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Le Cercle de Whitechapel

Le Cercle de Whitechapel
De Julien Lefebvre
Mis en scène par Jean-Laurent Silvi
Avec Jérôme Paquatte
  • Jérôme Paquatte
  • Pierre-Arnaud Juin
  • Stéphanie Bassibey
  • Ludovic Laroche
  • Nicolas Saint-George
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 15,00 à 32,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Mêlant le rire au suspens, une enquête policière qui lance Conan Doyle, Bram Stocker ou encore Bernard Shaw sur les traces de Jack l’Éventreur dans l’atmosphère du Londres de 1888.

Une aventure captivante jusqu’à la dernière seconde !

1888, Londres. Alors qu’une étrange série de meurtres de prostituées vient de débuter dans le quartier défavorisé de Whitechapel, un membre éminent de la gentry londonienne, Sir Herbert Greville, décide de réunir une équipe d’enquêteurs d’un nouveau genre pour découvrir la vérité.

 

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une contre enquête intéressante sur qui est Jack l’éventreur !

Atypique l’équipe réunie dans ce cercle de Whitechapel, avec un journaliste, un romancier, une médecin, un directeur de théâtre et un homme de la haute société. Ils ont chacun une approche singulière et des conclusions différentes.

Les dialogues passionnent au début de la pièce mais tirent en longueurs au fil des scènes, notamment quand « le théâtreux » développe sa thèse. Si bien que notre attention faiblit.

Nous avons particulièrement apprécié l'interprétation du comédien jouant Arthur Conan Doyle. Sa diction, son costume et sa moustache sont parfaits.
Le décor est beau et ses éléments bien utilisés. Il nous plonge dans l’univers londonien du XIXème siècle.

L’issue de la pièce surprend. Elle nous fait sortir du théâtre avec le sourire et des questions.

Note rapide
7,6/10
15 pour 15 notes et 10 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
3 critiques
Note de 4 à 7
40%
7 critiques
Note de 8 à 10
60%
Toutes les critiques
15 mai 2018
8,5/10
59 0
Le Cercle de Whitechapel pourrait être une tragédie tant les faits qui ont eu lieu dans le Londres de la fin du XIX° siècle ont été sanglants. Mais c'est une comédie policière que Julien Lefebvre a choisi d'écrire en faisant intervenir quelques personnages emblématiques de la scène littéraire.

Je me suis dit dans les cinq dernières minutes que bon sang, c'était bien sûr, en comprenant qui était le criminel mais ne comptez pas sur moi pour vous le révéler.

Il vous semblera peut-être absurde que je parle du spectacle ici puisque la série des représentations parisiennes s'achève aujourd'hui mais Paris n'est pas la France. Le spectacle a le potentiel pour faire une belle tournée ou être repris la saison prochaine. Scrutez les programmes : le Cercle n'est pas mort !

Le décor imaginé par Margaux Van Den Plas et Corentin Richard reconstitue un atelier d'artiste londonien, propice à une certaine angoisse avec ses caisses renversées et des vitres opaques laissant entrevoir quelques ombres, devant un austère mur de briques. Les costumes créés par Axel Boursier sont parfait de réalisme.

Il est 23 heures, Arthur Conan Doyle (Ludovic Laroche) est le premier sur les lieux. Ce n'est pas encore le célébrissime auteur de romans policiers. Il exerce encore la médecine mais son esprit affuté est sollicité pour déméler une énigme que va soumettre un certain Sir Herbert Gréville (Pierre-Arnaud Juin) à un aréopage de fortes personnalités. Parmi elles, une femme (ça je peux vous le dire) qui s'avèrera lui être très liée, Mary Lawson (Stéphanie Bassibey) qui ambitionne de devenir la première femme médecin d'Angleterre. Ajoutons Bram Stoker (Jérôme Paquatte), administrateur d’un théâtre prestigieux, qui n'a pas encore écrit Dracula mais qui se passionne déjà pour l’hypnose et l’au-delà. Et Georges-Bernard Shaw (Nicolas Saint-Georges), brillant journaliste, futur Prix Nobel et auteur à succès. Son humour sarcastique apportera du piment à la résolution de l'enquête.

Celle-ci est complexe : sans aveux ni témoins il n'y a pas de crime. Pourtant les morts se multiplient.

La situation est inédite : un tueur d'une nouvelle sorte appelle un nouveau genre d'enquêteur. Et l'auteur justifie ainsi son parti-pris. Il fait vivre au public une sorte de reconstitution pleine de rebondissements, ponctuée de scènes tragiques, comiques, pittoresques ... associant intelligemment tous les ingrédients de la comédie.

On assiste aussi à une passe d'armes très réaliste et impressionnante. C'est le but. Mais comme Rien n'est impressionnant quand on a détruit les illusions ce n'est qu'à la toute fin que nous comprendrons qu'on nous a peut-être menés en bateau. Le voyage fut si beau qu'on approuve et qu'on ressort du théâtre avec le sentiment d'appartenir désormais à ce Cercle qui ne révélera que son plaisir du théâtre.
8 avr. 2018
7,5/10
49 0
Elémentaire mon cher Watson!

Le premier tueur en série de l'histoire continue de faire couler de l'encre !
Et de fait, de divertir les amateurs de théâtre, aussi bien que les addicts du suspense !
On se rend compte qu'à l'époque des séries et de la surenchère dramatique, cette histoire vieille de plus d'un siècle continue de faire recette !
D'autant plus que l'enquête est menée par une fine équipe, dont le célèbrissime père de Sherlock Holmes!

Tous les ingrédients sont là pour divertir : une histoire amusante racontée par de très bons comédiens, un rythme soutenu et une fin ... inattendue!

Jack a peut être 130 ans mais il n'a pas pris une ride ... Tout le monde ne peut pas en dire autant !
4 mars 2018
8,5/10
59 0
« Edition spéciale. Londres sous la terreur !
Une femme retrouvée assassinée à Whitechapel.
Demandez le journal ! »

1888. Alors que dans le concert des nations, l’empire britannique, grâce à son essor industriel, s’impose comme une des plus grandes puissances mondiales, l’assassinat d’une prostituée dans l’infâme quartier londonien de Whitechapel à la fin de l’été crée l’effroi dans la capitale. Un effroi dû moins au crime lui-même, monnaie courante dans la ville à cette époque, qu’à la violence avec laquelle il a été perpétré. Dans les semaines qui suivent, quatre autres meurtres vont être commis. Londres, ville-monde dont le seul patronyme suffit à attirer hommes et femmes en quête de fortune, sombre dans la peur. Pressée par le Gouvernement de rétablir au plus vite l’ordre, la police multiplie les pistes et les présumés coupables. En vain, le véritable auteur ne cesse de lui échapper. Scotland Yard, considérée alors comme la plus puissante police de la planète, est ridiculisée. Victime collatérale (involontaire ?), Sir Charles Warren, son très contesté directeur, est contraint à la démission. Désarmées, les plus hautes autorités britanniques (pour ne pas dire LA plus haute) font appel à Sir Herbert Greville et l’enjoignent de mettre un terme rapide à cette spirale meurtrière. Installé dans un atelier d’artiste au cœur même de Whitechapel, il réunit autour de lui tout ce que le XIXème siècle compte d’esprits brillants. Ainsi débute la chasse au monstre …

Si Le Cercle de Whitechapel part d’une réalité, celle des crimes de Jack l’Eventreur, il se double d’éléments fictionnels bien élaborés et incorporés à l’intrigue. Pièce judicieusement pensée, le mérite en revient à la plume ciselée de son auteur, Julien Lefèbvre. Elle fait merveille et donne à voir un polar haletant.

Evoluant au sein d’un décor simple mais bien fait, les comédiens sont particulièrement remarquables. J’ai été bluffé par Ludovic Laroche et Jérôme Paquatte, exceptionnels Arthur Conan Doyle et Bram Stoker. Nicolas Saint-Georges est un George Bernard Shaw magnifiquement hautain. Quant à Stéphanie Bassibey et Pierre-Arnaud Juin, ils sont irréprochables dans les rôles de Mary Lawson et Sir Herbert Greville. Le rythme de l’enquête est soutenu. Peut-être, toutefois, la pièce aurait-elle supportée d’être amputée d’un petit quart d’heure en raison d’une ou deux longueurs. Mais, cela sera là mon seul reproche. Pour qui aime l’intrigue, cette pièce est toute indiquée.

Voilà 130 ans que l’énigme alimente les théories les plus folles et anime les faussaires en tout genre. Tous ont tenté d’en venir à bout. De Stephen Knight, qui voyait en Jack l’Eventreur un scandale d’Etat destiné à camoufler les méfaits d’un membre de la famille royale, à la célèbre romancière Patricia Cornwell (le choix de l’atelier d’artiste serait-il, d’ailleurs, une référence à sa thèse qui veut que le meurtrier soit le peintre Walter Sickert ?). De Michael Barrett, ouvrier ayant fabriqué de toutes pièces le journal intime de Jack l’Eventreur, à Sophie Herfort, auteure française développant une thèse pour le moins originale.

Le Cercle de Whitechapel semble explorer, avec intelligence, toutes ces versions pour construire sa vision. Saura-t-elle vous convaincre ? Pour lever le voile et connaître le fin mot de l’histoire, rendez-vous au Lucernaire.
25 févr. 2018
7/10
52 0
Les vrais British

Impossible de vous conter l’histoire de cette pièce, elle en perdrait son suspens et de fait, son charme. Je peux juste vous dire que si les petites ruelles londoniennes sombres et glauques, les meurtres sanglants et sordides, les détectives Sherlock Holmes et Hercule Poirot, vous fascinent, alors pas l’ombre d’un doute, ce cercle de Whitechapel est fait pour vous. Des faits réels, une intrigue intrigante, des méandres où je me suis laissé emporter (et parfois perdre, mon bemol), une série noire.

« Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité. » Sir Arthur Conan Doyle

Un beau décor, une scèno enjouée, de bons acteurs (mention spéciale à Ludovic Laroche en Sir Arthur Conan Doyle et Jérôme Paquatte en Bram Stocker), une agréable soirée en somme.

« Ce que vous faites n'a pas d'importance aux yeux du public. Ce qui compte, c'est ce que vous lui faites croire. » Sherlock Holmes, Une étude en rouge (1887)

PS : Un conseil, venez bien couvert, il souffle un vent glacial dans la salle (sans jeu de mot)
18 févr. 2018
8/10
77 0
On ne mélange pas impunément dans le Londres de la fin du XIX eme siècle les individus de sexes et de rangs sociaux différents sous peine de faire des étincelles !! C'est pourtant le cas de l'équipe réunie par Sir Herbert Greville (membre d'influences diverses de la gentry londonienne : un jeune auteur timide Arthur Conan Doyle (oui vous avez bien lu c'est le génialissisme papa de Sherlock Holmes!), l'arrogant et révolté éditorialiste George Bernard Shaw, Bram Stoker (lui aussi vous le connaissez, c'est le papa de Dracula !) et en cadeau bonus une femme, mais pas n'importe laquelle : Mary Lawson la première femme médecin. Ces cinq là vont devoir s'apprivoiser pour essayer de résoudre l'énigme qui terrorise Londres : attraper Jack L'Eventreur. Comme dans tout bon thriller, il faudra aller voir la pièce pour connaitre la conclusion de l'histoire.

Dès le début, nous sommes plongés dans l'action et restons tenus en haleine tout au long de la pièce. Le texte de Julien Lefebvre est parfait. Le rythme est bon : on passe par des phases de réflexion (à la façon des déductions de Sherlock Holmès) en rebondissements variés mais toujours bienvenus. La mise en scène est précise et dynamique, le travail de Jean-Laurent Silvi est remarquable.

Passons aux cinq comédiens : Ils sont tous super mais alors quel plaisir de retrouver sur scène le duo Stéphanie Bassibey et Ludovic Laroche (Conan Doyle) qui m'avaient charmée cet hiver dans 'Nuit gravement au salut' et aussi Jérôme Paquatte (l'extravagant Bram Stocker) dont je garde un souvenir hilarant dans 'Amants à mi temps'. Nicolas Saint George et Pierre-Arnaud Juin sont tous deux aussi excellents. On sent une belle complicité entre les comédiens pour rendre un ensemble si fluide.

A la fin, les spectateurs sont invités à faire partie du cercle de Whitechapel par les comédiens et celà nous oblige au secret, vous comprendrez qu'on ne puisse rien révéler. Ce qui est sur, c'est que je vais revenir avec mon cercle familial pour qu'il rentre lui aussi dans le cercle de Whitechapel.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor