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L'éveil du Chameau

L'éveil du Chameau
De Murielle Magellan
Mis en scène par Anouche Setbon
Avec Barbara Schulz
  • Barbara Schulz
  • Pascal Elbé
  • Valérie Decobert
  • Théâtre de l'Atelier
  • 1, place Charles-Dullin
  • 75018 Paris
  • Anvers (l.2)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 45,00
Evénement plus programmé pour le moment

Deux êtres. Ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Pourtant, un évènement inattendu va changer le cours de leur vie.
Lui, Mickael, est un homme libre, passionné, et très égoïste comme peut l’être un enfant.

Elle, Maryse, est une femme mariée, rangée, intelligente, et d’une grande droiture.

Deux mondes vont alors s’entrechoquer.
Leur première rencontre sera violente. Leurs univers, leurs langages, leurs manières d’entrevoir la vie sont si différents, qu’il est pour eux très difficile de se comprendre.
Par la force des choses ils tentent un dialogue et commencent à se regarder, à s’écouter, et à s’apprivoiser.

 

L’Éveil du chameau de Murielle Magellan est une comédie féroce et émouvante. Cette auteure a écrit une petite dizaine de pièces de théâtre, dont Je suis ta Mémoire (2005).

Barbara Schulz est une actrice de 44 ans. Au théâtre, elle a récemment joué dans King Kong Théorie de Virginie Despentes.

Pascal Elbé, acteur de cinéma de 49 ans, a joué plusieurs fois au théâtre mais est surtout présent au cinéma (Le Raid, Le Dernier Gang...)

 

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La critique de la rédaction : 7/10. Une histoire sympathique, amusante, qui fait un peu penser à une série télévisée.

Une femme bourrée de principes rencontre un macho coureur de jupons. Elle reproche au fils du goujat d'avoir mis sa fille enceinte. Barbara Schulz joue vraiment très bien ce rôle pas facile.
J'ai en revanche eu du mal à croire au personnage de Pascal Elbé, en partie à cause de son texte pas toujours crédible et en partie parce que l'acteur n'était pas très à l'aise. Comme s'il ne croyait pas en ce qu'il jouait, ou s'il manquait d'inspiration pour donner de la profondeur à son rôle.

Je me suis laissé porter par le texte léger, dont quelques répliques font rire. Il s'agit beaucoup d'amour, de couple, de famille avec un peu de psychologie de comptoir. Ces thèmes et les différents rebondissements -que nous ne révèleront pas- renforcent l'impression de regarder un feuilleton dans un joli décor...

Une pièce sans prétention, bien mise en scène, qui vous fera passer un agréable début de soirée.

Note rapide
Toutes les critiques
31 déc. 2016
6/10
87
Pièce sympathique avec l'extraordinaire Barbara Schultz mais qui dans l'ensemble manque un peu de rythme...

L'adaptation du texte en film -Ange et Gabrielle- désolée de le dire mais me paraissait plus réussie.
Reste le jeu des acteurs -surtout celui des femmes car Pascal Elbé ne m'a pas bluffée par sa prestation - et la mise en scène.
9/10
93
Au théâtre, quand un Bourru rencontre une Pêchue, nous retrouvons les saveurs du duo désormais classique des comédies sentimentales : Lui ronchonne, elle séduit. Cette pièce de Murielle Magellan n’échappe pas aux règles du genre mais se déjoue adroitement des clichés et des rodomontades convenues. Des répliques ciselées et tendres, des situations chaleureuses et piquantes, nous racontent cette histoire avec pas mal d'humour et un bon peu d'émotion.

Il était vraiment impensable que la vie de Mickaël soit ainsi bousculée. Lui, le séducteur invétéré dont le corps vibre du prochain plaisir à venir et dont la tête est prise par les tonnes de travail en cours. Surtout par la belle Maryse, jeune quadra à la morale bien ancrée de petite bourgeoise comme il faut.

Et pourtant !... Tout ne glisse pas comme sur un toboggan un jour de pluie ! Rien ne va plus ! Les jeux sont défaits !... Même Fred, l'assistante de Mickaël, au béguin chagrin mais pas revanchard, n'en croit pas ses yeux.

Maryse débarque dans le salon de Mickaël et ça valse de partout ! Les virées du Singe en Hiver, à côté, c'est de la roupie de sansonnet ! Elle insiste, il résiste, elle revient, il... et... Bon, gardons la suite pour ceux qui la verront.

La mise en scène d’Anouche Setbon, centrée sur les jeux, apporte du peps et de la malice aux situations, sans effets ajoutés. Valérie Decobert, l'assistante et l'ex de Mickaël, est adorable dans son personnage d'ancienne amoureuse au désir d'enfant inassouvi, prête à redevenir une nouvelle fois amoureuse mais non tant pis, finalement plutôt complice. Pascal Elbé joue avec délicatesse une partition d'ours mal léché déstabilisé par son passé lourd d'oublis, ressurgissant avec force et tirant sur la corde affective comme un appel au bonheur. Barbara Schulz est une lumineuse Maryse, rayonnante d'énergie, jouant avec ardeur la pugnacité de la colère et avec finesse le lâcher-prise qui la conduit au plaisir.

Trois comédiens, trois beaux talents. Une harmonieuse joie de vivre règne sur le plateau et emporte l'adhésion du public.

Une comédie sentimentale charmante et drôle, jouant des surprises de l'amour dans un spectacle très sympathique.
13 déc. 2016
7,5/10
95
Un joli moment mais qui manque de rythme.

Barbara Schulz est absolument merveilleuse, une grande actrice trop peu mise en avant par ailleurs.
Pascal Elbé fidèle à son rôle de beau gosse, il serait intéressant de le voir dans un autre registre.

Valerie Decoubert drôle comme on la connait !
23 nov. 2016
6,5/10
92
Jolie pièce, jolie comédienne, jolis décors, jolie histoire.... voilà.
Un agréable moment mais pas extraordinaire. Comme un bon téléfilm.

Le + :
Pascal Elbé très convaincant, parfait dans ce rôle séduisant, désinvolte, égoïste, charmeur.
L'histoire plutôt sympa, légère mais pas mièvre, avec quelques bons mots qui font mouche.
Les sujets abordés ; la paternité, l'amour, le désir sont vus de manière assez moderne. En tout cas pas rétrograde.
Un joli décor assez bien travaillé.
Second rôle féminin bien joué. Comédienne Valérie Decobert à suivre...

Le - :
- La mise en scène, au secours ! Manque total de rythme.
On a parfois presque l'impression d'assister à une séance de travail, de recherche tellement certain temps sont longs. Beaucoup de silences, de pauses qu'on peut comprendre, qui peuvent apporter au discours mais à force ça casse vraiment le rythme.
On a envie que ça vive, que ça ait plus la pêche, plus d'échanges entre eux.
- Désolée mais autant j'adore Barbara Schulz autant elle m'a un peu agacée par ce côté ultra rigide, coincée, énervante. Est-il nécessaire d'en faire autant ? Posture, gestes, son de la voix, déplacements tout est irritant. On a bien compris qu'elle est toute coincée, le contraire d'Elbé, bien compris, pas la peine d'insister autant. Mais plus un problème de direction d'actrice que de jeu. Elle joue bien sinon.
19 nov. 2016
7,5/10
118
COMME CHIEN ET CHAT
Il y a des affiches auxquelles il est impossible de résister. Par exemple, celle de cet « Éveil du chameau », que se partagent, avec Valérie Decobert, Barbara Schulz et Pascal Elbé.

Barbara Schulz parce qu’elle est une comédienne adorable, mutine et, en même temps, qu’elle est dotée d’un tempérament scénique peu commun, tressé de force, de finesse, de courage et d’aplomb. Barbara Schulz, qui reste inoubliable dans ses interprétations, notamment de « Dommage qu’elle soit une putain » (mise en scène de l' « irremplaçé » Jérôme Savary), de « Pygmalion » (mise en scène de Nicolas Briançon) qui lui valut, en 2006, le Molière de la meilleure comédienne et aussi d' « Antigone « , mise en scène du même Nicolas Briançon.

Pascal Elbé parce que, depuis une vingtaine d’années, celui qui est aussi scénariste à ses heures, est un artiste dont le charme, la masculinité et la subtilité font merveille, essentiellement, devant et derrière la caméra.

Donc, voir réunis, sur un même plateau, ces deux interprètes là, qui savent aussi bien lire que jouer… On se dit qu’on a de grandes chances de se régaler… Et en effet…

De quoi s’agit-t-il ? D’un affrontement bien sûr !!

Alors qu’il est confortablement installé dans son bureau et qu’il y donne un coup de fil « coquin » à sa petite amie, Mickaël, responsable d’une ONG caritative, mais, par ailleurs, grand macho égoïste sous l’éternel (Pascal Elbé), voit entrer une bombe surexcitée prénommée Maryse (Barbara Schulz), qui lui demande, tout de go, et assez péremptoirement, d’obliger son fils (à lui) de réintégrer le domicile de sa fille (à elle). Cela, parce que le dit-fils a mis enceinte la dite-fille et que, quitter une compagne dans un moment comme celui-là, n’est ni concevable, ni acceptable ! Le hic est que Mickaël, qui n’a jamais reconnu ce fils, se fiche du problème comme d’une guigne. Fureur de Maryse, femme de devoir, légèrement hystérique…

Sous l’œil malicieux de l’assistante de Mickaël (Valérie Decobert), ce dernier et Maryse vont se livrer à de belles passes d’armes et opposer, avec force d’arguments aussi irrésistibles (pour le public) qu’irrecevables (pour chacun d’eux), leur vision respective du monde. Très « drôlement » manichéen ? En fait, plus que ça, parce que, sous les disputes de chien et chat, va surgir ce à quoi les deux combattants ne s’attendaient pas: l’irrationnel, autrement dit, l’inexplicable, l’irraisonnable, l’indicible, c’est-a-dire, le désir. Le désir fou, même… Et là, que faire, sinon y succomber ?… Dans la pièce, deux niveaux de narration vont alors se chevaucher…

L’intrigue semble un peu tirée par les cheveux ? A première vue, peut-être. Mais transposée sur scène, cette intrigue, portée par ces dialogues là (d’un bel allant), avec ces comédiens là (qui sont à leur affaire dans leur rôle respectif du cynique et de la psycho-rigide volcanique), c’est un vrai plaisir! Valérie Decobert est charmante. Barbara Schulz, désopilante, qui passe de l’état de tigresse agressive et donneuse de leçons, à celui de femme désarmée, parce que follement possédée. Pascal Elbé, le chameau de l’histoire, est, lui, impérial. Justesse, humour, charme : il sort le grand jeu pour nous faire succomber…

Ajouter que la (très efficace) mise en scène d’Anouche Setbon s’offre un luxe qui, aujourd’hui, en cette époque survoltée, a presque disparu des scènes de théâtre : des temps pour le silence. Ici, personne ne joue à la va vite. Cela ne ralentit pas le rythme (vif) de la pièce, mais leste ce qu’il s’y passe et s’y dit.

Pour le moment « L’Eveil du chameau » se joue à 19h. Mais,à partir de fin novembre, ce spectacle sera donné à 21h.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor