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Un Poyo Rojo

Un Poyo Rojo
Mis en scène par Hermes Gaido
Avec Alfonso Barón
  • Alfonso Barón
  • Luciano Rosso
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 14,00 à 31,00
À l'affiche du :
7 février 2018 au 16 mars 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
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En la radio hay un pollito / Y el pollito Pio.


Dans les vestiaires des hommes, ça sent la chaussette sale, la taule froide et les aisselles. Une idée de la virilité. Deux garçons sont là, fouillent dans leur casier, se toisent un peu, se jaugent beaucoup. Longs et fins, secs et musclés, ils s’examinent et se jugent. Deux coqs avant la bataille. Pas un mot, pas de musique. Des regards, une petite radio, et enfin la lutte. Une danse frénétique, un combat de chiens fous. Ils passent en revue toutes les modalités des relations humaines quand elles deviennent bestiales. Intense duo de mecs suintants, peaux humides et grimaces de clowns, Un Poyo Rojo raconte la peur, la séduction, la mise en garde, l’attaque, la mise à mal et à terre. Et le désir, les élans, les échanges de fluides.


Alfonso Barón et Luciano Rosso sont danseurs, acrobates, athlètes, performeurs. Un Poyo Rojo, ou littéralement « un coq rouge » de ceux qui combattent, se joue à guichets fermés depuis près de dix ans en Argentine et notamment dans un hangar aménagé de Buenos Aires devenu El teatro del Perro. Là, rien ne se fait sans une impérieuse nécessité d’exister. La mise en scène nerveuse d’Hermes Gaido laisse la place à des moments d’impro savoureux. À eux trois, ils font de Un Poyo Rojo un espace d’extrême liberté, d’une puissance déchaînée de drôleries physiques, irrésistible distorsion des schémas masculins. Dans des vestiaires de sportifs mâles, deux types se livrent à un ballet sadomaso hilarant, font éclater le vernis de tous les stéréotypes phallocrates.

 

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La critique de Phane (rédac' AuBalcon) : « Ils se foutent de notre gueule » : la première phrase que j’ai entendue alors que les lumières venaient de s’éteindre et que les deux danseurs nous faisaient face, immobiles et silencieux. Cet instant de malaise se dissipa vite (heureusement !) et les corps se mirent en mouvement, pour nous comprendre, avec humour, qu’il fallait éteindre nos téléphones portables.

Le spectacle commença presque sans que l’on s’en rende compte, dans la continuité de cette surprenante introduction, tout en mouvement, imitations, démonstrations de corps en sueur et performances ! Les deux hommes se cherchent et s’impressionnent d’abord. Puis c’est l’arrêt, le repos, l’arrivée au vestiaire. Et un nouveau personnage apparaît alors : la radio. Elle rythme les nouveaux rapports qui vont se tisser entre les personnages et devient un véritable instrument comique.

Inattendue et drôle, telle est l’impression que m’a laissé Un Poyo Royo : inattendue par ce spectacle de danse théâtrale et par la relation des deux protagonistes. Drôle, par son imitation le plus souvent caricaturale des relations humaines, de la virilité, de la féminité, du sexe, et surtout (je trouve) de la danse en elle même !
Les deux interprètes sont généreux dans leur rapport au public, en plus d’être de très bons danseurs. Vivant ! Voilà comment on ressort de leur spectacle, et avec un grand sourire aux lèvres.

Note rapide
7,7/10
15 pour 15 notes et 11 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
33%
9 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
24 mai 2018
9/10
19 0
Dos hombres muy calientes .....

Testostérone et humour, un cocktail ébouriffant !

Les deux interprètes de ce ballet insolent nous emmènent, nous surprennent, se déchainent et se démènent ....Séduction et dérision s'enchaînent, la sensualité laisse place au combat, puis l'humour reprend le dessus.
On ne sait jamais ce qui va suivre, et la surprise est toujours étonnante, fantasque et singulière !
Les mots sont superflus, les capacités physiques de ces deux énergumènes sont autrement plus expressives .....

Inclassable et inratable !!!
9 févr. 2018
5,5/10
12 0
Déçu par ce spectacle de danse.
Je n’ai pas aimé que la plupart des chorégraphies ne soient pas accompagnées de musique. Cela crée un effet de style intéressant au départ mais lasse rapidement, fait perdre de la force à la performance.

Par ailleurs, je n’ai pas été emballé par l’humour, du comique de situations pas très fin (il lui tire son short et il se retrouve fesses nues etc.) et de gestes pas toujours convaincant (l'un d'eux imite la démarche d'un mannequin en défilé de mode par exemple).

Il n’y a que le « bonus » après les applaudissements qui m’ait fait rire et taper du pied. Dommage que l’ensemble du spectacle ne soit pas de la même qualité car ces deux artistes ont un talent, une technique et une générosité admirables.
9 févr. 2018
9/10
13 0
On retrouve tout le jeu de la séduction homme / femme dans ce spectacle homosexuel. Au début le silence de quelques minutes qui interpelle, est là pour signifier l'existence de ces deux êtres qui ne se connaissent pas encore.

Puis viennent les premiers mouvements chorégraphiés, d'abord synchronisés, puis indépendants. Les premiers regards, les premières découvertes, les premières battles (regarde ce que je sais faire! / vas-y tu crois que tu m'impressionne! téma petit joueur! ce que moi je sais faire!), les premiers effleurements, les premiers touch plus appuyés plus explicites, les premières franches simulations de désir, etc...).
Luciano est le rôle "masculin", "celui qui prend l'initiative"; Alsonso le rôle féminin "celui qui ne veut pas, mais qui en fait veut, bien sûr" !!

Parsemé de scènes cocasses, un spectacle qui ne tourne pas depuis 10 ans par hasard!
9/10
88 0
Ces deux danseurs sont totalement craquants.
Ils sont beaux et sexy, des athlètes accomplis et l'humilité qui se dégagent d'eux lorsqu'ils s'adressent en français à la salle à la fin du spectacle a achevé de conquérir mon cœur.

Leur spectacle est un must.
24 sept. 2016
8/10
67 0
Lorsqu’on s’installe dans la salle Jean Tardieu du Rond-Point – ils sont déjà là, les bougres…- on ne sait pas trop ce qu’on vient voir. On se souvient d’avoir été frustré la saison précédente : la blessure d’un des deux artistes avait entrainé l’annulation du spectacle. Blessé comment, pourquoi ? De quoi s’agit-il au juste ? Match de boxe ? Combat de coq ? Lutte endiablée ? Mise « à mâle » ?

Un Poyo Rojo c’est tout cela à la fois. Mais c’est par dessus tout une danse de vie. Une ode à l’amour, à la passion, à la miraculeuse relation qu’entraine une si forte proximité. Car ces deux-là se connaissent par cœur, à tel point que leurs corps s’attirent tels des aimants.
Dès les premières minutes, une douceur brutale règne sur le plateau. Alfonso Barón et Luciano Rosso se défient du regard, se jaugent tels des animaux avant d’enchaîner les figures, d’entrer dans la danse qui les mènera au combat. Mi-comédiens mi-danseurs, ils font de chaque micro parcelle de leurs corps un simple prodige.

Les prémices de ce spectacle inclassable se déroulent dans un silence total. S’il n’était couvert par l’écho de leur souffle court, on entendrait battre leurs cœurs à l’unisson.
Et puis d’un coup, des sons de radio s’en mêlent, crachotés par une chaine portative délicieusement old-school. Dès lors, les pas de danse de nos deux compères seront calés sur la programmation retransmise en direct. Quelle est la part d’improvisation ? Trouvent-ils l’inspiration à force de faire défiler les stations, alternant flash info, tubes disco et standards de la chanson française ? Ou bien cherchent-ils, à force de zapper sur les ondes, le morceau qui s’accordera le mieux au déroulé du spectacle ? Peu importe, seul le résultat compte : ils parviennent ainsi à nous intégrer totalement dans l’immédiateté de leur pas de deux. Peu à peu l’alchimie qui les unit gagne du terrain : l’énergie communicative d’Alfonso et Luciano se loge en chacun de nous et cela fait un bien fou !

Ils arrivent tout droit de Buenos Aires où ils jouent à guichet fermé depuis 2008, 3 raisons d’aller les découvrir au Rond-Point :
1 – Ils dansent comme des dieux ; dieux du stade, dieux de l’arène, dieux de la scène.
2 – Mais il serait réducteur de les classer dans la catégorie « danse contemporaine » : ils nous offrent un succulent moment de théâtre qui fait la part belle à l’improvisation.
3 – La jolie surprise tient au troisième personnage : une radio vintage qui nous connecte aux joies du direct…
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor