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La Dégustation

La Dégustation
De Ivan Calbérac
Mis en scène par Ivan Calbérac
Avec Bernard Campan
  • Bernard Campan
  • Isabelle Carré
  • Eric Vielard
  • Mounir Amamra
  • Olivier Claverie
  • Théâtre de la Renaissance
  • 20, boulevard Saint-Martin
  • 75010 Paris
  • Strasbourg-Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 60,00
À l'affiche du :
29 janvier 2019 au 30 juin 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:30
    • 21:00
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Propriétaire d'une cave à vin sans prétention, Jacques (Bernard Campan) est un célibataire endurci.

Divorcé et du genre bourru, il tient seul sa petite affaire. Hortense (Isabelle Carré), très investie dans le secteur associatif, à deux doigts de finir vieille fille, débarque un jour dans sa boutique.

Elle décide de s'inscrire à une séance de dégustation oenologique.

Mais pour que deux âmes esseulées se reconnaissent, il faut parfois une étincelle. C'est Steve, un jeune en liberté conditionnelle, qui, contre toute attente, va faire l'entremetteur. Et quand trois personnes issues d'univers totalement différents font connaissance, c'est parfois un grand bonheur... Ou un chaos total.

Chacun à leur façon, ils vont sérieusement déguster !

 

Une comédie romantique. La dernière pièce écrite et mise en scène par Ivan Calbérac (L'Etudiante de Monsieur Henri, Venise n'est pas en Italie...) avec Bernard Campan et Isabelle Carré.

Au théâtre Bernard Campan avait joué dans la pièce un peu décevante Le Syndrome de l'Ecossais en 2016.

Isabelle Carré joue énormément au théâtre. Elle a été nommée aux Molières 2017 et 2018 pour Honneur à notre élue et Baby.

La Dégustation a été récompensée du Molière de la Comédie.

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La critique de la rédaction : 8/10. Une très belle comédie sentimentale !

J’attendais beaucoup d’une pièce avec Bernard Campan, Isabelle Carré qui plus est, écrite par Ivan Calbérac... et je n’ai pas été déçu.
Dès les premières minutes nous nous laissons embarquer dans l’univers de ce caviste un peu rustre chez qui défilent des personnages aussi divers qu’un homme en liberté conditionnelle, une catho très investie au secours catholique, un libraire dragueur maladroit, un médecin amateur de grands crus...

C’est touchant, amusant, on ne s’ennuie pas une seconde. Les quelques clichés sont oubliés au profit des bons dialogues, de l’histoire qui progresse, du superbe jeu d’acteurs, que ce soit des rôles principaux ou des rôles secondaires.

La mise en scène et le décor sont de qualité, même si les coupures lumières entre les scènes sont un peu brusques et répétitives.

Un très bon moment. Vous rirez et peut-être verserez-vous votre petite larme !

Note rapide
Toutes les critiques
10 juin 2019
9/10
0 0
Voilà une pièce toute en émotions avec une belle toile de fond... La boutique d'un caviste.

De très bons interprètes. Un Molière bien mérité. Tout est réuni pour passer un bon moment : de bons dialogues, un joli décor et une jolie fin.
25 mai 2019
3/10
0 0
D’excellents comédiens pour quelques bons moments mais malheureusement une pièce finalement très niaise qui accumule les poncifs.
16 mai 2019
9/10
2 0
Une très belle pièce !
Il y a tout : de bons acteurs, une palette d'émotions, des décors réussis, un texte bien écrit.
5 mai 2019
9/10
1 0
J’ai tout aimé dans cette pièce. C’est brillant, fin, drôle.
Isabelle Carré et Bernard Campan sont excellents.
Vraiment mon gros coup de cœur.
30 avr. 2019
7,5/10
3 0
Clôturer une journée à Omnivore par La dégustation ... c'est comment dire ... une parfaite synchronicité ?

On parle beaucoup de feel-good en littérature pour désigner des ouvrages qui "font du bien" à leurs lecteurs. Il me semble que le terme n'est pas employé au théâtre. On se contente de parler, quasiment avec mépris, de "théâtre de boulevard" dès lors qu'il s'agit d'une pièce destinée à faire rire, en général un vaudeville.

La dégustation, même si elle est jouée dans un théâtre qui se trouve sur les grands boulevards (d'où le nom de la catégorie inventée au XIX° siècle) est bien plus que cela.

Voilà donc un spectacle dont on ressort avec le sourire aux lèvres, et la sensation de se porter mieux. Si on veut la caractériser on dira aussi bien qu'il s'agit d'une comédie romantique.

On connait Ivan Calbérac. C'est l'auteur de Venise n'est pas en Italie (qui sort ces jours prochains au cinéma ...). Il sait écrire des répliques qui sonnent juste et il maitrise aussi la mise en scène. Ajoutez des acteurs de (grand) métier et vous aurez le bon cocktail pour garantir l'accord parfait.

Résumons le propos : Divorcé du genre bourru, et célibataire depuis trop longtemps, Jacques tient seul une petite cave à vin. Hortense, engagée dans l’associatif, tout proche de finir vieille fille, débarque un jour dans sa boutique et décide de s’inscrire à un atelier dégustation.
Mais pour que deux âmes perdues se reconnaissent, il faut parfois un petit miracle. Ce miracle s’appellera Steve, un jeune en liberté conditionnelle, qui, contre toute attente, va les rapprocher.
Et quand trois personnes issues d’univers si différents se rencontrent, c’est parfois un grand bonheur… Ou un chaos total. Chacun à leur manière, ils vont sérieusement déguster !

Le spectateur se rend vite compte que chaque personnage a une faille qui sera plus ou moins compatible avec les exigences de son partenaire potentiel. Jacques a un profil passif agressif et Hortense maso-parano, passionnée de psychologie.

L'auteur s'est amusé à multiplier les jeux de mots. Le Médoc devient par exemple le moyen de se soigner d'un état dépressif. On s'amuse et on rit franchement de leurs comportements un peu puérils, jusqu'à ce que l'émotion nous rattrape. On retiendra l'injonction médicale d'écouter son coeur le plus souvent possible. Et pour ma part je ne pourrai plus entendre Petite fleur de Sidney Bechet sans penser à cette Dégustation.

Isabelle Carré et Bernard Campan composent un couple crédible qui nous avait déjà touché au cinéma avec le magnifique film réalisé par Zabou Breitman, Se souvenir des belles choses (en 2002). J'ai aussi pensé aux Emotifs anonymes de Jean-Pierre Améris (2010) où Isabelle interprétait un rôle assez proche.

Mounir Amamra est ce jeune beur apparemment repenti mais incapable de ne pas être tenté par un nouveau larcin. Heureusement le personnage a un coeur d'or et suscite l'attendrissement. Éric Viellard (le voisin libraire) et Olivier Claverie (le médecin) apportent d'autres nuances de jeu à cette pièce très équilibrée. On est surpris qu'elle se termine si vite parce qu'on serait bien resté encore un peu avec cette bande.

On ne peut pas faire l'impasse sur l'alcoolisme et c'est astucieusement que l'auteur nous en rappelle à la fin les conséquences... Et j'espère que la comédienne exécute chaque soir sa danse du soleil. C'est un joli moment aux saluts.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor