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  • Ateliers Berthier Théâtre de l'Odéon
  • Paris 17ème
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Les Trois Soeurs, три сестры

Les Trois Soeurs, три сестры
De Anton Tchekhov
Mis en scène par Timofeï Kouliabine
  • Ateliers Berthier Théâtre de l'Odéon
  • 32, boulevard Berthier
  • 75017 Paris
  • Porte de Clichy ( l.13, RER C)
Itinéraire
Billets de 8,00 à 36,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Étoile montante des scènes russes, Timofeï Kouliabine a déjà été invité à Moscou, à Vienne, mais jamais encore en France.

Lors de leur création, ses Trois Sœurs ont été qualifiées d’“événement historique” par la critique. La proposition est en effet d’une radicalité et d’une efficacité extrêmes, suscitant l’émotion par des voies inédites : ce Tchekhov-ci est joué intégralement, littéralement, mais sans qu’une seule parole soit prononcée. Sur scène, les murs de la maison des Prozorov ne sont qu’indiqués au sol.

Toutes ses pièces peuvent donc être habitées en même temps, sans risque de confusion, car entre le texte tchékhovien et ses spectateurs vient s’intercaler un niveau inédit : celui de la langue des signes russe, avec son vocabulaire et sa syntaxe propres, surtitrée en anglais et en français.

Du coup, ce ne sont pas seulement nos oreilles, mais nos yeux qui sont tenus en alerte et nouent des rapports inédits avec la scène.

Les domaines du familier et de l’énigmatique, du texte et de sa représentation, du proche et de l’étranger, communiquent selon d’autres règles, dégageant des intensités nouvelles, des nuances d’humanité ou de cruauté insoupçonnées. Un spectacle de troupe d’une originalité rare, qui hante longtemps la mémoire de ses spectateurs.

 

Note rapide
8,3/10
pour 3 notes et 1 critique
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0%
1 critique
Note de 4 à 7
33%
0 critique
Note de 8 à 10
67%
1 critique
14 octobre, 19h30, Paris

En entrant dans la salle nous sommes d’abord happés par la superbe scénographie. C’est un intérieur de maison. Nous recevons avec le programme un plan de la maison des Prozorov, pour nous repérer dans l’espace. Comme dans n’importe quelle grande maison, il y a de la vie partout.
Timofeï Kouliabine a choisi de mettre en scène ce texte en langue des signes russe. Ce qui, selon moi, retire une part de réalisme au théâtre de Tchekhov, puisque en effet on ne trouvera jamais une famille entière où amis, domestiques, fiancée et époux sont tous sourds et muets.
Cette réserve mise à part, la langue des signes offre la possibilité de mettre des actions en parallèle à divers endroits sans que cela ne se transforme en cacophonie sur le plateau. Mais si le chaos n’est effectivement pas dans le son et moins encore dans la parole, il se trouve dans la démultiplication des gestes des personnages.
En effet, plusieurs dialogues se déroulent au même moment mais un seul est surtitré. Même si nous ne comprenons pas tous les mots, nous comprenons le sens de l’échange. Par exemple, lors d’une dispute entre Natacha et Andreï nous devinons facilement les reproches qu’elle peut adresser à son mari.
Les personnages sont tous en blanc sauf Macha pendant la première partie. Ce blanc des vêtements qui domine l’image scénique ajouté aux couleurs du décor très lisse et géométrique donne une atmosphère qui fait penser à un hôpital psychiatrique. Nous avons l'impression d’assister à une caricature des personnages de Tchekhov. Ces derniers n’attirent aucune compassion.
Un personnage, Féraponte, apparaît durant la deuxième partie. Ce dernier parle en russe tout en signant. Il est le seul à utiliser sa voix.
On a ici du mal à comprendre ce parti-pris de Timofeï Kouliabine, qui consiste à décider que ce personnage, qui est un gardien, puisse user de sa voix pour parler.
Serait-il le gardien de cet asile dont tous les membres sont sourds et muets ?
Dans la troisième partie, Irina souligne « C’est peut être que nous n’existons pas et que nous donnons simplement l’impression d’exister ». Les personnages joueraient-ils en fait tous des rôles ? Ils n’appartiendraient donc pas tous à la même famille. Ils rêvent seulement qu’ils partagent leur vie alors qu’ils se sont seulement retrouvés dans ce grand lieu ensemble par hasard.
Comme nous spectateurs seulement réunis par notre commun amour du théâtre, lequel nous a poussés à nous retrouver durant quatre heures dans la même salle pour assister au même spectacle, et en ressortir avec des émotions et des sentiments divers !!
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor