• Classique
  • Théâtre Montparnasse
  • Paris 14ème

La Légende d'une vie

La Légende d'une vie
De Stefan Zweig
Mis en scène par Christophe Lidon
Avec Valentine Galey
  • Valentine Galey
  • Bernard Alane
  • Gaël Giraudeau
  • Natalie Dessay
  • Macha Méril
  • Théâtre Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 52,00
À l'affiche du :
12 septembre 2018 au 6 janvier 2019
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:30
    • 20:30

En Autriche, à l'aube des années 20. Friedrich, jeune auteur, cherche à se défaire du souvenir de son père, poète adulé de tous, devenu icône nationale.

Le jeune homme étouffe dans la maison familiale où tout est organisé par sa mère, femme autoritaire et intransigeante, autour du culte du grand homme.

C’est alors que revient au sérail une femme dont le secret pourrait libérer le jeune homme de son carcan.

 

Natalie Dessay est une cantatrice française. Elle a déjà joué dans plusieurs pièces de théâtre. 

Macha Méril a elle joué dans une dizaine de pièces de théâtre depuis 1987.

 

Stefan Zweig est un auteur autrichien de la première moitié du XXème siècle. Ses principales oeuvres sont 24 heures de la vie d'une femme et Le Joueur d'Echecs.

23

La critique de la rédaction : 6/10. Originale et intéressante cette intrigue de la pièce de Stefan Zweig : comment vivre dans l’ombre d’une légende ?

Ce thème est exploité en long, en large et en travers avec Friedrich qui marche dans les pas de son père Karl Amadeus Franck.

J’ai apprécié le début de la pièce lors de la soirée organisée pour lire les poèmes de la progéniture de l’artiste. Ensuite, le temps devient long, les dialogues trop bavards, le jeu des acteurs trop pleurnichard, emphatique à mon goût.

La mise en scène très statique n’arrange rien. Je suis sorti de l’histoire à plusieurs reprises.

Dommage, une version plus moderne et dynamique de La Légende d’une Vie m’aurait sûrement plu.

Note rapide
Toutes les critiques
25 nov. 2018
7,5/10
1 0
Comment grandir, vivre, être soi-même quand on est écrasé par l’image d’un père parfait ?
Est-ce qu’il ne faut pas que la légende se fissure pour pouvoir commencer à aimer ?

Tel est le sujet de cette pièce méconnue de Stefan Zweig, merveilleusement interprétée par Macha Méril, Bernard Albane, Nathalie Dessay et Gaël Giraudeau.
Zweig analyse finement les ressorts psychologiques des personnages qui prennent de l’épaisseur tout au long de là pièce.
23 nov. 2018
8/10
1 0
J'ai vu La légende d'une vie il y a quelques semaines à peine dans une mise en scène "resserrée" au Lucernaire mais il y a peu de risque à me répéter. Certes, la trame est la même, mais le décor, la richesse des costumes et la mise en scène en feraient presque un spectacle différent.

La version vue cet été se concentrait sur le rapport entre le frère et la soeur Clarissa (Valentine Galey). Exister en tant que fils et artiste est une voie étroite sur laquelle avance Friedrich (Gaël Giraudeau), le fils de l’illustre Franck.

Mais c'est davantage la place de Maria, l'ancienne amie du père, incarnée par Macha Méril qui se présente comme un "fantôme du passé" qui pèse sur le plateau, face à la veuve du poète, Leonor, autoritaire et intransigeante gardienne de l’œuvre poétique de son époux, interprétée par Natalie Dessay. Inutile de se voiler la face, un des plaisirs de la soirée est d'assister à la confrontation entre les deux femmes et tout est mis en oeuvre pour qu'elles en sortent gagnantes l'une comme l'autre.

Rappelons l'intrigue : Vienne, 1919. Un jeune auteur cherche à exister indépendamment du souvenir de son père, poète devenu icône nationale. Le jeune homme étouffe dans la maison familiale où tout est organisé par sa mère, femme autoritaire et intransigeante, autour du culte du grand homme. C’est alors que revient au sérail une femme dont le secret pourrait libérer le jeune homme de son carcan.

Christophe Lidon, le metteur en scène, dit avoir cherché à installer ici l’ambiance incroyablement intense et redoutable d’une famille digne de Faulkner, les obsessions de Treplev dans "La Mouette" de Tchekhov et la puissance d’un Thomas Bernhard… Les thèmes que brasse la pièce sont l’écho fidèle de ce "monde d’hier" au déclin duquel Zweig ne voulut pas survivre: l’incidence des clivages sociaux et du culte du secret, la genèse des drames familiaux, la constitution de l’identité (comment construire sa propre identité face à un si lourd héritage ?), le glissement de la vérité déformée vers le mensonge affirmé, et, bien sûr, le thème central de l’héritage spirituel : Peut-on réécrire la vie de l’autre jusqu’à construire une légende ?

La pièce est un subtil match psychologique où Bürstein (Bernard Alane) le biographe du défunt, et ami de la famille semble maintenir chacun sous influence.
7 nov. 2018
9/10
11 0
Du bon, du très bon théâtre dans une mise en scène aussi sobre qu'efficace.
Christophe Lidon réunit une distribution exceptionnelle avec un Gaël Giraudeau qui montre une fois de plus qu'il fait partie de la relève du théâtre. Bernard Alane et Macha Méril absolument impeccables dans leur rôle tout comme Valentine Galey.
Petite réserve pour Natalie Dessay qui cherche parfois le bon tempo. On l'excuse, elle vient du lyrique et se glisse avec tant d''humilité dans son nouveau métier de comédienne qu'avec le temps elle sera au top.
Cette légende d'une vie nous concerne tous, c'est à la fois le secret de famille et la figure du père qui étouffe.
L'ambiance de l'époque est très bien restituée. Enfin du bon théâtre dans cette rentrée théâtrale bien terne.
Evidemment c'est du Stefan Zweig !
28 oct. 2018
6/10
5 0
J'ai mis beaucoup de temps à entrer dans la pièce. Il y a beaucoup de monologues et assez peu de rythme. Mais la pièce monte en puissance et la seconde partie est bien meilleure.

Les textes sont très beaux mais je ne sais pas s'ils sont bien adaptés pour une pièce de théâtre.
Les actrices jouent très bien mais les acteurs, notamment l'acteur principal, sont un cran en dessous.
Mention au très beau décor art déco.
17 oct. 2018
8/10
6 0
La pièce commence par une soirée organisée autour de la lecture de poèmes d'un jeune auteur, digne fils de son père, auteur reconnu et célébré. Face à lui, il peine à exister, même après sa mort, car sa mère entretient soigneusement son souvenir, faisant de leur maison un mausolée (ou une maison d'écrivain, visites comprises). Le culte qui lui est voué rend son fils malade d'angoisse tant il se sent écrasé. Arrive alors, et on reconnaît bien là la patte de l'auteur viennois, une femme que tous pensaient morte, et qui va changer la donne, quitte à effriter l'image du grand homme, pour le bien de tous.

Une pièce intéressante et belle à regarder. Intéressante par les thèmes abordés, la difficulté de s'affirmer face à un père écrasant, les fissures derrière la légende d'une personnalité idéalement exemplaire et lisse, le poids du travail acharné de l'artiste sur son entourage proche... Pour aborder ces sujets pudiquement, les comédiens ont un jeu nuancé, très juste, notamment le fils, interprété par Gaël Giraudeau (Nathalie Dessay et Macha Méril n'ont plus de preuves à faire mais sont également bouleversantes). Belle à regarder car la sobriété, l'élégance et le raffinement des costumes sont un délice pour les yeux, de même que la splendeur du décor.

Sur le côté droit de la scène, une haute et large sculpture ventrue dorée, en forme de trophée, prend toute la place et, au fond et sur le côté gauche, des vitraux carrés gris, dorés et argentés confirment l'impression de froideur et d'impersonnalité de ce grand salon sans autre âme que celle du mort.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor