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La Promesse de l'aube

La Promesse de l'aube
De Romain Gary (Emile Ajar)
Avec Stéphane Freiss
  • Stéphane Freiss
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets de 17,00 à 33,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes.

On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver.

On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu’à la fin de ses jours.

Note rapide
8,2/10
pour 6 notes et 6 critiques
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Note de 1 à 3
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2 critiques
Note de 4 à 7
33%
4 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
4 mars 2020
9/10
3
En pleine forme notre narrateur ! il surgit du fond de la salle, plaisante avec le public, s’inquiète de voir un monsieur “masqué” au 1er rang, pas de soucis !

Stéphane Freiss a de l’humour et nous confie sa passion pour Romain Gary, il a raison, quel style, quelle écriture dense, riche, une vie passionnante et douloureuse aussi.

L'enfance de Gary, sa passion a toujours été l'écriture, il cherchera avec plus ou moins de bonheur des pseudos !

Mina sa mère, l’étouffe de ses conseils, le voit chanteur lyrique (futur Chaliapine), danseur (nouveau Nijinsky), écrivain ? oui Victor Hugo bien sûr ! Pas d’autre homme dans la vie de sa mère, hélas, le seul homme qui compte vraiment pour elle c’est Romain mais aussi … le général de Gaulle !

Envahissante, décidant de tout, même des amours de son fils, omniprésente, étouffante, Romain a surtout peur de la décevoir. Il aime la France et sa culture, il deviendra ambassadeur. Mais Mina ne le verra pas, elle utilisera un stratagème pour le guider dans sa vie et rester auprès de lui.

Sur scène, deux fauteuils, l’un vide, l’autre dans lequel est assis Stéphane Freiss qui nous enchante par son humour, ses imitations de Mina ou de ses professeurs et puis la tendresse et l’émotion qu’il sait faire ressentir.

Un grand acteur pour servir un grand écrivain. Belle soirée au Poche !
2 mars 2020
8,5/10
3
Un spectacle choisi en grande partie pour son interprète Stéphane Freiss, qui m’avait beaucoup touchée dans Le fils vu l’année dernière.

Dans le cocon de la salle du Poche Montparnasse, il est le lecteur idéal pour porter la voix de Romain Gary.

Avec un petit prologue – présentation du texte, Stéphane Freiss s’adresse tout d’abord directement au public, explique la difficulté d’avoir eu à couper dans le roman pour n’en garder que la durée d’une représentation, son rapport à Gary… et façonne en quelques instants l’atmosphère de la soirée. Décontraction, complicité avec la salle… nous allons passer un bon moment!

Puis viennent les mots de « La promesse de l’aube », ce roman où Romain Gary relate son enfance, son entrée dans la vie adulte, mais surtout son rapport à sa mère, « présence » matérialisée par un fauteuil sur la scène. Et quelle mère ! Un amour absolu, la certitude d’un destin particulier, une ambition jamais démentie, et tous les moyens déployés pour y parvenir. Quelle énergie, quelle volonté!

Si vous ne connaissez pas le roman, ce spectacle sera une façon idéale de le découvrir, et vous donnera envie de le lire en entier! Et si vous le connaissez déjà, la mise en voix apporte un vrai plus. On rit beaucoup, l’humour de Gary mis en avant, et rien que ce délicieux accent prêté à la mère vaut le déplacement… !

Le choix des extraits permet d’avoir un bon aperçu des thèmes forts qui traversent l’oeuvre comme de la vie de l’auteur, de la Lituanie et la Pologne de son enfance à Nice, des rêves de grandeur de sa mère à la guerre de 39/45.

Mi-lecture texte en main, mi-interprétation, un petit côté soirée conteur au coin du feu très agréable ! Et quel conteur !

Bref, promesse tenue!
3 févr. 2020
9,5/10
2
Magique, le temps file entre humour et émotion tout cela interprété tres naturellement par SF.
Si vous aimez déjà l'oeuvre de Romain Gary vous allez être transporté.
Bravo un grand moment.
25 janv. 2020
10/10
5
« La promesse de l’aube » de Romain Gary mise en scène et interprétée par Stéphane Freiss au théâtre du Poche Montparnasse est un voyage passionnel dans la vie aventureuse de deux êtres fusionnels : la mère et son fils.

Qui mieux que Stéphane Freiss, à l’élégance troublante et passionnante, pouvait donner vie à ce roman dont l’écriture bouleversante et théâtrale nous transporte dans l’intimité d’un couple aux destinées glorieuses.

De multiples « ponts » pour les morceaux choisis dans le roman avec intelligence par Stéphane Freiss, qui s’est approprié la vie de Romain Gary, nous font voyager avec délice dans ce chef d’œuvre de la littérature française rendant un hommage à une mère dévouée, aimante, qui ne vécut que dans l’ambition de voir son fils devenir célèbre.
« Tu seras un héros, tu seras général…ambassadeur de France ».

Tous les mots, toutes les phrases prononcés sur scène sont issus exclusivement du roman, rien ne vient perturber la musique, la sonorité magique des paroles d’un romancier au grand cœur, perturbé par les phases de la vie où l’amour omniprésent pour sa mère vient ponctuer ses aventures de ville en ville, de pays en pays et l’on pourrait même dire de port en port.

Comment contrarier les rêves d’une mère excessive pour son fils plus qu’idolâtré ?
Comment refuser à une mère, qui prodigua tant de sacrifices dans une énergie frénétique pour arriver à ses fins, de la décevoir en ne déployant pas les efforts nécessaires à une réussite programmée.
Comment lui refuser de devenir un musicien, un danseur étoile, un chanteur d’opéra, un peintre…mais nul en math : tout simplement un artiste, elle-même une actrice russe, exilée, enfin qui fut.
Alors qu’il rêve passionnément de coucher sur des pages blanches des mots qui vous conduisent vers la liberté : « La promesse de l’aube » ; sous une kyrielle de pseudonymes tous plus évocateurs les uns que les autres sortis tout droit de son imagination débordante, de sa fantaisie débridée.

C’est le roman d’une vie raconté avec beaucoup de tendresse, d’humour, de générosité que Stéphane Freiss nous livre avec sa fragilité bienveillante dans une voix chaude, douce, celle d’un fils amoureux de sa mère où l’émotion est palpable.
Une émotion présente, rassurante, comme si c’était la première fois qu’il interprétait les pages qui défilent dans ses mains, sur scène où il est assis dans un fauteuil rouge numéroté, celui d’une salle de théâtre ou de concert, allez savoir, faisant face à un autre fauteuil symbolisant la présence d’une mère absente, douloureusement absente, amoureusement absente : la frontière sur un fil entre le réel et l’imaginaire.

Un hymne à l’amour d’une richesse folle où dans chaque page sont contés les chapitres d’un destin extraordinaire qu’une mère, dans une naïveté rafraîchissante, a rêvé pour son fils.
Un destin qui conduira Romain Gary vers les honneurs nourris par une carrière militaire et diplomatique de premier rang, tout en étant un écrivain qui aura reçu deux fois le prix Goncourt.

« Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. »

Un voyage que je vous recommande vivement.
Quelques notes d’un piano romantique parsèment la lecture de Stéphane Freiss.
Avec son œil qui frise et son sourire désarmant, dans ses silences bien dosés, dans lesquels son adorable compagnon à quatre pattes viendra ponctuer son récit et réclamer un peu d’affection, il vous captivera, vous ne verrez pas les minutes passer, et vous vous direz : quoi c’est déjà fini !
Il ne vous restera plus qu’à vous plonger, en rentrant chez vous, agréablement dans le roman pour continuer et finir le voyage ou tout simplement revenir au théâtre pour une deuxième lecture…
25 oct. 2019
7/10
3
L’Amour est le fil conducteur de ce spectacle celui d’une mère pour son fils qui lui écrit même au-delà de la mort et d’un homme pour sa nation. Fier d’être français, de se battre pour des valeurs et un idéal. Il veut croire en une société tolérante loin du sectarisme et où les femmes ont autant leur place que les hommes.

Après tout, c’est grâce à sa mère qu’il est devenu cet aviateur hors-pair et cet auteur indémodable. Stephan Freis prête sa voix avec beaucoup d’émotion, de pudeur et de tendresse à Romain Gary. Il nous propose une rencontre touchante que l’on voudrait poursuivre. L’envie de poursuivre cette (re)découverte par la lecture se fait ressentir. On veut plonger dans les pages et retrouver cette sensation si proche et si lointaine aussi bien d’avec l’auteur que l’acteur.

Le temps d’une éclipse les êtres se confondent pour mieux nous tromper et nous séduire.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor