Ogres

Ogres
  • Théâtre Ouvert
  • 4 bis, Cité Véron
  • 75018 Paris
  • Blanche (l.2)
Itinéraire
Billets de 6,00 à 22,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Ogres propose un voyage au cœur de l’homophobie, aujourd’hui, dans le monde.

Nous suivons comme un fil rouge, entre les différents cas traités, l’histoire de Benjamin, torturé et laissé pour mort dans un bois de Normandie.

De la France à la Russie, de l’Ouganda à l’Iran, ce texte dresse un état des lieux d’une discrimination qui exclut socialement, qui tue directement ou indirectement, qui existe sous toutes sortes de formes, provoquant douleurs et souffrances.

Au total 28 scènes, 14 destinations et 30 personnages, où se confrontent les points de vue des victimes, des agresseurs, des familles, des témoins.

 

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Toutes les critiques
6 oct. 2017
7,5/10
5 0
Yann Verbrurgh nous propose un tour du monde un peu particulier : au travers de scènes se déroulant tout autour du monde, nous découvrons les différents visages de l'homophobie avec comme fil rouge l'évolution de Benjamin victime d'une agression violente près de Rouen et comment il va tenter de s'en sortir.

Russie, Corée du Nord, Iran, Ouganda, Brésil...mais aussi Bayonne en France : à chaque fois, nous vivons une scène marquante. Je ne saurais départager au niveau horreur celle qui m'a le plus marqué entre le prosélytisme religieux pour la loi antihomosexuel en Ouganda, la redéfinition du mot Amour en Corée du Nord ou les statistiques d'homicides sur les gays au Brésil. Car même si on sait, si les médias parlent des persécutions en Russie, des pendaisons en Iran, voir ce genre de scène est vraiment marquant.

Quasiment toutes les scènes ont fait mouche.

La partie que j'ai moins apprécié, sont les intermèdes chantés, je trouve qu'ils n'apportent pas grand chose mais il y en a peu.

Eugen Jebeleanu propose une mise en scène simple et percutante. Il faut noter une scénographie particulièrement saisissante lors de la première scène en Iran.

C'est un tour du monde nécessaire.
8,5/10
22 0
26 septembre, 19h, Paris

Un spectacle qui propose une plongée au coeur de l’homophobie à travers le monde. Il est constitué d’un enchaînement de scènes qui soulignent le rejet dont sont victimes les homosexuel(le)s. Yann Verburgh mêle dans son texte des scènes avec des homophones et d'autres soutenant la cause LGBT, et les situent aux quatre coins du monde. Ainsi, les mêmes comédiens sont conduits à interpréter des personnages aux idéaux tout à fait contradictoires, souvent en passant d’une scène à l’autre, ce qui souligne l’absurdité de l’homophobie. Car en effet comme le chante Aznavour dans « Comme ils disent » : « Nul n'a le droit en vérité de me blâmer, de me juger, et je précise que c'est bien la nature qui, est seule responsable si je suis un homo. Comme ils disent. »
Le spectacle s’ouvre sur l’histoire de Benjamin à Rouen en septembre 2009. Le jeune homme a été tabassé dans un bois en Normandie et laissé pour mort. Nous suivons son histoire à differents moments de son évolution, de la honte à la volonté de retrouver goût à la vie.
L’histoire de Benjamin est entrecoupée de scènes situées dans le monde entier et qui parlent des victimes comme des bourreaux, en passant par la petite fille de Séoul en Corée du Nord qui demande pourquoi la définition du mot « Amour » a changé. Celle-ci est passée de « un sentiment d’affection entre deux personnes » à « un sentiment d’affection entre un homme et une femme », ce à quoi la mère répond que « c’est le progrès » qui est à l'origine de cette évolution Cette histoire ne se déroule pas sur le plateau, nous entendons des voix enregistrées.
Des intermèdes musicaux sont proposés par le metteur en scène, Eugen Jebeleanu. Nous pouvons regretter que les trois chansons interprétées par une des comédiennes soient en anglais. Je trouve que la langue anglaise, qui n’est pas celle du spectacle, introduit une distance avec le propos des chansons et donc du spectacle.
Mais seul ce détail est regrettable. Il ne fait pas oublier que tout est superbement orchestré : l'ensemble s’enchaîne comme une partition de musique à plusieurs niveaux.
Un spectacle poignant plus que jamais nécessaire ! A voir !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor