Ses critiques
40 critiques
9/10
Un mélange des genres où domine le fantastique, un mélange des corps pour tout dire, mélange décors, fantôme es-tu là?
Mise en scène astucieuse qui sonde le sentiment, les corps sont ils habitables par un amour qui serait autre chose qu'un malentendu? L'ennui nous confondra t'il face à nous même?
Une cinéaste dans son film, processus des disparitions, comprendre une disparition, partir c'est être aimé un peu plus?
Dans ce jeu là , un récit apparait, le projet s'unifie, la création l'emporte peut être sur le fantôme des personnages...à moins qu'il soit une trace, plus tangible peut être, de leur réalité.
Mise en scène astucieuse qui sonde le sentiment, les corps sont ils habitables par un amour qui serait autre chose qu'un malentendu? L'ennui nous confondra t'il face à nous même?
Une cinéaste dans son film, processus des disparitions, comprendre une disparition, partir c'est être aimé un peu plus?
Dans ce jeu là , un récit apparait, le projet s'unifie, la création l'emporte peut être sur le fantôme des personnages...à moins qu'il soit une trace, plus tangible peut être, de leur réalité.
9/10
Le théâtre qui se déscènise, derrière un voile de fumée ( de tulle) , plan de front vers une profondeur limbique.
La reine titube dans ce monde presque sourd, la voix qui s’enraye parfois voudrait dépecer un drame, défigurer un amour.
Berenice est un souvenir, un marteau tape dans la tête des amants mais Titus n’est plus une figure, peut-être un figurant « radiateur ». Une mise en scène pas au pied et à la lettre, qui fascinera quand on se demandera « qu’ai-je vu », cette matière et ces sons, cette pénombre et ces ombres , ces fleurs ( géantes ) de tête comme une décomposition de l’émotion. Ce face à face avec une actrice dont la voix finit par se désintégrer dans la solitude de Berenice.
Oui après coup c’est une magnifique expérience d’autant plus magnifique qu’on en retient l’espace d’un rêve qui s’ouvre à la réalité par ce cauchemar nu , solitaire , face à nous , contre nous.
La reine titube dans ce monde presque sourd, la voix qui s’enraye parfois voudrait dépecer un drame, défigurer un amour.
Berenice est un souvenir, un marteau tape dans la tête des amants mais Titus n’est plus une figure, peut-être un figurant « radiateur ». Une mise en scène pas au pied et à la lettre, qui fascinera quand on se demandera « qu’ai-je vu », cette matière et ces sons, cette pénombre et ces ombres , ces fleurs ( géantes ) de tête comme une décomposition de l’émotion. Ce face à face avec une actrice dont la voix finit par se désintégrer dans la solitude de Berenice.
Oui après coup c’est une magnifique expérience d’autant plus magnifique qu’on en retient l’espace d’un rêve qui s’ouvre à la réalité par ce cauchemar nu , solitaire , face à nous , contre nous.
8/10
Rions sur le présent déjà passé et du futur faisons une donne, un jeu décalant les codes, décodant, déconnant intelligemment , en tous les cas avec des résonances, raisonnons sur la légèreté du temps, sur cette faille cognitive qui met une petite mort à chaque instant.
Nous sommes autant habités par la mort que par son opposée présence , la conscience de l'instant qui ramène à cette même peine de mort.
Au cours d'un dîner peut être nous dirons nous des choses, sortant de l'inertie nos non dits dans nos âmes engourdies, ce sera le moment d'un sondage, savoir ce qui reste vivant en nous et redéfinir cette notion souvent relative.
Sous des aspects de comédie d'un soir, Stéphane de Groodt nous présente une invitation à ce paradoxe éternel de l'existence, sourire sans rire à la Bergson, philologie et bal à blanc, enterrement de ronds de serviette dans un banquet post platonique.
Modeste et bon.
Nous sommes autant habités par la mort que par son opposée présence , la conscience de l'instant qui ramène à cette même peine de mort.
Au cours d'un dîner peut être nous dirons nous des choses, sortant de l'inertie nos non dits dans nos âmes engourdies, ce sera le moment d'un sondage, savoir ce qui reste vivant en nous et redéfinir cette notion souvent relative.
Sous des aspects de comédie d'un soir, Stéphane de Groodt nous présente une invitation à ce paradoxe éternel de l'existence, sourire sans rire à la Bergson, philologie et bal à blanc, enterrement de ronds de serviette dans un banquet post platonique.
Modeste et bon.
10/10
Un échiquier peut-être ou juste un plateau de jeu ?
Au centre du jeu ,il y a Hamm, littéralement centre géométrique d'un monde symbolique , aveugle tyrannique à l'image d'un monde presque sous terre qui semble fini au dehors ou est-ce un miroir des âmes des personnages. Des fenêtres il y en a deux mais ce quelles donnent à voir (en haut d'une échelle qu'il faut apporter et à la lunette de vue) semble une sorte de trajectoire hors champs d'un décor, en tous les cas on ne sent pas le monde au bord du jeu , à peine sa nostalgie, une fatalité.
Alors le jeu se déroule , Hamm sort de son étui/suaire, et redevient en ce réveil le même vampire que la veille, qui décharnerait ce réel là en y disséquant quelques principes : siffler pour assigner, asservir, vérifier, garder le contact sans toucher vraiment, effleurer selon les règles d'une fin de partie de mort lente.
Clov suit sa propre mécanique, il est debout mais ne peut s'assoir, même pas fléchir les genoux, sa raison d'être est une sorte d'esclavage ou plutôt la réponse à un ordre qui le fait exister à travers cette réponse là.
Réussira t'il son départ qui sera juste un contrordre , un versus à la règle, un jour pour libérer il faut que tout se dérègle.
Mise en scène très cadrée (les didascalies sont bien là), des acteurs magnifiques.
Après cette séance de 17H ( la quarante deuxième représentation ) les acteurs et le metteur en scène sont venus discuter avec la salle, moment étonnamment riche....merci !
Au centre du jeu ,il y a Hamm, littéralement centre géométrique d'un monde symbolique , aveugle tyrannique à l'image d'un monde presque sous terre qui semble fini au dehors ou est-ce un miroir des âmes des personnages. Des fenêtres il y en a deux mais ce quelles donnent à voir (en haut d'une échelle qu'il faut apporter et à la lunette de vue) semble une sorte de trajectoire hors champs d'un décor, en tous les cas on ne sent pas le monde au bord du jeu , à peine sa nostalgie, une fatalité.
Alors le jeu se déroule , Hamm sort de son étui/suaire, et redevient en ce réveil le même vampire que la veille, qui décharnerait ce réel là en y disséquant quelques principes : siffler pour assigner, asservir, vérifier, garder le contact sans toucher vraiment, effleurer selon les règles d'une fin de partie de mort lente.
Clov suit sa propre mécanique, il est debout mais ne peut s'assoir, même pas fléchir les genoux, sa raison d'être est une sorte d'esclavage ou plutôt la réponse à un ordre qui le fait exister à travers cette réponse là.
Réussira t'il son départ qui sera juste un contrordre , un versus à la règle, un jour pour libérer il faut que tout se dérègle.
Mise en scène très cadrée (les didascalies sont bien là), des acteurs magnifiques.
Après cette séance de 17H ( la quarante deuxième représentation ) les acteurs et le metteur en scène sont venus discuter avec la salle, moment étonnamment riche....merci !
9/10
Un sac de pierres ça ne flotte pas…?
Peut-être que si finalement mais il faudra en passer par une enquête entre quatre murs une enquête ou une shock thérapie familiale.. vérité d’un jour ou l’autre quand l’amnésie rendrait lucide comme un tableau de Magritte : ceci n’est pas un suicide mais un règlement de compte, ceci n’est pas la vérité mais juste des mots en famille.
Très bien écrit et très bien joué.
Peut-être que si finalement mais il faudra en passer par une enquête entre quatre murs une enquête ou une shock thérapie familiale.. vérité d’un jour ou l’autre quand l’amnésie rendrait lucide comme un tableau de Magritte : ceci n’est pas un suicide mais un règlement de compte, ceci n’est pas la vérité mais juste des mots en famille.
Très bien écrit et très bien joué.