Le Dindon

Le Dindon
De Georges Feydeau
Mis en scène par Florence Le Corre
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 32,00
Evénement plus programmé pour le moment

Au Théâtre Lucernaire, découvrez Le Dindon, de Georges Feydeau, par le Collectif Silenzio Please !

"Si tu me trompes, je te trompe !" À partir de cette phrase, Feydeau met en place avec génie un hilarant jeu de dominos autour de son thème favori : l’adultère.

Quiproquos et renversements de rôles :  finalement les femmes l’emportent laissant seul le dindon de la farce. 

 

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Toutes les critiques
31 juil. 2017
7,5/10
8 0
Bon jeu des comédiens.
Un vaudeville bien revisité, un chouya déjanté. Très drôle.
Mention spéciale aux comédiens qui jouent Redillon, Mme Pontagnac et surtout Maggy.
2 juil. 2017
9/10
23 0
Un séducteur « à l’italienne » poursuit une jeune femme jusque dans son appartement, et Pontagnac découvre avec stupeur que Crépin le mari, est un de ses amis de Cercle !

Pour couronner le tout, l’épouse de Pontagnac s’invite chez les Vatelin, en pleine forme, alors que son mari l’avait fait passer pour infirme, ne pouvant se déplacer de chez eux et habitant Pau !
Mais rien n’est simple chez Feydeau, voilà que Crépin lors d’un voyage en Angleterre avait quelque peu « égratigné » le contrat de mariage, Maggy son aventure Outre-Manche, vraie fofolle survient brusquement et lui rappelle leurs folles nuits à Londres, elle exige de le revoir encore ou elle dit tout à son mari, qui lui-même court la gueuse dans un hôtel. Mais c’est sans compter sur les deux épouses qui ont bien l’intention de ne pas se laisser berner. Il y a aussi le soupirant de Lucienne, Rédillon, jeune homme qui brûle la chandelle par les deux bouts et voudrait tant parvenir à ses fins avec Lucienne, l’objet de ses vœux ! Et puis le couple qui vient passer un peu de bon temps à Paris, en passant par la case Disney...
La mécanique Feydeau est toujours bien rodée. Une représentation sportive et dynamique, canzone italiane et rock and roll, pas le temps de souffler, mais rire de bon cœur.

D’excellents comédiens issus de l’école d’art dramatique du Lucernaire, réinventent ce « dindon », réactualisé avec bonheur, modernisé intelligemment. Mention spéciale à Eric Julliard passant d’un personnage à l’autre, valet bavard, gérant baba cool, commissaire à la dégaine gainsbarre, ou encore serviteur mère-poule d’Ernest.

Il y a deux distributions en alternance, celle que j’ai vue était extraordinaire, je pense aller glouglouter de nouveau pour voir la seconde !
21 juin 2017
8/10
18 0
Venez glousser de plaisir en regardant ce dindon se dandiner devant vous au Lucernaire !

Car ça bouge sur scène, la troupe est jeune (promo de l'année de l'école du Lucernaire justement) et se dandine allègrement avec ce savoureux texte de George Feydeau basé sur le 'je te trompe si tu me trompes' qui fait des ravages dans les foyers de l'ami Feydeau. Bien sur, il y a de petits jeunes un peu moins à l'aise que d'autres mais vu l'entrain et la bonne humeur ambiante, on oublie facilement ces petits défauts.

Une troupe dynamique, sautillante servie par une mise en scène bien enlevée et avec une pincée de rock'n roll.

Allez donc voir ce dindon sans hésiter car en prime la salle est climatisée.
19 juin 2017
8,5/10
28 0
En 2015, le metteur en scène Philippe Person devenait le premier directeur de l'école d'art dramatique du Lucernaire.
La formation durant deux ans, c'est donc logiquement en ce mois de juin que les élèves de la première promo nous présentent leur travail de fin de cycle.

Philippe Person, rejoint pour l'occasion par Florence Le Corre, ont choisi de mettre en scène les douze élèves dans le Dindon de Georges Feydeau.

Entreprise pour le moins risquée.
Car ici Feydeau se surpasse.
Rarement son écriture avait été aussi précise et machiavélique, rarement la mécanique infernale et l'horlogerie de précision feydoliennes n'avaient été aussi élaborées.

Entreprise risquée, certes, mais assumée et totalement menée à bien !

Les deux metteurs en scène, sachant bien l'intemporalité de l'auteur (c'est évidemment le propre de tous les classiques), ont choisi de monter une version totalement contemporaine, on ne peut plus XXIème siècle.

Une version survitaminée, également.
Et ils ont bien eu raison.
Le sujet se prête en effet à une interprétation débridée : l'adultère, les passions humaines dérisoires, la lâcheté des hommes, mais également une certaine forme d'émancipation des femmes, qui veulent tromper leurs maris respectifs, si ceux-ci « dégainent » en premier.

Oui, ce qui prime dans ce spectacle, c'est l'énergie juvénile.
Ca pulse, ça bouge, ça déménage !
Durant une heure vingt, les élèves se démènent, ne ménagent pas leur peine et leur sueur !

Leur envie de jouer est palpable. On le voit bien : ils s'amusent, ils sont heureux d'être sur scène, devant nous. C'est une aventure collégiale. C'est évident.

On décèle également une vraie fraîcheur, une forme d'ingénuité, ils osent, ils y vont, ils se lâchent, ils donnent tout.

La précision est bien là.
Le rythme, aussi. Les situations s'enchaînent à la perfection, le timing est impeccable. Les entrées sorties sont millimétrées

Le niveau général de la troupe est élevé !
J'ai particulièrement apprécié le travail de quatre comédiens.

Emmanuelle Cabin Saint Marcel est une Mme Pontagnac épatante.
Elle incarne parfaitement cette grande bourgeoise qui va se « révolter » contre son mari et sa condition de femme soumise.

Julie Pacheco est formidable dans son rôle de Maggy, la britannique épouse au sang chaud.
Elle possède une réelle vis comica, et déclenche bien des fou-rires dans la salle.
Son accent est énorme. Il faut l'entendre prononcer « la rue Roquepine » !

Redillon est quant à lui incarné par Valentin Rapilly. Il est lui aussi hilarant, essayant de se placer auprès de ces dames, ou bien encore se retrouvant au sol à faire des moulinets de jambes !

Et puis, il y a Eric Julliard, qui, avec un flegme drôlissime, incarne les deux valets de chambre, un commissaire de police à la Colombo, et surtout un gérant d'hôtel hallucinant et halluciné, tout droit sorti du concert de Woodstock. Il est grandiose !

On l'aura compris, tous ces jeunes ont mis à profit les leçons et les conseils de leur professeur Philippe Person.
Nul doute que j'aurai l'occasion de reparler d'eux, dans ces colonnes.

Ne manquez surtout pas ce Dindon-là !
8,5/10
24 0
Que c’est bon de retrouver ce théâtre de plaisir qui joue avec l’erreur et le quiproquo, le hasard et la vengeance, dans des vagues houleuses de bouffonnerie et de loufoque !

Tout ça pour rire et non pas démontrer, sans morale ni vergogne. Certes, la veulerie et la suffisance du bourgeois riche et goujat, le rentier repu, la mondaine vénale, le provincial perdu et les relations employeurs-domestiques en prennent pour leurs grades. Et c’est tant mieux !

Le mariage une institution ? Sans doute mais dans cette pièce de Georges Feydeau, crée en 1896, comme à son habitude c’est aussi (et avant tout ?) un joli terrain de jeu !...

« Vous savez ce que c’est ! ... un beau jour, on se rencontre chez le Maire…

On ne sait comment, par la force des choses… Il vous fait des questions…

On répond « oui » comme ça, parce qu’il y a du monde, puis quand tout

Le monde est parti, on s’aperçoit qu’on est marié. C’est pour la vie. »

Pontagnac dans Le Dindon, Acte I, scène 2

Épouses outragées ou foldingues, ex ou futures maîtresses, maris jaloux ou volages, anciens amants ou nouveaux soupirants, nouvelles tentations... Autant de projets aux desseins contrariés et de destins promis au ridicule et à la farce, pas seulement mais un peu quand même, celle du dindon farci à la sauce dingue.

« Pourquoi donc être fidèle quand l’autre ne l’est pas ? Si tu me trompes, je te trompe ! »... Du point de vue au principe, il n’y a qu’un pas que Feydeau franchit comme toujours allégrement, faisant fi des éclaboussures s’il vient à sauter dans les flaques ou s’il jette un pavé dans la marre.

Le mariage, l’adultère, le commissaire de police, les domestiques rieurs et les aveux avoués ou étouffés des amoureux transis ou trahis, composent les ingrédients de ce gâteau vaudevillesque à la saveur délicieuse. Un abattage fourbe de folie délurée, franche et hilarante.

Le tout-est-possible règne chez Feydeau. LE DINDON ne déroge pas à la règle des surprenantes surprises qui surprennent et qui s’emparent de la pièce, de ses traits et de ses situations, laissant pantois les personnages plus souvent qu’à leurs tours et nous faisant rire pour rire.

L’adaptation de Philippe Person sert fidèlement l’esprit du texte en opérant des réductions et des actualisations discrètes et bienvenues, sans trahir ni l’esthétique de l'ensemble ni le langage du grand maître. Adresse respectueuse et respectable.

La mise en scène de Florence le Corre et Philippe Person joue délibérément dans le burlesque, cherchant le tourbillon du rythme qu’elle restitue par des postures et des effets percutants et gaguesques.

Les jeunes comédien-es en sortie de promo nous offrent un Feydeau réussi. La jeune troupe à la fraîcheur enthousiaste montre une superbe joie de jouer, une fougue de tous les diables et révèle de nombreux talents prometteurs.

Un spectacle drôle et pêchu pour un bon moment de théâtre.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor