Léonard de Vinci (Studio Hébertot)

Léonard de Vinci (Studio Hébertot)
  • Studio Hébertot
  • 78bis, boulevard des Batignolles
  • 75017 Paris
  • Rome (l.2)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 34,00
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Léonard de Vinci, 9 ans, vit avec son père, un tyran.

Son meilleur ami est un grand carnet de cuir aux pages blanches. Au fil de ces pages, nous assistons avec émerveillement à l’éclosion d’un être d’exception.

« Je m'appelle Léonard, je suis Italien et j'ai neuf ans depuis deux semaines. » Séparé par force de sa mère, le jeune Léonard de Vinci vit avec son père, un tyran qui passe ses journées à le gronder.

Seules l’observation de la nature et ses premières inventions l'apaisent. Sensible et rêveur, Léonard trouve aussi du réconfort auprès de son grand-père, un homme doux et cultivé qui l’encourage à développe ses incroyables talents. Car Léonard s’intéresse à tout ! Un jour il choisit comme ·meilleur ami un grand carnet de cuir aux pages blanches et commence à y consigner sa vie, ses observations, ses rêves ou encore sa passion pour le dessin et l’anatomie.

De ses premières tentatives de construction d’un parachute, à sa fascination pour les créatures fantastiques, - il fait preuve d'une étonnante créativité mais aussi d’audace et d’une bouleversante générosité. Au fil des pages de ce singulier journal intime, nous assistons avec émerveillement à l’éclosion d’un être d’exception.

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3 déc. 2019
7/10
1
Voilà un spectacle à voir en famille, et ce n'est pas si fréquent au Studio Hébertot, voilà pourquoi je le souligne.

On va énormément entendre parler du peintre florentin Léonard de Vinci (1452-1519) cette année, décédé il y a maintenant 500 ans. Mais le connait-on vraiment ?
C'est la question à laquelle a répondu Brigitte Kernel en se plaçant à portée du jeune public avec son livre, Léonard de Vinci, L'enfance d'un génie, paru en mars dernier aux éditions Leduc.

Elle a ensuite repris son texte pour l'adapter au théâtre avec Sylvia Roux. Le pari était de le rendre accessible à un large public et il est réussi. Sans doute aussi par la magie d'une scénographie onirique et efficace et de la mise en scène de Stéphane Cottin, qui a su, comme toujours, trouver le moyen de faire vivre tous les personnages alors qu'il n'y a qu'un comédien sur la scène.

La passion pour l'anatomie de Vinci est le fil directeur d'une mise en scène qui sollicite astucieusement les cinq sens du public. Le recours à une série de mannequins en bois, identiques à ceux que les peintres et sculpteurs emploient comme modèle artistique est très astucieux à plus d'un titre. C'est un objet que Vinci a du manipuler à de nombreuses reprises tant il était obsédé par représentation des proportions idéales parfaites du corps humain. On connait son Homme de Vitruve (ou le proporzioni del corpo umano secondo Vitruvio en italien), dessin annoté, réalisé vers 1490 à la plume, encre et lavis sur papier, et dédié à l’empereur romain Auguste. C'est aussi une évocation de l'enfance puisqu'étymologiquement le mot mannequin signifie "petit homme" et il permet de donner vie à chacun des personnages.

Le spectacle est sensible et met en lumière, grâce au jeu nuancé de Grégory Gerreboo, les différentes facettes du tempérament du jeune Léonard. Quoique né d'un père millionnaire, on ne dira pas qu'il a été gâté par la vie. Cet homme est un tyran et la séparation d'avec la mère est vécue comme un traumatisme. Par chance un grand-père bienveillant et une belle-mère affectueuse apporteront du réconfort à ce garçon sensible, rêveur ... et surdoué.

Le spectateur qui a surtout l'image d'un vieillard, peintre de la célébrissime Joconde (une huile sur bois achevée vers 1519 conservée au Musée du Louvre) et inventeur de machines complexes, découvre un Léonard amoureux d'une mésange (il faut croire que cet animal a des pouvoirs particuliers pour installer la résilience car Sylvain Tesson éprouvera une semblable attraction dans ses Forêts de Sibérie), végétarien par conviction, qui dessine pour oublier ses tristesses et oser croire en un avenir meilleur. Il aura toute sa vie cherché à se protéger en ... écrivant à l'envers.

Le studio Hébertot démontre encore une fois sa caractéristique d'être un lieu d'expression contemporaine.

Je vous recommande de lire ensuite l'ouvrage Léonard de Vinci, L'enfance d'un génie de Brigitte Kernel, éditions Leduc, en librairie depuis mars 2019. Et pourquoi pas, d'aller aux beaux jours dans la vallée de la Loire, découvrir le Clos Lucé où vécu cet artiste et qui est partenaire du spectacle.
1 déc. 2019
8/10
2
Léonard a eu une enfance difficile, triste, sa mère abandonnée par son père Paolo, qu’il surnomme “Tyranno”... la seule douceur dans sa vie, c’est son grand-père qui s’oppose à son terrible fils, la nouvelle épouse de son père est très gentille aussi, Léonard l’aime beaucoup.

Léonard est curieux de tout, des arbres, des animaux. Les animaux il ne veut pas en manger c’est trop cruel.

Mais par dessus tout, sa mère lui manque, elle a refait sa vie, il a de nombreux frères et soeurs, qui n’ont pas le même genre de vie, ils sont pauvres, et Léonard ne supporte pas cette situation.

Comment faire pour les aider, pour se blottir à nouveau dans les bras de sa mère ?

Stéphane Cottin a réalisé une mise en scène ludique, un énorme carnet sur la scène aussi grand que le comédien, sur lequel sont projetés, croquis, dessins, écrits (à l’envers !), des mannequins en bois sont manipulés ou habillés c’est selon la scène. Grégory Gerreboo campe le jeune Léonard, avec beaucoup de sensibilité et d’humour.

C’est un spectacle familial, et le jeune public ne s’y est pas trompé, en écoutant et réagissant avec beaucoup d’intérêt !

On n’en finit pas de fêter Léonard qui restera toujours un génie !
9,5/10
3
... Un spectacle sur l’enfance de Léonard de Vinci à la splendeur éclatante, où le récit, la mise en vie et l’interprétation sont captivants et dévoilent la présence mystérieuse des secrets qui ont fait déjà de l'enfant un génie. Un très beau et bon moment de théâtre. Courez-y !
11 nov. 2019
8,5/10
2
« Léonard de Vinci, l’enfance d’un génie » de Brigitte Kernel et Sylvia Roux au studio Hébertot dans une mise en scène de Stéphane Cottin est l’histoire d’un enfant à la curiosité surdéveloppée qui devint le génie universel que l’on connaît.

Ce samedi 09 novembre 2019, cinq cents ans nous séparent de la mort de Léonard de Vinci.
Il régnait comme un air de sérénité dans ce studio Hébertot pour la première de ce seul en scène qui promettait de nous faire retourner en enfance sur les traces d’un enfant prodigue.

C’est un adulte qui prend les traits de Léonard enfant, un choix de mise en scène assumé par Stéphane Cottin. Un choix qui permet au comédien d’être à la fois l’enfant et les différents personnages qu’il croise sur sa route semée d’embûches.

Car il en a fallu de la volonté pour vivre à ce garçon séparé de sa mère à l’âge de cinq ans et rejeté par son père que l’on qualifierait aujourd’hui de tyran.
Un père notaire, un notable qui ne pouvait pas s’afficher avec la mère de Léonard. Un coup de foudre pour cette paysanne au nom de Catarina, qui lui donna un enfant « de l’amour » mais illégitime, un bâtard en somme. Une situation qui lui fermera les portes des études supérieures. Mais un père qui au fil de ses mariages lui donna plusieurs frères et sœurs.
Catarina fut rapidement écartée de la famille de son père et on lui trouva un mariage arrangé pour éloigner tous soupçons.

Comment un enfant privé d’amour maternel peut-il se construire quand on sait que les premières années sont décisives ? Comment peut-il découvrir sa voix dans ce vide affectif ? Heureusement il trouva refuge chez le grand-père paternel Antonio ainsi qu’avec son oncle Francesco, et la fleur put s’épanouir et nous offrir le génie que l’on connaît.

Un enfant qui se confia dans un carnet imaginaire, mais pas tant que cela quand on connaît ses fameux « Codex », que nos ados affectionnent aujourd’hui sous le nom de journal intime. Un carnet pour y déposer toutes ses confidences, ses pensées, ses croquis, ses premiers dessins, dans une écriture spéculaire, lui qui était gaucher.
Des confidences sur la découverte du monde qui l’entoure. Lui qui est d’une nature extrêmement curieuse, doté d’une imagination débordante, et qui a une soif de la vie, de la comprendre, de la modeler. Sans doute la recherche d’une revanche sur un départ dans la vie difficile. Une nature que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de « positive attitude ».

C’est un carnet que l’on découvre sur scène dans un format gigantesque, qui en s’ouvrant permet de développer les différents chapitres de l’enfance de Léonard. Car c’est cette dernière qui nous intéresse pour le moment, comprendre la psychologie du garçonnet.

Un enfant sensible qui s’émerveille à la vue d’un tableau représentant un paysage que son auteur lui confia qu’il le peignait sur commande, et ce sont les yeux de Léonard qui s’émerveillent à l’annonce de cette nouvelle. Un tableau qui croisera de nouveau sa route quelques années plus tard.
Un enfant qui fera une rencontre décisive dans sa vie avec celle de Verrocchio, un artiste peintre de la cours de Médicis, dont son atelier était reconnu comme étant le meilleur de Florence, qui lui apprendra plus tard à fabriquer ses couleurs.

Un enfant qui s’émerveille aussi à la découverte de la nature, de la flore, de la faune. Un enfant très tôt végétarien, un extraterrestre pour l’époque, lui qui disait qu’il ne fallait pas faire de son ventre un cimetière.
Un esprit vif, qui jongle sans le savoir pour le moment entre les arts et la science, et qui sera à l’origine de tant de découvertes, de mécanismes, comme par exemple le parachute, dignes d’un très grand ingénieur.

D’une voix douce et posée, Grégory Gerreboo incarne habilement avec une grande sensibilité ce jeune garçon, séducteur dans l’âme, et tous les personnages qui l’entourent dans son périple.
A l’aide de mannequins d’études en bois de différentes tailles, une belle trouvaille de Stéphane Cottin, nous suivons les rencontres de ce Léonard fasciné par la vie !
Avec émotion nous écoutons Léonard converser avec ces personnages qui prennent vie devant nous comme pour Pinocchio. Il parle avec sa mère, ou encore avec son tyran de père, mais aussi plus cordialement avec la bienveillance de son grand-père, de son oncle. Autant de dialogues savoureux qui viennent enrichir la vie de ce futur génie.

La mise en scène simple, cinématographique et épurée de Stéphane Cottin donne la part belle au jeu de Grégory Gerreboo mettant en avant tout son talent de conteur, aidé par la voix de Lisa Schuster. Une combinaison qui nous captive, nous interpelle jusqu’à la scène finale d’une douceur apaisante, réconfortante.

Un spectacle très instructif à voir en famille, qui permettra un échange entre générations et développera peut-être des vocations…
10 nov. 2019
9,5/10
3
J'étais hier soir, au Studio Hébertot pour la 1ère de " Léonard de Vinci, l'enfance d'un génie "...

Salle comble pour cette magnifique pièce sur l'enfance de Léonard, les distorsions familiales qu'il a vécues et l'émergence du génie qu'il allait devenir. Le texte est fluide, le comédien tout à fait remarquable qui est seul en scène pour interpréter et animer les mannequins qui représentent les différents personnages.

Quant à la mise en scène et aux lumières, je ne dirais rien tant j'ai été bluffée par tant inventivités... Surtout, allez-y ! C'est un bijou...
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Texte
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Emotions
Intérêt intellectuel
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