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La Peau d'Elisa

La Peau d'Elisa
De Carole Fréchette
Mis en scène par Véronique Kapoïan
Avec Laurence Pollet-Villard
  • Laurence Pollet-Villard
  • Théâtre Michel
  • 38, rue des Mathurins
  • 75008 Paris
  • Havre-Caumartin (l.3, l.7, l.8, l.9, RER A et E)
Itinéraire
Billets de 12,95 à 21,50
Evénement plus programmé pour le moment

Une femme seule, assise devant nous. Une femme de chair, d’os et de sang, qui se livre à un étrange rituel. Avec délicatesse, elle raconte des histoires d’amour. Des histoires vraies qui sont arrivées dans des lieux précis d’une ville précise. Elle insiste avec minutie sur tous les détails intimes : le coeur qui bat, les mains moites, le souffle court, la peau qui frémit sous les doigts.

Qui est-elle, cette femme au passé multiple et pourquoi raconte t’elle tout cela ? Elle parle avec fébrilité, Comme si elle était en danger, comme si son coeur, sa vie, sa peau en dépendaient.

Peu à peu, à travers ses récits, elle révèle ce qui la pousse à raconter et livre le secret insensé qu’un jeune homme lui a confié, un jour, dans un café...

 

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La critique de la rédaction : Une pièce bluffante.

Nous sommes tout d’abord surpris de ne pas avoir entendu parler d’une telle actrice avant. Elle joue admirablement bien, juste, avec sincérité, donne une grande fraicheur à ses propos. Nous buvons ses paroles.

Pourtant, elle nous perd avec une multitude de petites histoires d’amour inachevées. Nous ne comprenons pas très bien qui elle est, de qui elle nous parle, où elle veut en venir. Est-ce de la folie ? De la schizophrénie ?

Si bien qu’après une demi-heure nous sommes complètement perdus, déboussolés. Presque ennuyés. Nous nous demandons même si nous ne sommes pas en train de regarder une mauvaise pièce de théâtre sans queue ni tête. Mais non. Pas lorsque Carole Fréchette en est l’auteur.

Comme dans un thriller bien ficelé -sauf qu’il s’agit ici d’amour- toutes les pièces du puzzle vont se rassembler pour former un tout très original. Unique.

Nous avons bien fait de patienter tout ce temps. Tout a basculé de l'ennui à l'euphorie. Derrière les incohérences se cachait une réflexion sur la vieillesse, sur l’importance de se laisser porter par l’imagination, les rêves et les sentiments. Les nôtres mais aussi ceux des autres.

Nous sortons du théâtre Michel avec le sourire aux lèvres, touchés en plein cœur par cette actrice et son joli récit. Le fait d’avoir été sceptiques pendant une grande partie de la pièce rend notre joie d’une issue heureuse encore plus exquise.

Note rapide
7,7/10
pour 5 notes et 3 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
40%
1 critique
Note de 8 à 10
60%
Toutes les critiques
12 nov. 2014
7/10
152 0
Une pièce surprenante, entraînante et émouvante. On est d'abord dérouté par le texte, qui apparaît décousu même si chaque séquence de ce puzzle est interprétée avec une justesse remarquable.

Et lorsque les morceaux s'assemblent, et que l'on saisit la raison d'être de ces fragments de vie qui nous ont été donnés à voir, la jubilation n'en est que supérieure.

La prestation de Laurence Pollet-Villard est sublime, et ce personnage d’Élisa bouleversé et bouleversant est à lui seul la colonne vertébrale de cette pièce, qui lui donne toute sa dimension.
C'est peut-être la seule ombre au tableau : la légèreté d'un texte, certes onirique et poétique, mais qui manque par moment de souffle ou de rupture pour imprimer les esprits au-delà du jeu de l'actrice.
3 nov. 2014
8,5/10
179 0
La peau d’Élisa est une pièce ambigüe. Une des rares pièces où l'on change d'avis plusieurs fois pendant qu'elle se joue.

Une heure de propos d'abord incohérents, d'histoires entremêlées qui nous laissent perplexes. On se demande comment elle va finir, je me suis même demandé si j'allais l'aimer.
Mais les histoires sont haletantes et bien contées par l'actrice qui fait un merveilleux seul en scène. Elle nous captive, on sent même la folie apparaître.
Et d'un coup, une histoire prend le dessus, on comprend que c'est elle la clé, on l'écoute, la savoure. Et là, la pièce devient compréhensible comme si l'actrice nous en donnait la clé.

La pièce en devient profonde, nous dévoile des histoires d'amour mais pas que. Elle nous parle avec beaucoup de tact et de subtilité de la vieillesse. De celle que l'on ne veut pas voir apparaître, qu'on essaie de retarder.

Cette pièce est belle, magnifiée par l'actrice. Une heure qui parait longue, puis tellement courte.
Une heure à absolument prendre pour voir La Peau d’Élisa.
24 oct. 2014
7/10
175 0
Au Théâtre Michel, Véronique Kapoïan met en scène La Peau d’Élisa, un monologue énigmatique de Carole Fréchette.

Ce bref spectacle ne se dévoile pas aisément, la faute à une construction dramatique en forme de puzzle empathique déconcertante de prime abord.

Laurence Pollet-Villard parvient cependant à emporter l’adhésion grâce à un jeu ambigu et riche. Alors, pourquoi pas si vous avez un heure de distraction devant vous.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor