Le dernier baiser de Mozart

Le dernier baiser de Mozart
De Alain Teulié
Mis en scène par Raphaëlle Cambray
Avec Guillaume Marquet
  • Guillaume Marquet
  • Delphine Depardieu
  • Théâtre du Petit Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 45,00
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Vienne, le 5 décembre 1791. Triste nouvelle : Wolfgang Amadeus Mozart vient de mourir.
Sa veuve, Constance, est effondrée mais doit faire front.
Seule et désargentée, il lui faut trouver le disciple capable de terminer le fameux Requiem aussi bien qu'il a été entamé.
 
L'élégant Franz-Xaver Süssmayr, qui ne la laisse pas indifférente, sera-t-il à la hauteur du Maître ?
 
Cette pièce de théâtre a été écrite par l'écrivain de 56 ans Alain Teulié en 2016. 
 
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La critique de la rédaction : 5/10. Une pièce historique légèrement soporifique.

Dommage car l'idée de mettre en avant la femme de Mozart ainsi que le requiem inachevé du prodige était séduisante. Pourtant le texte n'émeut et ne surprend pas assez. Nous n'avons rien ressenti. Trop peu de bons mots ? D'humour ? De joutes verbales ?

Le personnage de Constance a un caractère qu'il est amusant de découvrir au fil de la longue conversation, néanmoins, Franz Xaver joue un homme trop lisse s'exprimant avec un ton monocorde.

La mise en scène avec les deux acteurs en permanence sur scène et de temps en temps des airs doux de musique classique en fond sonore, contribue au manque de dynamisme.

Nous ne nous sommes hélas pas passionnés pour le sujet, un peu ennuyés.

Note rapide
5,7/10
pour 7 notes et 5 critiques
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3 critiques
Note de 4 à 7
71%
2 critiques
Note de 8 à 10
29%
Toutes les critiques
26 oct. 2016
6/10
59 0
On entre dans la salle, au Petit Montparnasse, pour découvrir une large scène sans rideau, laissant apparaître un décor superbe et feutré. Tous les détails y sont pour nous ramener dans cette Vienne de 1791.

Delphine Depardieu fera revivre Constance Mozart, avec justesse et émotion. Le texte imaginé par Alain Teulié permet au duo d'acteurs d'évoquer nombres d'éléments de la vie de Mozart, mais aussi le quotidien, l'amour, la musique, le manque... L'ensemble est joliment ponctué de musique.

Beaucoup de douceur, donc, dans ce spectacle, mais peut-être un bémol, il y manque un petit grain de folie : de par le thème, j'ai pensé à plusieurs reprises au film "Amadeus", écrit par Peter Shaffer, et qui dépeignait jusque dans la mort le regretté Mozart dans toute sa loufoquerie.
24 sept. 2016
6,5/10
48 0
Un beau texte avec cependant une intrigue plutôt menue.

Pièce bien interprétée avec une belle mise en scène raffinée et des acteurs en costumes. Delphine Depardieu est lumineuse et Guillaume Marquet est remarquable.
17 sept. 2016
6/10
44 0
Ce huis clos entre Constance, veuve de Wolfgang Amadeus Mozart et un disciple du maitre de musique Franz Xaver Sussmayr n'est pas aussi prenant que je m'y attendais et je dois même dire qu'il a provoqué quelques baisses d'attentions du coup.

Pourtant l'ambiance et la mise en lumière de la scène de démarrage ont de suite retenu mon attention (il neige, on est dans un petit salon plutôt joli mais où l'on perçoit le froid de l'extérieur) mais les propos échangés entre les deux protagonistes et les intentions qui en émanent sont fades, surtout Guillaume Marquet. Comme on est bercé en fond sonore par quelques extraits du maitre et que la mise en scène reste assez statique, on a du mal à suivre alors que l'histoire soulève des questions intéressantes sur la composition du Requiem.
8 sept. 2016
9/10
182 0
Vous avez dit Mozart ? Comme c'est Mozart !

Pour autant, dans ce dernier baiser éponyme, Wolfang-Amadeus ne montera jamais sur scène.
Et pour cause.
C'est Constance, sa très récente veuve qui apparaît dès le lever de rideau, juste après une jolie projection-lumière de flocons de neige.

Puis, arrivera Franz-Xaver Süssmayr, l'élève, le disciple, l'admirateur, le confident du défunt génie.
Franz-Xaver Süssmayr qui eut également une brève liaison avec Mme Mozart...
Ces deux-là vont évoquer le célèbre compositeur, bien entendu, chacun à sa manière, parfois presque jalousement d'ailleurs, à qui l'aura le mieux aimé, le mieux compris.

Mais une vraie problématique va bientôt surgir : Constance a besoin d'argent, et elle entrevoit une solution pour se tirer de la misère : faire terminer le fameux requiem inachevé en raison du décès de Mozart.
Mais voilà... Des questions éthiques et morales se posent : faut-il vraiment le terminer, a-t-on le droit, qui s'en chargera, qui en sera capable ?

Alain Teulié, l'auteur, présent dans la salle puis sur scène (première oblige...), Alain Teulié, donc, nous livre une réflexion sur la création musicale, la passion amoureuse, avec tous les affres et sentiments associés.
Son texte m'a subjugué !
Quelle élégance, quelle délicatesse, quel tact !

Ce qui aurait pu n'être qu'une grosse machinerie pour deux têtes d'affiche en mal de reconnaissance théâtrale est un véritable joyau littéraire.
Avec également des répliques drôles, qui font mouche.

Alors, bien entendu, il fallait trouver un beau trio pour rendre justice à ce texte épatant.
C'est chose faite !

Raphaëlle Cambray, la metteuse en scène, a parfaitement su traduire les mots et intentions de l'auteur.
Et de quelle façon !
Sa mise en scène, très précise, très exigeante sous des couverts d'une apparente simplicité, va droit au but, et sert véritablement le texte.

Mais tout ceci ne servirait à rien si les deux acteurs n'étaient pas à la hauteur !
Et comme ils le sont, à la hauteur !

La lumineuse et sublime Delphine Depardieu, en veuve apparemment pas si éplorée que ça nous fait toucher du doigt sa douleur. Son jeu fait appel à une multitude de palettes, de facettes.
Il faut beaucoup de métier et de sensibilité pour interpréter ce rôle.

Quant à Guillaume Marquet, lui aussi nous enchante.
C'est peut-être lui qui tient la partition la plus difficile. C'est lui qui sait insuffler ce besoin de création, ce besoin de reconnaissance, cette envie d'égaler le défunt compositeur.
Ces deux-là sont d'une absolue justesse, d'une élégance folle et nous entraînent dans les méandres de leur passion.

Mention spéciale pour les très jolies et subtiles lumières de Marie-Hélène Pinon, ainsi que pour le décor très réussi de Catherine Bluwal.

Vous l'aurez compris, j'ai passé une heure et demie formidable !
Cette pièce est un vrai bijou, de ces bijoux qui vous émerveillent non pas par leur tape-à-l'oeil, mais par leur vraie, pure et délicate beauté qui s'en dégage.

Ce dernier baiser de Mozart est bien entendu un spectacle in-con-tour-na-ble de cette rentrée théâtrale !
9/10
82 0
Le Dernier Baiser de Mozart nous plonge dans les jours qui ont suivi la mort du compositeur, au travers d’une conversation piquante et émouvante entre sa veuve Constance et son disciple Franz Xavier Süssmayer.

La précision historique et l’écriture alerte, drôle et touchante d’Alain Teulié servent à merveille la notoriété et le respect dû à ce génie de la musique comme à sa sordide fin tant légendée. Proche du mythe de l’artiste abandonné au triste sort de sa condition et à une pauvreté indue, cette histoire rebondit sur le devenir de sa veuve et de ses enfants, sur la terminaison du requiem et sur les mœurs de cette fin du 18ème siècle à Vienne.

Les douleurs qui traversent Constance tout comme Franz Xavier nous touchent et nous interrogent à la fois. Entre dévotion et amour, on ne sait qui de l’homme, du musicien, de l’époux, du père ou de l’ami, est concerné par cette vénération portée avec flagrance par les deux personnages. Ou peut-être son œuvre aussi, transcendée par la mort. Mort au-delà de laquelle la reconnaissance viendra enfin posée sa juste valeur et un regard vengeur sur la vie et ses ressorts, décevants et ravageurs, dont Mozart n’a pas été épargné.

La mise en scène de Raphaëlle Cambray vise juste. Les situations et le texte sont mis en valeur sans détour ni commerce scénique inutile. C’est simple et précis, laissant aux comédiens toute la place qu’il leur faut pour nous entreprendre dans un joli décor d'époque.

Delphine Depardieu est lumineuse, imposante dans la douleur et la détermination qu’elle donne à Constance. Guillaume Marquet est remarquable. Il incarne avec justesse la puissance amoureuse et la souffrance du déchirement que vit Franz Xavier. Le deux comédiens font magnifiquement la paire et nous offrent un spectacle des plus réussis au succès prometteur.

Après Avignon, c’est au théâtre du Petit Montparnasse que se jouera ce spectacle en septembre. À ne pas manquer.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor