Son balcon
SAISON 2025-2026
Aucun challenge culturel pour le moment
Mini Molières
1 453reçus
Bleue
Son classement : 258 / 6179
Avant elle

Victor Nancy
6 critiques
Après elle

Martin V
6 critiques
Niveau
3 / 20
3 / 20
6
critiques
filatures
1
7
Espions
Derniers curieux qui ont visité son profil
Actualités de ses filatures
Un feu d'artifice de bons mots, de calembours, de télescopages en paroles et en musique.
Il va falloir se préparer à sourire ou à rire toutes les 10 secondes et la succession est parfois si rapide qu'on pense en avoir manqué quelques-uns. Les deux acteurs- musiciens aussi talentueux quand ils jouent violoncelle et piano que lorsqu'ils chantent s'entendent comme larrons en foire pour faire passer 1h30 de spectacle à toute vitesse.
On passe vraiment un excellent moment. Très recommandable, une culture musicale mêlant le pop, la variété française, le rock, le classique et l'opéra est un vadémécum utile pour apprécier toutes les finesses musicales !
Il va falloir se préparer à sourire ou à rire toutes les 10 secondes et la succession est parfois si rapide qu'on pense en avoir manqué quelques-uns. Les deux acteurs- musiciens aussi talentueux quand ils jouent violoncelle et piano que lorsqu'ils chantent s'entendent comme larrons en foire pour faire passer 1h30 de spectacle à toute vitesse.
On passe vraiment un excellent moment. Très recommandable, une culture musicale mêlant le pop, la variété française, le rock, le classique et l'opéra est un vadémécum utile pour apprécier toutes les finesses musicales !
Voici le coup de cœur, le vrai, le grand, le plus, le mieux, j’ai même envie de faire exception à l’exigence de la langue française pour dire « le plus mieux » : Les Vibrants que l’on peut toute proportion gardée et modestement qualifier de chef d’œuvre.
L’auteur Aïda Asgharzadeh aborde le sujet des gueules cassées autour du personnage d’Eugène. La moitié du visage arrachée par un éclat d’obus dans les tranchées en 1916. Son infirmière Sylvie tente de lui redonner espoir même si plusieurs rhinoplasties ne suffisent pas à atténuer la monstruosité de ce visage détruit. Pourtant, la rencontre entre Eugène et Sarah Bernhardt qui avait l’habitude de rendre visite aux estropiés du Val de Grâce va être décisive. Fascinée par son talent et la violence de son physique elle l’impose à la comédie française pour interpréter Cyrano de Bergerac. On l’affuble alors d’un faux nez en trompette lui qui porte déjà une prothèse pour combler son absence nasale.
Un spectacle terriblement touchant qui lie l’art et les conséquences de la guerre. On sent une influence positive des mises en scène d’Alexis Michalik notamment Le porteur d’histoire même si le sujet est diamétralement opposé, l’importance du discours sur l’art dans l’art semble être un point commun à ces deux auteurs et interprètes. La mise en scène doit également être soulignée, le travail de Quentin Defalt contribue à cette tension émotive qui sans sombrer dans le tire larme rend certaines scènes éprouvantes.
Divinement bien interprété par les 4 comédiens (dont l’auteur) le spectacle a déjà eu remporté le prix du coup de cœur de la presse du Vaucluse et les récompenses risquent de s’accumuler bien rapidement.
L’auteur Aïda Asgharzadeh aborde le sujet des gueules cassées autour du personnage d’Eugène. La moitié du visage arrachée par un éclat d’obus dans les tranchées en 1916. Son infirmière Sylvie tente de lui redonner espoir même si plusieurs rhinoplasties ne suffisent pas à atténuer la monstruosité de ce visage détruit. Pourtant, la rencontre entre Eugène et Sarah Bernhardt qui avait l’habitude de rendre visite aux estropiés du Val de Grâce va être décisive. Fascinée par son talent et la violence de son physique elle l’impose à la comédie française pour interpréter Cyrano de Bergerac. On l’affuble alors d’un faux nez en trompette lui qui porte déjà une prothèse pour combler son absence nasale.
Un spectacle terriblement touchant qui lie l’art et les conséquences de la guerre. On sent une influence positive des mises en scène d’Alexis Michalik notamment Le porteur d’histoire même si le sujet est diamétralement opposé, l’importance du discours sur l’art dans l’art semble être un point commun à ces deux auteurs et interprètes. La mise en scène doit également être soulignée, le travail de Quentin Defalt contribue à cette tension émotive qui sans sombrer dans le tire larme rend certaines scènes éprouvantes.
Divinement bien interprété par les 4 comédiens (dont l’auteur) le spectacle a déjà eu remporté le prix du coup de cœur de la presse du Vaucluse et les récompenses risquent de s’accumuler bien rapidement.
Après nous avoir embarqué à travers une histoire d’amour pour la batterie dans le génial spectacle « Une vie sur mesure », Cédric Chapuis revient avec une toute autre histoire cette fois-ci sur le rugby.
Comme toujours l’acteur/auteur seul en scène interprète une foule de personnages pour tisser la trame de son récit drôle souvent, émouvant parfois. C’est l’histoire d’un petit gamin à qui on colle un ballon de rugby dans les bras à 5 ans en espérant faire de lui un homme. Malgré la violence du jeu, il y prend goût comme le reste de son équipe avec qui il restera soudé jusqu’au plus grand championnat national et après encore. On explore l’histoire de ce groupe d’amis passionnés par le sport depuis leur plus tendre enfance. On s’attache naturellement à chacun d’eux en les voyant grandir autour du ballon.
Cédric Chapuis s’illustre encore une fois avec une virtuosité exceptionnelle en recréant sur scène un match de rugby durant lequel il joue chaque joueur. On a beau ne rien y connaître ou ne pas s’exalter pour ce sport, sa performance nous laisse pantois et forcément nous galvanise.
A tel point que la salle applaudit quand l’équipe marque un but, peut-être un reste de l’ambiance Euro qui titille encore les mains des spectateurs… Sans fausse note, on engloutit avec délectation ce sublime seul en scène au sujet original et rarement abordé sur scène il faut bien le dire !
Chapeau Chapuis.
Comme toujours l’acteur/auteur seul en scène interprète une foule de personnages pour tisser la trame de son récit drôle souvent, émouvant parfois. C’est l’histoire d’un petit gamin à qui on colle un ballon de rugby dans les bras à 5 ans en espérant faire de lui un homme. Malgré la violence du jeu, il y prend goût comme le reste de son équipe avec qui il restera soudé jusqu’au plus grand championnat national et après encore. On explore l’histoire de ce groupe d’amis passionnés par le sport depuis leur plus tendre enfance. On s’attache naturellement à chacun d’eux en les voyant grandir autour du ballon.
Cédric Chapuis s’illustre encore une fois avec une virtuosité exceptionnelle en recréant sur scène un match de rugby durant lequel il joue chaque joueur. On a beau ne rien y connaître ou ne pas s’exalter pour ce sport, sa performance nous laisse pantois et forcément nous galvanise.
A tel point que la salle applaudit quand l’équipe marque un but, peut-être un reste de l’ambiance Euro qui titille encore les mains des spectateurs… Sans fausse note, on engloutit avec délectation ce sublime seul en scène au sujet original et rarement abordé sur scène il faut bien le dire !
Chapeau Chapuis.
« Pourvu que ça dure »… C’est ce qu’on devrait se dire plus souvent, prendre conscience des instants de bonheur qu’on a la chance de vivre avant qu’ils ne nous filent entre les doigts.
Après la saisissante adaptation du roman d’Edgar Hilsenrath « Le nazi et de barbier » David Nathanson et sa metteure en scène Tatiana Werner s’attaquent cette fois-ci au roman d’Emmanuel Carrère. Pas le plus joyeux, ni le plus théâtral mais juste des histoires qui se sont réellement passées dans d’autres vies que la sienne. Une petite fille emportée par la vague du tsunami au Sri Lanka en 2004. Un mari au chevet de sa femme mourante. Une magistrat unijambiste qui perd son alter-ego. Des drames quotidiens si banals pour les autres sont traversés le temps d’un instant par l’auteur dans le rôle de l’observateur concerné mais extérieur. Un peu penaud et lâche, le malheur des autres le rend insupportablement passif. Pourtant Carrère a cette finesse d’écriture qui mêle son égocentrisme à une empathie sincère et communicative.
Il nous raconte ses histoires simplement, sans larmes, telles qu’elles se sont produites à travers ses yeux et ce qu’on lui confie. C’est dans cette même démarche que David Nathanson s’approprie le texte de Carrère. Une volonté de transmettre ces histoires à l’oral dans une mise en scène sobre mais percutante où quelques mots se projettent en fond de scène. Des mots déconnectés de la réalité qui résonnent de manière chaotique.
Touchant et intime mais jamais déprimant, « D’autres vies que la mienne » ne sombre à aucun moment dans la tirade pleurnicharde (bon je vous l’accorde, on sue un peu des yeux sur la fin, mais c’est bien ça rafraîchit). On se laisse absorber par ces récits portés par la douce voix de l’acteur seul en scène. On en sort chamboulés mais le canal optique tout propre en se disant que finalement, on se porte plutôt bien.
Dans un autre genre vous pouvez aussi retrouver le duo David Nathanson/Tatiana Werner dans Le nazi et le barbier à l’Espace Roseau.
Après la saisissante adaptation du roman d’Edgar Hilsenrath « Le nazi et de barbier » David Nathanson et sa metteure en scène Tatiana Werner s’attaquent cette fois-ci au roman d’Emmanuel Carrère. Pas le plus joyeux, ni le plus théâtral mais juste des histoires qui se sont réellement passées dans d’autres vies que la sienne. Une petite fille emportée par la vague du tsunami au Sri Lanka en 2004. Un mari au chevet de sa femme mourante. Une magistrat unijambiste qui perd son alter-ego. Des drames quotidiens si banals pour les autres sont traversés le temps d’un instant par l’auteur dans le rôle de l’observateur concerné mais extérieur. Un peu penaud et lâche, le malheur des autres le rend insupportablement passif. Pourtant Carrère a cette finesse d’écriture qui mêle son égocentrisme à une empathie sincère et communicative.
Il nous raconte ses histoires simplement, sans larmes, telles qu’elles se sont produites à travers ses yeux et ce qu’on lui confie. C’est dans cette même démarche que David Nathanson s’approprie le texte de Carrère. Une volonté de transmettre ces histoires à l’oral dans une mise en scène sobre mais percutante où quelques mots se projettent en fond de scène. Des mots déconnectés de la réalité qui résonnent de manière chaotique.
Touchant et intime mais jamais déprimant, « D’autres vies que la mienne » ne sombre à aucun moment dans la tirade pleurnicharde (bon je vous l’accorde, on sue un peu des yeux sur la fin, mais c’est bien ça rafraîchit). On se laisse absorber par ces récits portés par la douce voix de l’acteur seul en scène. On en sort chamboulés mais le canal optique tout propre en se disant que finalement, on se porte plutôt bien.
Dans un autre genre vous pouvez aussi retrouver le duo David Nathanson/Tatiana Werner dans Le nazi et le barbier à l’Espace Roseau.
Comment transposer sur scène un récit d’aventure digne d’un bon Indiana Jones ?
La réponse est dans la création de Loïc Bertolini et jeanne Chartier. Quatre comédiens, un décor fait de bric et de broc, beaucoup de second degré et l’tour est joué. En jouant avec les codes des films d’aventures cultes, ce spectacle tout public reproduit avec humour et bricolage une histoire rocambolesque qui nous fait voyager aux quatre coins du globe.
Ema et son frère, suite au cambriolage de leur père partent en Turquie mener l’enquête sur un mystère archéologique que ce dernier avait commencer à percer. S’ensuit une série de scènes d’actions avec arme à feu et courses poursuites au rendez-vous. C’est un genre rare au théâtre et pour cause, il faut faire preuve d’une sacrée inventivité pour se passer des effets spéciaux d’un Georges Lucas. Pourtant, un peu de théâtre noir, de tours de magie et d’effets sonores ultra-synchro suffisent à faire illusion.
Pour couronner le tout, c’est bien joué, les comédiens partagent le sens du rythme imposé par ce récit haletant. La salle est comble et comblée, aucune fausse note, on applaudit avec l’amère tristesse de devoir quitter ces belles aventures.
La réponse est dans la création de Loïc Bertolini et jeanne Chartier. Quatre comédiens, un décor fait de bric et de broc, beaucoup de second degré et l’tour est joué. En jouant avec les codes des films d’aventures cultes, ce spectacle tout public reproduit avec humour et bricolage une histoire rocambolesque qui nous fait voyager aux quatre coins du globe.
Ema et son frère, suite au cambriolage de leur père partent en Turquie mener l’enquête sur un mystère archéologique que ce dernier avait commencer à percer. S’ensuit une série de scènes d’actions avec arme à feu et courses poursuites au rendez-vous. C’est un genre rare au théâtre et pour cause, il faut faire preuve d’une sacrée inventivité pour se passer des effets spéciaux d’un Georges Lucas. Pourtant, un peu de théâtre noir, de tours de magie et d’effets sonores ultra-synchro suffisent à faire illusion.
Pour couronner le tout, c’est bien joué, les comédiens partagent le sens du rythme imposé par ce récit haletant. La salle est comble et comblée, aucune fausse note, on applaudit avec l’amère tristesse de devoir quitter ces belles aventures.