Critiques pour l'événement Le portrait de Dorian Gray
17 juil. 2019
7/10
3
J’ai aimé cette pièce, la présence des acteurs avec un bémol sur l'actrice.
Le décor est minimaliste mais j'aime plutôt ça. La pièce est agréablement mise en scène.

Un beau moment.
9 juin 2019
4/10
4
Fan du roman, découvert durant mon adolescence. Même s'il faut saluer la performance des acteurs pour réciter le génie d'Oscar Wilde, il a été vraiment difficile pour moi d'apprécier le jeu d'acteur, parfois à la limite du mauvais pour l'actrice, vraiment superficielle.

Beaucoup d'avis positifs pour ce chef d'oeuvre, c'est un peu exagéré car le décor est pauvre et le personnage de Dorian Gray n'est pas mis en valeur par rapport à celui d'Harry pour lequel on apprécie particulièrement sa subtile méchanceté à l'égard des femmes. Pour les scènes de colères, les comédiens hurlent sans que l'on comprenne vraiment le texte, c'est dommage... Pour savourer Wilde à sa juste valeur, il faut lire son roman !
3 juin 2019
7,5/10
6
C’est une savoureuse adaptation du roman d’Oscar Wilde écrit avec délicatesse et brutalité. Mais si les dialogues nous ravissent ils sont en total décalage avec la société du XXIe siècle par leurs propos misogynes d’un cynisme poussé à l’extrême. On se plait à entendre un texte aussi beau qui pourtant nous met mal à l’aise par sa violence. Harry, le personnage principal, avec sa belle éloquence n’est-il pas l’image de l’auteur ou celui qu’il aurait voulu être ?

Malgré la pauvreté du décor on se prend au jeu des comédiens qui interprètent avec justesse et sincérité un texte d’une grande finesse.
26 févr. 2019
7,5/10
9
Image et apparence.

De nos jours, ces deux mots dominent largement notre vie. « Être ». Être à tout prix. Quoi ? Être jeune, être beau, être riche, être célèbre ou être admiré. Être mieux que les autres en somme … Tant de considérations qui, s’il avait vécu à notre époque, n’auraient pas été étrangères à Dorian Gray. Ce seul nom suffit à faire vivre à l’esprit l’histoire de celui que la société admirait pour son incroyable beauté, autant qu’elle la jalousait. Conscient de son physique, Dorian Gray entendait bien défier le temps pour le conserver à tout prix. Quand bien même le coût en serait la signature d’un pacte avec le diable. Malheureusement pour lui, si tout contrat procure un avantage, il comprend aussi une contrepartie. La sienne sera lourde à supporter …

Porter une telle histoire sur scène peut apparaître comme un véritable pari. En effet, Le portrait de Dorian Gray, unique roman d’Oscar Wilde, nécessite impérativement de respecter une exigence particulièrement complexe à mettre en scène au théâtre : suggérer le temps qui passe ! Attention, je ne parle pas ici de quelques jours, mais plutôt de dizaines d’années. Une opération qui doit être menée sans briser le rythme de la pièce. Force est de constater qu’en l’espèce, le pari est réussi. Le choix du metteur en scène de montrer les artifices utilisés pour simuler les années qui filent est judicieux. Ces derniers sont pleinement utilisés dans la mise en scène et intégrés à l’histoire. C’est joliment trouvé.

Ce procédé vient habiller un peu plus une pièce dont les seuls décors se résument à quelques meubles, déplacés selon les besoins. Certains pourraient trouver la scène vide. Certes, et pourtant cette absence de décor ne dérange pas. La seule présence des comédiens suffit à combler ce vide. Une bien belle distribution. Ce soir-là sur les planches (la pièce comporte en effet une alternance chez les comédiens) :
Michael Winum incarnant un Dorian Gray aussi beau que glaçant et dont le sourire charmeur cache les pires atrocités
Fabrice Scott, tellement crédible dans le rôle du peintre tourmenté, n’ayant que pour envie d’aider son ami
Caroline Devismes, enchaînant les rôles et aussi éblouissante en comédienne qu’en chanteuse
Olivier Breitman, superbe Lord Harry au cynisme exacerbé

Allé au théâtre Le Ranelagh sur les conseils enthousiastes de plusieurs critiques, j’avoue ne pas avoir été déçu de ma soirée. Aussi, à mon tour de vous conseiller un petit tour par le 5, rue des Vignes, vous y verrez un théâtre de qualité.
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21 juil. 2017
7,5/10
126
Très belle adaptation de l'unique roman de Wilde.
Très belle mise en scène, subtile, léchée, travaillée, pensée etc etc.

Très beaux costumes qui nous font oublier la simplicité des décors. Avec un jeu de lumières ingénieux nous sommes transportés en Angleterre glauque.

C'est cynique à souhait !
La force, l'intelligence du texte se dégustent !

Seule retenue sur la comédienne qui occupe un peu trop la scène sans nuance. Qu'elle fasse la pute ou la marquise elle manque de classe.

Absolument, totalement bluffée par le comédien qui joue Dorian Gray. En le découvrant sur scène je m'attendais effectivement à un petit dandy sans consistance et intérêt.
Alors qu'il est capable de force, de nuances, de légèreté. Il a toutes les couleurs dans sa palette.
Belle découverte.
29 nov. 2016
6,5/10
146
Alors bien sur je n'ai pas lu "le Portrait de Dorian Gray" donc pas de comparaison !

Toutefois je pense avoir bien ressenti le contexte diabolique dans lequel s'est enfoncé ce Dorian... J'ai pour ma part appréciée la mise en scène fluide, le superbe jeu des comédiens qui rapportent ces dialogues avec aisance, et les décors austères à souhait !

Toutefois je ne manifesterai pas un enthousiasme débordant ... voilà ...c'était intéressant !
20 nov. 2016
4,5/10
140
Déception.
Pièce moyenne à tous les niveaux qui ne retranscrit pas suffisamment la spirale diabolique qui entraîne Dorian Gray à sa perte.

Quelques difficultés à entendre le comédien qui joue le rôle du peintre Basile, en particulier au démarrage de la pièce.
Mise en scène, décors et costumes sans originalité et sans charme, n'aident pas à exprimer la noirceur de l'univers du roman d'Oscar Wilde.
Je ne comprends pas les critiques enthousiastes. J'aurai voulu être subjuguée et envoûtée et cela n'a pas été le cas. L'ensemble est nettement en dessous de mes attentes.
23 oct. 2016
7,5/10
125
English beauty

"Je n'ai pas dit qu'il m'avait plu, Harry. J'ai dit qu'il m'avait fasciné. Il y a une grande différence."
Voilà qui est Dorian Gray, un éblouissant et jeune dandy, aimé des femmes et des hommes. Tout le contraire de son portrait, hideux et vieux.

Pourquoi vieux ? "Comme c'est triste ! Je vais devenir vieux, horrible, effrayant. Mais ce tableau n'aura jamais un jour de plus qu'en cette journée de juin... Si seulement ce pouvait être le contraire ! Si c'était moi qui restait jeune, et que le portrait lui vieillit ! ".

Pourquoi hideux ? Et bien allez voir la pièce. Vous passerez un agréable moment avec Oscar Wilde, écrivain sensible et acerbe. C’est à la fois beau et immoral. Mise en scène simple et efficace. Acteurs bons, juste un petit problème de diction pour celui qui joue le peintre.
12 sept. 2016
5,5/10
155
Ce qui paraissait comme une bonne idée de départ - porter à la scène, non pas l'une des nombreuses pièces d'Oscar Wilde, mais son unique roman, Le Portrait de Dorian Gray - se révèle un spectacle plutôt ennuyeux et assez poussiéreux.

Certes, les aphorismes du plus british des dramaturges sont délicieux de méchanceté. L'adaptation de Thomas Le Douarec fait la part belle aux dialogues brillants et met en lumière tous les thèmes de prédilection d'Oscar Wilde : quête de la beauté, éloge du dandysme, amour des arts...
Le rôle titre est tenu par un ténébreux Arnaud Denis (en alternance avec Valentin de Carbonnières).
Fabrice Scott, énigmatique à souhait, a une belle présence et Caroline Devismes interprète tous les personnages féminins (en alternance avec Lucile Marquis).
Thomas Le Douarec s'est attribué le rôle de Lord Henry – l’observateur, le marionnettiste, celui qui tire les ficelles. Une manière de conserver la place du metteur en scène qui lui est plutôt agréable et naturelle... On ne peut s'empêcher de regretter ce choix, tant son interprétation est beaucoup moins nuancée que celle de son partenaire.
Au final, la langue truculente d'Oscar Wilde est ce qui restera d'un spectacle plutôt décevant à mon goût. Mieux vaut lire ou relire le roman, qui demeure un chef d'oeuvre de la littérature.
5/10
143
J'ai vu cette pièce avant l'été : passons sur les acteurs qui sont bons dans l'ensemble (même si on entend pas toujours tout ce que dit Basile) mais la mise en scène, les décors et les costumes sont d'un mauvais goût !
Je ne comprends pas toutes ces critiques emballées.
Lisez le roman !!!
1 sept. 2016
7/10
183
Une bonne pièce, un joli décor, des costumes sympathiques...

Mais je n'ai pas été bluffée par le jeu des acteurs.
29 juil. 2016
6/10
160
La pièce "Le portrait de Dorian Gray" est une adaptation est un peu classique. Les personnes sont un peu trop "lisses" alors qu'on les attend impertinents et décadents, surtout pour le personnage de Dorian Gray...

La mise en scène est tout de même très recherchée et nous fait plonger dans un univers un peu bizarroïde et attirant à la fois.
Une pièce à voir quand même !
31 mai 2016
6,5/10
171
Est-ce une bonne idée d'aller voir l'adaptation théâtrale d'un roman qu'on a lu, aimé, et... étudié ? Ma réponse est mitigée. D'un côté, la représentation est forcément enrichie du bagage qu'on y apporte. Mais d'un autre côté, certains raccourcis, de même que certains choix de mise en scène, paraissent d'autant plus décalés qu'on a une vision très précise de "ce que devrait être la pièce".

Ici, l'esprit est bien là et tous les mots, même ceux qui n'apparaissent pas dans l'oeuvre originale, sonnent juste. En ce sens, cette adaptation fait honneur à Oscar Wilde. On regrettera toutefois un certain manque de moyens et des décors d'une pauvreté flagrante.
28 mai 2016
5,5/10
385
L’adaptation du merveilleux roman d’Oscar Wilde, bien qu’elle omette bien des passages savoureux, est plutôt réussie. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le roman, comme c’était mon cas la première fois que j’ai vu ce spectacle, elle donne très envie de découvrir le monde de Dorian Gray, et plus largement celui d’Oscar Wilde.

Dorian Gray, un jeune homme d’une grande beauté, se fait peindre par Basil après leur rencontre lors d’une soirée. C’est chez Basil que Dorian rencontre Lord Henry, un très beau personnage, cynique et dont les citations sont souvent ponctuées du rire de la salle. Celui-ci, malgré lui, va entraîner, Dorian à faire un pacte avec le Diable : le portrait de Dorian Gray subira la vieillesse et portera les traits de l’âme de Dorian, pendant que lui conservera une éternelle jeunesse.

Ma grosse déception, dans cette reprise, se tient principalement dans le personnage de Lord Henry : l’acteur qui l’interprétait dans la version de 2011, Laurent Maurel, possédait tout le cynisme et le charisme nécessaires au personnage. En se distribuant dans ce rôle, Thomas Le Douarec fait une erreur : certes, ses citations provoquent des réactions chez le public, mais c’est uniquement dû à la plume d’Oscar Wilde, car il n’a pas la finesse de jeu de son prédécesseur, et sa voix pas toujours bien placée, aux accents d’Édouard Baer, ne sied par avec le rôle qu’il s’est attribué.
Fabrice Scott, qui reprend le rôle de Basil, est également en dessous de ce que nous proposait Gilles Nicoleau, avec moins de nuances dans le personnage.

Enfin, la composition d’Arnaud Denis en Dorian Gray est juste mais on connaît le talent de l’acteur, et on n’aurait pas hésité à le pousser un peu plus dans la noirceur, car il peut augmenter encore ce côté dérangeant, malsain, qui colle si bien avec Dorian Gray.

Une version que j’aurais souhaitée plus intense...
1 avr. 2016
7,5/10
223
Pièce savoureuse, avec une adaptation de Thomas Le Douarec assez réussie de l'oeuvre d'Oscar Wilde. On retrouve avec plaisir les traits d'esprit de cet auteur et la saveur particulière de ses écrits.

Les personnages sont bien campés, et, passé le début de la pièce qui tarde à trouver son rythme avec des échanges trop "joués", on se laisse porter par leur interprétation et la finesse de leur jeu.

Petit bémol pour la mise en scène de Thomas Le Douarec, ingénieuse par moments et flottante à d'autres, mais le jeu de lumières et la musique confèrent une ambiance bien particulière aux différents tableaux.