Critiques pour l'événement Le potentiel érotique de ma femme
9 janv. 2020
7,5/10
30
Le potentiel érotique de ma Femme d'après le roman de D. Foenkinos avec une mise en scène et jouée par Sophie Accard, Léonard Boissier, Jacques Dupont, Benjamin Lhommas, Anaïs Merienne et Léonard Prain.
Une comédie loufoque formidablement bien jouée. Avec un narrateur joyeux et rempli d'humour.
Hector est un homme à objet puisqu'il les collectionne. Il en est même dépendant. Il décide de tout arrêter. Et un jour il va rencontrer Brigitte. Ce qui va provoquer chez lui une autre passion ... comme qui dirait .. inattendue !!
Cette comédie est une farce, un peu "barrée" mais qui fait du bien, on rit beaucoup.
Décor bien 1950, avec tous les détails.
28 nov. 2018
7,5/10
33
Cette pièce aurait pu avoir mille titres différents : le fabuleux destin d’Hector, les malheurs d’Hector, la vie d’Hector est un long fleuve tranquille et j’en passe. Non, finalement, cela sera Le potentiel érotique de ma femme. Un titre quelque peu trompeur, car si l’épouse de ce brave homme est présente, c’est bien Monsieur qui est au centre de l’histoire.

Enfant effacé, vivant dans l’ombre de son grand frère, Hector n’a, apparemment, rien pour passionner les foules, à part, peut-être, une tendance à la « collectionnite aiguë ». S’arrêter là serait une erreur cependant, car celui-ci va se révéler être un homme ... rempli de surprises. Cette pièce aussi !

Construction peu usuelle, la narration est ici au cœur de la pièce, omniprésente. Loin de casser le rythme, elle donne au contraire une dynamique prenante, relançant sans cesse le héros vers de nouvelles aventures. Comme un métronome, elle vient découper la pièce en une multitude de scènes de vie. Une bouffée d’oxygène bienvenue au milieu de cette foule de personnages se succédant sur scène. Parents, amis, collègues de travail … ils sont environ une vingtaine à se croiser. Une frénésie qui pourrait faire perdre la tête au spectateur, si le narrateur, véritable Monsieur Loyal, n’était pas là pour le guider.

Au rythme étonnant vient s’ajouter un humour poussé jusqu’à l’absurde. Décidément, Le potentiel érotique de ma femme cultive son originalité. Tant mieux. On se laisse facilement emmener par cette histoire, avançant à grandes enjambées de la jeunesse d’Hector à sa vie d’adulte. Le voyage est d’autant plus agréable que les comédiennes et comédiens se révèlent à mourir de rire dans leurs divers rôles.

Avec Le potentiel érotique de ma femme, même la plus simple anecdote devient une épopée formidable.
26 sept. 2018
7/10
45
Sophie Accard et Léonard Prain, décident de se lancer un défi en adaptant le roman à succès de David Foenkinos « Le potentiel érotique de ma femme ». L’esprit absurde et décalé a très bien été restitué dans un rythme assez effervescent. La scénographie, un peu rétro de Blandine Vieillot accompagne à merveille la vie des personnages. Trois espaces scéniques permettent aux comédiens de changer d’univers assez rapidement entre la salle à manger des parents, à l’appartement d’Hector et celui de chez Marcel et Laurence. Le reste de l’espace se consacre à tous les autres lieux comme un guichet de la poste, la salle de compétition pour le badge de campagne ou la bibliothèque.

Pour créer le lien entre ces endroits nous avons un maître de cérémonie qui nous raconte l’histoire que nous voyons, subliment interprété par l’élégant Léonard Prain. C’est une touche de génie dans la mise en scène pour donner vie aux personnages du roman de David Foenkinos. Léonard Boissier interprète avec sérieux Hector et Sophie Accard joue avec innocence Brigitte. Les autres comédiens vont devoir faire preuve de précision car en un clin d’œil il se transforme. Anaïs Merienne joue à la fois la mère coincée qui ne fait que de la soupe en repas du dimanche et une joueuse de ping-pong qui adore palper les testicules de ces invités. Sans oublier d’autres personnages secondaires comme la concierge, la collègue de boulot, la collectionneuse anonyme… De même pour Jacques Dupont qui est à la fois le père qui porte la moustache en hommage à son grand-père terrassé par un régiment allemand et Marcel, le meilleur ami d’Hector, lui aussi collectionneur sans oublier le collègue de bureau ou un suédois. Et enfin, grand coup de chapeau à Benjamin Lhommas qui interprète de nombreux petits rôles tels celui du présentateur, du frère d’Hector, Ernest qui a toujours des phrases spirituelles à partager, le docteur, un collectionneur anonyme, le postier, le livreur. Mais surtout un rôle phare dans celui du beau-frère d’Hector, Gérard. Un homme simple d’esprit, un peu bagarreur sur qui toute sa famille compte. Une vraie tête de champion.

Les personnages sont plus loufoques et singuliers les uns des autres. Mais impossible de ne pas être touché par ces êtres humains si fragiles et attendrissants. On retrouve la force du texte de David Foenkinos. A travers des mots simples, il raconte des histoires légères d’apparence qui sont toujours pleines de fantaisie et de subtilité. Il faut toujours chercher à découvrir ce que l’on peut voir derrière les apparences. Ainsi on découvre des choses improbables qui vont alors changer des vies, voir même la vision du monde. Il ne faut jamais oublier la touche de douceur, de bienveillance et d’humour. Jamais on ne cesse de rire pendant 1h20. Nos zygomatiques en reste pas longtemps en repos.
24 sept. 2018
6/10
36
Gentil spectacle, au texte plaisant, quelques sourires, mais il manque je ne sais quoi pour le rendre plus captivant.

La mise en scène est-elle trop sage? En vérité, il ne reste plus grand chose de ce spectacle après quinze jours...

spectacle vu le jeudi 13 septembre
16 sept. 2018
8/10
45
Dans cet univers suranné, à l’atmosphère d’un film des années 80, Sophie Accard met en scène le livre de David Foenkinos et nous fait découvrir la vie d’Hector, ce collectionneur compulsif.
Fils cadet d’un couple pour le moins original (un père qui ne jure que par sa moustache, une mère pour qui la soupe est « sa raison de vivre », un frère de 20 ans son aîné, adepte des phrases toutes faites… Hector collectionne tout (des badges, des dictions…).
Suite à une grosse dépression, Hector décide de mettre fin à cette addiction et par la force des choses, rencontre Brigitte, sa future femme.
Mais de cette rencontre, la rechute n’est peut-être pas bien loin…
Du livre dont est tirée cette pièce, nous retrouvons une famille loufoque, caricaturale, soulignée par la présence d’un narrateur aux commentaires à la fois ironiques et bienveillants.
Tout est décrit avec simplicité. Le ton moqueur mais sans méchanceté aucune, imprègne les textes et la mise en scène.
De ces relations parents-enfants, mari et femme, on sourit, on rit, surtout de ces personnages hauts en couleurs dont se dégage une tendre maladresse.
Merci à la Compagnie CPDJ (C’est-pas-du-jeu) pour son dynamisme, son énergie et la multiplicité des personnages interprétés avec justesse et beaucoup d’humour.
16 sept. 2018
7,5/10
13
J’ai découvert le travail de David Foenkinos à travers Jalouse, son dernier film sorti en novembre dernier et dont Karin Viard était l’une des têtes d’affiche. C’est sur ce principal critère – ainsi que l’éternelle proximité du Théâtre 13 et de mon appartement – que je me suis intéressée à l’adaptation de son roman sur scène. Et, évidemment, comme beaucoup d’entre nous, ce titre quelque peu aguicheur m’a également interpelée.

On pouvait s’en douter : on entre dans un univers délirant avec Le potentiel érotique de ma femme. On y suit le parcours d’Hector, depuis ses jeunes années de collectionneurs à ses jeunes années de père. Sur sa route, on croisera ses parents, tout aussi étriqués, ses amis, un peu étranges également, sa femme, peut-être la plus normale du lot, et son beau-frère, carrément flippant. Et pour nous conduire à travers cette histoire, nous serons accompagnés par un narrateur bienveillant.

Un bon spectacle de vendredi soir, c’est ce qui me vient en quittant, le coeur léger, la salle Jardin du Théâtre 13. J’ai du mal à imaginer cette histoire posée sur du papier, mais sur un plateau cela fonctionne très bien. On sent l’influence de l’écriture romanesque dans la trame de la pièce, où chaque scène se découpe comme des chapitres totalement renouvelés, presque décorrélés. A chaque scène suffit sa peine ! aimerait-on dire à notre protagoniste qui se retrouve toujours dans d’extravagantes situations.

Si le spectacle prend, c’est aussi et surtout grâce à une distribution exemplaire. Chaque comédien a su composer un personnage haut en couleurs, posant souvent un doigt de pieds sur la limite de la caricature mais parvenant toujours à nous décrocher un sourire. Ils sont attachants, légèrement décalés, parfois naïfs, toujours honnêtes. Et c’est leur honnêteté, leur énergie, leur esprit de troupe que j’ai été ravie de cueillir ce soir là, et qui m’a embarquée dans cette histoire rocambolesque.
7 sept. 2018
2/10
21
Comédie surréaliste et bienveillante dit l'accroche sur l'affiche, mais au final c'est l'outrance et la facilité qui l'emportent dans ce spectacle, pas bien drôle au final. En terme de loufoquerie à haut pouvoir comique, on est assez loin de la Ligue des Champions.

Même s'il est juste de convenir que l'adaptation à la scène d'un roman n'est pas chose facile, le texte n'arrive pas à se passer d'un narrateur pour poser les situations, les expliquer jusqu'à plus soif tout au long du jeu, et asséner la morale de l'histoire au happy end un peu pauvret. Tant qu'à avoir une voix off pourquoi ne pas avoir été jusqu'au bout de cette logique, en y ajoutant peut-être une loufoquerie un peu différente, non visuelle, puisque le narrateur ne joue pas vraiment au final.

Les blagues, nombreuses et récurrentes pour certaines, ne sont pas d'une grande subtilité non plus, et arrachent au mieux quelques sourires. En fait, assez rapidement, les gags et les punchlines deviennent assez prévisibles. A quoi s'ajoute le jeu d'éxagération des accents français ou étrangers, dont je dois avouer que je suis insensible au pouvoir censément comique. A quelques occasions, japonais, suédois ou parler dit "de banlieue" en particulier, certains rires particulièrement gras autour de moi m'ont fait penser à du Michel Leeb. Ca n'apportait rien à l'histoire, ce qui me ramène à cette tentation de la facilité, à laquelle la narration, les dialogues et le jeu cèdent à de trop nombreuses reprises.

Le dispositif scénographique est malin avec trois lieux côte à côte sur scène, l'appartement des parents, celui d'Hector et Brigitte, les héros de l'histoire et enfin celui de Marcel et Laurence leurs amis. Les petits espaces intermédiaires figurant très bien un bureau, un hôpital, un quai de métro ou une poste avec quasi rien comme accessoires. Cette scénographie, jolie au demeurant, est parfaitement adaptée au texte, qui exige un rythme de jeu élevé et des changements de costumes très fréquents et rapides. Scénographie, costumes, lumières et mise en scène d'une très grande précision sont les réussites du spectacle.

Vous aimez les gags potaches, le comique de répétition, les calembours inoffensifs et le tout est bien qui finit bien, ce spectacle est pour vous. Sinon passez votre chemin.
6 sept. 2018
6,5/10
15
C'est assez drôle et malgré quelques lourdeurs ça fait passer un bon moment.

On ne rit pas aux éclats mais on sourit tout le long
Sympathiques comédiens qui prennent plaisir.
Texte léger sans prétention mais amusant.
6 sept. 2018
8,5/10
26
L’adaptation du texte de David foenkinos est une réussite.
C’est la compagnie C’est-pas-du-jeu qui s’est lancée dans ce challenge : porter ce livre très narratif à la scène. Un exercice parfaitement exécuté qui réussit à introduire sur le plateau les nombreux personnages qui le composent.

L’histoire est portée par un narrateur qui interagit avec finesse dans la mise en scène. Son regard critique, mais toujours affectueux, accompagne les comédiens tout au long de l’histoire. Cette vision extérieure apporte une telle sensibilité pleine de bienveillance à la pièce. Le narrateur nous amène à traiter ces personnages caricaturaux et souvent carrément ridicules avec tendresse et compréhension. On rit franchement de ce Gérard complètement abruti, de cet Hector maladroit atteint de collectionnite aiguë mais toujours avec compassion en indulgence.
C’est toute la force de cette pièce : se moquer (franchement il y a des moments extrêmement drôles !) mais gentiment, sans aucune méchanceté, un peu comme on charrierait amicalement un vieil ami sur ses vieux travers.

C’est extrêmement bien joué, tous les comédiens sont justes, présents et engagés. La mise en scène de Sophie Accard est particulièrement étudiée et précise, tout coule naturellement. Cette pièce apporte avec justesse plein de fantaisie à ce roman ou l’absurde côtoie la quotidienneté. Une jolie rencontre entre l’écriture originale et fantasque de Foenkinos et l’univers frais et plein de folie de cette compagnie.
5 sept. 2018
8/10
22
Loufoque, amusant, léger.
Une ribambelle de personnages cocasses nous transporte dans une histoire rocambolesque.
Hector est un homme banal mais sympathique, il travaille dans l’entreprise de son frère aîné de 20 ans plus âgé, savoure la délicieuse soupe de sa mère tous les dimanches en compagnie de son père qui pour rien au monde raserait sa moustache…
Mais Hector est bien malade. Il collectionne tout et n’importe quoi ;
*les piques apéritifs.
*les badges de campagne électorale.
*les peintures de bateaux à quai.


Hector va-t-il se défaire de cette addiction en tombant amoureux de Brigitte ?
Pour cela, il faudrait que Brigitte ne fasse point les vitres…
Brigitte deviendra-t-elle une femme-objet ?
Quoi qu’il en soit Brigitte et Hector mettront au monde des triplets.
*Les trois enfants furent placés côte à côte ; ils semblaient identiques comme les trois pièces d’une collection.

Les personnages sont caricaturaux et insolites
*Les parents d’Hector « Ils aiment tout le monde pareil. C’est un amour simple qui va de l’ÉPONGE à leur fils. »
*Gérard (le frère de Brigitte) n’avait pas beaucoup de neurones, mais de très belles cuisses.
*Bernard répéte ; nous vivons dans l’époque la moins moustache qui soit … puis il retournait à ses pensées intimes encombrées par le rien. »
Les mises en scène et les décors nous plongent dans une atmosphère familiale simple, un peu surannée où les tableaux s’enchainent avec dynamisme. C’est vivant et joyeux.
5 sept. 2018
8,5/10
56
« Collectionneurs d'objets inanimés, avez-vous donc une âme ?», aurait écrit le grand Lamartine, s'il avait lu le roman de David Foenkinos « Le potentiel érotique de ma femme », et surtout, s'il en avait vu la délicieuse et très joyeuse adaptation scénique qu'en a tiré Sophie Accard !

C'est en effet la question que l'on est en droit de se poser à propos de ce Hector, qui collectionne tellement tout et n'importe quoi qu'il en occulte toute vie sociale et affective.

Bien entendu, ce manque d'âme altruiste le rend fort malheureux !

Qu'à cela ne tienne ! Prenant le taureau par les cornes, il parvient à se désintoxiquer, notamment en étant atteint par la flèche de Cupidon.

Mais voilà... C'était compter sans le potentiel érotique de sa femme Brigitte, elle-même accro à une certaine activité ménagère que je vous laisse le soin et la joie de découvrir.

Sophie Accard a donc réussi une réjouissante adaptation du roman de Foenkinos.

Sur le plateau, c'est un mélange d'Amélie Poulain et de la grande famille des Deschiens.
Un narrateur est chargé de présenter des personnages plus ou moins loufoques, drôles, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs particularités, leurs tics, un peu comme le faisait la voix off dans le film de Jeunet.

Ces personnages, et c'est la réussite principale à la fois du roman et de l'entreprise dramaturgique, ces personnages sont on ne peut plus hilarants, certes, dépeints avec une minutie et précision drôlatiques, mais ils sont également touchants, attachants.
La metteure en scène a eu pleinement raison d'en faire des figures à la Jérôme Deschamps et Macha Makeieff.

On rit de bout en bout, mais ce rire n'est jamais moqueur.

Les situations, les formules ciselées de l'auteur (vous n'ignorerez plus rien des dictons croates, des héros suisses, j'en passe et non des moindres...), sans oublier la réelle et incontestable vis comica des six comédiens, tout ceci concourt à cette réussite.

Léonard Prain est ce narrateur, imperturbable, omniprésent, pince-sans-rire. Je lui tire sincèrement mon chapeau pour ne pas éclater de rire à chaque facétie provoquée par ses camarades !

Léonard Boissier est Hector (il s'est habilement fait la tête de l'auteur), et Sophie Accard elle-même interprète Brigitte. Le couple fonctionne à la perfection. Leur étonnante relation, basée sur le plus ou moins non-dit fantasmatique éclatera au grand-jour pour notre plus grand plaisir, avec les développements associés.

Et puis, il y a les trois autres, qui déclenchent les fou-rires nourris de la salle.

Anaïs Merienne, Jacques Dupont, moustachu ou non, et l'ineffable Benjamin Lhommas, changeant tous de costume à la vitesse lumière en coulisse, sont inénarrables de drôlerie !
Mais qu'est-ce qu'ils m'ont fait rire, leurs Géraldine, Marcel, leurs cycliste à la casquette Molteni et au maillot à pois, collectionneuse anonyme, docteur aux sucettes rondes, et j'en oublie !

Je n'aurai garde d'oublier un élément qui contribue également à la réussite éclatante de cette entreprise artistique, je veux parler de la musique composée par Cascadeur, ce musicien « anonyme » jouant avec un casque d'aviateur sur la tête et en combinaison de vol blanche.
Ses nappes synthétiques, ses envolées de piano éthéré accompagnent bien joliment ces quatre-vingts minutes. (Un clin d'oeil : le "dossier Longo" évoqué dans la pièce... Comprenne qui peut, comprenne qui veut...)

On l'aura compris, Sophie Accard et les membres de la compagnies C'est-Pas-du-Jeu nous proposent donc un jubilatoire moment de théâtre à déguster sans modération et sans retenue.

Au sortir de la salle, un couple se proposait d'aller tester eux aussi un certain potentiel érotique.
M'est avis que ces jours-ci, le chiffre d'affaires de la société « Ajax-vitres » pourrait bien connaître un sacré développement !
30 août 2018
7/10
34
Hardis les gars et les filles de la compagnie C'est-pas-du-jeu ! Ils ont adapté un texte de David Foenkinos dans le seul but de nous proposer un spectacle drôle et relaxant à base d'humour absurde.

Pari réussi ! J'ai assisté à la première et je dois dire que je suis ressortie avec un sourire aux lèvres et ayant oublié mes tracas du jour.

L'histoire est bien conforme à celle du livre éponyme : Hector est atteint de collectionnite aigue, tout est objet de convoitise du moment qu'il peut collectionner.... Heureusement qu'il va rencontrer Brigitte qui va changer sa vie.

Sur scène, un narrateur et 5 comédiens, le rythme est enlevé, les scènes s'enchainent rapidement, il n'y a pas de temps mort. Le narrateur (Léonard Prain qui a participé à l'adaptation) apporte un plus indéniable pour faire avancer l'action en se promenant sur scène au cœur des différentes scènes.
Scène qui est divisée en trois espaces géographiques parfaitement définis grâce aux lumières de Sébastien Lanoue. La mise en scène de Sophie Accard, qui a aussi adapté le texte et joue Brigitte, est millimétrée, la scénographie de Blandine Vieillot donne une fluidité appréciable à l'ensemble.

Les comédiens sont tous très bons et ils semblent s'amuser aux aussi sur scène pour notre plus grand plaisir.

Voilà une pièce que je recommande pour démarrer une saison théâtrale en douceur.

Je vais proposer une soirée théâtre avec des amis alors :)

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Jeudi 30 août 2018
29 août 2018
9/10
18
... Un spectacle divertissant qui bouscule et brocarde avec ardeur et drôlerie. Un texte succulent dans une adaptation réussie et très bien jouée.

Je recommande vivement cette agréable comédie de rentrée.