés. Ils ne réapparaîtront pas de tout le spectacle. Forcément, je m’interroge : quand l’histoire commence, il ne reste plus rien de cette introduction où Marivaux a à peine pointé le bout de son nez. Alors, quelle est son utilité ?

En réalité, cette première partie est une bonne entrée dans le spectacle. Elle permet au spectateur de se débarrasser progressivement de l’idée qu’il est venu voir un Marivaux. Il en est si peu question, ici. On a l’impression que le texte ne compte plus et que seule compte la situation. On se retrouve devant du Thomas Jolly, parfois entrecoupé de Marivaux. Ceci dit, reconnaissons-lui au moins cela, l’histoire féérique en fait sans doute le texte de Marivaux qui se prête le plus à ses exaltations jollyesques. Mais parlons-en plus en détails.

Je retrouve les mêmes trucs de mise en scène que dans Thyeste : des confettis, de la musique à fond, des lumières tapageuses, des cris, de gros ventilateurs…. et des comédiens pas très bien dirigés, qui récitent leur texte de manière plutôt académique. Mais comme le texte est de toute façon abandonné, je ne m’appesantirai pas dessus. D’ailleurs, Thomas Jolly ne cherche pas une réaction au texte mais fait rire sur des cabrioles : des jeux avec des ballons, des boîtes à bêêêêh, des ruptures rythmes ou voix ; de manière générale, tout ce qui peut recouvrir le texte semble bienvenu.

Parfois, cela me laisse quand même plus que perplexe. Un comédien présente une nouvelle scène en décrivant le paysage qu’on doit se figurer. Entre autres, « Une pairie. Au loin paissent des moutons ». Entrent alors 3 comédiens déguisés en moutons, les fameuses boîtes à bêêêh à la main. Rapidement, je me sens un peu énervée par le dispositif : faire entrer des gens déguisés en moutons lorsqu’on me dit que sont présents sur scène des moutons, c’est tout de même le degré zéro de la mise en scène. Mais ici, le degré zéro que nous présente Thomas Jolly est tellement outrancier qu’il semble vouloir montrer que lui non plus n’est pas dupe. Alors, si personne ne l’est, à quoi bon cette proposition ?

Ceci étant dit, une fois que ce parti pris est accepté, on peut déceler dans ce spectacle quelques éléments intéressants – l’utilisation des ombres chinoises, notamment, est particulièrement bienvenue. Il y a là quelque chose de frustrant d’ailleurs, car ces éléments sont noyés dans un trop plein d’idées qui desservent l’ensemble. Mais si je suis restée globalement imperméable à cette esthétique, je ne la désavoue pas tout à fait : clairement, la musique à fond, les lumières violentes et les cris constants rendent une atmosphère tonitruante qui me laissent en dehors. Mais cette brutalité, je la connais : c’est celle d’une jeunesse à laquelle j’appartiens, quand même. Ce sont des codes qui me sont familiers – auxquels je n’adhère pas, certes, mais qui me parlent malgré tout.
11 oct. 2018
7/10
11 0
Voilà une bien jolie histoire que nous raconte Marivaux. Alors on pourrait s’attendre à voir de la verdure, des robes couleurs pastel et des petits papillons. Vous ne verrez rien de tout cela. Bienvenue dans l’univers loufoque et burlesque de Thomas Jolly qui propose des costumes de saltimbanques dans l’univers de Tim Burton.

Les mondes du cirque et des prémices du cinéma ne sont pas très loin avec ces visages grimés de blanc, ce maquillage parfois outrancier, l’amplification de sons et le travail avec les jeux d’ombres. Il choisit même volontairement un espace scénique réduit pour juste mettre le strict nécessaire. Un rideau blanc tombe avec le titre qui permet de jouer de l’espace et des jeux de lumière. Besoin de créer un moment magique ? On met toute la lumière sur Arlequin et Sylvia qui s’embrassent fougueusement. On fait voler pleins de confettis sur une musique pleine de passion. Le gros plan émotion est réussi.

Les détails sont partout et toujours utilisés avec ingéniosité. Quelques guirlandes par-ci, quelques ampoules qui se balancent au bout de leur fil par-là et cela suffit pour nous plonger dans un univers singulièrement magique. Même les tenues sont pleines de références. Ainsi Arlequin, au début, se trouve tout de blanc vêtu. L’innocence même. Il pourrait même poser pour Pierre et Gilles. Puis au fur et à mesure, le maquillage blanc s’enlève. Ces vêtements changent, le chapeau tombe, les cheveux deviennent libres. Le jeune homme poli par l’amour comprend la force des mots. Il devient très vite maître du langage. Son statut de simplet vient de changer à celui de sorcier. La métamorphose est complète. Il peut se vêtir alors de noir et de rouge. Les Rita Mitsouko vous l’avait bien dit : « Les histoires d’amour finissent mal en général ».

Thomas Jolly propose une sublime scénographie pleine de poésie et de fureur. Une frénésie joyeuse au service d’un texte intemporel.
9 avr. 2016
9/10
45 0
Arlequin poli par l'amour, toute première pièce de Marivaux, et toute première mise en scène de Thomas Jolly! Que dire... c'est incroyable. On passe des rires aux larmes en 1h30, certaines scènes pourraient nous rappeler des films de Spielberg pour le côté merveilleux!

Avec peu d'accessoires, Thomas Jolly a réussi à rendre avec quelques bouts de ficelles, quelques lumières, une histoire d'amour incroyable entre Arlequin et Silvia où ce mélange rock, punk, merveilleux, et poésie!!!
Le rythme est rapide, effréné, on reste ébahis et on souhaite que cela ne sa finisse pas face à une troupe d'acteur jeune, très enthousiaste, et on sent qu'il y a une véritable complicité entre les acteurs... Et Thomas Jolly les fait courir, danser, chanter, faire rire!

Avec trois fois riens, Thomas Jolly a réussi a créer une féerie, et à la sortie, on apprécie d'autant plus cette pièce par sa gaieté et sa fraîcheur: et cela fait très plaisir!
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor