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Le portrait de Dorian Gray

Le portrait de Dorian Gray
De Oscar Wilde
Mis en scène par Thomas le Douarec
Avec Caroline Devismes
  • Caroline Devismes
  • Arnaud Denis
  • Fabrice Scott
  • Thomas le Douarec
  • Valentin de Carbonnières
  • Lucile Marquis
  • Théâtre Le Ranelagh
  • 5, rue des Vignes
  • 75016 Paris
  • La Muette (l.9, RER C)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 22,00
À l'affiche du :
25 janvier 2019 au 7 avril 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 20:45
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Par la magie d'un voeu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de sa jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s'adonne alors à toutes les expériences.

Oscar Wilde vous lance dans une quête du plaisir et de la beauté sous toutes ses formes, belles ou atroces ; l'art n'a rien à voir avec la morale.
L'unique roman mais aussi l'oeuvre la plus personnelle de Wilde, il disait : "Dorian Gray contient trop de moi-même, Basil est ce que je pense être, Harry ce que les gens pensent que je suis et Dorian ce que j'aurais aimé être en d'autres temps.".

 

Le roman qui scandalisa l'Angleterre victorienne ! Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécu ce qu'il écrivait.

 

Le Portrait de Dorian Gray a été récompensée du Triomphe AuBalcon de la meilleure adaptation (2016).

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La critique de la rédaction : 8/10. Sublime !

Nous découvrions ce classique datant de 1890 et avons été subjugués par la beauté du texte d'Oscar Wilde. Chaque phrase est un trait d'esprit bien tourné, profond, amusant. Certains d'entre eux ont traversé les siècles et nous paraissent familiers tant ils sont cités.

Nous avons particulièrement aimé le personnage de Lord Henry, odieux et fascinant à la fois. Ses répliques sont belles mais elles nous font surtout beaucoup rire car elles cachent de grossières contre-vérités. Ce penseur a un avis sur tout, aime partager ses théories fumeuses, avec des thèmes de prédilection comme les femmes, le mariage et la jeunesse.

Son emprise sur Dorian Gray se révèle troublante. L'histoire prend une tournure à laquelle nous ne nous attendions pas, elle nous captive et nous tient intelligemment en haleine. Jusqu'à la morale, pas dénuée d'intérêt non plus...

Quand à elle, la mise en scène donne toute sa puissance au texte, avec de jolis passages au piano, notamment l'introduction qui nous plonge in medias res dans le récit.

Le Portrait de Dorian Gray se joue avec deux distributions, celle que nous avons vue joue à la perfection.

Un classique à ne pas manquer !

Note rapide
7,8/10
50 pour 50 notes et 39 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
12 critiques
Note de 4 à 7
34%
27 critiques
Note de 8 à 10
66%
Meilleures critiques
Meilleure critique positive
8 mars 2016
8,5/10
336
0
Très belle pièce à aller voir d'urgence !

Tout d'abord pour la qualité du texte. Oscar Wilde nous livre dans son unique roman, ses bons mots et une éloquence sans pareille. J'ai été subjuguée par les tournures de phrases et les théories fumeuses mais...
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Meilleure critique négative
28 mai 2016
5,5/10
379
0
L’adaptation du merveilleux roman d’Oscar Wilde, bien qu’elle omette bien des passages savoureux, est plutôt réussie. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le roman, comme c’était mon cas la première fois que j’ai vu ce spectacle, elle donne très envie de...
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Toutes les critiques
26 févr. 2019
7,5/10
7 0
Image et apparence.

De nos jours, ces deux mots dominent largement notre vie. « Être ». Être à tout prix. Quoi ? Être jeune, être beau, être riche, être célèbre ou être admiré. Être mieux que les autres en somme … Tant de considérations qui, s’il avait vécu à notre époque, n’auraient pas été étrangères à Dorian Gray. Ce seul nom suffit à faire vivre à l’esprit l’histoire de celui que la société admirait pour son incroyable beauté, autant qu’elle la jalousait. Conscient de son physique, Dorian Gray entendait bien défier le temps pour le conserver à tout prix. Quand bien même le coût en serait la signature d’un pacte avec le diable. Malheureusement pour lui, si tout contrat procure un avantage, il comprend aussi une contrepartie. La sienne sera lourde à supporter …

Porter une telle histoire sur scène peut apparaître comme un véritable pari. En effet, Le portrait de Dorian Gray, unique roman d’Oscar Wilde, nécessite impérativement de respecter une exigence particulièrement complexe à mettre en scène au théâtre : suggérer le temps qui passe ! Attention, je ne parle pas ici de quelques jours, mais plutôt de dizaines d’années. Une opération qui doit être menée sans briser le rythme de la pièce. Force est de constater qu’en l’espèce, le pari est réussi. Le choix du metteur en scène de montrer les artifices utilisés pour simuler les années qui filent est judicieux. Ces derniers sont pleinement utilisés dans la mise en scène et intégrés à l’histoire. C’est joliment trouvé.

Ce procédé vient habiller un peu plus une pièce dont les seuls décors se résument à quelques meubles, déplacés selon les besoins. Certains pourraient trouver la scène vide. Certes, et pourtant cette absence de décor ne dérange pas. La seule présence des comédiens suffit à combler ce vide. Une bien belle distribution. Ce soir-là sur les planches (la pièce comporte en effet une alternance chez les comédiens) :
Michael Winum incarnant un Dorian Gray aussi beau que glaçant et dont le sourire charmeur cache les pires atrocités
Fabrice Scott, tellement crédible dans le rôle du peintre tourmenté, n’ayant que pour envie d’aider son ami
Caroline Devismes, enchaînant les rôles et aussi éblouissante en comédienne qu’en chanteuse
Olivier Breitman, superbe Lord Harry au cynisme exacerbé

Allé au théâtre Le Ranelagh sur les conseils enthousiastes de plusieurs critiques, j’avoue ne pas avoir été déçu de ma soirée. Aussi, à mon tour de vous conseiller un petit tour par le 5, rue des Vignes, vous y verrez un théâtre de qualité.
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4 févr. 2019
9/10
5 0
« Le portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde adapté et mis en scène au théâtre Le Ranelagh par Thomas Le Douarec est un pur chef d’œuvre à l’élégance raffinée.

Qui ne connait pas cette histoire du jeune dandy Dorian Gray, qui à la suite d’un vœu, répondant à la provocation de Lord Henry dans le salon de peinture de Basil Hallward, souhaite ne plus souffrir des affres du temps et conserver la grâce et la beauté de sa jeunesse. Un Dorian Gray qui devant son portrait sera mis face à sa conscience morale.

Quoi de plus réjouissant que de voir jouer des comédiens bilingues transcrire dans leur jeu les subtilités d’un auteur qui soit dit en passant maîtrisait parfaitement le français. Et quand on lit les sous-titres en anglais, on s’aperçoit qu’étrangement il y a beaucoup de similitudes dans les textes.

Du seul roman d’Oscar Wilde, Thomas Le Douarec a su tirer, dans sa mise en scène, une vraie pièce de théâtre aux répliques cinglantes, acerbes, drôles, provocantes, ciselées délicatement comme un travail de sculpteur bien que nous assistions au lever de rideau aux derniers coups de pinceaux d’un peintre devant son modèle. Le tableau « à la lumière étincelante » qui déclenchera une obsession chez Dorian Gray : rester jeune, donner l’illusion de la jeunesse, dans cette époque où la morale à la rigueur victorienne ne plaisantait pas : pas de place pour la perversité et la décadence.
Thomas Le Douarec a su extraire la finesse, la quintessence du roman d’Oscar Wilde pour nous livrer une pure merveille de dialogues tous plus savoureux les uns que les autres, aux aphorismes fameux. C’est un délice pour les oreilles et l’esprit que d’écouter les paroles de cet auteur de génie, même si parfois une certaine misogynie pointait le bout de son nez : autre temps, autres mœurs…

Comment ne pas être séduit par ce dandy, si bien mis en valeur pour la première fois sur scène par Mikaël Winum, un Mikaël qui aura bientôt pris ses marques mais qui nous donne toute la sensualité, la finesse et la noirceur du personnage. Tour à tour voluptueux, dominateur, tourmenté, il incarne admirablement ce Dorian Gray so british.

« La vieillesse n’est pas qu’on est vieux, mais bien qu’on fût jeune. »

Pour lui donner la réplique et le placer sur le chevalet, il est mis en valeur par le peintre renommé Basil Hallward, joué ce soir, avec conviction par Fabrice Scott.
Il y aura aussi le personnage clef de la descente aux enfers de Dorian Gray : Sybil Vane, jouée ce soir, par Caroline Devismes à la présence envoûtante.
Sans oublier le maître de cérémonie, celui qui aura une emprise néfaste et qui déclenchera l’aventure fantastique de Dorian Gray : Lord Henry, cynique à souhait, joué tout en distinction, en subtilité par Thomas Le Douarec.
Lequel de ces trois personnages ressemblent le plus à Oscar Wilde, peut-être les trois mais pour ma part Thomas Le Douarec dans Lord Henry m’a totalement séduit par son jeu.

Tous ces comédiens brillent de mille feux dans les superbes costumes de José Gomez tout en évoluant avec distinction dans les lumières de Stéphane Balny et la musique de Mehdi Bourayou.
Une comédie pétillante avant la comédie tragique de la fin de sa vie, où pour homosexualité, Oscar Wilde sera jugé, condamné, ruiné et livrer à l’exil, pour se réfugier en France et décéder à Paris le 30 novembre 1900.

Cette aventure a commencé au théâtre Le Ranelagh et s’achèvera dans ce même théâtre où son cadre a servi pour le matériel publicitaire de la pièce, témoin la photo de l’affiche prise devant la cheminée à l’entrée de l’orchestre.
La presse ne tarit pas d’éloges sur ce spectacle et elle a bien raison.

Dépêchez-vous, après plus de 600 représentations, Thomas Le Douarec et ses comédiens ne sont présents que pour 60 représentations, après il sera trop tard…
1 déc. 2017
9/10
101 0
Oscar Wilde est un génie ! Chaque réplique est une merveille !
La mise en scène, les comédiens, les décors, tout est là pour servir cet immense auteur … On a beau connaître l'histoire par coeur, c'est comme si on la découvrait pour la 1ère fois !! Surtout, ne ratez pas ça !
21 juil. 2017
7,5/10
121 0
Très belle adaptation de l'unique roman de Wilde.
Très belle mise en scène, subtile, léchée, travaillée, pensée etc etc.

Très beaux costumes qui nous font oublier la simplicité des décors. Avec un jeu de lumières ingénieux nous sommes transportés en Angleterre glauque.

C'est cynique à souhait !
La force, l'intelligence du texte se dégustent !

Seule retenue sur la comédienne qui occupe un peu trop la scène sans nuance. Qu'elle fasse la pute ou la marquise elle manque de classe.

Absolument, totalement bluffée par le comédien qui joue Dorian Gray. En le découvrant sur scène je m'attendais effectivement à un petit dandy sans consistance et intérêt.
Alors qu'il est capable de force, de nuances, de légèreté. Il a toutes les couleurs dans sa palette.
Belle découverte.
18 avr. 2017
9,5/10
167 0
Je ne peux pas dire que je viens de découvrir Le Portrait de Dorian Gray. La pièce est à l'affiche depuis sans doute plus d'un an. Elle a conquis le public du festival off d'Avignon en 2016, et se déplace de théâtre en théâtre (... la Comédie des Champs-Elysées, le Lucernaire, le Vingtième Théâtre puis maintenant l'Artistic Théâtre).

Sa "carrière", si on peut employer ce terme, est sans doute loin d'être finie parce que l'ensemble est très réussi, qu'il s'agisse de la scénographie (on ne peut pas parler de "décor") même si la date du 17 juin est tout de même avancée pour cette session.

Pourquoi ai-je tant attendu ? Je vais vous le dire parce que vous êtes peut-être plusieurs à avoir les mêmes freins. Je ne me doutais pas du potentiel de la pièce dont je pensais très bien connaitre les ressorts. On a tort de la résumer au narcissisme d'un homme qui, par la magie d'un vœu, conserve la beauté de sa jeunesse alors que son portrait vieillira.

Or la mise en scène fait apparaître d'autres subtilités que la démonstration prouvant que l'éternelle jeunesse est un leurre. J'ai été conquise par l'interprétation. La distribution a l'habitude de l'alternance et c'est judicieusement que le spectateur est prévenu du nom des comédiens qui jouent le soir de sa venue. Voici d'ailleurs les interprètes dont je salue le jeu.

Dans les premières secondes le plateau est nimbé de lumière bleue, envahi de fumée, et le clavecin résonne, cristallin. On tape les trois coups, trois seulement parce qu'on n'est pas au Théâtre Français (il y en avait six à l'origine).

Il va être question de théâtre, de celui de la vie. Pour le moment la comédie se joue au cabaret des âmes perdues.

Un peintre vient d'achever un portrait dont il est si fier qu'il ne veut l'exposer nulle part.

Le modèle, Dorian Gray, est en fait manipulé par son ami Henry, personnage "faustien" s'il en est, lequel ne lui veut pas que du bien, et dont le cynisme n'a d'égal que la misogynie. Dorian troque son âme contre la jeunesse éternelle.

La pièce, écrite par un anglais, baigne dans un humour très british. Sa qualité essentielle est de faire entendre le texte. On reconnait les aphorismes chers à Oscar Wilde, et qui l'ont rendu si célèbre dans la bouche de Lord Henry ce qui laisse croire que l'auteur s'est davantage caché derrière ce personnage que derrière celui de Dorian. Il disait pourtant : " Basil est ce que je pense être, Henry ce que les gens pensent que je suis et Dorian ce que j'aurais aimé être en d'autres temps. "

Beaucoup de répliques sont connues : L'unique charme du mariage c'est le mensonge (...) Les femmes se marient par fatigue. Les hommes par curiosité. Tous sont déçus. (...) Le génie dure plus longtemps que la beauté (sous-entendu la laideur n'est pas un handicap, le manque d'intelligence oui).

Le théâtre est singulièrement plus réel que la vie.

La comédie tourne au drame. La comédienne qui interprète tous les rôles féminins est formidable.Elle danse et chante à la perfection. Ce n'est qu'aux saluts qu'on réalise qu'elle s'est détriplée. Au-delà sans doute d'une nécessité pratique il est intéressant que la femme soit en quelque sorte unique.

J'aurais aimé voir jouer Arnaud Denis dont je me souvenais de la performance dans Autour de la folie, mais Valentin de Carbonnières est juste parfait. Je regrette bien entendu aussi de n'avoir pas vu jouer Thomas Le Douarec qui, depuis dix ans, reprend sans cesse cette oeuvre, dont il retouche la mise en scène à l'instar d'un peintre qui peaufinerait un portrait ... mais j'ai passé un excellent moment. Je n'ai pas idée de ce que pouvait être la première adaptation de Thomas Le Douarec (celle-ci est la cinquième) mais j'approuve les murmures que j'entendais dans la salle aux saluts : ce portrait est un chef d'oeuvre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor