Critiques pour l'événement Le Petit Coiffeur, Jean-Philippe Daguerre
1 juil. 2021
9,5/10
4
Le décor du Petit coiffeur évoque un salon de coiffure tel qu’il en existait au milieu du siècle dernier, tout autant que son logement attenant dans un dispositif astucieux conçu par Juliette Azzopardi, qui se plie et se déplie autant que nécessaire. On remarque quelques éléments incontournables comme le fauteuil typique du coiffeur (qui revient en force à la mode dans les salons de barbier aujourd’hui), ou le gramophone.
L’homme faisait tenir son pantalon avec des bretelles que le patriote choisissait bleu-blanc-rouge. Il était tout autant naturel pour la femme d’enfiler des socquettes dans de grosses chaussures, bien confortables pour marcher longtemps et loin. Le soir on suivait Radio Londres en guettant les sous-entendus derrière des formules hermétiques pour l'ennemi. Nous ne sommes pas surpris d'entendre quelques formules comme "Les sanglots longs de l’automne… ". On est en terrain connu.

Ce qui est très fort, c’est que le spectacle démarre mollement, dans le convenu. On se demande si on ne s’est pas trompé de théâtre et puis tout bascule quand arrive le morceau de bravoure de la mère, servi par Brigitte Faure qui révèle alors une amplitude de jeu extraordinaire. Elle a, si je puis dire, la carrure d’une Nathalie Baye en colère.

On sera alors transporté par des rivières d’émotions jusqu’à la fin. Chaque comédie, un peu à l’instar d’une musique de jazz, aura son moment particulier pour exprimer toutes ses qualités de jeu. C’est très habilement écrit, comme Jean-Philippe Daguerre nous y a habitué.

Il est parti de la photographie de Robert Capa, représentant une femme tondue à la Libération dans une rue de Chartres, portant son bébé de trois mois dans les bras. Le cliché est devenu célèbre sous le nom de "La tondue de Chartres". Jean-Philippe Daguerre a imaginé toute une histoire, avec bien entendu des rebondissements qui nous interroge sur le poids des ressentiments, la force de l'amour et la vertu de la tolérance. Avec des dialogues qui percutent et un humour qui provoque souvent le rire sans jamais faire basculer la pièce dans la vulgarité.

Florentine Houdinière a conçu des chorégraphies qui sont de petits moments délicieux offrant une respiration nécessaire car le sujet demeure grave. La première est longuement applaudie.

Après les horreurs de la guerre, la Libération aurait dû être un moment heureux. Hélas, les jalousies et la convoitise ont attisé des actions peu glorieuses, menées sous couvert de rétablir l'ordre. Mais lequel ?

L'ami du mari défunt (dénoncé aux allemands par on ne sait qui) s'empressera de chercher à consoler la veuve, une figure emblématique de la Résistance française, et promettra un nettoyage méticuleux de la ville. On voit ce personnage évoluer lui aussi, d'une radicalité inquiétante vers une humanité sensible. Romain Lagarde campe successivement toutes les facettes de l'ami, du salaud puis du fidèle compagnon.

Les soupçons de dénonciation se portent sur Lise (Charlotte Matzneff), une jeune institutrice, la bien jolie Mademoiselle Berthier comme la désigne Jean le grand frère (Arnaud Dupond), tant aimé, tant aimable aussi, borné dans ses obsessions mais capable de bon sens quand la situation devient cruciale.

Félix Beaupérin est le second frère, pas le préféré, mais pas le mal aimé pour autant. La mère dose son amour en fonction des besoins de ses enfants. Elle est le personnage clé de l'histoire. La seule capable de remettre les pendules à l'heure à coups de formules choc :
Quand on peut aimer on peut pardonner, c’est le principe !
On fait ce qu’on peut avec nos devoirs et nos désirs …
On était connu pour Jean Moulin, la tondue de Chartres lui a volé la vedette.
Ses conclusions sont des ordres frappés au coin du bon sens. Quand elle affirme que C’est juste le destin qui a décidé de foutre sa merde et qu'elle décide qu'alors on va devoir planquer Simone pendant plusieurs semaines, le temps que les choses s'apaisent, le public, enthousiaste applaudit à tout rompre, s'apprêtant à quitter la salle sur cette fin heureuse.

C'est mal connaitre Jean-Philippe Daguerre qui, après un nouvel intermède dansé, précipite les personnages dans une nouvelle tourmente, encore plus dramatique que la précédente. Heureusement que De Gaulle poussa un coup de gueule pour qu’on arrête la justice sauvage sinon la France aurait été à feu et à sang. C'est utile de nous le rappeler.

Pour que s'unissent les forces afin de faire grandir ce qui nous reste. On sort du théâtre troublé. Avec de nouvelles interrogations sur le bien-fondé de la vérité. Et surtout pas de réponses toutes faites ni de "leçon de morale". Du grand art théâtral.

Créée le 8 octobre 2020, le spectacle a été suspendu pour cause de crise sanitaire. Il reprend du 9 juin au 25 juillet 2021, au Rive Gauche - 6 rue de la Gaîté - Paris 75014, selon des horaires qui s’aménagent en fonction des variations des couvre-feux. Il sera aussi au Théâtre Actuel pendant le Festival d’Avignon. Je vous invite à consulter les sites de ces théâtres pour préparer votre venue.
27 oct. 2020
9/10
20
Quand une larme s'immisce entre rire et sourire, que vous tentez de retenir votre souffle pour ne rompre la magie de l'instant, que votre regard cherche la complicité de votre voisin ou que vos mains n'osent applaudir tant l'émotion est intense…

Pas de doute, inutile de vous couper les cheveux en 4 , vous êtes bien assis dans le salon du " petit coiffeur" !

Entre La poésie, la sonorité et la lumière de Pagnol, l'élégance d'interludes du "glissé déposé" ou "sifflé n'est pas joué" à la "Fred Astaire ", la profondeur et l'intensité déboulent et vous chamboulent au détour d'un rire, d'un gimmick… la gorge déployée devient sèche, les mâchoires se serrent , le pinceau devient lame rasante, coupante, effleurant, éraflant  certitudes, à priori, concepts, paradigmes.

Que ces personnages sont attachants et ce quintet  diaboliquement efficace !  Singuliers mais incroyablement alignés dans leur rôle et leur humanité, leur vérité ,  délicieusement touchants dans leur sincérité, leur légèreté d'apparat, leur profondeur

Chaque acteur sait trouver sa place, la prendre, la défendre , la céder, ou l'imposer !

Jean sera le cygne du bon moment et la belle note de la partition, la candeur sucrée

Pierre brosse ce flou qui trouble, ces corps nus qu'il déshabille du bout de son pinceau, tond ces têtes "coupables"

Marie, femme passionnée , mère courage et militante de tous les instants, ne désarme jamais aime avec un grand A, ses fils son amant, Lise…

Mademoiselle Berthier nous séduit, nous attendrit, rayonne , voilée de son mystère et son ambivalence

L'Amant de Marie impressionne, intrigue, surprend.

Les mots sont justes, parfois âpres et  tranchants, les dialogues ciselés , au cordeau...

La romance devient L'histoire,  douce et violente, les images sont fortes   insoutenables … L'intensité vous surprend, le peigne fin a raison de vos épis rebelles,  le doux coiffage lissant, lustrant devient ébouriffant, les  couleurs virent  subitement, la tondeuse devient faucheuse et tranche dans le vif. La mise en beauté bascule vers l'abîme, devient mis à nu, le futile se fait utile, versatile.

Le moment coiffeur est une bulle bien être, un moment à part dans nos quotidiens ; Le moment que je préfère et que j'attends :  l'instant du massage du cuir chevelu : cet  espace temps rien qu'à vous , pour vous , cet instant où vous êtes à l'écoute de vos sensations, où chaque mouvement appliqué sur votre cuir vous   connecte  à votre corps, votre cœur, le moment du lâcher prise !

Le petit coiffeur réussit là son pari : nous avoir offert un moment de détente et d'émotions profondes  , nous avoir ouvert, l'espace d'une séance, à nos émotions les plus intenses : la joie mais aussi la colère, la tristesse, la violence mais surtout à  l'amour et la tendresse .

 

Aborder une telle histoire sans verser dans l'hystérie, la démagogie, le sectarisme, le populisme ou la stigmatisation semblaient exercice impossible et pourtant… Jean-Philippe Daguerre signe à nouveau un très bel ouvrage pour l'écriture et une mise en scène dont il a le secret et où la magie opère !!

On savoure la fluidité des scènes et on se délecte des scènes croisées et des transitions et, bien évidemment, on fait le plein d'émotions, on accueille et on stocke cette déferlante d'amour, amour des mots, des notes, des hommes, des femmes, des acteurs, du spectacle vivant , amour distribué avec joie, profondeur jubilatoire

Oui, c'est pour cela que nous venons au théâtre : pour être étreints et pris dans les bras de celles et ceux qui nous accueillent, travaillent pour nous faire vivre ses moments d'exception ! Pour repartir avec le sentiment d'avoir partagé ce petit supplément d'âme qui rend nos matins joyeux et nos soirées plus douces.

 

Inutile de vous dire combien il est urgent de vous installer dans le fauteuil de ce "Petit Coiffeur" qui pourrait , sans nul doute, être en lice pour le prochain brushing des Molières 2021...
20 oct. 2020
8/10
29
Jean-Philippe Daguerre revient au théâtre pour nous proposer une nouvelle histoire sur cette période sombre de la fin de la seconde guerre mondiale.

Août 1944 : Chartres vient d'être libérée de l'Occupation allemande. Pierre, le fils ainé de la famille Giraud, a repris les ciseaux de son père, mort dans un camp de travail pendant la guerre pour tenir le salon de coiffure pour hommes. Sa mère, Marie, héroïne de la Résistance française, tient quand à elle le salon dames. Marie profite du salon pour proposer a ses clientes de poser pour Pierre qui se consacrait à la peinture avant la guerre. La vie suit son cours tranquillement mais deux évènements vont chambouler leur quotidien : la chasse aux sorcières, ces femmes qui ont fréquenté les officiers allemands et une tornade blonde du nom de Lise va entrer dans leur vie et va tout bouleverser.

Le talentueux auteur de 'La famille Ortiz' et de 'Adieu Monsieur Haffmann, nous propose à nouveau une fort belle histoire avec une figure de femme mûre comme héroïne bouleversante. Oui Brigitte Faure fait chavirer nos cœurs car l'amour inconditionnel qu'elle porte à ses fils est émouvant. La force de l'amour d'une mère soulève des montagnes c'est bien connu et Brigitte Faure nous en fait la brillante démonstration.

Elle est entourée par une talentueuse famille : Arnaud Dupond (Jean, le frère cadet) est extraordinaire de naïveté et joue son rôle d'attardé avec beaucoup de justesse. Charlotte Matzneff (Lise) est magnifique dans sa franchise et sa liberté et Félix Beaupérin (Pierre) est sa parfaite moitié à la fois touchant et drôle quand il parle de sa conception de la peinture.

Coté mise en scène, c'est aussi Jean-Philippe Daguerre qui officie, et grâce aux astucieux décors de Juliette Azzopardi, il nous distille une ambiance chaleureuse et intime : on a l'impression d'être de la famille et suivre en empathie les évènements qui surviennent. Il se dégage de la poésie alors que le sujet ne se prête pas volontiers à ça. Jolie réussite !
10 oct. 2020
9/10
17
Après avoir adoré Adieu Monsieur Haffmann (4 Molières 2018) et La Famille Ortiz écrites et mises en scène par Jean-Philippe Daguerre ainsi que sa mise en scène du Don Juan de Molière, c’est avec grand plaisir que je découvre la nouvelle création de Jean Philippe Daguerre.

Nous sommes à Chartres en aout 1994 dans la famille Giraud, coiffeurs de père en fils ou de mère en fils…
Le père est mort dans un camp de travail. Marie la mère, héroïne de la résistance tient le salon des dames. Pierre le fils cadet artiste peintre délaisse de temps en temps les pinceaux pour les ciseaux. Jean le fils ainé un peu simplet navigue entouré d’amour dans cette famille simple et chaleureuse.
N’oublions pas l’ami de la famille et amant de Marie communiste et résistant ayant hâte de châtier les femmes ayant eu pour amant l’occupant…
Mais un jour, la jolie mademoiselle Lice Berthier, sollicité par Marie, devient le modèle de Pierre. Dès lors, un cataclysme va ébranler cette famille.
Qui est donc La jolie Lice Berthier ?
Vous irez de découvertes en découvertes avec de belles émotions et grand plaisir.

Les scénettes éloquentes, bouleversantes mais aussi enjouées et drolatiques s’enchainent comme des tableaux, baignant dans une belle lumière.
Les comédiens nous entrainent avec brio dans cette histoire où la vengeance, la haine sont surpassés par l’Amour.

Brigitte Faure nous émeut et nous chavire, c’est une mère débordante d’amour pour ses fils.
Arnaud Dupond (Jean) est extraordinaire, il nous attendri de par sa naïveté puis nous réjouit et nous amuse par sa gestuelle et son dynamisme. Il joue avec une grande justesse ce jeune homme attardé.
Romain Lagarde (l’amant de Marie) personnage haut en couleur nous impressionne et nous fascine.
Charlotte Matzneff (Mademoiselle Berthier) nous ensorcelle avec grand talent.
Félix Beaupérin (Pierre) tendre amoureux nous séduit.

Les décors de Juliette Azzopardi, chaleureux et la magnifique lumière de Moise Hill créent une atmosphère intimiste.
La joyeuse chorégraphie de Florentine Houdiniére et les musiques d’Hervé Houdiniére nous réjouissent.

Le texte est plein de profondeur et de poésie.

« J’ai eu envie d’écrire cette pièce à partir du moment où j’ai découvert « La tondue de Chartres », célèbre photo de Robert Capa, représentant une femme tondue à la Libération dans une rue de Chartres, portant son bébé de trois mois dans les bras… Elle est conspuée par une foule d’hommes, de femmes et d’enfants » dit l’auteur Jean-Philippe Daguerre.

Très beau moment de théâtre.
9,5/10
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... Ce spectacle est une réussite à n’en pas douter. Une invitation au plaisir théâtral où la raison et l’émotion cheminent et nous saisissent tout le long.

Incontournable rendez-vous au théâtre Rive Gauche !
9 oct. 2020
9,5/10
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Elle est jolie, Mademoiselle Berthier !

Oui, en cette bonne ville de Chartres, fraîchement libérée fin 1944 du joug nazi, elle est très jolie, Lise Berthier.
Avec ses beaux cheveux blonds vénitiens, elle est tombée amoureuse de Pierre Giraud, coiffeur-peintre maniant avec autant de dextérité les ciseaux de laiton et les pinceaux de poils de martre.

Chez les Giraud, on est coiffeurs de père en fils.
Mais voilà, à la Libération, les tondeuses ne servent pas qu'à dégager le cou des clients des salons.

C'est la triste réalité qui va rattraper Pierre et sa famille, une réalité qui va tous les meurtrir.
En effet, la belle Melle Berthier a eu l'imprudence de tomber naguère dans les bras d'un officier de la Wermacht, ancien hobereau allemand qui pour autant aborrhe les nazis.
Un coup de foudre réciproque.



Cette histoire est tirée d'un triste fait divers, qui s'est réellement déroulé en 1944, à Chartres.

Je l'ai déjà écrit, je le répète et j'assume : il y a du Pagnol chez Jean-Philippe Daguerre.

Tout comme le grand Marcel, il a ce don littéraire et dramaturgique pas si répandu que cela de nous faire découvrir des personnages du peuple, simples, sincères, sans détours, des personnages pour qui l'on a immédiatement une réelle empathie.


Des personnages qu'il plonge dans des situations dignes d'une tragédie antique.
Au fond, cette Melle Berthier pourrait très bien être une belle Troyenne qui se serait damnée pour un fier et séduisant Hélène venu conquérir la cité légendaire aux côtés d'Achille.

Tout comme la trilogie marseillaise pagnolesque traitant de façon universelle de la filiation, cette histoire d'une femme qui par amour « pactise » pendant la guerre avec l'ennemi a quelque chose du mythe.

Sans pathos de mauvais aloi, sans fioritures inutiles, mais au contraire avec un style précis, simple et sincère, (et comme c'est difficile, de raconter de façon simple et sincère, avec ses tripes...), avec de belles formules qui font mouche, sans oublier une propension à instiller de la drôlerie et de l'humour tout au long de ses pièces, M. Daguerre nous raconte la Vie, avec un grand V, avec tout ce qu'elle a de beau et de tragique à la fois.

Une autre grande qualité de l'auteur-metteur-en-scène multi-moliérisé, c'est de savoir s'entourer !

Sur le plateau du Rive-Gauche, cinq irréprochables comédiennes et comédiens vont nous dire cette histoire universelle-là.
Les cinq artistes vont nous enchanter.

Toujours justes, sans jamais forcer leurs effets, en totale prise directe avec le texte, ils vont tour à tour nous émouvoir, nous faire rire, nous faire frissonner ou encore nous glacer.


Dirigés avec sa précision, son sens de l'espace scénique et son rythme habituels (Ah ! Ces deux scènes croisées, salon familial à jardin et chambre à cour, avec imbrication des dialogues, quelle réussite!), Jean-Philippe Daguerre continue de nous gâter !

De grands moments attendent les spectateurs, des moments qui donnent la part belle aux comédiennes.


Charlotte Matzneff et Brigitte Faure sont impressionnantes, chacune dans leur registre, la première en femme aimante qui tente de faire avec, de vivre, de survivre même, dans cette époque troublée, la deuxième en tant que grande résistante locale et mère de famille qui va devoir accomplir une forme d'acte sacrificiel.
Je n'en dis pas plus, sinon que les deux demoiselles sont bouleversantes !

Felix Beaupérin est lui aussi tout à fait convaincant en jeune garçon-coiffeur amoureux fou. Sa composition est d'une grande justesse.


Arnaud Dupont est parfait dans le rôle de Jean, le frère de Pierre. Il nous amuse beaucoup tout comme il nous touche avec sa composition d'un jeune homme atteint d'un retard mental.
Le rôle est difficile, parce qu'il a fallu savoir placer le curseur à l'endroit exact.
Le personnage est très réussi. Ses pas de danses sont épatants !

Quant à Romain Lagarde, tout en ambivalence, à la fois puissant et fragile, il confère à son personnage de FTP une grande humanité. Tout d'abord intransigeant, son personnage va lui aussi comprendre puis accepter. Le glissement est très subtil.

Je n'aurai garde d'oublier de mentionner le beau décor de Juliette Azzopardi qui sert d'écrin à tout ce petit monde, et les chorégraphies inspirées de Florentine Houdinière.

Vous l'aurez compris, voici donc une nouvelle fois une entreprise artistique totalement et finement réussie de la part de celui qui va devoir à coup sûr agrandir sa cheminée pour poser assez rapidement de futurs nouveaux Molières.

Ce Petit coiffeur fait d'ores et déjà partie des spectacles in-con-tour-na-bles de cet automne 2020 !

Elle est jolie, très jolie, votre nouvelle pièce, M. Daguerre !

Tant mieux si elle est jolie, j'y vais samedi !

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Vendredi 9 octobre 2020