Critiques pour l'événement Gaspard Proust
17 août 2020
9,5/10
2
Ce comédien est une légende vivante.

Génie de l'écriture, style bien a lui, et c'est enfin quelqu'un qui fait rire.
C’est intelligent, sarcastique, caustique et à rebrousse poil du gauchisme ambiant.

Salvateur et efficace ; âmes sensibles s'abstenir.
12 févr. 2020
9,5/10
6
Franchement top !
Il tape sur tout et sur tous, c’est efficace et franchement hilarant.
Le garçon impressionne par la qualité de sa diction, l’efficacité de ses textes, son énergie et son potentiel comique. Alors en effet il faut aimer le cynisme, l’humour noir. On rit parfois un peu jaune, mais on rit et c’est pour ça que l’on est venu.

On ne s’ennuie pas un instant et à la fin, on en redemande !
2 janv. 2020
10/10
9
Il n’y a pas de lame plus douloureuse que celle qui connaît avec précision l’anatomie du corps qu’elle endolorie. En cela, Gaspard Proust est un chirurgien de l’humour. Pendant 1h45, il charcute le monde sans anesthésie et nous on aime avoir mal !

Les politiques, le terrorisme, la télé, le handicap, le mariage pour tous… Tout y passe.
1 phrase, 3 horreurs. On se dit qu’il n’ira pas plus loin, qu’il a déjà creusé de nouvelles tranchées.
Insolent, subversif, cynique... Il est surtout redoutablement intelligent et cultivé.
Sans doute le plus de sa génération.
S’il ne devait en rester qu’un, il faudrait que ce soit lui !
21 nov. 2019
9/10
5
Voir un spectacle de Gaspard Proust, c'est passer 1h30 à régir, s'indigner, être complice ou choqué, mais c'est surtout rire du début à la fin.
Moi qui n'avais jamais vu ses spectacles, et qui ne suis pas une inconditionnelle des humoristes actuels, je n'ai pas vu le temps passer avec ce show sans aucun temps mort.

Je recommande sans hésitation !!
10 nov. 2019
8,5/10
6
Gaspard ? Il est tout en bienveillance...
Enfin c'est ce qu'il nous a confié au cours du spectacle. Et cette révélation, aussi surprenante que le tout le reste, s'est finalement révélée très vraie.

Personne n'est oublié et Gaspard porte sur chacun un regard bien à lui, on ne peut plus direct et sans tabou aucun... Le regard est très profond, acéré voire perçant... Quelques secondes de gêne, des sourires, de grands éclats de rire, toutes les réactions de l'arc en ciel s'en suivent... Pas le temps de porter trop d'attention cependant, pas le temps de s'offusquer, pas le temps de traîner non plus car vite... Gaspard est déjà passé à autre chose...

Et nous le suivons sans trop réfléchir, même avec grand plaisir, léger comme débarrassé de tout interdit, dans un rythme endiablé (c'est peu de le dire), tant son regard et tout son être semblent bienveillants eux aussi.
Proust ? Il a écrasé à la fois avec rage et très méticuleusement toutes nos madeleines...
14 déc. 2018
9/10
34
Il faut aimer l'humour noir et cynique mais Gaspard Proust excelle dans ce domaine.

Tout le monde y passe et c'est en continu. Gaspard Proust enchaîne les tirades, anecdotes et sarcasmes.
11 déc. 2017
9/10
127
Un vrai bijou de cynisme, un one-man show encore meilleur que le premier.

Il lance à la face de son auditoire ses 4 vérités et comble de la provocation le public l’a payé pour le faire. Du grand art, un enfant de DESPROGES qui ringardise ces pâles humoristes « bankables » que l’on cherche à nous faire passer pour des génies
1 déc. 2017
9/10
156
Quand on a un humour aussi corrosif, il faut avoir un immense talent !
Quand on passe les 14 premières minutes de son spectacle derrière le rideau, il faut avoir un immense talent !
Gaspard Proust ose absolument TOUT parce qu'il a un immense talent !
Et on y va pour être à la fois horrifié et séduit par … son immense talent !
17 nov. 2017
9/10
133
Gaspard, veux-tu m'épouser ?

C'est un peu court me direz-vous et pourtant face à tant de finesse cachée derrière l'acide, le gras, le sel et le piment je n'ai qu'une envie partager tous mes repas avec cet homme ! Vous n'aurez pas de saveur fade ou tiède avec Gaspard Proust et c'est ça qu'on aime.
Ça fait TELLEMENT de bien un texte intelligemment écrit et pas des vannes au kilomètre sans intérêt, TELLEMENT de bien de pouvoir rire de tout sans pisses-froid ou censeurs !
Que ceux à qui ça ne plait pas aillent voir ailleurs et laissez-nous notre plaisir de tout maltraiter pour mieux combattre la bêtise.

Le seul tout petit bémol qui enlève le dernier point pour mettre 10/10 c'est le tunnel final sur les singes, un peu long et semble vouloir revenir à de bons sentiments.
21 sept. 2017
9/10
166
Ça pique, ça grince, ça dérange parfois mais c'est tellement bien écrit qu'on ne peut que saluer le talent de Gaspard Proust.

Pour rire mais pas que...
4 avr. 2017
8/10
164
Pas de titre particulier au spectacle si ce n'est qu'il est nouveau, comme le mentionne l'affiche. La salle est comble et c'est sur un effet spécial très particulier que la soirée démarre : des bruits d'ovation laissant supposer l'arrivée d'un artiste rock, une volée de cloches et un rai de lumière rouge filtrant sous un rideau de scène noir.

Cette manière de commencer est très originale. Mais très vite le "ton" Gaspard Proust, pour ceux qui le connaissent, ne fait aucun doute. C'est bien lui qui nous parle depuis les coulisses. Rien que sa question : elle est rentrée la clientèle ? nous prévient à qui on a affaire.

Nous allons rester longtemps dans le noir, comme si on l'écoutait à la radio en fait. On sera soulagé lorsque la lumière reviendra mais ne vous figurez pas que quelques autres effets de scénographie s'enchaineront. L'humoriste ne sort jamais de scène, n'a aucun élément de décor (on ne peut pas dire que la table sur laquelle repose une bouteille d'eau en soit un), aucune musique, aucun effet, aucun changement de lumière, ou alors imperceptible.

On aura finalement une double prouesse : coté artiste, en ne s'accordant qu'à peine une seconde de répit ici ou là, coté public en ne lui laissant pas le temps de souffler non plus.

Le débit de Gaspard Proust est plus qu'impressionnant. Non seulement il parle vite, mais il cause riche, avec un lexique extrêmement travaillé. Les phrases sont longues, presque autant que celles de l'écrivain homonyme dont il a pris le nom, par simplicité énonciatrice, pour ne pas courir le risque que son nom, Gašper Pust, soit écorché, avec un sens de la formule qui fait mouche à tous les coup parce que les réflexions sont argumentées.

Aucun sujet ne semble tabou, ni la politique (les ultimes développements du Pénélope Gate émailleront sans aucun doute les prochaines représentations), ni l'argent, la religion, le sexe, le mariage pour tous. Il ne rit de rien mais le public s'amuse de tout. La moindre hypocrisie est pour lui pain béni. Même le terrorisme en prend pour son grade. L'artiste s'appuie sur les derniers faits d'actualité pour conclure que le but des militaires est tout de même de faire peur aux barbus ... lesquels pourraient bien débarquer ce soir, ici et maintenant, évidemment puisque c'est la guerre.

On se dit alors qu'il vaut peut-être mieux qu'on reste tous dans le noir. Il fait peur parfois parce que ce qu'il dit est si juste qu'on en a froid dans le dos. On est souvent au-delà de l'humour. Je n'étonnerai personne en disant qu'on l'adore autant qu'on peut détester cet homme qui lorsqu'il se prétend féministe, nous rassure qu'il vient de lâcher la meilleure blague du spectacle.

Surtout quand il se moque de ce qui n'est pas drôle, en faisant ressurgir du passé des séquences qu'on préférerait oublier. C'est que l'artiste est sans limites et que son talent nous oblige à tout lui pardonner.

Le rideau est toujours baissé. L'acidité de Gaspard Proust inonde tour à tour Alex Lutz, que plus personne ne regarderait sur Canal+, Guillaume Gallienne, dont l'exhibitionnisme de la libido est salué de 5 Césars, de Dany Boon célèbre pour son sketch sur le kway, avant de s'égoutter sur les lecteurs de Libé ou de Télérama, sans doute cachés quelque part dans la salle en les prévenant de ne pas chercher de signification particulière à la ligne rouge, si ce n'est qu'elle est franchie.

Le seul à avoir grâce à ses yeux est Laurent Ruquier, qui est toujours mon producteur, glisse-t-il, mais qui pourrait le menacer de le déplacer aux Grosses têtes, ce qui serait la punition suprême.

Vous avez besoin de rire, moi d'argent. Marché conclu.

Et le public s'en donne à coeur joie. Il faut dire que sa description des végétariens ou "liens", abstinents du gluten, du lactose et autres bonnes choses, est bien sentie. Ces dévoreurs de graines et de topinambours se seraient régalés pendant la guerre.

On pardonne forcément à ce petit-fils de rescapée de Ravensbrück de gratter sur toutes les plaies. Etre né et avoir grandi en République socialiste de Slovénie, et avoir passé douze ans en Algérie ont du lui forger le caractère autant que d'avoir été banquier en Suisse.

Savourons notre chance que la gestion des fortunes ne l'ait pas fait davantage rêver que d'escalader les sommets. Il a tant de fois changé de vie qu'on pourrait craindre que le virus ne le reprenne. Mais alors comment rirons-nous et de quoi ?

A l'heure où retourner sa veste est un euphémisme on ne souhaite qu'une chose, qu'il ne change pas.
18 janv. 2017
8,5/10
156
Toujours aussi cynique, toujours aussi grinçant, Gaspard Proust revient plus mordant que jamais.

Impossible d'être déçu, il est tel qu'on l'aime, détestable et misanthrope.

Je me pose une question toutefois, qui pourrait peut-être lui inspirer un prochain spectacle : POURQUOI EST-IL SI MÉCHANT ?
28 déc. 2016
10/10
142
Le meilleur à mon sens.

De l'humour en finesse mais percutant.
9/10
146
J'ai vraiment beaucoup ri. Pas seulement souri, comme c'est souvent le cas avec les humoristes en ce qui me concerne.

Mais il vaut mieux apprécier l'humour noir, grinçant, politiquement incorrect... Un seul bémol pour moi, un moment trop long sur Marion Maréchal Le Pen et plutôt vulgaire : l'agression sexuelle est peut-être ma propre limite au politiquement incorrect....

Un début de spectacle surprenant, dont on s'interroge sur la durée possible...
Il y a du Desproges dans ce Gaspard Proust, même si les textes sont moins littéraires, ils sont très soigneusement écrits. Ceux de Desproges l'étaient d'ailleurs presque trop pour être dits.
Un spectacle avec les mots "exégèse" et "prophylaxie", on ne s'y attend pas (plus ?) !

Tout le monde en prend pour son grade, nul n'est épargné.
C'est bon de rire parfois...
7 déc. 2016
9/10
145
Le format est celui d'un monologue joué. Le premier spectacle était "culotté" au sens où c'était une montée continue qui s'achevait comme elle avait commencé : un type pas arrogant, juste sûr de lui sans concession qui arrivait et repartait en métro.

Bref une forme de nature entière très singulière, un regard sombre mais lumineux.
Pour ce spectacle on commence par les loges, tout y passe en introduction, avec une ligne rouge sous rideau noir qui n'est pas loin de Satan (l'avantage du diable est qu'il est paradoxalement moins clivant qu'un dieu). Mais c'est l'homme qu'on connaît, au physique inattaquable (la jeunesse le sert encore de manière faustienne) qui vient par le côté de la scène. Effectivement c'est un monologue mis à jour (le renoncement très récent d'Hollande est cité) qui déboule, puissant, parfois métaphysique (le rapport entre le temps jeune et toute cette espérance de vie à vieillir , cette éternité inutile, c'est du Cioran ...), très charnu sur les attentats, coupant sur les bobos, épouvante érotique sur Marion Maréchal Le Pen (je partage le jugement sur le capital érotique de cette femme)...

On ressort plus pointu après avoir rit en confiance pas seulement parce qu'il y a du rire comme moteur mais parce que c'est la vigueur, l'élégance et une forme d'évidence (malgré l'inévitable travail) qui agit en Gaspard Proust.
L'un des meilleurs sans aucun doute.
6 déc. 2016
8,5/10
113
Gaspard Proust distille à nouveau le malaise et c'est évidemment le but du jeu.

Humour noir, gris, blanc, toutes les couleurs sont poussées à leur limite. On grince souvent en se disant "ai-je le droit de rire de ça ?" et la réponse est oui. J'ai entenu en sortant de la pièce "ça fait du bien d'entendre ça" et sans tomber dans le populisme facile de l'anti-politiquement correct, je partage cette pulsion. Mention spéciale au passage sur les magasins bios et à celui sur pourquoi les couples de droite ne divorcent pas.

Par rapport au premier spectacle pas de révolution, ceux qui ont aimé aimeront et inversement.
Dans le paysage du stand-up il est à part et on l'aime pour ça.
27 nov. 2016
9/10
88
Quel plaisir de pouvoir rire : des enfants, des femmes, de tout !

C'est grinçant, glacial... enfin un spectacle qui n'est pas politiquement correct : j'ai l'impression de respirer à nouveau... Merci Gaspard Proust.
1 nov. 2016
8,5/10
132
Cynique et politiquement incorrect, Gaspard Proust garde son style très particulier mais qui lui va si bien.

Et ça fonctionne, son second one man show est terriblement drôle, encore plus même que le premier !
10 oct. 2016
9,5/10
120
Comme à son habitude Gaspard Proust est délicieusement cynique et complètement politiquement incorrect.
Dès le début du spectacle l'humoriste sait nous mettre mal à l'aise en abordant des sujets graves et importants en les traitant avec le mépris le plus total. Le fait que le spectateur ne sache pas si il est correct de rire ou pas rend le spectacle abominablement gênant et drôle à la fois.
Encore une fois Gaspard Proust m'a prouvé dans la simplicité la plus totale qu'on peut rire de tout et surtout de tous les sujets considérés comme tabous.
Je suis persuadée de n'avoir saisi que les deux tiers du spectacle ce qui me donne une incroyable envie d'y retourner.
A aller voir pour passer une excellente soirée !
3 oct. 2016
9/10
142
Gaspard Proust nous prouve que l’on peut rire de tout.

C’est bien avec son ton irrévérencieux et cynique qu’il nous dépeint notre société voire notre couple.
Son apparente méchanceté, sa nonchalance et son asociabilité renforcent son personnage. Il est ambivalent. On hésite entre les « ohhhh ! » d’indignation et les rires à gorges déployées.

Incontournable donc !
22 sept. 2016
8/10
118
Évacuons les évidences, oui c'est corrosif, oui c'est transgressif, oui c'est subversif (et oui c'est jouissif), Gaspard Proust étant un des humoristes les plus talentueux de sa génération, et dieu c'est qu'il en faut du talent pour pouvoir faire rire avec de tels propos qui ne passeraient pas la modération.

Acide, noir, Il sait se moquer de ces étiquettes qu'on lui colle mais il pourrait aller au-delà. On sait qu'il est capable de réflexions profondes et originales, il en sème quelques unes dans ce spectacle, mais pourquoi ne pas s'affranchir de la pression de l'audimat et du gag toutes les 10 secondes, qui l'abaisse à la facilité de nombreuses blagues sur le sexe ou déjà entendues. Si vous avez vu son premier spectacle, cette impression de déjà vu sera particulièrement présente quand il sera question du couple.
D'ailleurs concluons, en guise de symbole, avec le titre, "Nouveau Spectacle", provocation supplémentaire après avoir "tapiné" ou pointe de paresse (l'un n’empêchant pas l'autre) ?

PS: mention spéciale sur la salle, par pitié, investissez dans une climatisation tant il fait chaud dans ce théâtre. Par ailleurs, profitez de l'absence totale de mise en scène et de la présence d'un micro pour faire des économies en évitant l'orchestre.