Un Amour de Jeunesse

Un Amour de Jeunesse
De Ivan Calbérac
Mis en scène par Ivan Calbérac
Avec Isabelle Gélinas
  • Isabelle Gélinas
  • Olivia Côte
  • Stéphane De Groodt
  • Théâtre de la Renaissance
  • 20, boulevard Saint-Martin
  • 75010 Paris
  • Strasbourg-Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 63,00
À l'affiche du :
25 janvier 2020 au 6 juin 2020
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:30
    • 21:00
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Quand il était jeune et fougueux, à ses vingt ans, Maryse a épousé Antoine.

Pourtant, elle l’a largué sur un coup de tête et s’en est allée faire de l’humanitaire en Afrique.

Antoine a rebondi et, lui qui n’avait pas un rond, est devenu une grande fortune grâce à internet. Il vit aujourd’hui avec Diane, une auteure de bonne famille.

Le problème est qu’il en a oublié Maryse, qui revient de mission pour divorcer. Elle pourrait, si elle apprenait la richesse d’Antoine, légitimement lui demander la moitié de ses biens…

Celui-ci se lance donc dans un engrenage de mensonges ubuesques en faisant croire qu’il est plus pauvre que Maryse.

 

Une comédie sur l’amour, l’argent, les idéaux de jeunesse, la personne qu’on rêvait d’être à vingt ans, celle qu’on est devenue bien des années plus tard… Et le léger décalage entre les deux.

Après la très bonne comédie La Dégustation, le nouveau spectacle écrit et mis en scène par Ivan Calbérac.

 

89

La critique de la rédaction : 7.5/10. Une comédie distrayante !

Autant j’ai trouvé le thème de la fortune du web qui veut cacher son argent pour ne pas le perdre en divorçant original, autant le procédé du couple qui se déguise et s'invente une autre vie en multipliant les gaffes m’a paru déjà vu.

En tous cas, je me suis laissé porter par cette petite comédie. Les dialogues sont amusants même si les personnages restent très caricaturaux.

Stéphane de Groodt, Isabelle Gélinas et les autres acteurs jouent très juste, sans jamais trop en faire.

La mise en scène et le décor sont de bonne facture.

Une agréable soirée.

Note rapide
7,9/10
pour 8 notes et 5 critiques
1 critique
Note de 1 à 3
13%
0 critique
Note de 4 à 7
25%
4 critiques
Note de 8 à 10
63%
Toutes les critiques
17 mars 2020
8/10
4 0
Ivan Calbérac nous propose une nouvelle histoire ‘un amour de jeunesse’ qu’il a écrit et mis en scène toujours au théâtre de la Renaissance où il nous avait fait rire la saison passée avec ‘la dégustation’.
Quand ils étaient jeunes et insouciants, Maryse et Antoine se sont ‘mariés’ dans un ashram en Inde. La vie les a séparés : elle est partie faire de l’humanitaire en Afrique. Antoine a changé, lui qui est issu d’une famille sans le sou, est devenu une grande fortune grâce à l’explosion d’internet. Il vit aujourd’hui avec Diane, issue de la vieille noblesse française et qui écrit des livres, mais pas pour gagner de l’argent, non mais quelle horreur !!! Mais voilà, Maryse qu’il avait totalement oubliée, resurgit dans sa vie pour divorcer. L’avocat d’Antoine l’alerte qu’elle est en droit de réclamer la moitié de ses biens… Il va donc se lancer dans une série de mensonges afin de faire croire qu’il est toujours le même et est resté fauché.

Voilà donc une comédie sur le rapport à l’argent et sur comment nous changeons au fil du temps.
Alors oui on a déjà entendu beaucoup de choses sur le sujet mais voilà quand c’est bien écrit, on en rit toujours autant. Bien sûr, il y a un petit côté caricatural entre les Parisiens riches et les banlieusards loosers mais c’est vraiment réussi d’autant que Stephane de Groodt s’en donne à cœur joie pour nous faire rire (mémorable scène avec la pâtée du chat). La farce sociale demeure savoureuse.

La mise en scène d’Ivan Calbérac est bien rythmée, elle contribue à ne pas faire baisser l’attention des spectateurs lors des changements de décors qui sont très sympa et la scénographie d’Edouard Laug donne une belle dynamique à l’ensemble.

Les comédiens sont très bien mais mention spéciale pour Stéphane De Groodt qui lui semble vraiment s’amuser beaucoup, Nelly Clara, en gouvernante qui n’a pas sa langue dans sa poche. Isabelle Gélinas est merveilleuse et son ‘décalage’ avec la réalité est hilarant.

Bref une bonne soirée qui détend.

Au théâtre de la Renaissance mais on ne sait plus quand on pourra y aller…. ou le replay de France 2
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7 mars 2020
1,5/10
0 0
Une (très) mauvaise soirée, si je laisse de côté l'accueil plus que mitigé du Théâtre de la Renaissance et le fait de proposer des places où il est impossible matériellement de s'asseoir, et le manque de bonne volonté pour proposer une alternative (le théâtre était loin d'être plein), reste la pièce, totalement caricaturale. On fait rire les bobos parisiens pour les rassurer en caricaturant la banlieue, on peut être de condition modeste et pourtant se vétir sans ressembler à un beauf ou une prostituée, parler sans grossièreté, et même posséder des couvertures en plus, bref la vulgarité est ici chez celui qui a écrit la pièce, et chez les acteurs qui ont accepté de la jouer.
4 mars 2020
8/10
2 0
Une petite pièce bien sympathique, menée par des acteurs excellents, Stéphane de Groodt en tête, qu'Isabelle Gélinas et Laurence Côte entourent parfaitement.

Si l'histoire n'est guère originale, si les personnages sont quelque peu caricaturaux, les gags y sont nombreux (ah! le moment où S. De Groodt mange la patée pour chat!), et le public n'est pas déçu: il rit beaucoup . Un excellent moment!
3 févr. 2020
8,5/10
5 0
Un bourgeois pas vraiment gentilhomme, une “sang bleu” dont la devise serait “un Bourbon sinon rien !”, ajoutez à cela la bonne chinoise non déclarée, l’ami du couple avocat peu scrupuleux et l’ex-épouse de Monsieur qui a versé dans l’humanitaire !

Antoine a oublié ses idéaux de jeunesse, il est devenu très riche grâce à Internet, sa compagne la très racée et jolie Diane est romancière à ses heures, ça fait chic mais rien ne se vend…

Or, ce que va leur annoncer leur avocat va bouleverser leur quotidien, en effet, Antoine s’était marié avec Maryse en Inde, elle est partie en Afrique pour suivre ses idéaux humanitaires. Elle veut à présent divorcer, mais elle peut exiger la moitié des biens d’Antoine...

Celui-ci a une idée, il faut absolument que Maryse soit convaincue qu’il n’a pas un sou, alors il propose à la bonne de partir en vacances, de squatter son appartement de Sarcelles. Il pourra ainsi inviter son ex pour la signature des papiers du divorce. Changement radical, de vêtements, de lieux de vie, et surtout “coacher” Diane pour que disparaisse ses bonnes manières !

Tout ne va pas vraiment se passer comme prévu, Maryse débarque dans leur vie, avec ses bons sentiments, sa franchise et surtout sa générosité, un mot qui n’a plus court chez Antoine. Il délaisse son costume cravate, pour un ensemble à “petits prix”, quant à Diane il faut reconnaître qu’elle a mis le paquet, délaissant talons aiguilles et robe du soir.

Stéphane de Groodt est convaincant et drôle, il faut le voir manier le balai sur la moquette ! Isabelle Gélinas, irrésistible en aristo, Olivia Côte, gracieuse et lumineuse, Nelly Clara amusante, comprenant vite le sens des affaires et Sébastien Pierre, sympathique et touchant. Ils sont tous extraordinaires !

Voici la dernière trouvaille d’Ivan Calbérac, une excellente comédie, qui fait rire à chaque scène, et qui fait aussi réfléchir sur notre chemin de vie !
31 janv. 2020
10/10
4 0
« Un amour de jeunesse » de et mis en scène par Ivan Calbérac au théâtre de la Renaissance est une comédie jubilatoire dont le titre pourrait vous induire en erreur…

Je ne sais pas si c’est l’air de la mer qui a fait fructifier l’imagination d’Ivan Calbérac, mais c’est un auteur en très grande forme !
Après nous avoir fait beaucoup rire dans « La dégustation », avec notamment la scène mémorable de la dégustation de vins avec Isabelle Carré et plus récemment avec sa collaboration dans « Je pionce donc je suis » coécrit avec Michaël Hirsch où il a apporté son grain de folie, Ivan Calbérac a choisi la farce sociale pour déclencher les rires et c’est très réussi. Il renoue avec le théâtre de la Renaissance qui lui porte chance.

Antoine la cinquantaine épanouie vit sans être marié avec Diane, non pas la déesse de la chasse mais une romancière issue de l’aristocratie qui écrit pour le plaisir et non pas pour l’argent : quelle horreur ! Elle préfère dépenser celui de son mari qui a fait fortune dans l’internet.
Selon la formule devenue courante, la vie n’est pas un long fleuve tranquille : nos deux tourtereaux vont en faire l’expérience.
Alors que Diane ne rêve que d’une chose, que son mari rachète, avec sa fortune, le château de son illustre famille issue de la lignée des Bourbons, pour redorer son blason et lui permettre, lui qui n’en a que faire, de le porter dignement.
Apparaît alors dans le jeu une quille, un amour de jeunesse, en la personne de Maryse qui pourrait bien chambouler ce projet mûrement réfléchi…

Alors que Maryse et Antoine se sont connus quand ils étaient animateurs dans les camps de vacances, ils ont convolé très jeunes en justes noces lors de leur voyage en Inde, où dans un Ashram, avec tout le folklore qu’il convient, ils ont uni leur destin pour le meilleur et pour le pire.

Un pire qui pourrait bien pointer le bout de son nez avec la demande de divorce que Maryse soumet à Antoine, qui ne se souvient même pas d’être marié, pour pouvoir de nouveau se remarier.
Seulement voilà comme vous pouvez le deviner la fortune d’Antoine pourrait bien fondre comme neige au soleil s’il devait la partager avec Maryse, puisqu’ils sont mariés sous le régime de la communauté.

Il faut donc rapidement avec l’aide de son avocat élaborer un plan diabolique pour échapper à une telle catastrophe. Antoine a l’idée de faire passer son couple pour un couple pauvre de chez pauvre aux yeux de Maryse avec la complicité forcée de Diane qui freine des quatre fers. Pensez donc une aristocrate se mêler avec le peuple, en l’occurrence celui de Sarcelles, ville de villégiature de leur bonne, n’est pas envisageable et comme le pense l’auteur, le pire est que cela pourrait marcher !

Une comédie sociale où les thèmes de l’argent, des idéaux de jeunesse et de l’amour se conjuguent à merveille sous nos yeux. Nous assistons à une avalanche de quiproquos qui entraînent, avec moult rebondissements, jusqu’à la scène finale, une cascade de rires et on ne voit pas le temps passer.
Des rires qui rebondissent sur les scènes de tendresse avec bien sûr pour des ex-animateurs la guitare comme symbole de leurs escapades de jeunesse. Maxime Le Forestier et Marie Laforêt seront de la partie pour la séquence nostalgie : « 16 ans » l’âge de la découverte, des premières fois…

Dans les séquences « rire », Ivan Calbérac rend un hommage réussi à ses pairs avec une scène « de la biscotte » qui ne ferait pas rougir Jean Poiret et Michel Serrault, parsemée du langage imagé de la banlieue mais jamais vulgaire : je ne vous en dis pas plus, à vous de la découvrir.

Dans une scénographie d’Edouard Laug digne d’une belle comédie, avec ses deux décors : celui de l’appartement de la rue Dauphine des « nouveaux riches » et celui du studio de la bonne à Sarcelles, nos héros, habillés tout en fantaisie par Cécile Magnan, passent de l’un à l’autre avec une joie non dissimulée.

La mise en scène d’Ivan Calbérac, assisté de Betty Lemoine, est rythmée, juste ce qu’il faut, efficace, avec de belles trouvailles qui permettent dans sa comédie bien ficelée une mise en valeur des répliques qui font mouche à chaque fois.

Dans une vision humaniste, son écriture joyeuse est servie par une troupe très en forme avec en tête de distribution Isabelle Gélinas et Stéphane De Groodt.
Isabelle avec son air de ne pas y toucher relevé par son œil coquin et Stéphane, le jongleur des mots par excellence, l’éternel adolescent, avec son œil de cocker, forment un couple explosif, de rires, qui fait merveille.
Olivia Côte, grande prêtresse de l’humanitaire, vient délicatement avec son allure soixante-huitarde semer le trouble dans ce couple « bien établi ».
Les chevilles ouvrières, qui participent activement au plan d’Antoine sont Sébastien Pierre dans le rôle de l’avocat qui se découvre, avec son air mutin, une vocation d’altruiste et Nelly Clara qui avec sa vivacité d’esprit irrésistible est impayable dans son rôle de bonne pas si soumise que cela. Elle flaire bon l’opportunité de s’enrichir à son tour.

Le propre d’une comédie est de faire rire : pari gagné pour Ivan Calbérac. Sa comédie devrait faire les beaux jours du théâtre de la Renaissance et mérite votre présence.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor