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Léa Coff
Léa Coff
Novice
26 ans
5 espions
espionner Ne plus espionner
Révoltée curieuse, j'aime m'aventurer hors des sentiers battus et prendre des risques.
Son blog : http://lajaseuse.fr
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Ses critiques

14 critiques
Oceanerosemarie, Chatons Violents

Oceanerosemarie, Chatons Violents

8/10
142
Vous avez sans doute déjà entendu sa voix à la radio et remarqué son débit de parole impressionnant. Océanerosemarie, chanteuse, auteur, chroniqueuse et comédienne, n'a pas l'intention de la fermer et revient sur les planches parisiennes avec son deuxième seule-en-scène Chatons Violents. Âmes sensibles s'abstenir. Il va y avoir du sang.

Océanerosemarie attaque la scène avec la mignonne et acide satire du couple encroûté, refrain inévitable du one-man féminin traditionnel. Mais ne vous fiez pas aux apparences, ceci ne sera pas un bon moment de gloussades innocentes pour oublier la semaine qui vient de passer. Une fois que la grande blonde au sourire félin nous a attiré dans son piège, elle nous embarque dans un voyage inattendu, de Paris à Marseille, en passant par le lointain pays des bobos ci-nommé Montreuil, à la rencontre de personnages attachants, écœurants, hypocrites et terriblement comme nous.

Océanerosemarie nous dépeint dans un verbe maîtrisé au millimètre et avec une intelligence désarçonnante cette société fractionnée par la colère et l'ignorance que nous connaissons tous. Mais nous ne pourrons rester simples spectateurs bien longtemps car il devient rapidement évident que nous allons devoir rire de nous.
Nous, bons blancs bobos, qui avons franchi la porte de ce théâtre pour se gausser un peu avant d'aller boire un verre de vin blanc entre amis. Nous rions, nous rions de ces personnages clichés, de ces blagues caustiques et de ces situations si familières. Nous rions un peu jaune de nos paradoxes et restons sans voix lorsque cette jeune femme si brillante prend quelques minutes de son temps pour analyser concrètement et avec tout le sérieux du monde cette France en danger que nous avons le devoir de sauver des griffes des esprits étroits tentés par le repli nationaliste.

Océanerosemarie donne de la voix et offre au public un spectacle pétri de bon sens, d'humour et de subtilité.
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Le Moche

Le Moche

6,5/10
102
Lette est un brillant ingénieur. Mais ce n'est pas lui qui aura le privilège de présenter sa toute dernière invention lors du congrès. Non, il est préférable que quelqu'un d'autre s'en charge. Quelqu'un de plus... Enfin, de moins... Quoi ? Lette veut savoir pourquoi. C'est pourtant impossible qu'il ne s'en soit jamais rendu compte. Et bien, parce que notre cher Lette est "incroyablement moche". Ce sont les mots de son patron, et de sa femme. Voilà comment la nouvelle tombe.

Maïa Sandoz nous propose une immersion dans l'écriture absurde et froide du dramaturge allemand Marius Von Mayenburg. L'énoncé des didascalies comme prologue à l'illusion qui va suivre. Ils sont quatre, sagement assis autour d'une table, acceptant de prendre en charge la farce. Dans un décor unique, terriblement scandinave, Lette va subir une transformation miraculeuse et devenir irrésistiblement beau, le "chef d’œuvre" de son chirurgien esthétique. Aucune modification sur l'apparence de l'excellent Paul Moulin ; la simple force de suggestion du texte de Mayenburg, appuyée par une mise en scène intelligente et efficace établissent des vérités. Nous sommes là où les personnages nous disent se trouver, nous acceptons de voir ce qu'ils nous montrent.

Mayenburg se rit de la valse des apparences, d'une société marketée à l'excès où l'idée du beau, toujours suggérée de manière subliminale, contrôle nos vies et nos choix. Lette devient célèbre parce qu'il est beau, non pas pour son talent d'inventeur. Mais bientôt, sa valeur aux yeux de son employeur ainsi qu'à ceux des femmes qui l'entourent va dégringoler avec l'arrivée sur le marché d'hommes lui ressemblant traits pour traits. Une beauté artificielle est une beauté facilement contrefaite. Lette va sombrer dans douce folie schizophrène, tombant amoureux de celui qu'il voit dans le miroir, de celui qu'il croise au parc, au supermarché, de celui à qui tout réussit.

Quatre comédiens s'emparent de sept personnages avec une aisance naturelle et amusée. On regrette cependant une Adèle Haenel toute en grimaces et en tics incontrôlés qui contraste avec le jeu précis et solide de ses trois camarades. Accompagnée par les compositions hallucinogènes de Christophe Danvin à la guitare électrique, c'est une performance maîtrisée et réfléchie que nous offre le Théâtre de l'Argument sur la scène du Paris-Villette. Peut-être même trop sage par endroits. On reste tout de même avec un léger goût d'inachevé entre les dents, sans doute car cette proposition du Moche est à l'origine associée à deux autres courtes pièces de Mayenburg, trilogie que nous serons invités à découvrir au Théâtre des Quartiers d'Ivry en mars 2015.
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George Kaplan

George Kaplan

2,5/10
101
Ce nom vous dit quelque chose ? George Kaplan est le personnage fantôme poursuivi par Cary Grant dans le film emblématique d'Alfred Hitchcock, La Mort aux Trousses. Le jeune auteur et metteur en scène Frédéric Sonntag s'est emparé de ce mystère, de ce "non-personnage" pour écrire un texte à la dramaturgie décousue centré sur la théorie du complot, l'ennemi invisible, le bouc-émissaire.

La recherche de Sonntag s'articule en trois parties, qui semblent au premier abord n'avoir pour point commun que ce nom, George Kaplan, mais qui se révèleront être reliées par une multitude de détails et de références. Un groupe d'activistes se réunit pour programmer ses actions futures contre le pouvoir en place, tous s'appellent George, ils sont George Kaplan, la colère qui gronde. Une équipe de scénaristes se réunit à la demande d'un client anonyme pour élaborer le scénario d'un film ayant pour héros un certain George Kaplan. Les membres d'une agence secrète chargée de la sécurité d'un gouvernement sans nom se réunissent pour discuter d'une menace grandissante qui porte le nom de... George Kaplan. Mystère mystère.

Sur le papier, cette mise en abîme vertigineuse propose différentes lectures, un questionnement sur notre terrible besoin de fiction et une analyse pertinente de la provocation délibérée de soulèvements populaires par nos dirigeants. Malheureusement, le texte résiste très mal à la mise en scène sans relief de l'auteur, appuyée par une direction d'acteurs pour ainsi dire fainéante. La mise en espace de George Kaplan est première responsable. Les comédiens sont handicapés par une table massive, installée en avant scène sur toute sa longueur. Ils ne pourront que s'y assoir et déambuler autour d'elle, si bien que nous ne connaitrons parfois que la partie haute de certains personnages. Ils parlent vite, très vite, comme embarrassés par tant de mots et ne se parlent pas vraiment, la partition de chacun étant parfaitement assimilée. Seul Florent Guyot semble un tant soit peu concerné par sa responsabilité de comédien sur scène. Le rythme de la pièce est quant à lui assassiné par une sensation de radotage que l'on doit à cette structure triptyque sans montée en tension, accélération ou point culminant. Les trois tableaux sont livrés un à un, sagement et tranquillement, quelques éléments de décor sont modifiés mais cette satanée table reste là, les personnages sont bien installés dans leurs fauteuils et c'est reparti pour un tour. Les passages d'un tableau à un autre sont meublés par des courts-métrages reprenant les scènes jouées sous nos yeux quelques instants plus tôt. Pourquoi ce besoin de doubler le propos ? La lourdeur s'installe.

La compagnie AsaNisiMasa livre une œuvre qui mériterait une bonne piqûre d'énergie et d'envie.
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Richard III d'après William Shakespeare

Richard III d'après William Shakespeare

2/10
79
Après Hernani présenté au Théâtre de Belleville en 2013, la Compagnie Nova est de retour avec son adaptation de Richard III, projet en travaux depuis plus de deux ans.

Dans le soucis de s'approprier le texte, Margaux Eskenazi et Agathe Le Taillandier, respectivement metteur en scène et dramaturge, se sont lancées dans une nouvelle traduction - ou "re-traduction" selon leurs termes - et ont osé tailler dans les ronces et y injecter une écriture moderne et dépourvue de grâce pour en tirer une adaptation de l’œuvre magistrale de Shakespeare. Entreprise drôlement présomptueuse.

Les six jeunes comédiens de la compagnie, tour à tour travestis et grimés, enveloppés dans des peaux de bêtes ultra-kitch ou drapés de satin et de paillettes, se battent, se traînent et se pavanent dans un grand bac à sable ou litière géante tapissée de gravier noire : la cour d'Angleterre. Idir Chender est à peine crédible dans le rôle du tyran le plus séduisant de la littérature. Torse nu sous un manteau de fourrure, il s'échine à camper un personnage libidineux, boiteux et provocateur, terriblement caricatural. Les performances grotesques et hystériques de ses comparses donnent l'impression générale d'un projet à l'état de répétition, où toutes les propositions n'ont pas été triées et ne sont pour la plupart pas justifiées. Mais le pire dans cette adaptation est sans doute le manque de générosité de la prestation scénique qui élève rapidement un mur entre le public et les protagonistes s'agitant vainement dans le gravier

Le texte, mâchouillé et déclamé, est noyé dans un tourbillon de cris et de gags bouffons, rendant la tragédie shakespearienne inaccessible à un néophyte et définitivement indigeste.
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