top5 (1)

Ramses II

Ramses II
De Sébastien Thiéry
Mis en scène par Stéphane Hillel
Avec François Berléand
  • François Berléand
  • Elise Diamant
  • Eric Elmosnino
  • Evelyne Buyle
  • Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 4, rue Monsigny
  • 75002 Paris
  • Quatre-Septembre (l.3)
Itinéraire
Billets de 10,00 à 66,00
À l'affiche du :
19 septembre 2017 au 10 décembre 2017
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 16:30
    • 21:00

Elisabeth et Jean attendent avec impatience leur fille adorée et son conjoint dans leur chaleureuse maison de campagne.

Bénédicte et Matthieu, qui rentrent tout juste d’un périple en Égypte sont donc conviés pour déjeuner.

Bizarrement, le mari arrive tout seul. Sans sa femme. Pourquoi n’est-elle pas là ? Matthieu, qui ne se comporte pas comme d’habitude, semble incapable d’expliquer l’absence de celle-ci.

Où est Bénédicte ? Que cache t’il ? Pourquoi cette famille, qui semblait aussi indestructible que la pyramide de Kheops, s’effondre t’elle devant nos yeux ?

Les grandes constructions, aussi solides soient elles, gardent quelques fois leur part de mystère...

 

Sébastien Thiéry est un auteur de 47 ans. Il a récemment écrit le décevant Deux Hommes Tout Nus (tomate de la pire fin de pièce de théâtre) ainsi que la pièce mieux réussie Momo.

François Berléand est un acteur de 65 ans. Il a joué dans Deux Hommes Tout nus au Théâtre de la Madeleine (2014-2015), puis dans Momo au théâtre de Paris et Bankable, au théâtre Montparnasse.

Eric Elmosnino a lui 53 ans. Au théâtre, vous l’avez peut-être vu dans Un Diner d’adieu.

Evelyne Buyle est une actrice de 69 ans. La saison passée, elle a joué dans Les Femmes savantes de Molière au Théâtre de la Porte Saint-Martin et a remporté un Molière du second rôle.

13

La critique de la rédaction : 6/10. Une comédie absurde, déroutante, éprouvante.

Matthieu, le personnage d'Éric Elmosnino, semble perdre la mémoire. Ses beaux-parents sont obligés de lui poser des tonnes de questions, de lui tirer les vers du nez pour savoir où est leur fille. C'est agaçant mais ça crée une attente, un suspense.

La mise en scène et le thème de l'Égypte entretiennent bien le mystère. Nous avons envie de découvrir la chute de l'histoire, qui est originale, bien ficelée.

Hélas, les dialogues ne sont pas à la hauteur. Nous ne les avons trouvé ni intéressants, ni très drôles. Ça rame, c'est répétitif et nous avons l'impression que l'intrigue ne se dénouera jamais. François Berléand et Evelyne Buyle jouent bien. À cause de son personnage, nous avons plus de mal à apprécier le flegme d'Éric Elmosnino.

Nous ne pouvons pas dire que ce soit un moment vraiment détendant. Heureusement la fin fait un peu oublier que le temps fut long.

Note rapide
Toutes les critiques
Il y a 5 heures
6,5/10
1 0
Le sujet évoqué plus haut, soit reste flou ou devient limpide selon l'issue que l'on souhaite lui donner. Par contre BERLÉAND et l'excellente Évelyne BUYLE avec une prestation exceptionnelle dans Les Femmes Savantes, viennent à mon avis s'égarer voir se perdre dans cette pièce au coin et recoins parfois sombre et quelques peu burlesque.

En ce qui concerne ELMONISNO ce dialogue monocorde et légèrement lymphatique lui va à ravir. J'ai trouvé une scène particulièrement vulgaire mais d'un Sébastien THIERY qui aime ce genre de scène et coutumier du fait. Dans l'ensemble la pièce plutôt moyenne.
16 oct. 2017
2/10
3 0
Désillusion [n.f.] : Sentiment de quelqu’un qui constate que la réalité est différente de celle qui était imaginée.

Le dictionnaire Larousse résume, en peu de mots, mon état d’esprit à la sortie de cette pièce. Bon, néanmoins, je vais en ajouter quelques autres afin mieux l’expliquer.

Le sentiment, quel était-il ? Une affiche alléchante (François Berléand et Evelyne Buyle … j’adore), une histoire suscitant l’intérêt et un titre pour le moins intriguant (que diable vient faire Ramsès II dans une histoire familiale ?).

La réalité maintenant ? Force est de l’avouer, les comédiens sont bons. En revanche, je n’en dirai pas autant de l’histoire. Elle n’a ni queue, ni tête … enfin surtout ni tête, car en matière de queue le spectateur est servi. A ce propos, je rejoins certains avis déjà donnés. Sans être choqué par l’apparition de ce sexe, je m’interroge réellement sur l’utilité de ce procédé, qui ne sert pas spécialement l’histoire. Et le souci est bien là. Je ne suis pas parvenu à savoir où l’histoire voulait emmener le spectateur. Dans le cas présent, ce qui peut être intriguant quinze minutes devient franchement agaçant pendant plus d’une heure (à moins de s’appeler Agatha Christie et de proposer une intrigue policière … ce qui n’était, je crois, pas le cas).
A cela, il faut ajouter les musiques stressantes.
Quant à l’humour, je le cherche encore. Quelques répliques m’ont fait sourire. Mais, je vais être honnête, regarder François Berléand aller au 1er étage assis sur un monte-escalier électrique ne déclenche pas chez moi une crise d’hilarité particulière.

Point positif, cependant, le magnifique (et immense) décor.

J’avais plutôt apprécié « Deux hommes tout nus », mais là non, ma déception a été à la hauteur du prix de la place (c’est pour dire).

Pour moi, à éviter. Même en cas de week-end pluvieux.
15 oct. 2017
4,5/10
2 0
Ceux qui connaissent mes goûts théâtraux se demanderont peut-être ce qui m’a poussée à aller voir Ramsès II en ce (encore, bien que tardif) début de saison. Sachez qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et que j’ai longtemps regretté d’avoir raté Momo, la précédente pièce de Sébastien Thiery avec François Berléand et Muriel Robin, qui recueillait un bon nombre de bonnes critiques là où l’auteur est généralement associé à un avis globalement moyen. Pour me rattraper, me voici donc aux Bouffes Parisiens, avec dans l’idée que même si la pièce n’est pas excellente, les têtes d’affiche sauveront le spectacle. Checked.

La première scène est intrigante : Matthieu rentre à peine d’Egypte qu’il est invité à déjeuner chez ses beaux-parents, Jean et Elisabeth, avec sa femme, Bénédicte. Mais il arrive seul et semble perdu. Aux questions de Jean et Elisabeth, il répond d’abord un peu à côté, puis commence à carrément délirer en sortant des histoires de plus en plus invraisemblables, jusqu’à poser le doute : où est Bénédicte ? Que s’est-il passé entre eux qui pourrait expliquer son absence ?

La pièce commençait plutôt bien. Cette espèce de situation un peu absurde, qui joue avec le spectateur, ça me plaît bien. Ça titille ma curiosité. Et j’adore être surprise. Alors je me disais « chouette, il va se passer plein de trucs auxquels on s’attend pas et certainement pas « situation 1 », « situation 2 », « situation 3 », « final » comme moi, en fille beaucoup trop rationnelle, je pourrais m’y attendre »… Et ben si. C’est dingue car il part pourtant de quelque chose de complètement nouveau et descend progressivement dans ce mélange de facilité et d’attendu.

La première scène est intéressante. La deuxième scène est prévisible. J’ai écrit mentalement la troisième scène pendant le noir qui la précède. Je ne comprends pas bien cela chez Sébastien Thierry ; c’est-à-dire qu’il nous pose une situation bien étrange, avec des répliques un peu extravagantes, et finalement il a beaucoup trop les pieds sur terre et retombe totalement dans le raisonnable. Et le raisonnable, avec les situations qu’il crée, c’est pas vraiment rigolo. Voire un peu morose (voire complètement déprimant). Ajoutons à cela les blagues un peu faciles (et l’éternel pipi-caca-zizi qui ne me fait plus rire depuis un bout de temps) et l’idée de base se retrouve gâchée.

Heureusement, il faut bien reconnaître que les comédiens sauvent ce qu’ils peuvent du spectacle. En vérité, si tout n’était pas si prévisible – ou si, comme on me l’a gentiment fait remarquer, j’avais su garder mon âme d’enfant sans essayer de tout rationaliser comme je le fais trop souvent – j’aurais même pu passer un bon moment, car ça reste un plaisir de les voir sur scène. On adore détester cet Eric Elmosnino à la nonchalance insupportable, et son indolence est à elle seule un des piliers comiques de la première scène. Si le comédien semblait un peu déçu de s’être vu imposer un jeu « le moins chantant possible », j’ai trouvé au contraire qu’il était excellent dans cet être monocorde et apathique.

Ses partenaires, François Berléand et Evelyne Buyle, font de leur mieux avec une partition encore moins intéressante, jouant à merveille sur le contraste entre le ton colérique de l’un et le calme de l’autre. Elise Diamant vient compléter cette distribution avec un air de déjà-vu : quelle étrange coïncidence de retrouver ici la comédienne que j’avais découverte dans Le Père, un texte qui malgré ses défauts traitait d’un sujet proche avec plus de style…

On prend les mêmes comédiens avec un vrai bon texte, et on recommence ?
15 oct. 2017
9,5/10
0 0
Que c'est beau que c'est bien ! De grands comédiens qui nous rassasient de bonnes répliques et surtout d'une interprétation extraordinaire... Une très bonne soirée avec ce spectacle à voir et à rire absolument !
12 oct. 2017
7,5/10
6 0
Elisabeth (Evelyne Buyle) et Jean (François Berléand) attendent pour déjeuner leur fille et leur gendre dans leur maison à la campagne : Bénédicte (Elise Diamant) et Matthieu (Eric Elmosnino). Mathieu arrive seul sans sa femme. Matthieu, qui ne se comporte pas comme d’habitude, semble incapable d’expliquer l’absence de celle-ci. Que se passe-t-il ?

L’histoire de Sébastien Thiery, même si elle comporte des parties répétitives mais nécessaires, est plutôt bien ficelée car elle nous fait nous poser des questions sur la réalité telle que nous la percevons.
Comme Mathieu semble un peu dérangé, les parents lui posent beaucoup de questions pour savoir où est passée leur fille. On s’agace, comme eux, des réponses plus ou moins évasives ou crédibles donnés par un Eric Elmosnino qui excelle dans son rôle et fait monter le suspens. La mise en scène de Stéphane Hillel est en adéquation avec ce mystère.

Dès le début de la seconde partie, j’ai pressenti que nous étions manipulés et qu’il fallait regarder et écouter attentivement au-delà des apparences pour percevoir la vérité, je ne me suis pas trompée même si le doute est entretenu jusqu’à la fin de la pièce. J’aime beaucoup ce type d’histoire. J’ai pas mal ri au cours des répliques échangées entre François Berléand et Eric Elmosnino qui portent la pièce à eux deux. Je trouve qu’Evelyne Buyle est laissée trop en retrait, quand à Elise Diamant, on ne la voit quasiment pas pour l’apprécier à sa juste valeur mais c’est l’histoire qui veut ça.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor