La Nostalgie des Blattes

La Nostalgie des Blattes
De Pierre Notte
Avec Catherine Hiegel
  • Catherine Hiegel
  • Tania Torrens
  • Théâtre du Petit Saint Martin
  • 17, rue René Boulanger
  • 75010 Paris
  • République (l.3, l.5, l.8, l.9, l.11)
Itinéraire
Billets à 33,00
À l'affiche du :
28 septembre 2018 au 31 décembre 2018
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 21:00
Réservation de tickets

Il est bâclé votre Alzheimer.

Deux femmes dialoguent et se livrent, assises, un combat sans merci. Elles attendent un passant, un client, un sauveur. Rien ne vient.

Elles se foutent sur la gueule au moindre centimètre carré volé par l’autre. Mais elles finiront peut-être par bouger, quitter ce monde qui fait peur. Se lever, et partir. Et ensemble, victorieuses.

 

82

La critique de la rédaction : 5/10. Nous n'avons pas été passionnés par cette pièce.

Deux femmes, un peu de lumière. Elles discutent. Nous nous demandons pourquoi elles sont là, qui elles sont, quelle est leur occupation, quelle relation elles ont l'une à l'autre...

Leurs dialogues sont absurdes, intrigants. Ils nous ennuient parfois.
Ça parle aussi bien de La Mouette de Tchekhov que de prouts et de sperme. Nous essayons de déchiffrer le second niveau de lecture sur les questions plus existentielles qui sont sous-jacentes, de deviner la suite.

Dommage que la mise en scène soit si statique. Tania Torrens (qui joue particulièrement bien) et Catherine Hiegel ne bougent pas de leur chaise.

Hélas, nous n'avons pas été réceptifs à l'écriture de Pierre Notte.

Note rapide
5,8/10
pour 6 notes et 3 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
67%
1 critique
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
17 sept. 2017
6,5/10
10 0
Je trouve l’idée de départ brillante. N’ayant pas lu la note d’intention de l’auteur, je ne savais pas de quoi il était question. Je n’ai pas compris tout de suite de quoi il était question d’ailleurs : lorsque Catherine Hiegel répète qu’elles « n’auront personne », je me suis demandée s’il s’agissait des visites dans une maison de retraite. En fait, on comprend vite que les deux femmes sont dans une sorte d’exposition où elles sont présentes en tant qu’éléments rares – elles étaient même le clou de l’exposition passé un temps ! Ce qui provoque la curiosité chez elle, c’est l’authenticité : ces deux femmes sont vieilles, ridées, elles n’ont jamais fait appel à la chirurgie esthétique et ont connu le monde lorsqu’il était encore rempli de cafards, de poussière, et de gluten. Elles sont le témoin d’un monde qui semble s’être éteint.

Il y avait vraiment de quoi creuser. Lorsqu’il aborde la vieillesse ou le monde tel qu’il était autrefois, Pierre Notte produit des étincelles. Les répliques sont cinglantes, et dans la bouche de ces deux comédiennes incroyables, elles soulèvent la salle. Malheureusement, il semble s’être perdu dans une série de sketchs sans grand rapport les uns avec les autres. Tout y passe : les problèmes de fuite, la propriété, l’insémination artificielle… Les thèmes sont plus ou moins intéressants, et certains nous décrochent à peine un sourire. Dommage, car le canevas de base gagnait à être épuisé : si il parle de la chirurgie esthétique, la fin du gluten, et la javellisation systématique de l’environnement, d’autres thèmes auraient pu être abordés : l’extrémisation de l’égalitarisme de la société et son écriture inclusive, des avancées médicales telles qu’elles permettent de procréer par simple contact avec un autre humain (oui, je tire ça des Particules Élémentaires), l’omniprésence des réseaux sociaux, les progrès technologiques incroyables, ou que sais-je encore ?

Heureusement, Pierre Notte a fait appel à deux actrices formidables. La joute verbale qui s’instaure entre elles provoque le rire, et ce parfois plus grâce à leur talent qu’au texte qu’elles portent. Pour preuve, dès la 3e seconde du spectacle, les mimiques de Catherine Hiegel entraînent les spectateurs dans leur premier fou rire. C’est bien pour elles qu’on vient voir le spectacle et on n’est pas déçu : ce sont deux grandes actrices qui se balancent des vannes à la figure et qui semblent prendre autant de plaisir que nous à ce petit jeu. De belles voix de théâtre, très élégantes, elles tirent leurs rides et parlent de leurs plissés fortuny pour notre plus grand bonheur. Mais qu’elles sont belles, qu’elles sont drôles, qu’elles sont touchantes, et qu’est-ce qu’on aurait aimé les voir dans un texte encore plus mordant, qui osait encore plus !
10 sept. 2017
4,5/10
14 0
Je n'ai pas été emballée par cette pièce.

En fait je ne l'ai pas bien comprise. Au bout de 20 minutes, j'étais toujours à me demander ce que ces deux personnes faisaient là, devant moi, de quoi elles parlaient, quel était le sujet.
J'ai abandonné assez vite, me suis même endormie.

Je me suis beaucoup ennuyée, je n'ai pas trouvé ça très drôle. Pourtant, j'aime beaucoup Catherine Hiegel mais je n'ai pas réussi à la suivre là où elle m'emmenait.

Peut-être une prochaine fois !
9/10
14 0
Deux femmes sont assises côte à côte, là devant nous, leurs chaises posées sur un piédestal. Nous découvrons très vite qu’elles sont toutes les deux étrangement normales dans un univers particulier à l’extrême pointe du possible, aseptisé et superficiel. Un monde d’un genre post-apocalyptique, imagé de traits futuristes intrigants où le propre et le sain apparaissent les valeurs prédominantes du pouvoir et où la surveillance est le média unique et protecteur d’une troublante vie sociale.

Elles ne se départissent pas de leurs volontés d’exister telles qu’elles sont. Avec leur âge, sans fard ni falbala, sans chirurgie ni cosmétique. Sexagénaires ? Une espèce humaine rare semble-t-il, qu’on montre comme des reliques dans un musée du passé.

Volontaires ou non, elles sont là, se confrontent pour tenter de s’apprivoiser, toutes deux rebelles qui luttent à contre-courant de ce qui est prescrit. De belles rebelles qui font la nique à la domination ambiante et se transforment en « vieilles de la résistance ». Comment vont-elles s’y prendre et comment donc cela va-t-il finir ?

Pierre Notte signe le texte et la mise en scène de cette pièce dont les deux comédiennes sont initiatrices, avec la pâture caustique et ciselée de raillerie, habituelle chez l’auteur pour tout ce qui touche l’ordre établi et les habitus grossiers et vulgaires. Exposant à sa vindicte les effets désastreux du bonheur factice, de ses croyances inutiles et vaines, Notte joue de sa palette de couleurs où l’odieux côtoie la tendresse, où la faiblesse se joue de son sort pour le tordre.

Quand la réalité devient ridicule, l’art du théâtre de Pierre Notte est de nous la montrer absurde et drôle. Les questions se cachant derrière les rires. Les émotions traversant les situations au rythme des répliques qui font mouche, de rebondissements en détours et d'affrontements trash, cruels et crus.

Catherine Hiegel et Tania Torrens nous offrent un époustouflante leçon de théâtre. Un duo harmonieux où chacune resplendit et brille d’une flamboyante puissance de jeu. Finesse, précision et justesse du geste et du phrasé. Percussion des mots et des postures. Tout y est pour nous cueillir dès la première seconde et nous accompagner jusqu’ à la fin où nous restons pantois et ravis.

Un spectacle au texte caustique, audacieux et drôle, livré à la force redoutable et efficace du jeu de deux magnifiques comédiennes. Un incontournable de la rentrée.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor